Nyons
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| Nyons | ||
Nyons depuis la rive gauche de l'Eygues. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Drôme | |
| Arrondissement | Nyons (chef-lieu) | |
| Canton | Nyons (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val d'Eygues | |
| Maire Mandat |
Pierre Combes 2008-2014 |
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| Code postal | 26110 | |
| Code commune | 26220 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
6 950 hab. (2010) | |
| Densité | 296 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 234 m – Max. 740 m | |
| Superficie | 23,45 km2 | |
| Localisation | ||
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Nyons est une commune française, sous-préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Nyonsais.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Situation géographique[modifier]
Surnommée "la Nice des Alpes dauphinoises", en raccourci : « le Petit Nice » en raison d'un ensoleillement comparable à celui de Nice et de sa Riviera. C'est un site de villégiature apprécié depuis le XIXe siècle, qui depuis va crescendo. La commune de Nyons se trouve à 100 km au sud de Valence, à 50 km au sud-est de Montélimar, à 40 km au nord-est d'Orange, à 60 km au nord d'Avignon et à 106 km au sud ouest de Gap.
Topographie et relief[modifier]
Située en Drôme provençale, aux confins des Alpes du Dauphiné et des Baronnies à une quarantaine de kilomètres, à l'est de la vallée du Rhône (Pierrelatte), la commune est entourée de moyennes montagnes dont les plus hautes culminent à près de 1 000 mètres : Essaillon, Garde-Grosse, Saint Jaumes et Vaux. Ces reliefs forment un hémicycle circulaire (cirque) qui s'ouvre au couchant en éventail sur la vallée aval de l'Eygues. Ces contre-forts lui confèrent un micro-climat exceptionnel.
La Promenade de la Digue, va du Pont de l'Europe au passage à Gué de la Sauve, en longeant l'Eygues. Elle assure la continuité entre la vieille ville et la ZA Les Laurons qui va maintenant au-delà du 4éme pont, le Pont des Baronnies.
Hydrographie[modifier]
Nyons est une petite ville nichée au cœur d'une cuvette naturelle, au bord de la rivière d'Eygues, affluent du Rhône, qu'elle rejoint à Orange. Elle est également traversée par un affluent de l'Eygues[1], la Sauve[2].
Géologie[modifier]
Sismicité[modifier]
Climat[modifier]
Son vent local mystérieux, en-noyauté de légendes, nonobstant très salvateur : le "Pontias", souffle un air ravigotant, généralement de 10 heures du soir et jusqu'à 10 heures du matin. Ce vent très sec, de nord-est donne une impression de froid l'hiver au ressenti, mais appréciable l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, "le Livre des Merveilles", veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle. Gabriel Boulé, ancien pasteur et historiographe du roi, en a écrit l'histoire au XVIIe siècle.
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
Préhistoire et antiquité[modifier]
La région de Nyons relevait à l'époque celtique de l'aire des Voconces. À l'époque gallo-romaine, elle est rattachée à la cité de Vaison. Une petite agglomération, Noviomagus (le nouveau marché en langue celtique, de nouiios, nouveau et magos, plaine, marché), y exista peut-être.
Moyen Âge[modifier]
La villa de Niomes est citée en 972 dans un acte de donation des églises Saint-Vincent et Saint-Ferréol de Nions à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Longtemps possession directe de cette abbaye et des archevêques d'Arles, Nyons passe sous la domination effective de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban parviennent à y prendre pied au début du XIIIe siècle. Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville est intégrée au Dauphiné en 1315. Il reste toutefois que le Dauphin doit toujours rendre l'hommage au pape pour Nyons, Vinsobres et Mirabel. En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, la ville de Nyons devient propriété du roi-dauphin qui restera suzerain jusqu'à la Révolution.
La ville connaît une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe siècle et jusqu'au début du XVe siècle, croissance liée à la présence de la cour papale à Avignon, à celle de marchands italiens et d'une communauté juive nombreuse. Le début du XVIe siècle est également une période d'expansion, mais les guerres de religion, commencées dans la région à la fin des années 1550, bouleversent profondément Nyons. En 1585, une citadelle est construite sur la rive gauche de l'Eygues et domine la ville et le pont, alors que le château delphinal, construit au début du XIVe siècle, est démantelé.
Temps modernes[modifier]
Nyons devient alors place de sûreté protestante, le reste après l'édit de Nantes de 1598 et ne perd ce statut qu'après l'édit de La Rochelle en 1622. En effet, après les insurrections protestantes de cette année-là, Louis XIII décide d'abattre les principales fortifications de la région, susceptibles de servir de repaire aux protestants. Un édit de juillet 1627 ayant ordonné le démantèlement de toutes les places fortes qui n'étaient pas frontières, Nyons devint une ville ouverte. C'est le 6 juillet 1633 que commencèrent les travaux de démolition de sa citadelle. Les Nyonsais obtinrent seulement la conservation des murailles de la ville, devenues inoffensives, mais qui, depuis des siècles, avaient assuré la sécurité du pays.
Époque contemporaine[modifier]
Symboles[modifier]
Toponymie[modifier]
Niom en provençal classique et Nioun selon la norme mistralienne.
Héraldique[modifier]
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent au château donjonné de trois tourelles de gueules, celle du milieu plus haute, le tout ouvert, ajouré et maçonné de sable |
Administration et vie publique[modifier]
Liste des Maires[modifier]
Jean Monpeyssen a parrainé la candidature de Jacques Cheminade à l'élection présidentielle de 1995.
Intercommunalités et Syndicats intercommunaux[modifier]
Nyons, avec 19 autres communes voisines, fait partie de la Communauté de communes du Val d'Eygues. Les premières compétences de la communauté de communes, depuis sa création en décembre 1997, sont le développement économique, l'aménagement de l'espace, l'environnement, l'habitat, l'éclairage public et la voirie, l'action sociale, les technologies informatiques et le classement des archives. En 2003, suite à l'évolution sur la loi sur l'eau, les compétences de la communauté a été élargie. Nouvelle élargissement en 2010, avec la création et la gestion de zones économiques, commerciales et artisanales.
Fiscalité[modifier]
Le revenu fiscal moyen, déclaré par foyer, est de 18 796 euros. Près de 42 % des foyers sont imposables[3].
Les revenus fiscaux de la commune de Nyons proviennent de plusieurs types d’impôts. En 2010, les pourcentages de l'imposition sont :
| Taxe | Part communale | Part Intercommunalité | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 12,50 % | 1,17 % | 7,80 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 20,50 % | 1,88 % | 11,57 % | 2,12 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 113,96 % | 7,96 % | 42,44 % | 5,28 % |
| Taxe professionnelle (ex-TP) | 27,72 % | 2,84 % | 0,00 % | 0,00 % |
| Droit de mutation | 1,20 % | 3,60 % | 0,09 % | 0,10 % |
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 6 950 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Voies de communication et transports[modifier]
Réseau ferroviaire[modifier]
Une ligne de chemin de fer a desservi Nyons, depuis Pierrelatte. Ouverte en 1897, elle a été géré par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée jusqu'en 1938, date à laquelle la concession a été reprise par la SNCF (année de la nationalisation des société de chemins de fer en France). La ligne est fermée au service des voyageurs depuis 1940, et au fret depuis 1951[7].
Transports en commun[modifier]
Afin de faciliter les déplacements dans le centre ville, dans le cadre de la charte municipale de l'environnement, une navette par bus, de 15 place, est en service depuis le 26 octobre 2010. Une ligne TER est aussi mise en place entre Nyons et la gare de Montélimar, en reliant également les villages du parcours. Cette ligne permet, via un billet unique, une connexion avec les TVG de la ligne Paris-Marseille[8].
Réseau routier[modifier]
Situé sur un axe régional important, permettant de lié la Vallée du Rhône, et plus précisément le Tricastin, au Dauphiné et la région de Gap, par la route départementale RD94, Nyons est également le centre d'un réseau routier local dense : RD538, vers Vaison-la-Romaine et le Vaucluse, au sud, ou Le Pègue et Taulignan au nord.
Santé[modifier]
Les services et professionnels de santé sont largement implantés à Nyons, dans diverses structures. L'hôpital local, de 140 lits, propose des services de premières urgences, et assure le seul centre de radiologie du secteur. Deux centres hospitaliers spécialisés sont également présent : un centre psychotérapeutique, et un centre de soins et réadaptation pneumologie. De nombreux cabinets de santés (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, etc.) sont installés sur la commune, et bénéficient des locaux de la maison médicale de garde, les week end, mise à leur disposition au sein de l'hôpital local[9].
Cadre de vie[modifier]
Monuments et lieux remarquables[modifier]
Sites et quartiers[modifier]
- Le quartier des Forts : ce quartier a été organisé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle autour de deux rues, l'actuelle rue des Petits Forts à l'est et la rue des Grands Forts à l'ouest, cette dernière étant en grande partie couverte par des maisons d'habitation. Il conserve en grande partie une allure médiévale. La crête est dominée par deux tours du XIIIe siècle, la tour Randonne transformée en chapelle au XIXe siècle et la tour dite Dauphine (propriété privée). Ce quartier ouvrait sur la ville par deux portes vers le sud, le portail Corcosson, qui existe encore (entrée de la rue des Grands Forts) et le portail Gérenton (rue des Petits Forts) dont il ne reste que quelques traces. Le portail Corcosson, qui passe sous le château féodal, est surmonté de trois écussons, dont un représente les armes du Dauphin (inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques). Ce quartier était terminé au nord par le château delphinal, construit au XIVe siècle et dont il ne reste que deux tours et quelques traces de murs extérieurs.
- La place du Docteur Bourdongle dite Place des Arcades (site inscrit) était une des places de Nyons consacrée au marché ou aux foires de Nyons. Elle fut probablement créée au XIVe siècle. Elle est bordée d'arcades, à l'instar de celle de Buis-les-Baronnies. Au sud-est, se trouve l'ancien hôtel particulier de la famille de la Tour-Gouvernet de La Charce, dont plusieurs membres furent gouverneurs de Nyons. C'est à cette famille qu'appartient Philis de La Charce. Au nord, à côté de la porte Saint-Jacques, une maison abritait la cour de justice dès le XIVe siècle. Elle fut par la suite appelée « maison du roi ». Cette place a bénéficié d'un réaménagement complet qui a été distingué en 2006 par l'attribution d'une équerre d'argent par le Moniteur.
- La place du Champ-de-Mars (ou Place de la Libération) et sa fontaine : ancien lieu du jeu de paume, le conseil municipal acquiert le 15 mai 1824 cette place et la place du Champ-de-Mars est créé, puis agrandie. La fontaine monumentale est construite en pierres de taille de Chomérac à la fin de 1871.
- La grotte des Huguenots, au Serre de Reynier : refuge des assemblées de protestants nyonsais, et ensuite des républicains nyonsais opposés au coup d'État du 2 décembre 1851.
Monuments civils[modifier]
- Le pont roman de Nyons enjambant l'Eygues (ou Aygues) : inauguré en 1409 par l'évêque de Vaison, le pont relie les deux rives de l'Eygues avec une seule arche de 43m et domine la rivière de plus de 18m. Il est classé second pont de France de qualité aussi pure. Le pont était bien gardé par une redoute élevée à chaque extrémité, et la tour du péage qui occupait le centre du pont (classé monument historique[10]).
- Le château féodal dit château vieux au XVIe siècle : construit sur le rocher du Maupas, il terminait, du côté nord, le quartier des Forts. Les bâtiments actuels, visibles depuis la rue des Grands Forts, datent pour l'essentiel du milieu du XVIe siècle (grandes salles au-dessus d'un passage couvert, fenêtres à meneaux), lorsque le bâtiment à vocation militaire fut transformé en résidence de plaisance. Devenu propriété communale lorsque les Nyonsais rachetèrent la seigneurie en 1626, le château fut converti en presbytère en 1731 puis vendu aux enchères publiques en 1779. Restauré à partir du début des années 1960, il est aujourd'hui propriété privée. Le passage de la rue des Grands forts et les armoiries placées à l'entrée de ce passage sont inscrits au titre des monuments historiques.
- La porte de la Pomme et l'ancien clocher : elle tirerait son nom d'une pomme sculptée dans son arc d'ouverture, aujourd'hui disparu. Elle jouxtait la tour du clocher dont les premiers niveaux, voutés, ont été construits au XIVe siècle. Le clocher primitif fut édifié en 1352. Une pyramide surmontait l'édifice qui fit place, après sa destruction en 1785 par un ouragan, à la « cage de fer » actuelle.
- La porte Saint-Jacques : la tour qui mesurait environ 50 mètres de circonférence et une hauteur de 15 mètres, fut cédée par la ville à la caisse d'amortissement en vertu de la loi du 20 mars 1813, qu'avait motivée la pénurie du Trésor impérial. Ladite caisse la fit vendre aux enchères publiques le 30 juin 1814. Elle fut adjugée au prix de 31 francs à Jean-Baptiste Villard, maçon, qui la démolit.
- Les vieux moulins et la savonnerie : au pied du pont roman de Nyons, au bout de la promenade de la Digue, des vieux moulins des XVIIIe et XIXe siècles peuvent être visités, ainsi qu'une savonnerie datée des années 1730. Leur présence est liée à l'existence d'une oliveraie importante et ancienne dans le nyonsais. Les vestiges de la savonnerie sont les plus anciens actuellement conservés en France : on peut y repérer les piles destinées à conserver l'huile claire et lampante et les bacs pour la lessive, les traces des fourneaux, les mises réservées à un premier séchage du savon. Les moulins conservés permettent de comprendre la succession des opérations liées à l'huile d'olive, du broyage des olives par une meule au pressage et à la décantation pour séparer l’huile de l'eau. Ils sont ouverts à la visite tous les jours entre mai et octobre.
- Le musée de l'olivier présente un inventaire de l'outillage traditionnel nécessaire à la culture de l'olivier et à la fabrication de l'huile. On peut y voir de nombreux objets, comme des lampes, se rapportant aux utilisations multiples de celle-ci.
Monuments religieux[modifier]
- La Tour Randonne, appelée aussi la chapelle de Bon Secours située sur les hauteurs du quartier des Forts : le 21 octobre 1862, M.L Francou, curé de Nyons, se rendit acquéreur de l'antique tour Randonne et la fit convertir en chapelle. La première messe y fut célébrée le 14 août 1864. Sur le vieux donjon se dresse une pyramide de trois étages d'arcades à quatre faces ornées de statues. Elle soutient une statue colossale de la Vierge. Le monument, en y comprenant la tour Randonne elle-même, mesure 24 mètres de hauteur et domine toute la vallée. La tour Randonne fut jadis construite par Randonne de Montaubant en 1280, rattachant ainsi sa baronnie à Nyons. Un tablernacle du XVIIe siècle est classé au titre des monuments historiques.
- L'ancien monastère Saint-Césaire : au nord de l'église, un grand bâtiment, réaménagé au milieu du XVIIIe siècle, est celui de l'ancien monastère Saint-Césaire de Nyons, rattaché dès 972 à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Ce prieuré fut le seigneur majeur de Nyons jusqu'en 1317, avant de transmettre ses droits au pape. Le bâtiment actuel renferme un des rares escaliers du XVIIIe siècle de la ville. À l'est, une porte d'entrée sculptée, datée du XVIIIe siècle, ouvrait sur une rue, aujourd'hui élargie et devenue la place Saint-Césaire. Au XIXe siècle, ce bâtiment a abrité la mairie, la sous-préfecture et le tribunal d'instance. Il sert aujourd'hui de « maison des services publics ».
- L'église Saint-Vincent et les tableaux de l'ancien couvent des Récollets : l'église Saint-Vincent de Nyons est mentionnée dès la fin du Xe siècle. Toutefois, l'édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de religion. Sa large nef conserve une allure romane. Plusieurs tableaux remarquables y sont conservés. Ils datent de la première moitié du XVIIe siècle. Ils provenaient d'un ancien couvent de récollets (actuel Temple) : deux œuvres attribuées à des peintres du Velay, Jean et Guy François, inspirés par Le Caravage (L'adoration des Bergers et Saint-Bonaventure) ; un tableau de Guillaume Perrier, frère de François Perrier, Les deux familles du Christ ; quatre tableaux d'un peintre de la première moitié du XVIIe siècle, inspiré notamment par l'école vénitienne (L'enterrement du Christ, le Christ chez Marthe et Marie, le Christ et Marie-Madeleine, ainsi qu'un Ecce Homo). Le tabernacle de l'autel de la chapelle Saint-Joseph est l'œuvre d'un sculpteur originaire de Rouen, Pascal Jouvenet, qui fut moine récollet à Nyons et qui réalisé des tabernacles d'autres couvents de récollets (chapelle de l'hôpital local de Bourg-Saint-Andéol, église de Montferrand). Plus de quinze toiles sont classées au titre des monuments historiques.
- Le mausolée de Philis de La Charce dans l'église paroissiale : élevé le 19 février 1857. Les récits relatent les exploits de Philis barrant la route aux troupes du duc de Savoie qui, en 1692, étaient sur le point d'occuper l'ouest des Baronnies.
- Le temple : le temple protestant a été installé au début du XIXe siècle dans l'ancienne église du couvent des Récollets de Nyons, alors que le reste du monastère était transformé en hôpital. Cette église commencée au cours des années 1640 fut consacrée en 1660. Son architecture classique est sobre : les trois travées de la nef se terminent par un chœur carré placé à l'ouest. Lors de la transformation de l'église en temple, aucune modification majeure n'a été faite si ce n'est que l'ancienne chapelle de la Vierge, située au sud du chœur, a été séparée du reste de l'église pour devenir la chapelle de l'hôpital. Jusqu'à la fin des années 1960, l'entrée se faisait par deux portes : une à l'est qui subsiste et une autre au nord qui a disparu depuis la construction d'une salle paroissiale.
- La chapelle Notre-Dame de Chausan : cette chapelle, située sur un site occupé à l'époque gallo-romaine, est le dernier vestige d'un édifice religieux plus grand, mentionné dès le XIIIe siècle. Elle fut donnée au monastère Saint-Césaire de Nyons, dépendant de l'abbaye Saint-Césaire, en 1272, par l'évêque de Vaison. Brûlée lors des guerres religieuses, elle resta en ruine pendant plus d'un siècle et fit place à la petite chapelle actuelle.
- L'ancien monastère au quartier Saint-Pierre : les sarcophages et vestiges de toutes sortes que l'on y a trouvés, nous apprennent qu'une agglomération y exista dès la plus haute antiquité. Une tradition historique locale veut que ce soit à cet endroit que Saint-Césaire fonda, au commencement du VIe siècle, le monastère qui devait exercer des droits de suzeraineté sur la ville de Nyons jusqu'au début du XIVe siècle et y percevoir la dîme jusqu'à sa suppression en 1789. À la fin du Xe siècle, une chapelle dédiée à Saint Pierre, située dans la villa de Patennatis, y est déjà mentionnée.
Culte[modifier]
La paroisse catholique de Nyons dépend du Diocèse de Valence, doyenné de Nyons[11]. Les membres de l'église réformée de France, et plus précisément l'église réformée de Baronnies et Désert, a une représentation et un temple dans la commune[12]. Les musulmans ont également un lieu de culte[13].
Urbanisme[modifier]
Nyons compte 4 593 logements en 2009, dont les 3/4 de résidences principales. Ces dernières sont occupées, pour moité, par leur propriétaires (48,60 %). Près de 5 % des résidences ne sont pas occupées, les autres étant louées. Près de 20 % des résidences de Nyons sont des résidences secondaires[14]. La proportion de maisons individuelles et d'appartements se partage de façon équivalante (50 %). On compte autant de propriétaires que de locataires. Seul 288 logements HLM, soit environ 8 % du total[15].
Éducation[modifier]
Les élèves de Nyons suivent leurs études sur la commune :
Deux écoles maternelles, l'une située Quartier Meyne, composée de 3 classes, pour 67 enfants[16], l'autre Quartier de Sauve, dans 3 classes pour 75 enfants[17] ;
Deux écoles élémentaires, dans les mêmes quatiers : Meyne, composée de 5 classes pour 107 écoliers[18], et Sauve, 6 classes pour 128 écoliers[19] ;
une école privée sous contrat de l'état, l'école Notre-Dame, accueille 33 enfants en maternelle et 82 en primaire, dans 4 classes[20].
Les collégiens, de Nyons, comme ceux des communes environnantes, se rendent au collège René Barjavel. Il compte 629 élèves, dans 23 classes de sections générales et 2 classes de sixième et cinquième spécialisées. Un section européenne comptent 22 élèves de quatrième et 19 de troisième. Certains élèves sont internes (28 collégiens)[21]. Le lycée général et technologique Roumanille comptent 488 lycéens de Nyons et des communes voisines, dans 17 classes[22].
Services, équipements[modifier]
La commune compte de nombreux équipements sportifs. En plus de la Maison des Sports, ouverte en 1994, et du centre régional de boule sportive et pétanque (8 terrains de boule lyonnaise et 16 terrains de pétanque), sont présents un stade, de football et d'athlétisme, un parc aquatique, un skate-parc et un terrain multi-sports. L'association locale de tennis gère un complexe de quatre terrains[23].
Écologie et recyclage[modifier]
À Nyons, la gestion de l'environnement passe par la gestion des déchets. La ville s'est doté, en 2012, d'une nouvelle station d'épuration, d'un coût de 4.000.000 d'euros. Une déchetterie intercommunale est à disposition des nyonsais et des communes voisines[24].
Arts et Culture[modifier]
Musée[modifier]
Au cœur de la vieille ville, l’ancienne école primaire de René Barjavel accueille le musée d’Archéologie et d’Histoire de Nyons et des Baronnies. Né en 1968 de la volonté des chercheurs locaux, le musée présente dans ses salles d’exposition les témoins de l’histoire locale des Baronnies occidentales. Présentées de façon pédagogique sur le thème « La cuisine et les échanges dans les Baronnies » vous découvrirez, au long des vitrines et reconstitutions grandeur nature, toutes les époques de la vie de nos ancêtres. Depuis le néolithique jusqu'à la période gallo-romaine, puis au Moyen Âge, les découvertes régionales viendront illustrer ce parcours.
Manifestations culturelles et festivités[modifier]
À Pâques, la ville organise un corso, qui attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Les chars du défilé ont longtemps servi au carnaval de Nice l'année suivante[réf. nécessaire].
Le week-end de l'Ascension, se déroule la fête du livre. Autour d'un thème qui change chaque année, plusieurs dizaines d'écrivains sont invités à rencontrer leurs lecteurs, sous les arcades de la Place du Docteur Bourdongle et à la Médiathèque Départementale. Tous les deux ans (années paires), le dernier week-end du mois d'août, les journées Barjavel rappellent le souvenir de l'écrivain René Barjavel, né à Nyons en 1911.
Plusieurs fêtes célèbrent l'huile d'olive : le premier dimanche de février avec la fête de l'huile nouvelle, l'Alicoque ; le week-end qui suit le 14 juillet avec les Olivades et le week-end avant Noël avec la fête de l'olive piquée, une spécialité nyonsaise.
La foire bio-naturellement de Nyons se déroule les samedi et dimanche du week-end de l'Ascension. Autour d'un thème qui change chaque année, elle propose des solutions écologiques aux enjeux de la vie quotidienne.
Tous les jeudis, un marché très important occupe plusieurs places de la ville (Place du Docteur Bourdongle, Place Buffaven, Place de la Libération) qui permet de découvrir l'ensemble des productions agricoles locales. Le dimanche, entre la mi-mai et la fin du mois de septembre, un marché dit provençal, anime la vieille ville (produits du terroir).
En septembre, lors des journées du patrimoine, une grande fête médiévale appelée « les médiévales du Pontias » est organisée dans la vieille ville.
De septembre à juin, une SMAC (Scène de Musiques Actuelles), appelée La Cigale, propose une programmation artistique hebdomadaire. Du rock, au reggae, en passant par l'électro ou la drum'n'bass, une grande majorité des styles musicaux actuels y sont représentés.
En novembre et décembre, le festival de Moulins en Paroles accueille à Nyons et dans les villages des Baronnies, des spectacles d'art du récit.
Économie[modifier]
Emploi[modifier]
Avec 566 demandeurs d'emploi nyonsais, au 31 décembre 2011, le taux de chômage approche 17 % des actifs[25]. En 2009, parmi les 2 083 actifs résidents sur la commune, la moitié sont ouvriers ou employés, 216 artisans ou commerçants, 40 agriculteurs[26].
Tourisme[modifier]
L'hébergement touristique de Nyons est diversifié. Cinq hôtels (dont 1 hôtel 2 étoiles et 3 hôtels 3 étoiles) sont installés sur la commune, pour une capacité de 71 chambres. Une résidence de vacances est également implantée à Nyons, pouvant accueillir 152 personnes. Un camping peuvent aussi accueillir 108 personnes[27].
L'agriculture[modifier]
Les spécialités de Nyons sont l'olive (sous AOC) et l'huile d'olive. Nyons est le point le plus septentrional des Alpes du sud pour la production commerciale d'olives. La tanche, spécifique aux oliveraies de la région de Nyons, est une variété d'olivier particulièrement rustique qui peut supporter des gels à moins 10 degrés. Cette qualité n'a cependant pas empêché la destruction presque complète des oliveraies par le gel de l'hiver 1955-1956. Mais le sinistre a été l'occasion d'organiser la profession et de fonder le Syndicat de l'olive de Nyons[28]. Depuis 1994, les « olives noires de Nyons » et « l'huile d'olive de Nyons » sont classées en Appellation d'Origine Contrôlée. La production est commercialisée par la Coopérative du Nyonsais, par plusieurs moulins et des agriculteurs.
Depuis 2005, l'Institut du monde de l'olivier de Nyons est devenu l'antenne Rhône-Alpes de l'AFIDOL. Il abrite plusieurs structures spécialisées dans la promotion de l'olive de Nyons, dont le Syndicat de la tanche et la Confrérie des chevaliers de l'olivier. Un musée de l'olivier a été créé à côté de la Coopérative du Nyonsais.
Nyons est par ailleurs située dans une région produisant des vins rattachés à l'appellation des Côtes du Rhône, à proximité de Vinsobres, Visan et Cairanne. Les vins produits sur le terroir de Nyons peuvent être classés en appellation « Côtes-du-Rhône Village », « Côtes-du-Rhône » et « Vins de pays des coteaux-des-baronnies ». Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin.
Industrie et artisanat[modifier]
Depuis 2001, de nombreuses sociétés se sont installées sur la ZAC des Laurons (30 à l'origine, près de 70 en 2012). Certains services publiques se sont également implantées sans cette zone : pompiers, Centre Régional Boule Sportive et Pétanque[29]. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme.
Commerce[modifier]
Le secteur du commerce à Nyons représente le plus gros employeur de Nyons[30].
Jumelages[modifier]
Nyons est jumelée avec :
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Saint Césaire, archevêque d'Arles entre 502 et 542. Une légende, consignée pour la première fois au début du XIIIe siècle, rapporte qu'il aurait amené dans un gant un vent miraculeux qui souffle depuis chaque matin à Nyons, le Pontias. Le prieuré féminin de Nyons, qui a existé entre le IXe siècle au moins et 1789, était la seule dépendance de l'abbaye Saint-Césaire d'Arles, fondée au VIe siècle par l'archevêque qui lui donna son nom.
- René de La Tour du Pin-Gouvernet, capitaine protestant (né en 1543). Après avoir conquis Nyons en 1575 et une partie des Baronnies pendant les années 1580, il fut en seigneur engagiste à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle.
- Antoinette du Ligier de La Garde, dite Madame Deshoulières (1638-1694). Madame Deshoulières est une des poétesses les plus connues de son époque. Elle appartint au cercle des précieuses et anima plusieurs salons littéraires pendant le règne de Louis XIV. Elle vint à Nyons entre l'automne 1672 et août 1674 où elle résida chez son amie, Madame de La Charce. Elle composa deux épitres dédiées à la fille de cette dernière, Philis de La Charce, dont une sur Fontaine de Vaucluse. Une de ses filles, Henriette Clémence, entra au prieuré Saint-Césaire de Nyons en mars 1673 et y mourut en mai 1740.
- Philis de La Charce (1645-1703). Issue de la branche protestante de la famille de La Tour, Philis se convertit au catholicisme en 1685. Elle est surtout connue pour avoir rassemblé ses paysans et, à leur tête, avoir engagé un combat contre des troupes du Duc de Savoie près de son château de Montmorin, au Col de la Fromagère. Ses faits d'armes ont par la suite été amplifié et certains ont voulu en faire la libératrice du Dauphiné.
- Augustin Fresnel (1788-1827), physicien. Augustin Fresnel fut nommé à Nyons en tant qu'ingénieur des ponts et chaussées au début de sa carrière et avant d'entamer ses recherches sur l'optique qui le rendirent célèbre.
- Joseph Roumanille (1818-1891), écrivain et félibre. Il vint à Nyons en 1843 et 1844 où il fut maître d'étude au collège fondé par Charles et Antoine Dupuy. Il y croisa plusieurs amateurs de langue et d'anecdotes provençales qui furent parmi les premiers à être intégrés au Félibrige après sa fondation en 1854.
- Victor Cherbuliez (1829-1899), écrivain suisse, naturalisé en 1881 et élu à l'Académie française en 1881. Il vécut une partie de sa vie à Nyons qui l'inspira pour plusieurs de ses romans.
- Georges Colomb dit Christophe (1856-1945). Dessinateur français, Georges Colomb a inventé de nombreux personnages dessinés comme le savant Cosinus, le sapeur Camember et la famille Fenouilard. À la fin de sa vie, en 1940, il vient s'installer à Nyons où il décède en janvier 1945.
- Adrien Bertrand (1888-1917), journaliste et écrivain. Adrien Bertrand, issu par sa mère d'une vieille famille nyonsaise, les Vigne, vécut une partie de son enfance et de son adolescence à Nyons. Jeune adulte, il s'installa définitivement à Paris où il fréquenta les milieux littéraires et notamment le cercle qui entourait le poète Catulle Mendès. Il écrivit plusieurs recueils de poèmes, mais c'est un roman, L'Appel du sol, qui lui permet d'obtenir le prix Goncourt 1914 (décerné en 1916). Il meurt en 1917 des suites de blessures de guerre. Un legs qu'il fit avant sa mort à l'Académie Goncourt est à l'origine de la Bourse Goncourt de la poésie - Adrien Bertrand, décernée chaque année à un poète confirmé pour l'ensemble de son œuvre.
- René Barjavel (1911-1985), journaliste, scénariste et écrivain. René Barjavel, qui fut un des premiers auteurs de la littérature d'anticipation en France, vécut à Nyons entre 1911 et 1923, avant de s'installer en Auvergne. La période nyonsaise est marquée par la figure de sa mère qu'il évoqua en 1980 dans La Charrette Bleue.
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- fiche de l'Aygues sur le site du Sandre
- Fiche de la Sauve sur le site du Sandre
- revenu fiscal
- Impots locaux à Nyons, taxes.com
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Chemin de Fer à Nyons
- transports en commun
- professionnels de santé
- Notice no PA00117004, base Mérimée, ministère français de la Culture
- paroisse de Nyons
- temple protestant
- mosquée de Nyons
- logements à Nyons
- types logements à Nyons
- École maternelle Meye
- école maternelle Sauve
- école primaire Meyne
- école primaire Sauve
- école privée Notre-Dame
- Collège René Barjavel
- Lycée Roumanille
- équipement sportif
- station d'épuration de Nyons
- Chomage à Nyons
- emplois à Nyons
- hôtels à Nyons
- Au pays des olives Anne Simonet-Avril et Sophie Bousshaba, Kubik 2005, ISBN 2-35083-015-2
- ZAC des Laurons
- salariés du commerce à Nyons
