Annot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Annot
Entrée du vieux bourg d’Annot
Entrée du vieux bourg d’Annot
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Annot
Intercommunalité Communauté de communes Vaïre-Var
Maire
Mandat
Jean Ballester
2008-2014
Code postal 04240
Code commune 04008
Démographie
Gentilé Annotains
Population
municipale
1 058 hab. (2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 57″ N 6° 40′ 10″ E / 43.9658333333, 6.6694444444443° 57′ 57″ Nord
       6° 40′ 10″ Est
/ 43.9658333333, 6.66944444444
  
Altitude Min. 599 m — Max. 1 638 m
Superficie 29,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Annot

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Annot

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Annot

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Annot

Annot est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Annot a la particularité dans le département d’avoir une population qui n’a varié que dans une fourchette assez restreinte, ne connaissant pas le fort dépeuplement de ses voisines entre 1851 et 1946. La bourgade d’Annot a une très ancienne fonction administrative, de rayonnement réduit mais stable. L’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, la présence de petites industries, puis l’attraction touristique de ce bourg rural montagnard expliquent cette relative stabilité.

Ses habitants sont les Annotains et les Annotaines.

Annot a reçu le label « village et cité de caractère ».

Sommaire

Géographie [modifier]

Annot et les communes voisines Légende (français) des cartes communales de France.svg

Les communes limitrophes d’Annot sont Le Fugeret, Braux, Saint-Benoît, Ubraye, Vergons et Allons.

Géologie [modifier]

Le bourg est situé au sein d'une résurgence de grès, au milieu de montagnes calcaires, à 680 m d’altitude. Cette résurgence fait jusqu'à 250 m d'épaisseur. La barre rocheuse qui domine à l'est le village est formée de grès. Les éboulis qui se sont formés en contrebas, prenant des formes pittoresques aux noms évocateurs (la Dent du Diable, la Chambre du Roi, le défilé des Garambes, le Chameau des lumières, les rochers aux Cent-Marches sont un site naturel classé depuis 1920[1]. Certaines maisons sont construites directement contre un rocher tombé de la barre rocheuse, le rocher étant plus gros que la maison. Les sols acides (rive gauche de la Vaïre) permettent au châtaignier de pousser.

Le centre de la cité (église Saint-Jean-Baptiste, anciennement Saint-Pons) est construit sur un éperon rocheux situé entre les torrents de la Vaïre et de la Beïte.

Relief [modifier]

  • Rocher de Pelloussis (1 340 m)
  • col de L’Iscle (1 384 m)
  • sur la même crête, à l’ouest de la ville : le Roncheret (1 617 m) ; le Puel (1 532 m) ; la Colle Durand (1 638 m) ; les Roches de Rouaine (1 438 m)

Transports [modifier]

Gare des Scaffarels, construite sur un remblai maçonné.

La gare d'Annot et l’arrêt facultatif des Scaffarels sont desservis par la ligne de Nice à Digne[2].

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Annot est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune d’Annot est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Vaïre),
  • mouvement de terrain.

La commune d’Annot est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[5]. La route nationale 202 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[6].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1990 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[5] mais un nouveau a été demandé en 2003 ; et le Dicrim existe depuis 2011[7].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle visant les conséquences d’inondations et de coulées de boue en 1994[4]. Le tremblement de terre le plus puissamment ressenti dans la commune est celui du 17 février 1947, dont l’épicentre est situé dans le Piémont[8].

Hameaux [modifier]

  • Rouaine
  • les Scaffarels

Toponymie [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1042, sous la forme Anoth, lorsque son seigneur Ermerincus d’Anoth en fait don à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Le nom vient peut-être du gaulois ana, augmenté du suffixe latin ottum, et désignerait un petit marais[9],[10]. Charles Rostaing pense que le nom Ana désignerait lui une ville plus ancienne, qui aurait précédé la ville haute appelée par référence à celle-ci Sigumanna[11]. Selon Daniel Thiery, le nom Sigumanna, cité dans le même document qu’Annot, désigne le territoire plus qu’un lieu ou un village précis, et ce nom de territoire est probablement tiré du nom du peuple pré-romain qui occupait la vallée[12]. La commune se nomme Anòt en provençal.

Le nom du hameau de Rouaine vient du nom romain *Rugius suivi du suffixe -ane indiquant le domaine de Rugius[13]

Économie [modifier]

Aperçu général [modifier]

En 2009, la population active s'élevait à 460 personnes, dont 38 chômeurs[14] (70 fin 2011[15]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (81 %)[16] et travaillent majoritairement dans la commune (74 %)[16]. L'essentiel des actifs de la commune sont employés dans l’industrie et la construction (55 % en 2010)[17]. L'agriculture ne fournit aucun emploi salarié, et les services et l'administration, avec 140 emplois, occupent 45 % de la population active[17].

Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune sont principalement des commerces et des services (80 des 132 établissements), suivis par les entreprises du secteur secondaire (22 sur 132) et les administrations et le secteur sanitaire, social et de l’enseignement (24 établissements également)[17].

Agriculture [modifier]

Troupeau de moutons

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 6 établissements différents[17]. Un fromage porte l’appellation fromage d'Annot ou Tomme d'Annot.

Industrie [modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 22 établissements, employant 173 salariés[17].

Le principal employeur de la commune est la biscotterie Faissole, qui produit biscottes et petits pains grillés depuis les années 1960[18] et qui emploie 118 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros[19]. Le secteur agro-alimentaire compte aussi Rigault et Cie, usine de charcuterie et salaisons, avec 18 salariés[20].

Une petite centrale hydroélectrique est implantée sur la Vaïre, au seuil des Scaffarels. La chute d’eau de 46 m de haut fait tourner une turbine de 820 kW de puissance ; la production est actuellement arrêtée de juillet à octobre. La centrale est équipée d’un toboggan à poissons[21].

Activités de service [modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 80 établissements (avec 57 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 24 établissements administratifs (salariant 83 personnes)[17].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis pour un habitant[22], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[23]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • plusieurs hôtels[24] (1 classé 1 étoile[25] et 2 classés deux étoiles[26])[27]. Ces trois hôtels ont une capacité d’accueil totale de 32 chambres[28],[27] ;
  • un camping deux étoiles[29] avec 66 emplacements[28],[27] ;
  • plusieurs meublés[30] ;
  • l’hébergement collectif est représentés par un village vacances en gestion communale[31],[32] et un gîte (des Roncharels)[33].

À tout cela, les résidences secondaires ajoutent un appoint non-négligeable à la capacité d'accueil de la commune[34], avec 275 logements (un tiers des habitations de la commune)[28].

L’été, le passage du train à vapeur sur la ligne de Nice à Digne, entre Puget-Théniers et Annot, apporte une activité touristique appréciable pour la commune[35]. En 2006-2007, il apportait une augmentation de fréquentation de la ligne de 50 à 60 %[36].

Un centre équestre est implanté sur la commune[37].

Histoire [modifier]

Antiquité [modifier]

Le nom du peuple installé dans la vallée à l’arrivée des Romains n’est pas certain, mais il peut s’agir des Nemeturii. Un oppidum était occupé au lieu-dit de Vers-la-Ville[38].

Moyen Âge [modifier]

Vieux village

Le village original se situait probablement au milieu des "grès d'Annot", les maisons étaient en majorité en bois (des emplacements de poutres sont visibles contre les rochers, les habitations y étaient adossées) et à étages. Le chemin dit de "Vers la Ville", menant à une chapelle, en est certainement un ancien témoignage attestant de son existence passée. Sur ce chemin se trouve un grand rocher de grès ("le rocher aux 100 marches") sur lequel est sculpté un escalier. Autour du rocher sommital on peut voir des trous creusés pour y accueillir des poutres de bois.

Par la suite le village fut édifié entre les torrents de la Vaïre et de la Béïte, et fortifié en 1042, autour de l’église Saint-Pons[39]. Le seigneur était l’abbaye Saint-Victor de Marseille, qui reçut de très nombreux dons[12]. Elle partagea certains droits avec l’ordre du Temple[40],[41]. Après la dissolution de l’ordre du Temple, ses biens au Fugeret et à Annot passèrent à l’abbaye Saint-Pons de Nice[12].

La seigneurie passe ensuite aux comtes de Provence[40]. Une foire est établie en 1388 par Marie de Blois, qui se maintient jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[39],[42],[43]. Elle autorise également un marché hebdomadaire[44]. Enfin, aux XVe et XVIe siècles, c’est la famille Saint-Pons qui est seigneur du lieu[40].

Temps modernes [modifier]

Durant les guerres de religion, la ville est attaquée par les protestants en 1574[45], commandés par le baron de l’Isle[46]. Annot est épargné par les épidémies de peste de 1626 et 1670, qui touchent pourtant Castellane et Entrevaux[47].

En mai 1672, toute la population du village, notaires et apothicaire en tête, repousse le nouveau vicaire, imposé par l’évêché et qui n’est pas du pays[48].

À la fin du XVIIe siècle, le village sort peu à peu de son isolement : l’évêque d’Entrevaux Ithier instaure un service postal bimensuel entre Entrevaux et Aix, par mulets, qui dessert également Annot et Guillaumes[49],[50]. La culture du droit romain, qui impose le recours fréquent au notaire, est très vivace : ainsi, quatre notaires étaient établis à Annot en 1680[49]. Au XVIIIe siècle, une viguerie est installée à Annot : les communautés de Braux, La Colle, Fugeret, Méailles, Argenton, Peyresc et Saint-Benoît en dépendaient[44].

En juin 1704, dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne, une milice commune est levée à Ubraye et Annot. Elle est repoussée par les Savoyards au vallon de Marguery, et de nombreux habitants des deux communautés sont faits prisonniers. La rançon pour libérer ceux d’Annot s’élève à 1200 livres[51].

Révolution française [modifier]

La communauté est pleinement dans le mouvement de la Révolution française. Après avoir envoyé ses doléances en 1789, elle plante un arbre de la liberté place Revelly[52]. La société patriotique de la commune est créée pendant l’été 1792[53] : elle a pour nom le club des Amis de la Révolution[52].

XIXe et XXe siècles [modifier]

Au XIXe siècle, la commune connaît un certain essor industriel grâce à la filature et au tissage de la laine, sur le modèle de la manufacture Honnorat à Saint-André-de-Méouilles[54]. La fabrique Moulard ouvre au début des années 1830, la fabrique Roux en 1836 (mais celle-ci disparaît avant 1843[55][réf. incomplète]). En 1856, deux fabriques emploient 40 ouvriers[56].

Le chemin de fer arrive à Annot en 1908, avec l’ouverture de l’avant-dernier tronçon de la ligne de Nice à Digne[57]. Le tunnel de la Colle est achevé en 1903, et la totalité de la ligne entre Digne et Nice est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[58].

Durant la Grande Guerre des soldats étaient affectés à Annot pour la défense des voies ferrées des chemins de fer de Provence.

Le médecin d’Annot appartenait à la Milice. Son père est fusillé le 6 août 1944 par les Francs-tireurs et partisans de la 11e compagnie[59].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, un vignoble existait à Annot, dont la production était consommée sur place et s’exportait. Il n’en reste plus rien aujourd’hui[60].

Héraldique [modifier]

La ville d’Annot a utilisé au moins deux blasons différents, faisant tous deux référence au châtaignier. Les armes actuelles d’Annot sont d'argent au châtaignier de sinople, accompagné de trois fleurs de lys d'or[61].

Blason d'Annot

Blasonnement :
d'azur à la fasce d'argent chargée du mot ANNOT en lettres capitales de sable, accompagnée en chef de deux rinceaux de châtaignier d'or passés en sautoir et en pointe d'une fleur de lys du même[62]
Ces armoiries ne sont pas datées. Il est possible que ce soit les plus anciennes de la communauté.

Blason à dessiner.svg

Blasonnement :
D’argent, au châtaignier de sinople chargé de deux hérissons d’or et accompagné de trois fleurs de lys du même en pointe, deux et un[63]
Ces armoiries existaient déjà en 1648[64]

Administration [modifier]

Municipalité [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  1977 Fernand Faissole    
1977 mars 2001 Yves Bono    
mars 2001 réélu en 2008[65] Jean Ballester SE[66] Conseiller général

Intercommunalité [modifier]

Annot fait partie :

Éducation [modifier]

La commune est dotée d'une bibliothèque informatisée (catalogue en ligne).

La commune est dotée de deux établissements d’enseignement :

  • une école primaire[67] ;
  • le collège Émile-Honnoraty[68].

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1058 habitants.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
69 feux 1 023 1 190 1 072 1 068 1 160 1 292 1 197 1 178 1 149
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 144 1 161 1 162 1 137 1 140 989 1 036 1 069 1 046 1 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 096 1 473 1 109 825 978 992 1 018 1 018 920 920
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2010 - - -
746 859 1 035 1 053 988 1 019 1058 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[40], EHESS jusqu'en 1962[69], Insee à partir de 1968[70],[71],[72].

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments [modifier]

Sites [modifier]

Outre les grès d'Annot (voir partie Géologie) plusieurs lieux de la commune sont des sites inscrits et protégés depuis 1946, pour une superficie de 137 ha au total[1] :

  • pour l'ensemble architectural pittoresque et ancien : la partie sommitale de la vieille ville), le pont sur la Beïte et ses abords, les maisons à arcade de la rue Notre-Dame, un portail fortifié de la vieille ville ;
  • la place des platanes en bordure de Vaïre et le vieux pont ;
  • la chapelle de Vérimande (qui est de plus classée au titre des monuments historiques, voir plus bas).

Architecture militaire [modifier]

Les remparts médiévaux sont toujours en partie visibles, des portes sont conservées et donnent accès au vieux village. Les hautes maisons ceinturant la cité formaient l’enceinte et marquent le tracé de la cité médiévale. À Vérimande se trouvent également une chapelle templière ainsi que la maison dite des Templiers, une grande bâtisse avec une tour pigeonnier.

Architecture civile [modifier]

Ruelle médiévale
Pont sur la Vaïre

Au hameau de Rouaine se trouve un relais de poste, encore utilisé par un hôtel-restaurant[73].

Le pont sur la Vaïre fait 34 mètres de long[74],[75] et 3,5 mètres de large. Il succède à un pont emporté en 1676. La communauté d’Annot ne fait d’abord construire que des piles de pierre[74] par les maîtres maçons François Richard, Louis Borrely et Louis Fabre[75]. Ces piles sont protégées par de puissants avant et arrière-becs : des refuges sont aménagés au sommet des becs. Sur ces piles, un tablier de bois est construit[74], ce qui permet une rapide mise en service, en 1682[75]. Le tablier de bois est remplacé par un tablier de pierre au début du XVIIIe siècle. Il fait l’objet de travaux de réparation en 1777. En 1932, la place du village est élargie, et les deux premières arches sont bouchées. Le pont et la place ont fait l’objet d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques[74].

  • Vieux bourg et ruelles médiévales : un linteau porte la date de 1377, apocryphe selon Raymond Collier[76], contrairement à d’autres datées de 1455 et 1533[77]
  • la route nationale 202 franchit les gorges de la Galange au pont vertigineux de Saint-Joseph (753 m d’altitude)
  • Défilé des Garambes
  • Fontaine, avec l'inscription RF 1894
  • Hôtel-Dieu du XVIIe siècle
  • Hôtel de ville du XVIIe siècle : la place et ses platanes sont un site inscrit

Sites naturels [modifier]

Grès d'Annot
  • Grès d'Annot (chaos de blocs de grès)

Connu nationalement par les grimpeurs qui y pratiquent l'escalade.

Art religieux [modifier]

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste (ancienne église Saint-Pons[78] ,[79]) est dans le vieux bourg[80]. D’abord simple prieuré, elle prend la fonction d’église paroissiale au moment de la constitution du castrum, fin XIIe siècle[12]. Elle est construite au avec une abside semi-circulaire[80] à voûte semi-circulaire, qui est avec la seule partie restée entièrement romane de l’église[78]. Elle est prolongée par une tour hémisphérique. Un bas-côté a été ajouté ou reconstruit au XVe ou au XVIe, dans le style gothique[81]. La nef a dû être reconstruite au XVIIe siècle[82]. Parmi le mobilier, ont fait l’objet d’un classement (MH) ou d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques (IIS) :

La chapelle Notre-Dame de Vers-la-Ville, qui a fait l’objet d’une inscription à l’inventaire au titre des monuments historiques (IIS)[85], date de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle, et a été construite sur une petite plate-forme devant un éboulis de grès[78]. Probablement installée au centre d’un domaine carolingien, elle a servi d’église paroissiale jusqu’à la fin du XIIe siècle[12]. Un ex-voto peint date du XVIIIe siècle[86], classé[87]. Enfin, le tableau de l’Annonciation, classé, date de 1656[88].

La chapelle Notre-Dame-de-Vérimande (rive droite, site inscrit), existait avant le XIIIe siècle. Elle est ensuite vraisemblablement reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, puis restaurée de façon importante mi-XVIIIe et encore fin XIXe. Elle possède un auvent, et des lunettes au-dessus des baies[89],[90]. Elle est ornée de tableaux :

Près de la route nationale 208, se trouve une croix couverte, ou oratoire[94], qui est classée monument historique[95].

L’église Saint-Pierre-aux-Liens (XVIIe siècle) de Rouaine a été église paroissiale[12].

Voir aussi les chapelles :

  • des Pénitents Blancs ;
  • Sainte-Anne à Rouaine[12].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. a et b Direction régionale de l'environnement, « Les rochers et les groupes de rochers », Inventaire départemental des sites classés, DIREN, publié en octobre 2003, consulté le 4 août 2012
  2. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  4. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juin 2012
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  7. Dicrim d’Annot, base Dicrim, consultée le 25 juin 2011
  8. BRGM, « Epicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Annot », Sisfrance, consulté le 25 juin 2012
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 2024, p 104
  10. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 41
  11. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 321
  12. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Annot », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 25 juin 2012
  13. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 51
  14. Insee, Dossier local - Commune : Annot (04008), p. 5
  15. Insee, Dossier local, p. 8
  16. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  17. a, b, c, d, e et f Insee, Dossier local, p. 16
  18. site officiel
  19. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes de Haute Provence, Biscottes Faissole, consulté le 19 juillet 2012
  20. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Rigault et Cie, consultée le 20 septembre 2012
  21. Mathieu Ruillet, Éric Ruchet, Étude du potentiel régional pour le développement de la petite hydroélectricite, Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité (GERES), 5 décembre 2005, p. 46 et 60
  22. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  23. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  24. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  25. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 13
  26. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
  27. a, b et c Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  28. a, b et c Insee, Dossier local, p. 17
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21 et 25
  30. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32 et 36
  31. « Village Vacances Le Pré Martin... Le nom change, la structure reste ! », À l’ombre du Baou, mai 2009, no 23, p. 7
  32. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  33. « 29 mars 2010 », À l’ombre du Baou, mai 2010, no 26, p. 9
  34. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  35. Bernard Viglino, « Retour du train à vapeur en gare d’Annot », À l’ombre du Baou, janvier 2010, no 25, p. 5
  36. « Bilan de la saison touristique 2007 », À l’ombre du Baou, octobre 2007, no 19, p. 9
  37. Le centre équestre d’Annot
  38. Raymond Boyer et Guy Barruol, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in Baratier, Duby & Hildesheimer, Atlas historique de la Provence, et commentaire
  39. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  40. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 160
  41. Joseph-Antoine Durbec (préf. Jacques Juillet), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 2001 (ISBN 2-913826-13-X)  , p. 28
  42. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  43. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  44. a et b Alfred Verdollin, Annot : autour d’un vieux village, de ses montagnes, Nice : Imprimerie Ciais, 1970. Collection Incidences et méditations, p. 34
  45. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p 200
  46. Verdollin, op. cit., p. 42
  47. Verdollin, op. cit., p. 49
  48. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 742
  49. a et b Verdollin, op. cit., p. 54
  50. Émile Lauga, La poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-64-4, p. 58
  51. Verdollin, op. cit., p. 50
  52. a et b Verdollin, op. cit., p. 66
  53. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-297
  54. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p 119
  55. Mireille Mistral, op. cit., p
  56. Mireille Mistral, op. cit., p 139
  57. Mathieu Golinelli, Les Chemins de Fer Secondaires de France, 06 : Département des Alpes-Maritime et Monaco, Fédération des amis des chemins de fer secondaires, 1997-2008, consulté le 23 juin 2012
  58. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  59. Raymond Moulin, « 6 juin 1944 : l’embuscade du col de Toutes Aures à Vergons », Basses-Alpes 39-45 n° 4, mai 2005, p. 3
  60. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  61. Les aventuriers en Provence et la chambre du roi, p 1, 2001
  62. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  63. Achard, Description historique des villes et villages de la Provence, 1787
  64. JL Damon, Les vallées de la Vaïre et du Coulomp : « Histoires » et histoire du « Pays d’Annot ». Arts et traditions populaires, Légendes et souvenirs des origines à la guerre 1914-1918. Annot, 1988, ISBN 2-9502821-0-5, planche 1
  65. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013
  66. Carte des cantons et Liste des élus, sur le site du Conseil général des AHP, consultée le 14 mai 2008
  67. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  68. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  69. EHESS, notice communale d’Annot sur le site Cassini, consultée le 17 juillet 2008
  70. Résultats du recensement de la population - Annot, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  71. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  72. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  73. Raymond Collier, op. cit., p 425
  74. a, b, c et d Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p 56-57.
  75. a, b et c Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Paris, Bonneton, 2001, (ISBN 2-86253-275-4), p. 41
  76. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 355
  77. Raymond Collier, op. cit., p 357 et 366
  78. a, b et c Raymond Collier, op. cit., p 116
  79. Ivonne Papin-Drastik, Notice récapitulative, Notice no IA04001392, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 septembre 2010
  80. a et b Raymond Collier, op. cit., p 76
  81. Raymond Collier, op. cit., p 169
  82. Raymond Collier, op. cit., p 215
  83. Arrêté du 25 mars 1956, Notice no PM04000013, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  84. Arrêté du 25 mars 1956, Notice no PM04000014, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  85. Arrêté du 18 janvier 1967, Notice no PA00080350, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  86. Raymond Collier, op. cit., p 531
  87. Arrêté du 10 septembre 1971, Notice no PM04000015, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  88. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no PM04000017, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  89. Raymond Collier, op. cit., p 219
  90. Ivonne Papin-Drastik, Notice no IA04001386, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 17 septembre 2010
  91. Raymond Collier, op. cit., p 480
  92. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no IM04002088, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  93. Arrêté du 7 septembre 1988, Notice no IM04002085, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008
  94. Raymond Collier, op. cit., p 449
  95. Arrêté du 15 septembre 1928, Notice no PA00080351, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 4 septembre 2008