Université de Cergy-Pontoise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Université de Cergy-Pontoise
Logo de l'université de Cergy-Pontoise
Logo de l'université de Cergy-Pontoise
Informations
Fondation 1991[1]
Type Université publique (EPSCP)
Budget 122 millions d’euros (en 2009)[2]
Localisation
Coordonnées 49° 02′ 20″ N 2° 04′ 30″ E / 49.038926, 2.074869 ()49° 02′ 20″ Nord 2° 04′ 30″ Est / 49.038926, 2.074869 ()  
Ville Cergy-Pontoise
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président François Germinet[3],[4]
Chiffres clés
Personnel 666[5] (2011)
Enseignants 1 003[5] (2011)
Étudiants 11 338[6] (2009)
Divers
Affiliation Université du grand ouest parisien
Site web www.u-cergy.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Université de Cergy-Pontoise

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Université de Cergy-Pontoise

L’université de Cergy-Pontoise est une université française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Elle est implantée principalement dans les villes de Cergy, de Pontoise et de Neuville-sur-Oise, et dispose d’un total de douze sites. C’est l’une des cinq universités de l’académie de Versailles[n 1].

Elle est créée en 1991 dans le cadre des universités nouvelles à partir d’implantations universitaires plus anciennes, ouvertes à partir de 1989. L’établissement intègre le pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise Val-d'Oise lors de sa création en 2006, et passe aux compétences élargies en 2009.

L’établissement dispense des formations dans les domaines des arts-lettres-langues, du droit-économie-gestion, des sciences humaines et sociales et des sciences et technologie, ainsi que des préparations à des concours à quelques 11 338 étudiants.

Ses activités de recherche sont assurées par quelque 500 enseignants-chercheurs et 350 doctorants, et elles sont structurées autour de quatre pôles : « étude des matériaux et sciences expérimentales », « analyse, modélisation et management de systèmes complexes », « technologies de l’intelligence embarquée » et « transferts culturels et transmission des savoirs ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Création de l'université[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, la municipalité de la ville nouvelle de Cergy et Bernard Hirsch, l’urbaniste qui porte le projet de développement de la ville, essaient sans succès d’obtenir une implantation universitaire dans la ville, mais plusieurs écoles d’enseignement supérieur s’y implantent cependant[7]. Les choses évoluent de nouveau à partir de la fin des années 1980. Les universités parisiennes connaissent une hausse importante de leurs effectifs, et commencent à ouvrir de nouvelles implantations pour alléger leurs sites principaux. Dans le même temps, le ministère de l'enseignement supérieur programme dans le cadre du plan de modernisation de l’enseignement supérieur français « université 2000 » la création d’universités nouvelles[7].

Une première implantation universitaire est obtenue en 1989, avec l’ouverture par l’institut universitaire de technologie (IUT) de Ville-d'Avray d’une antenne comprenant trois départements de génie civil, de génie électrique et de techniques de commercialisation. Au même moment, l’université de Nanterre ouvre un nouveau site de premier cycle dans des locaux dits « du campus » mis à disposition par le conseil général. En 1990, le ministère accompagne la venue d’une équipe venant de l’université de Paris-sud pour mettre en place un diplôme d'études universitaires générales (DEUG A) « Sciences et structure de la matière », qui sont hébergés dans les locaux de l’IUT et de l’école nationale supérieure de l'électronique et de ses applications (ENSEA)[7]. Le , le décret de création de l’université de Cergy-Pontoise est signé[7],[1].

Croissance de l'université[modifier | modifier le code]

L’université développe ses implantations dans ses premières années. En mars 1992, un immeuble de bureaux est racheté à un promoteur privé dans le quartier de Saint-Christophe pour y héberger les implantations scientifiques. En octobre de la même année, l’ensemble des Chênes est ouvert pour accueillir les formations de lettres et de sciences humaines. En 1994, le bâtiment de Saint-Martin est livré pour accueillir les sciences, et l’année suivante est ouvert le premier bâtiment de Neuville, destiné à l’IUT et aux instituts universitaires professionnalisés (IUP)[7]. L’université est alors régie par des statuts provisoires, comme dans le cas des autres universités nouvelles. Les statuts définitifs de l’établissement sont adoptés par ses conseils en 1996[8].

Développements récents[modifier | modifier le code]

L’établissement applique la réforme du LMD à ses enseignements en deux temps, en 2004 et en 2005[9]. En 2007, l’institut universitaire de formation des maîtres de l’académie de Versailles est rattaché à l’université en application de la loi Fillon. Celle-ci passe aux responsabilités élargies au [10].

Les relations avec d’autres partenaires académiques et industriels de la région sont renforcées dans la deuxième moitié des années 2000, avec la création du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur de Cergy-Pontoise Val-d'Oise en 2006 qui réunit l’université et une dizaine d’écoles de la région, et avec la mise en place d’une fondation universitaire en [10]. Des liens sont aussi étudiés en 2011 avec l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est ainsi que le PRES Université du grand ouest parisien est créé en février 2012[11]. Un institut d'études politiques communs aux deux universités ouvrira en septembre 2014[12].

Administration[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Comme tout établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, l’université est dirigée par un président élu à la majorité absolue des membres élus du conseil d’administration. Il est membre de droit des trois conseils de l’établissement. Les représentants des personnels (enseignants-chercheurs et IATOS) et les représentants extérieurs, siégeant aux conseils de l’université, bénéficient d’un mandat de quatre ans, les membres étudiants élus de deux ans. En plus des trois conseils traditionnels prévus par le code de l'éducation, l’université dispose d’un conseil d’orientation, organe prévu lors de la création des universités nouvelles dans leurs statuts transitoires, et conservés depuis[13].

  • Le conseil d’administration (CA), composé de 29 membres élus, décide de la politique de l’établissement. Il est notamment responsable du vote du budget, de la répartition des emplois ainsi que de l’approbation des accords et conventions[14].
  • Le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), composé de 40 membres élus, est un organe propositionnel au CA, chargé des questions relatives à la formation initiale et continue. Il oriente le CA en instruisant les demandes d’habilitation et les projets de nouvelles filières[15].
  • Le conseil scientifique (CS), composé de 41 membres élus, est un organe propositionnel au CA, chargé des questions relatives à la recherche et à son orientation au sein de l’établissement. Assurant la liaison entre l’enseignement et la recherche, il est consulté sur les modifications apportées aux enseignements de troisième cycle, sur l’intitulé à emplois de recherche et sur les demandes d’habilitation[16].
  • Le conseil d’orientation (CO), composé de 32 membres, porte un avis consultatif sur les grandes orientations de l’université, notamment celles qui concernent le contrat d’établissement, la création de composantes et le budget de l’université. Sa mission comprend l’observation et l’appréciation de la politique d’ensemble de l'université et de celle de ses composantes[17].

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

La présidente actuelle de l’université est Françoise Moulin-Civil, qui fut directrice de l’UFR langues de l’établissement entre 2006 et 2008. C’est la quatrième personne à exercer cette fonction depuis la création de l’établissement. Elle est élue en 2008 après la démission de Thierry Coulhon son prédécesseur, puis réélue en 2009[18] jusqu'en 2012 où François Germinet lui succède.

Budget[modifier | modifier le code]

L’université a dépensé pour son fonctionnement 149 millions d’euros en 2011. Dans cette somme, 105 millions sont destinés à la masse salariale de l’établissement[24], dont l’administration a la charge depuis son passage aux responsabilités élargies au [10]. Les investissements ont représenté 11 % des dépenses, et les frais de fonctionnement 19 %[24].

Les recettes se sont portées à 134 millions d’euros en 2011. Les subventions de l’État se sont portées à 85 % de cette somme, les ressources propres à l’université à 5 %, les contrats de recherche à 3 %, les droits universitaires et les prestations internes à 2 % chacun[24].

Fondation université Cergy-Pontoise[modifier | modifier le code]

Une fondation universitaire est préparée dès l'automne 2008[25] et mise en place en [10]. Elle compte cinq membres fondateurs qui ont apporté un total de 1,6 million d’euros à la création de la fondation[25], avec des sommes allant de 0,15 à 0,5 millions d’euros[26] : l’université, la Banque populaire Rives de Paris, la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, la fondation Spie Batignolles et Orange. À ceux-ci se sont rajoutées d’autres entreprises par la suite au rang de donateurs : Alstom et le groupe des industries métallurgiques[10]. Des projets sont financés par cette fondation selon quatre axes fixés dans les statuts de celle-ci : l'accueil de chercheurs, l'accompagnement de l’innovation, la facilitation de l’accès aux savoirs et le développement de chaire de recherche[27].

Composantes[modifier | modifier le code]

Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l’université de Cergy-Pontoise se découpe en plusieurs composantes. On trouve d’une part les unités de formation et de recherche (UFR) et d’autre part les « instituts et écoles ».

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

L’université est structurée autour de cinq unités de formation et de recherche créées en 1996. Elles ont la charge de la formation des étudiants, mais aussi d’une partie des activités de recherche via des laboratoires de recherche et des instituts. L’accession en premier cycle se fait de droit pour tous les titulaires d’un baccalauréat ou d’un titre équivalent :

  • l'« UFR droit » regroupe 70 enseignants-chercheurs et trois équipes de recherche[28], ainsi que 2 478 étudiants[29] ;
  • l'« UFR économie et gestion » regroupe une soixantaine d'enseignants-chercheurs et une équipe de recherche[30], ainsi que 1 543 étudiants[29] ;
  • l'« UFR langues » compte trois départements pédagogiques (études germaniques, études anglophones, et études ibériques et latino-américaines)[31] et une équipe de recherche[32], et compte quelque 1 603 étudiants[29] ;
  • l'« UFR lettres et sciences humaines » compte deux départements pédagogiques (lettres modernes et histoire-géographie) et trois laboratoires de recherche[33], et compte quelque 1 528 étudiants[29] ;
  • l'« UFR sciences et techniques » compte huit départements pédagogiques (biologie, chimie, génie civil, mathématiques, physique, sciences informatiques, sciences de la Terre et de l’environnement, génie électrique et informatique industrielle) et douze laboratoires de recherche[34], et compte quelque 3 644 étudiants[29].

Instituts et écoles[modifier | modifier le code]

L'IUT sur le site de Neuville-sur-Oise.

Deux instituts et une école font partie de l’établissement[n 2], ils peuvent sélectionner leurs étudiants à l'entrée de leurs formations.

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

L’université dispose d’écoles doctorales qui ont la charge du suivi des étudiants en troisième cycle universitaire, mais aussi de la gestion des habilitations à diriger des recherches. Celles-ci sont au nombre de trois[38], et 49 doctorats ont été délivrés en 2010[39] pour un peu moins de 300 étudiants inscrits en doctorat, et 20 habilitations à diriger des recherches entre 2004 et 2008[40].

  • L'école doctorale « sciences et ingénierie » regroupe l’ensemble des sciences et sciences pour l’ingénieur, à l’exclusion des mathématiques, et est associée à onze équipes de recherche, dont quatre unités mixtes de recherche en lien avec le CNRS et six équipes d'accueil[40].
  • L'école doctorale « droit et sciences humaines » regroupe cinq centres de recherche relevant du droit, des lettres, des langues, de l’histoire et de la géographie[40].
  • L'école doctorale « économie et mathématiques Paris-Ouest » forme les doctorants à la recherche en économie quantitative, en finance et mathématiques, et regroupe deux unités mixtes de recherche en lien avec le CNRS, tout en travaillant avec d'autres laboratoires partenaires de la région[40].

Bibliothèques et réseau documentaire électronique[modifier | modifier le code]

Bibliothèque du site des Chênes.

Les fonds documentaires de l'établissement sont gérés par un réseau de six bibliothèques universitaires qui totalisent 1 438 places assises et 211 144 volumes pour une surface de 11 988 m2 et une fréquentation annuelle de 644 386 personnes. Ces bibliothèques disposent d'un budget annuel de fonctionnement d'1,1 million d'euros, dont 800 000 € destinés à l'acquisition de nouveaux fonds, et fonctionnent avec un effectif de 79 personnes[41].

La bibliothèque principale « Cerclades » dispose de 6 000 m2 pour 700 places assises et 161 924 volumes. La bibliothèque du site des chênes dispose de 2 800 m2 pour 250 places assises et 12 047 volumes, celle du site de Saint-Martin dispose de 1 400 m2 pour 178 places et 14 864 volumes, et celle du site de Neuville de 1 000 m2 pour 205 places et 16 087 volumes. L'université dispose par ailleurs de deux bibliothèques plus petites, l'une à Argenteuil de 388 m2 pour 55 places et 1 697 volumes, et une autre à Cergy sur le site de l'IUT à Saint-Christophe de 400 m2 pour 50 places et 3 614 volumes[41].

Outre l'accès à son catalogue en ligne, Biblioweb, la bibliothèque universitaire est membre du réseau national Sudoc et du réseau documentaire du Val d’Oise, ReVOdoc. Elle fait partie du consortium d’achat du Réseau National des Bibliothèques de Mathématiques (Springer ; MathSciNet) et appartient aussi au consortium universitaire de publications numériques Couperin.

Implantations[modifier | modifier le code]

L'université est implantée principalement sur trois campus situés dans les villes de Cergy, Pontoise et de Neuville-sur-Oise, mais dispose aussi d'autres implantations sur un total de douze sites, répartis dans quatre départements et neuf communes. Au total l'établissement dipose en 2011 d'un patrimoine de 215 000 m2 de surfaces bâties[10].

Site des Chênes[modifier | modifier le code]

City locator 14.svg Les Chênes
City locator 14.svg Saint-Martin
City locator 14.svg Neuville
City locator 4.svg IUFM
City locator 14.svgCampus de l'université
City locator 4.svgAutre implantation de l'université

Le site des chênes se situe à Cergy-Pontoise et accueille la présidence de l'université, ainsi que les UFR de droit, d'économie et gestion, de langues, et de lettres et sciences humaines[42]. Il accueille en 2011 quelque 6 567 étudiants près du centre de Cergy[43].

La tour des chênes, d'une surface de 3 893 m2, est ouverte en 1991, suivie en 1994 du bâtiment Chênes 1 de 22 307 m2 et en du bâtiment Chênes 2 de 6 894 m2[44]. Une maison des étudiants de 694 m2 y est aussi ouverte en octobre 2005[45].

Site de Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Le site de Saint-Martin accueille à Pontoise l'UFR de sciences et techniques, ainsi que l'Institut de préparation à l'administration générale[42]. Il y accueille quelque 2 979 étudiants en 2011[43]. Le premier bâtiment de 16 656 m2 est inauguré en 1995, suivi en d'un second bâtiment de 10 618 m2[44].

Site de Neuville-sur-Oise[modifier | modifier le code]

Le site de Neuville-sur-Oise accueille des installations de l'UFR sciences et techniques, ainsi que des départements de génie biologique, de génie civil, et de génie électrique et informatique industrielle de l'IUT[42], ainsi qu'une bibliothèque de 1 000 m2[41]. Il accueille en 2011 quelque 1 863 étudiants[43]. Un premier bâtiment de 12 443 m2 est livré en , suivi en d'un second bâtiment de 5 934 m2. Un troisième bâtiment est construit en deux tranches, une première de 5 795 m2 étant ouverte en , suivie d'une deuxième tranche de 8 507 m2 livrée en 2004[44].

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Formations[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2010, l’université de Cergy-Pontoise propose 41 mentions de licence, 35 mentions de licence professionnelle, 19 diplômes universitaires, 100 mentions de Master, sept diplômes universitaires de technologie. La même année, l'établissement a délivré 1 648 diplômes de licence, 751 diplômes de licence professionnelle, 540 diplômes de DUT et 1 106 diplômes de Master[39].

La licence générale est délivrée en 2008 dans quatre domaines qui se déclinent en mentions, puis en spécialités : Arts-Lettres-Langues (4 mentions), Droit–Économie-Gestion (5 mention), Sciences Humaines et Sociales (3 mentions) et Sciences, Technologie, Santé (9 mentions)[46]. Lors de leur évaluation par l'AERES, 10 de ces mentions ont obtenu la notation A ou A+, 9 la notation B et 2 la mention C[47],[n 3]. Le master est délivré en 2008 dans deux domaines qui se déclinent en mentions, puis en spécialités et éventuellement en parcours : Sciences et technologies (3 mentions, 19 spécialités[48]) et Sciences humaines et sociales (14 mentions, 53 spécialités[49]).

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'université a développé depuis sa création des conventions d'échanges comme Erasmus, la conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), ou d'autres types d'échanges bilatéraux avec des universités étrangères. Leur nombre est passé d'une cinquantaine de conventions en 1997, à 133 en 2006[50], à 248 partenariats en cours avec 178 universités en 2011. L'université a accueilli via ces conventions 244 étudiants étrangers en 2009, dont 66 % venant d'Europe, 16 % venant des Amériques et 11 % d'Asie[51]. Le volume d'étudiants Erasmus représente sur la période 2003-2008 entre 1,30 et 1,08 % des étudiants de l’université, ce qui place l'établissement entre la 10e et la 30e place des universités françaises pour ce type d’accord[52]. Concernant les étudiants français, l'établissement a envoyé en 2009 dans des universités étrangères 420 étudiants partis dans le cadre d’un programme d’échange ou d’un stage, dont 69 % en Europe, 19 % dans les Amériques et 6 % en Asie[51].

L'université accueille par ailleurs des étudiants étrangers permanents qui visent l’obtention de diplômes français. En 2010, ceux-ci sont au nombre de 1 977[53], contre 1 510 en 2005[54], soit 13 % de l’effectif total de l'établissement[53]. Ils sont plus nombreux en proportion dans les formations de troisième cycle, dans lesquelles ils représentent près de la moitié des effectifs. Ceux-ci viennent à 60 % d’Asie et à 27 % d’Afrique[55].

Recherche[modifier | modifier le code]

Les activités de recherche de l’université sont effectuées dans 22 centres de recherche (en 2010). Quatorze de ces laboratoires sont des équipes d'accueil, et huit autres des unités mixtes de recherche liées au CNRS. Elles sont regroupées dans quatre pôles. Selon le service de communication de l'université, ces laboratoires comptent au total près de 500 chercheurs et 350 doctorants[56]. Selon l'annuaire du CNRS, en date du 18 février 2012, le nombre total des chercheurs titulaires CNRS dans les 8 UMR en cotutelle est de 76[57].

  • Le « Pôle étude des matériaux et sciences expérimentales » regroupe environ 150 chercheurs et doctorants travaillant sur l’étude de matériaux et de leurs interactions[58].
  • Le « Pôle d’analyse, modélisation et management de systèmes complexes » regroupe environ 450 chercheurs et doctorants travaillant dans l’étude de systèmes complexes, de leur organisation et de leur dynamique, et travaillent dans les domaines des mathématiques, de la physique théorique, de l'économie, du droit et de la géographie[58].
  • Le « Pôle technologies de l’intelligence embarquée » regroupe environ 120 chercheurs et doctorants travaillant sur l’intelligence artificielle intégrée à des supports mobiles, à l’architecture et à l’indexation des systèmes d’information intégrés[58].
  • Le « Pôle des transferts culturels et transmission des savoirs » regroupe environ 150 chercheurs et doctorants travaillant sur la construction des sociétés, sur leurs identités culturelles, sur leurs modes de représentation et de pensée et sur l’organisation de leurs connaissances[58].

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Les activités associatives sont portées au niveau institutionnel par une « commission vie étudiante », présidée par un vice-président étudiant. L'université dispense une formation aux responsables associatifs, et les projets menés dans ce cadre associatif peuvent être reconnus dans le cadre des études dans une unité d'enseignement donnant droit à des ECTS. Un financement peut être assuré par un fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes pour les différents projets associatifs, qui en 2007 s'élève à 85 000 € et couvre plus de 45 projets, chiffre doublé en l'espace de deux ans[59].

Une maison des étudiants de 694 m2 est présente depuis octobre 2005 sur le site des chênes[45] et accueille dix-neuf de la trentaine d'associations actives à l'université. Elle dispose par ailleurs de bureaux pour les mutuelles étudiantes et d'une salle de réunion[59]. Deux autres maisons des étudiants sont implantées à Neuville et à Saint-Martin[60].

Activités culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

L'université organise des actions culturelles sur ces sites, comme des conférences « université ouverte » organisées dix fois en 2009[60], et participe aussi à des événements extérieurs. Certaines de ces initiatives sont menées avec des partenaires extérieurs comme la municipalité ou la communauté d’agglomération. Un « pass culture » permet par ailleurs de faire bénéficier les étudiants de réductions lors de spectacles organisés par une trentaine de partenaires[61], et 1 850 en ont été délivrés en 2009[60]

Des activités sportives sont aussi organisées par l'université, qui peuvent être pratiquées dans le cadre de formations universitaires ou dans le cadre de loisirs. Celles-ci ont réuni 2 762 étudiants en 2008. L'établissement dispose de trois salles de sport sur ses campus[61].

Sociologie[modifier | modifier le code]

Sur les 14 675 étudiants recensés par l'université en 2010[n 4], 55 % sont des étudiantes et 13 % d'entre eux sont étrangers. Par ailleurs, 26 % des étudiants sont boursiers et 12 % sont salariés[29]. Les étudiants proviennent à 46 % du même département que l'université, à 18 % de celui des Yvelines et à 18 % des autres départements de l'Île-de-France. Concernant les origines sociales, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 30 % des parents d'étudiants, et les professions intermédiaires, les ouvriers, et les retraités chacun 10 %[39].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1992 1993 1994 1995 1998 1999 2000 2001
3 291[62] 5 858[63] 6 796[62] 8 849[63] 10 441[63] 10 254[63] 10 261[64] 10 312[63],[65]
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
10 700[63],[66] 11 258[63],[67] 11 459[68] 11 745[69] 12 580[70] 12 089[71] 10 991[72] 11 338[6]
2010 2011 - - - - - -
14 045[73] 13 846[74] - - - - - -

Image et communication[modifier | modifier le code]

L'établissement s'est doté d'un logo reprenant la lettre « Y ». Celle-ci fait référence à la boucle formée par la Seine et par l'Oise, sa forme stylisée exprime une idée de croissance. Elle est censée renvoyer à la tradition grecque et à la modernité, l'anglais ayant nombre de mots finissant par cette lettre, comme « University ». C'est aussi la lettre faisant le lien dans Cergy-Pontoise, et l'anagramme de « cergy »[75].

Un magazine est aussi publié par l'université à 6 000 exemplaires quatre fois par an, « Allez Savoir ! ». Il est destiné aux partenaires institutionnels de l'établissement, ainsi qu'aux étudiants et aux personnels[76].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avec les universités de Paris-Nanterre, de Paris-Sud, d'Évry-Val d'Essonne et de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
  2. Les écoles et les instituts diffèrent par la méthode de désignation de leurs directeurs : ceux des écoles sont nommés, alors que ceux des instituts sont élus.
  3. L'AERES évalue les diplômes en quatre catégories : A+, A, B, et C
  4. L'université comptabilise aussi les étudiants inscrits à l'IUFM, même si ceux-ci sont inscrits en formation principale dans une autre université de la région.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret no  91-708 du 22 juillet 1991 portant création et organisation provisoire de l'université de Cergy-Pontoise
  2. (fr) « Moyens de Cergy-Pontoise », sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎ septembre 2009
  3. « François Germinet », Educpros
  4. « Pages personnelles de François Germinet », UCP
  5. a et b Service communication UCP Mai 2011, p. 10
  6. a et b Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  7. a, b, c, d et e Comité national d'évaluation Avril 1996, p. 25
  8. Comité national d'évaluation Septembre 2006, p. 42
  9. François Pernot, « Au sommaire du numéro 32, mars 2005 », Allez Savoir, mars 2005, n°32, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  10. a, b, c, d, e et f Service communication UCP Mai 2011, p. 2
  11. Décret n° 2012-178 du 6 février 2012 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Université du Grand Ouest Parisien »
  12. Camille Stromboni, « Sciences po : un nouvel IEP en projet entre les universités de Versailles et Cergy », Educpro, 14 juin 2011, consulté sur www.educpros.fr le 20 juillet 2011
  13. Comité national d'évaluation Septembre 2006, p. 43
  14. Conseil d'administration, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 21 juillet 2011
  15. Conseil des études et de la vie universitaire, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 21 juillet 2011
  16. Conseil scientifique, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 21 juillet 2011
  17. Conseil d’orientation, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 21 juillet 2011
  18. « Françoise Moulin Civil réélue à la présidence de l'université Cergy-Pontoise », Éducpro, 17 juin 2009, consulté sur www.educpros.fr le 21 juillet 2011
  19. Programme colloque universités nouvelles, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, consulté sur www.20ans.uvsq.fr le 20 juillet 2011
  20. Véronique Raoult, « Bilan du mandat du président René Lasserre », Allez Savoir, juin 2004, n°29, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  21. « Fiche personnalité : Thierry Coulhon », Educpro, consulté sur www.educpros.fr le 27 octobre 2010
  22. « Françoise Moulin Civil réélue à la présidence de l'université Cergy-Pontoise », Educpro, 17 juin 2009, consulté sur www.educpros.fr le 27 octobre 2010
  23. « Francois Germinet élu président de l'université de Cergy-Pontoise », sur u-cergy.fr (consulté le 27 mars 2012)
  24. a, b et c Service communication UCP Mai 2011, p. 11
  25. a et b Solène L'Hénoret, « Création d'une fondation d'université (2) : l'expérience de Cergy-Pontoise », Educpro, 18 février 2010, consulté sur www.educpros.fr le 22 juillet 2011
  26. Sophie Blitman, « L’université de Cergy soigne ses relations entreprises », Educpro, 1er juin 2011, consulté sur www.educpros.fr le 22 juillet 2011
  27. « Une fondation pour l'université », Allez Savoir, juin 2010, n°51, p. 7, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 21 juillet 2011
  28. UFR droit, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  29. a, b, c, d, e, f, g, h et i Service communication UCP Mai 2011, p. 5
  30. UFR économie et gestion, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  31. UFR langues, Départements, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  32. UFR langues, Présentation générale, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  33. UFR lettres et sciences humaines, Présentation générale, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  34. UFR sciences et techniques, Présentation générale, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  35. Qu’est ce que l’IPAG ?, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 22 juillet 2011
  36. Présentation de l’institut universitaire de technologie, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 22 juillet 2011
  37. Présentation de l’Institut universitaire de formation des maîtres, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 22 juillet 2011
  38. Nos Ecoles Doctorales, www.u-cergy.fr, consulté le 23 mars 2010
  39. a, b et c Service communication UCP Mai 2011, p. 6
  40. a, b, c et d Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur Août 2009, p. 12
  41. a, b et c Bibliothèque – Rapport d’activité 2009, université de Cergy-Pontoise, 24p. , consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  42. a, b et c Plans d’accès aux sites de l’université, université de Cercy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  43. a, b et c Service communication UCP Mai 2011, p. 12
  44. a, b et c Constructions universitaires, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  45. a et b Véronique Raoult, « Une maison de l’étudiant pleine de promesses », Allez Savoir, octobre 2005, N° 34, p. 6, consulté sur www.n.u-cergy.fr le 19 juillet 2011
  46. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur janvier 2011, p. 22
  47. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur janvier 2011, p. 23
  48. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur janvier 2011, p. 105
  49. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur janvier 2011, p. 117
  50. Comité national d'évaluation Septembre 2006, p. 61
  51. a et b Service communication UCP Mai 2011, p. 8
  52. Programme Erasmus, Classement français des universités françaises les plus performantes par année académiques, agence Europe-Education-Formation France, juillet 2010, p. 3, consulté sur www.europe-education-formation.fr le 19 juillet 2011
  53. a et b Service communication UCP Mai 2011, p. 4
  54. Comité national d'évaluation Septembre 2006, p. 60
  55. Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur Août 2009, p. 13
  56. Recherche et valorisation, www.u-cergy.fr, consulté le 23 mars 2010 ; cette page du site est désormais supprimée. Elle ne précisait pas le statut des 900 chercheurs.
  57. Source : Labintel, annuaire CNRS.
  58. a, b, c et d Bienvenue dans la rubrique Recherche et Valorisation de l’université de Cergy-Pontoise, www.u-cergy.fr, consulté le 22 juillet 2011
  59. a et b Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur Août 2009, p. 17
  60. a, b et c Service communication UCP Mai 2011, p. 9
  61. a et b Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur Août 2009, p. 18
  62. a et b Comité national d'évaluation Avril 1996, p. 39
  63. a, b, c, d, e, f et g Comité national d'évaluation, L'université de Marne la Vallée, rapport d'évaluation, mai 2006, Paris, 64 pages, p. 6
  64. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  65. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  66. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  67. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  68. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  69. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  70. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  71. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  72. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  73. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  74. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012
  75. Charte Graphique, université de Cergy-Pontoise, consulté sur www.u-cergy.fr le 20 juillet 2011
  76. Comité national d'évaluation Septembre 2006, p. 53

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 18 août 2011 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.