Annot

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Annot
Entrée du vieux bourg d’Annot
Entrée du vieux bourg d’Annot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Annot
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Lumière
Maire
Mandat
Jean Ballester
2014-2020
Code postal 04240
Code commune 04008
Démographie
Gentilé Annotains
Population
municipale
1 070 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 57″ N 6° 40′ 10″ E / 43.9658333333, 6.66944444444 ()43° 57′ 57″ Nord 6° 40′ 10″ Est / 43.9658333333, 6.66944444444 ()  
Altitude Min. 599 m – Max. 1 638 m
Superficie 29,8 km2
Localisation

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Annot

Annot est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Annot a la particularité dans le département d’avoir une population qui n’a varié que dans une fourchette assez restreinte, ne connaissant pas le fort dépeuplement de ses voisines entre 1851 et 1946. La bourgade d’Annot a une très ancienne fonction administrative, de rayonnement réduit mais stable. L’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, la présence de petites industries, puis l’attraction touristique de ce bourg rural montagnard expliquent cette relative stabilité.

Ses habitants sont les Annotains[1].

Annot a reçu le label « village et cité de caractère ».

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Annot et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes d’Annot sont Le Fugeret, Braux, Saint-Benoît, Ubraye, Vergons et Allons.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé au sein d'une résurgence de grès, au milieu de montagnes calcaires, à 680 m d’altitude. Cette résurgence fait jusqu'à 250 m d'épaisseur. La barre rocheuse qui domine à l'est le village est formée de grès. Les éboulis qui se sont formés en contrebas, prenant des formes pittoresques aux noms évocateurs (la Dent du Diable, la Chambre du Roi, le défilé des Garambes, le Chameau des lumières, les rochers aux Cent-Marches) sont un site naturel classé depuis 1920[2]. Certaines maisons sont construites directement contre un rocher tombé de la barre rocheuse, le rocher étant plus gros que la maison. Les sols acides (rive gauche de la Vaïre) permettent au châtaignier de pousser.

Le centre de la cité (église Saint-Jean-Baptiste, anciennement Saint-Pons) est construit sur un éperon rocheux situé entre les torrents de la Vaïre et de la Beïte.

Relief[modifier | modifier le code]

  • Rocher de Pelloussis (1 340 m)
  • col de L’Iscle (1 384 m)
  • sur la même crête, à l’ouest de la ville : le Roncheret (1 617 m) ; le Puel (1 532 m) ; la Colle Durand (1 638 m) ; les Roches de Rouaine (1 438 m)

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 712 ha de bois et forêts, soit la quasi-totalité de son territoire[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Gare des Scaffarels, construite sur un remblai maçonné.

La gare d'Annot et l’arrêt facultatif des Scaffarels sont desservis par la ligne de Nice à Digne[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Annot est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5]. La commune d’Annot est également exposée à trois autres risques naturels[5] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Vaïre),
  • mouvement de terrain.

La commune d’Annot est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. La route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1990 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[6] mais un nouveau a été demandé en 2003 ; et le Dicrim existe depuis 2011[8].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle visant les conséquences d’inondations et de coulées de boue en 1994[5]. Le tremblement de terre le plus puissamment ressenti dans la commune est celui du 17 février 1947, dont l’épicentre est situé dans le Piémont[9].

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Rouaine
  • les Scaffarels

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1042, sous la forme Anoth, lorsque son seigneur Ermerincus d’Anoth en fait don à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Le nom vient peut-être du gaulois ana, augmenté du suffixe latin ottum, et désignerait un petit marais[10],[11]. Charles Rostaing pense que le nom Ana désignerait lui une ville plus ancienne, qui aurait précédé la ville haute appelée par référence à celle-ci Sigumanna[12]. Selon Daniel Thiery, le nom Sigumanna, cité dans le même document qu’Annot, désigne le territoire plus qu’un lieu ou un village précis, et ce nom de territoire est probablement tiré du nom du peuple pré-romain qui occupait la vallée[13]. La commune se nomme Anòt en provençal.

Le nom du hameau de Rouaine vient du nom romain *Rugius suivi du suffixe -ane indiquant le domaine de Rugius[14]

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s'élevait à 460 personnes, dont 38 chômeurs[15] (70 fin 2011[16]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (81 %)[17] et travaillent majoritairement dans la commune (74 %)[17]. L'essentiel des actifs de la commune sont employés dans l’industrie et la construction (55 % en 2010)[18]. L'agriculture ne fournit aucun emploi salarié, et les services et l'administration, avec 140 emplois, occupent 45 % de la population active[18].

Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune sont principalement des commerces et des services (80 des 132 établissements), suivis par les entreprises du secteur secondaire (22 sur 132) et les administrations et le secteur sanitaire, social et de l’enseignement (24 établissements également)[18].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Troupeau de moutons

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 6 établissements différents[18]. Un fromage porte l’appellation fromage d'Annot ou tomme d'Annot.

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 22 établissements, employant 173 salariés[18].

Le principal employeur de la commune est la biscotterie Faissole, qui produit biscottes et petits pains grillés depuis les années 1960[19] et qui emploie 118 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros[20]. Le secteur agro-alimentaire compte aussi Rigault et Cie, usine de charcuterie et salaisons, avec 18 salariés[21].

Une petite centrale hydroélectrique est implantée sur la Vaïre, au seuil des Scaffarels. La chute d’eau de 46 m de haut fait tourner une turbine de 820 kW de puissance ; la production est actuellement arrêtée de juillet à octobre. La centrale est équipée d’un toboggan à poissons[22].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 80 établissements (avec 57 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 24 établissements administratifs (salariant 83 personnes)[18].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis pour un habitant[23], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[24]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • plusieurs hôtels[25] (1 classé 1 étoile[26] et 2 classés deux étoiles[27])[28]. Ces trois hôtels ont une capacité d’accueil totale de 32 chambres[29],[28] ;
  • un camping deux étoiles[30] avec 66 emplacements[29],[28] ;
  • plusieurs meublés[31] ;
  • l’hébergement collectif est représentés par un village vacances en gestion communale[32],[33] et un gîte (des Roncharels)[34].

À tout cela, les résidences secondaires ajoutent un appoint non négligeable à la capacité d'accueil de la commune[35], avec 275 logements (un tiers des habitations de la commune)[29].

L’été, le passage du train à vapeur sur la ligne de Nice à Digne, entre Puget-Théniers et Annot, apporte une activité touristique appréciable pour la commune[36]. En 2006-2007, il apportait une augmentation de fréquentation de la ligne de 50 à 60 %[37].

Un centre équestre est implanté sur la commune[38].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom du peuple installé dans la vallée à l’arrivée des Romains n’est pas certain, mais il peut s’agir des Nemeturii. Un oppidum était occupé au lieu-dit de Vers-la-Ville[39].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vieux village

Le village original se situait probablement au milieu des "grès d'Annot", les maisons étaient en majorité en bois (des emplacements de poutres sont visibles contre les rochers, les habitations y étaient adossées) et à étages. Le chemin dit de "Vers la Ville", menant à une chapelle, en est certainement un ancien témoignage attestant de son existence passée. Sur ce chemin se trouve un grand rocher de grès ("le rocher aux 100 marches") sur lequel est sculpté un escalier. Autour du rocher sommital on peut voir des trous creusés pour y accueillir des poutres de bois.

Par la suite le village fut édifié entre les torrents de la Vaïre et de la Béïte, et fortifié en 1042, autour de l’église Saint-Pons[40]. Le seigneur était l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui reçut de très nombreux dons[13]. Elle partagea certains droits avec l’ordre du Temple[41],[42]. Après la dissolution de l’ordre du Temple, ses biens au Fugeret et à Annot passèrent à l’abbaye Saint-Pons de Nice[13].

La seigneurie passe ensuite aux comtes de Provence[41]. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté d’Annot soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[43].

Une foire est établie en 1388 par Marie de Blois, qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[40],[44],[45]. Elle autorise également un marché hebdomadaire[46]. Enfin, aux XVe et XVIe siècles, c’est la famille Saint-Pons qui est seigneur du lieu[41].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Durant les guerres de religion, la ville est attaquée par les protestants en 1574[47], commandés par le baron de l’Isle[48]. Annot est épargné par les épidémies de peste de 1626 et 1670, qui touchent pourtant Castellane et Entrevaux[49].

En mai 1672, toute la population du village, notaires et apothicaire en tête, repousse le nouveau vicaire, imposé par l’évêché et qui n’est pas du pays[50].

À la fin du XVIIe siècle, le village sort peu à peu de son isolement : l’évêque d’Entrevaux Ithier instaure un service postal bimensuel entre Entrevaux et Aix, par mulets, qui dessert également Annot et Guillaumes[51],[52]. La culture du droit romain, qui impose le recours fréquent au notaire, est très vivace : ainsi, quatre notaires étaient établis à Annot en 1680[51]. Au XVIIIe siècle, une viguerie est installée à Annot : les communautés de Braux, La Colle, Fugeret, Méailles, Argenton, Peyresc et Saint-Benoît en dépendaient[46].

En juin 1704, dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne, une milice commune est levée à Ubraye et Annot. Elle est repoussée par les Savoyards au vallon de Marguery, et de nombreux habitants des deux communautés sont faits prisonniers. La rançon pour libérer ceux d’Annot s’élève à 1200 livres[53].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La communauté est pleinement dans le mouvement de la Révolution française. Après avoir envoyé ses doléances en 1789, elle plante un arbre de la liberté place Revelly[54]. La société patriotique de la commune est créée pendant l’été 1792[55] : elle a pour nom le club des Amis de la Révolution[54].

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune connaît un certain essor industriel grâce à la filature et au tissage de la laine, sur le modèle de la manufacture Honnorat à Saint-André-de-Méouilles[56]. La fabrique Moulard ouvre au début des années 1830, la fabrique Roux en 1836 (mais celle-ci disparaît avant 1843[57][réf. incomplète]). En 1856, deux fabriques emploient 40 ouvriers[58].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1830 que le cadastre dit napoléonien d’Annot est achevé[59].

Comme de nombreuses communes du département, Annot se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, au village chef-lieu et à Rouaine[60]. La loi Falloux (1851) impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, obligation qui est suivie par la commune[61],[62]. Annot utilise les subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve au village[63].

Le chemin de fer arrive à Annot en 1908, avec l’ouverture de l’avant-dernier tronçon de la ligne de Nice à Digne[64]. Le tunnel de la Colle est achevé en 1903, et la totalité de la ligne entre Digne et Nice est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[65].

Durant la Grande Guerre des soldats étaient affectés à Annot pour la défense des voies ferrées des chemins de fer de Provence.

Le médecin d’Annot appartenait à la Milice. Son père est fusillé le 6 août 1944 par les Francs-tireurs et partisans de la 11e compagnie[66].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, un vignoble existait à Annot, dont la production était consommée sur place et s’exportait. Il n’en reste plus rien aujourd’hui[67].

Héraldique[modifier | modifier le code]

La ville d’Annot a utilisé au moins deux blasons différents, faisant tous deux référence au châtaignier. Les armes actuelles d’Annot sont d'argent au châtaignier de sinople, accompagné de trois fleurs de lys d'or[68].

Blason d'Annot

Blasonnement :
d'azur à la fasce d'argent chargée du mot ANNOT en lettres capitales de sable, accompagnée en chef de deux rinceaux de châtaignier d'or passés en sautoir et en pointe d'une fleur de lys du même[69]
Ces armoiries ne sont pas datées. Il est possible que ce soit les plus anciennes de la communauté.

Blason à dessiner.svg

Blasonnement :
D’argent, au châtaignier de sinople chargé de deux hérissons d’or et accompagné de trois fleurs de lys du même en pointe, deux et un[70]
Ces armoiries existaient déjà en 1648[71]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Émile Honoraty[72] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
  1977 Fernand Faissole    
1977 mars 2001 Yves Bono    
mars 2001 en cours (avril 2014)[73],[74] Jean Ballester SE[75]/DVD[76] Conseiller général

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Annot fait partie :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une bibliothèque informatisée (catalogue en ligne).

La commune est dotée de deux établissements d’enseignement :

  • une école primaire[77] ;
  • le collège Émile-Honnoraty[78].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune d’Annot comptait 1070 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017 pour Annot). Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
69 feux 1 023 1 190 1 072 1 068 1 160 1 292 1 197 1 178 1 149
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 144 1 161 1 162 1 137 1 140 989 1 036 1 069 1 046 1 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 096 1 473 1 109 825 978 992 1 018 1 018 920 920
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 - - -
746 859 1 035 1 053 988 1 019 1 070 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[41], EHESS jusqu'en 1962[79], Insee à partir de 1968[80],[81],[82].)


L’histoire démographique d’Annot est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée : cependant, à Annot, ce recul se caractérise par une faible ampleur, et la commune ne perd jamais plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[83].

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

Outre les grès d'Annot (voir partie Géologie) plusieurs lieux de la commune sont des sites inscrits et protégés depuis 1946, pour une superficie de 137 ha au total[2] :

  • pour l'ensemble architectural pittoresque et ancien : la partie sommitale de la vieille ville), le pont sur la Beïte et ses abords, les maisons à arcade de la rue Notre-Dame, un portail fortifié de la vieille ville ;
  • la place des platanes en bordure de Vaïre et le vieux pont ;
  • la chapelle de Vérimande (qui est de plus classée au titre des monuments historiques, voir plus bas).

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Les remparts médiévaux sont toujours en partie visibles, des portes sont conservées et donnent accès au vieux village. Les hautes maisons ceinturant la cité formaient l’enceinte et marquent le tracé de la cité médiévale. À Vérimande se trouvent également une chapelle templière ainsi que la maison dite des Templiers, une grande bâtisse avec une tour pigeonnier.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Ruelle médiévale
Pont sur la Vaïre

Au hameau de Rouaine se trouve un relais de poste, encore utilisé par un hôtel-restaurant[84].

Le pont sur la Vaïre fait 34 mètres de long[85],[86] et 3,5 mètres de large. Il succède à un pont emporté en 1676. La communauté d’Annot ne fait d’abord construire que des piles de pierre[85] par les maîtres maçons François Richard, Louis Borrely et Louis Fabre[86]. Ces piles sont protégées par de puissants avant et arrière-becs : des refuges sont aménagés au sommet des becs. Sur ces piles, un tablier de bois est construit[85], ce qui permet une rapide mise en service, en 1682[86]. Le tablier de bois est remplacé par un tablier de pierre au début du XVIIIe siècle. Il fait l’objet de travaux de réparation en 1777. En 1932, la place du village est élargie, et les deux premières arches sont bouchées. Le pont et la place ont fait l’objet d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques[85].

  • Vieux bourg et ruelles médiévales : un linteau porte la date de 1377, apocryphe selon Raymond Collier[87], contrairement à d’autres datées de 1455 et 1533[88]
  • la route nationale 202 franchit les gorges de la Galange au pont vertigineux de Saint-Joseph (753 m d’altitude)
  • Défilé des Garambes
  • Fontaine, avec l'inscription RF 1894
  • Hôtel-Dieu du XVIIe siècle
  • Hôtel de ville du XVIIe siècle : la place et ses platanes sont un site inscrit

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Grès d'Annot
  • Grès d'Annot (chaos de blocs de grès)

Connu nationalement par les grimpeurs qui y pratiquent l'escalade.

Art religieux[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (ancienne église Saint-Pons[89] ,[90]) est dans le vieux bourg[91]. D’abord simple prieuré, elle prend la fonction d’église paroissiale au moment de la constitution du castrum, fin XIIe siècle[13]. Elle est construite au avec une abside semi-circulaire[91] à voûte semi-circulaire, qui est avec la seule partie restée entièrement romane de l’église[89]. Elle est prolongée par une tour hémisphérique. Un bas-côté a été ajouté ou reconstruit au XVe ou au XVIe, dans le style gothique[92]. La nef a dû être reconstruite au XVIIe siècle[93]. Parmi le mobilier, ont fait l’objet d’un classement (MH) ou d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques (IIS) :

La chapelle Notre-Dame de Vers-la-Ville, qui a fait l’objet d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques (IIS)[96], date de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle, et a été construite sur une petite plate-forme devant un éboulis de grès[89]. Probablement installée au centre d’un domaine carolingien, elle a servi d’église paroissiale jusqu’à la fin du XIIe siècle[13]. Un ex-voto peint date du XVIIIe siècle[97], classé[98]. Le tableau de l’Annonciation, classé, date de 1656[99]. Deux statuettes d’ange céroféraire (porteur de cierge) du XVIIIe siècle, dont le porte-flambeau est en forme de corne d'abondance[100] sont inscrites[101].

Chapelle de Vérimande.

La chapelle Notre-Dame-de-Vérimande (rive droite, site inscrit), existait avant le XIIIe siècle. Elle est ensuite vraisemblablement reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, puis restaurée de façon importante mi-XVIIIe et encore fin XIXe. Elle possède un auvent, et des lunettes au-dessus des baies[102],[103]. Elle est ornée de tableaux :

Près de la route nationale 208, se trouve une croix couverte, ou oratoire[107], qui est classée monument historique[108].

L’église Saint-Pierre-aux-Liens (XVIIe siècle) de Rouaine a été église paroissiale[13].

Voir aussi les chapelles :

  • des Pénitents Blancs ;
  • Sainte-Anne à Rouaine[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Annot », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013
  2. a et b Direction régionale de l'environnement, « Les rochers et les groupes de rochers », Inventaire départemental des sites classés, DIREN, publié en octobre 2003, consulté le 4 août 2012
  3. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juin 2012
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  8. Dicrim d’Annot, base Dicrim, consultée le 25 juin 2011
  9. BRGM, « Epicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Annot », Sisfrance, consulté le 25 juin 2012
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). Notice 2024, p 104
  11. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 41
  12. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 321
  13. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Annot », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 25 juin 2012
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 51
  15. Insee, Dossier local - Commune : Annot (04008), p. 5
  16. Insee, Dossier local, p. 8
  17. a et b Insee, Dossier local, p. 7
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  104. Raymond Collier, op. cit., p 480
  105. Arrêté du 7 septembre 1988, « Notice no IM04002088 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  106. Arrêté du 7 septembre 1988, « Notice no IM04002085 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  107. Raymond Collier, op. cit., p 449
  108. Arrêté du 15 septembre 1928, « Notice no PA00080351 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008