Bouchet (Drôme)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bouchet
Le village vu du pont sur l'Hérin
Le village vu du pont sur l'Hérin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Saint-Paul-Trois-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Jean-Michel Avias
2014-2020
Code postal 26790
Code commune 26054
Démographie
Population
municipale
1 267 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 00″ N 4° 52′ 26″ E / 44.3, 4.87388888889 ()44° 18′ 00″ Nord 4° 52′ 26″ Est / 44.3, 4.87388888889 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 135 m
Superficie 11,89 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Bouchet

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Bouchet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bouchet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bouchet

Bouchet est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Bousquetains

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au sud de la Drôme provençale, en bordure de l'enclave des papes, Bouchet est à 12 km de Bollène, 25 km de Nyons. La commune est accessible par la route départementale RD251, depuis Suze-la-Rousse ou Tulette, ou la RD141, depuis La Baume-de-Transit, ou Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse).

Communes limitrophes de Bouchet
Suze-la-Rousse La Baume-de-Transit Visan
Suze-la-Rousse Bouchet Tulette
Suze-la-Rousse Suze-la-Rousse Tulette

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lez ainsi que par un de ses affluents l'Hérin, lui-même alimenté par plusieurs petits ruisseaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le baron des Adrets échoua dans l’attaque qu’il tenta contre Bouchet, en 1562, mais les protestants nyonsais prirent le village en 1574 et mirent à sac le monastère. Bouchet fait alors partie du Comtat Venaissin, jusqu'à la révolution française, ou le village est rattachée au département de Vaucluse, de 1793, à l'An VIII. C'est à cette date que Bouchet devient définitivement dromois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Bouchet

Les armoiries d'Albon se blasonnent ainsi : « De gueules à un chêne pubescent arraché d'or, au chef cousu d'azur chargée de trois étoiles aussi d'or »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965 Louis Moulin    
1965 1971 René Icard    
1971 1983 Maurice Richard    
1983 2014 Max Feschet PS  

Max Feschet est né le 25.05.1943 à Bouchet. Il est retraité (Banque) mandat: Sénateur suppléant de la Drôme depuis septembre 1998( suppléant du Sénateur Bernard Piras) Réélu en septembre 2008 suppléant du Sénateur Bernard Piras.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Bouchet en 2009[1]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10,00 % 0,00 % 7,65 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,08 % 0,00 % 11,35 % 2,12 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 71,57 % 0,00 % 41,63 % 2,28 %
Taxe professionnelle (TP) 16,14 %* 0,00 % 10,33 % 2,49 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Bouchet.
Localisation de la ville
Bouchet (Drôme)

La commune est jumelé avec Nieder-Hilbersheim en Drapeau de l'Allemagne Allemagne[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
642 545 598 760 841 862 928 1 015 1 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 094 1 151 1 152 1 039 1 005 920 881 855 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
812 786 738 643 677 665 572 537 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
539 556 571 671 670 694 969 1 267 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune a essentiellement une activité rurale consacrée majoritairement à la viticulture. Son vignoble est producteur de côtes-du-rhône et de côtes-du-rhône villages. L'ancienne abbaye cistercienne dont le réfectoire servait de chais de vieillissement aux plus grandes appellations du Cellier des Dauphins et possédait un caveau de dégustation ouvert au public, est maintenant propriété de la commune. Les vignerons de la commune sont représentés au sein de la Commanderie des Costes du Rhône, confrérie bachique, qui tient ses assises au château de Suze-la-Rousse, siège de l'Université du vin.

Commerce[modifier | modifier le code]

L'Auberge de la Poste, qui porte le label Bistrot de pays, adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[5]. C'est dans ce cadre qu'elle propose une cuisine de terroir, un terrain de boules, des informations sur le village et des cartes postales.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les touristes disposent de plusieurs types d'hébergement sur la commune : chambres d'hôtes, gîtes, un camping avec piscine installé en bord de rivière.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Bouchet dispose d'un groupe scolaire, composé de 2 classes pour l'école maternelle et 5 classes pour l'école primaire[6]. Les élèves poursuivent leurs études à Suze-la-Rousse, au collège Dou Mistrau, puis à Bollène pour le lycée.

Sports[modifier | modifier le code]

Bouchet dispose d'un stade, siège du club de football local. Deux associations de jeux de boule sont également actives sur la commune : un club de boules lyonnaises, et un club de pétanque[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin, ainsi qu'une infirmière, sont installés à Bouchet. Les hôpitaux les plus proches se situent à Bollène et Valréas. Est aussi installé sur la commune un Centre de Secours (Pompiers).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abbaye cistercienne au début du XXe siècle
Porte de l'abbatiale

L'abbaye : Fondée au XIIe siècle par Raymond Ier des Baux, prince d’Orange, l’abbaye de Bouchet ne recevait que les filles nobles de la région. Ravagée en 1200 par l’une des bandes du vicomte de Turenne[8], elle fut restaurée en 1202 et à nouveau occupée par les religieuses, mais un relâchement des mœurs s’étant produit, dit-on, dans le monastère celui-ci fut annexé, le 29 novembre 1413 à l'abbaye d’Aiguebelle, qui le laissa tomber en ruines. Les biens de l’abbaye de Bouchet étant passés plus tard dans le domaine de la Chambre apostolique du Venaissin, le pape Sixte IV en affecta les revenus, en 1480, au Collège du Roure d’Avignon. La vieille abbaye prit dès lors le nom de collège. L’église paroissiale contiguë à « l’ancien collège » possède une abside et des absidioles qui forment un pur joyau d’architecture cistercienne.

Article détaillé : Abbaye de Bouchet.

Vieux villages aux maisons médiévales

Église romane remaniée en gothique flamboyant

Chapelle Saint-Sébastien du XVIIIe siècle (inscrite au titre des monuments historiques)[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]