François-Jean-Baptiste de Quesnel

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François-Jean-Baptiste de Quesnel
Image illustrative de l'article François-Jean-Baptiste de Quesnel

Naissance 18 janvier 1765
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)
Décès 8 avril 1819 (à 54 ans)
Avranches (Manche)
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 17821815
Distinctions Baron de l'Empire
grand officier de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile,37e colonne

François-Jean-Baptiste de Quesnel, né à Saint-Germain-en-Laye le 18 janvier 1765, général français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra au 25e régiment d'infanterie le 18 juillet 1782.

Caporal le 18 septembre 1783, sergent le 10 octobre 1784, fourrier le 7 juillet 1786, sergent-major le 12 septembre 1789, sous-lieutenant le 15 septembre 1791, lieutenant et capitaine de grenadiers les 19 avril et 1er mai 1792, adjudant-général chef de bataillon le 15 mai 1793, adjudant-général chef de brigade le 30 septembre 1793, et général de brigade le 6 nivôse an II, il fit les campagnes de 1792 à l'an III aux armées du Nord et des Pyrénées-Orientales.

Lors de la suppression de cette dernière armée, Quesnel passa à l'armée des côtes de l'Océan, et le général en chef le plaça dans l'arrondissement de la Manche.

Le 18 fructidor an VI, le commissaire du Directoire près l'administration centrale de ce département l'ayant dénoncé pour ses liaisons avec des personnes dont les sentiments antirépublicains étaient connus, le ministre de la guerre demanda des renseignements aux représentants du peuple composant la députation de ce département ; tous s'accordèrent à justifier que cet officier général avait rendu les plus grands services dans la poursuite des Chouans et la pacification de la Vendée ; mais quelques-uns déclarèrent que son mariage avec une ci-devant noble lui ayant donné l'occasion de fréquenter des sociétés qui n'avaient pas la confiance des patriotes, il avait attiré sur lui le soupçon de n'être pas républicain et de favoriser les partisans du système qui existait avant le 18 fructidor. Ils témoignèrent même le désir de le voir conserver en activité, et, pour son intérêt personnel ainsi que pour la tranquillité du département, ils demandèrent son changement.

Le général Lemoine, de son côté, écrivit en faveur du général Quesnel ; il certifia qu'il avait toujours vu servir cet officier avec honneur et distinction à l'armée des Pyrénées orientales et à celle des côtes de l'Océan, où, par son énergie et son patriotisme, il était parvenu à pacifier l'arrondissement de la Manche qui lui était confié. Le général Charles Pierre François Augereau écrivit également au Directoire pour lui demander la conservation du général Quesnel.

Le Directoire, d'après tous ces renseignements, qui lui parurent satisfaisants, décida que le général Quesnel serait employé dans une autre division, et le ministre de la Guerre lui donna, en conséquence, l'ordre de passer dans la 13e division militaire.

Mis en traitement de réforme le 23 floréal an VI, il reprit de l'activité à l'armée d'Italie le 17 pluviôse an VIII.

Quesnel fit les guerres d'Italie jusqu'à l'an VIII, et fut blessé d'un coup de biscaïen qui lui fractura l'avant-bras gauche à la bataille de Bassignant, le 23 floréal an VII. Il ne crut pas devoir quitter l'armée à cette époque ; mais les douleurs qu'il éprouva le forcèrent à demander un congé de convalescence, que le Directoire lui accorda le 15 frimaire de l'année suivante.

Employé dans la République cisalpine le 12 prairial an IX, et en prairial an XI, près le corps de troupes à Faënza, Quesnel passa ensuite à l'armée de Naples.

Nommé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, commandant de l'Ordre le 25 prairial, et général de division le 12 pluviôse an XIII, il alla prendre un commandement à l'armée du Nord le 2 frimaire an XIV.

Disponible à la suppression de cette armée le 1er février 1806, il commanda la 9e division militaire le 7 juin suivant. Il passa à l'armée de Portugal vers la fin de 1807, s'y distingua, et fut nommé gouverneur d'Oporto et de la province d'Entre-Duero-e-Minho, avec le commandement de toutes les troupes espagnoles qui s'y trouvaient.

Fait prisonnier de guerre par les Anglais en 1808, et transféré à la Corogne, Quesnel se vit délivré par les Français qui s'emparèrent de cette ville le 16 janvier 1809. Ayant reçu l'ordre le 11 juillet de se rendre au quartier général, il partit pour Nimègue, et prit le 7 février 1810 le commandement des brigades de cavalerie légère. Le 3 mai suivant, il commanda la 11e division militaire.

Employé à l'armée de Catalogne, division de Puycerda, le 13 février 1811, il marcha avec ses troupes, le 3 mai, pour investir le fort de Figuières dont les miquelets s'étaient emparés. Le général Quesnel se fit remarquer dans les divers combats qui se livrèrent en avant de ce fort contre le général espagnol Campo-Verde, et reçut le titre de baron de l'Empire. Le 27 mai 1813, employé au corps d'observation de l'Adige, il enleva avec sa division, le 6 septembre, le château de Feistritz, où l'ennemi, qui s'était retranché, perdit 500 hommes tués ou blessés et autant de prisonniers. Le 15 novembre suivant, il se distingua de nouveau et contribua puissamment à la déroute des Autrichiens à Caldiero.

Quesnel revint à l'armée d'Italie, et assista à la bataille du Mincio le 8 février 1814 ; cette journée fit le plus grand honneur aux talents et à l'intrépidité de ce général et lui mérita les éloges du vice-roi.

À la rentrée des Bourbons, Louis XVIII le créa chevalier de Saint-Louis et grand officier de la Légion d'honneur. Le 4 septembre 1815, cet officier général obtint sa retraite.

Voici ce qu'on lit dans la Biographie Boisjolin sur la mort mystérieuse du général Quesnel :

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

« En avril 1819, il disparut tout à coup, et son corps fut retrouvé dans la Seine. On ne peut attribuer cet événement au suicide ; le général Quesnel, officier plein d'honneur et jouissant de l'estime de l'armée, n'avait aucun motif pour se donner la mort, et rien n'annonçait en lui, le matin de ce jour, ce funeste projet. On assura que, passant fort tard sur le pont des Arts, à Paris, il avait été saisi et jeté dans la rivière par des personnes qui, lui ayant fait des confidences relativement à la politique, en craignaient la révélation. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on trouva sur lui sa montre, son épingle et les bijoux qu'il portait habituellement. »

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Nord.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason famille fr François Jean Baptiste Quesnel du Torpt (baron).svg
Armes du baron François Jean Baptiste Quesnel du Torpt et de l'Empire

Coupé : au I, parti d'or à douze billettes de gueules, ordonnées 3, 4, 3, 2 et du quartier des barons militaires de l'Empire ; au II, d'azur à trois tours d'argent ordonnées 2 et 1.

Source[modifier | modifier le code]

« François-Jean-Baptiste de Quesnel », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]