Abel Gance
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques. Pour plus d'informations, voyez le projet associé.
|
| Abel Gance | |
| Naissance | 25 octobre 1889 Paris |
|---|---|
| Nationalité(s) | |
| Décès | 10 novembre 1981 Paris |
| Profession(s) | Réalisateur |
| Film(s) notable(s) | J'accuse, La Roue, Napoléon |
Abel Gance, est un réalisateur français, scénariste et producteur de cinéma, né le 25 octobre 1889 à Paris où il est mort le 10 novembre 1981.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Abel Gance est l'un des pères du langage moderne dans le cinéma et compte parmi les plus importants pionniers de son histoire, avec David Wark Griffith aux USA et Serguei M. Eisenstein pour l'URSS. Il s'affirme dès 1918 comme un cinéaste novateur, dont le style empreint de lyrisme tranche sur la production de l'époque. J'accuse et La Roue font de lui un réalisateur vedette, tandis que Napoléon est l'un des derniers grands succès français du cinéma muet. Mais le grave échec financier de La Fin du monde brise sa carrière. Il est amené à tourner des films moins personnels et, bien que sa carrière compte des succès commerciaux comme Lucrèce Borgia ou La Tour de Nesle ou Austerlitz (1960), il ne retrouvera jamais le prestige qui était le sien.
Kurosawa et Coppola n'ont jamais caché leur admiration pour Gance. Il a eu comme secrétaire et assistante Nelly Kaplan.
La rue Abel-Gance à Paris porte son nom en hommage.
[modifier] Réalisateur : filmographie sélective
- 1911 : La Digue
- 1912 : La Pierre philosophe
- 1912 : Le Nègre blanc
- 1912 : Il y a des pieds au plafond
- 1912 : Le Masque d'horreur
- 1915 : Strass et Compagnie
- 1915 : L'Héroïsme de Paddy
- 1915 : La Folie du docteur Tube
- 1915 : La Fleur des ruines
- 1915 : L'Énigme de dix heures
- 1915 : Un Drame au château d'Acre
- 1916 : Le Périscope
- 1916 : Le Fou de la falaise
- 1916 : Fioritures
- 1916 : Ce que les flots racontent
- 1916 : Les Gaz mortels
- 1917 : Le Droit à la vie
- 1917 : Mater Dolorosa
- 1917 : Barberousse
- 1918 : La Dixième Symphonie
- 1919 : J'accuse
- 1923 : La Roue
- 1924 : Au secours !
- 1927 : Napoléon
- 1931 : La Fin du monde
- 1932 : Mater Dolorosa
- 1934 : La Dame aux camélias
- 1935 : Le Roman d'un jeune homme pauvre
- 1935 : Lucrèce Borgia
- 1935 : Jérôme Perreau, héros des barricades
- 1935 : Napoléon (version remaniée du film de 1927)
- 1936 : Un grand amour de Beethoven
- 1938 : Le Voleur de femmes
- 1938 : J'accuse
- 1939 : Louise
- 1940 : Paradis perdu
- 1941 : Vénus aveugle
- 1943 : Le Capitaine Fracasse
- 1953 : Quatorze juillet (court métrage)
- 1953 : Lumière et l'invention du cinématographe
- 1953 : Lumière (pour la télévision)
- 1955 : La Tour de Nesle
- 1956 : Magirama (avec Nelly Kaplan)
- 1960 : Austerlitz
- 1963 : Cyrano et d'Artagnan
- 1966 : Marie Tudor (1966) (pour la télévision)
- 1967 : Valmy (TV) (pour la télévision terminé par Jean Cherasse)
- 1971 : Bonaparte et la Révolution (version remaniée du Napoléon de 1927 et 1935)
[modifier] Aspects techniques
Abel Gance élabore en 1925 avec André Debrie un procédé de film avec trois caméras par juxtaposition, 40 ans avant le Cinérama qui donne une largeur d'image trois fois supérieure au format conventionnel et permet aussi un récit en trois images différentes: la Polyvision. Voir le film de 1927 : Napoléon, à: Aspects techniques.
Il mit au point à partir de 1937 avec l'opticien Pierre Angénieux le Pictographe appareil optique pour remplacer les décors par de simples maquettes ou photographies, et qui est à l'origine de l'incrustation TV d'aujourd'hui.
Enfin, en 1929/1932, il déposa un brevet la Perspective Sonore toujours avec André Debrie, ancêtre de la Stéréophonie. En 1934, il sonorisa son film Napoléon, avec ce procédé.
Ses derniers travaux avant sa mort portaient sur l'Image Virtuelle.
[modifier] Lien externe
- (fr+en) Abel Gance sur l’Internet Movie Database.