Calanques de Marseille

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43° 13′ N 5° 26′ E / 43.217, 5.433

Calanques de Marseille
Carte des calanques entre Marseille et la Ciotat
Carte des calanques entre Marseille et la Ciotat
Géographie
Altitude 563 m, Mont Puget
Massif Chaîne pyrénéo-provençale
Longueur 20 km
Largeur 4 km
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Géologie
Roches Roches sédimentaires et métamorphiques

Les calanques de Marseille s'étendent sur plus de vingt kilomètres de côtes sur la mer Méditerranée entre le village des Goudes, quartier du sud-ouest de la ville de Marseille, et la commune de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône. Elles ne se trouvent qu'à quelques dizaines de minutes de la Canebière selon la circulation. C'est un des sites les plus remarquables de France, et une zone majeure de ressources naturelles et d'activités sportives pour son million de visiteurs annuels. Le mot calanque (du provençal « calanco ») désigne une vallée creusée par une rivière, puis récupérée par la mer.

Elles bénéficient de la protection du parc national des Calanques depuis avril 2012 qui est le premier parc national périurbain d'Europe. Afin de réempoissonner les eaux, certaines zones du futur parc sont interdites à la pêche pour servir de nurseries naturelles.

Les innombrables fossiles incrustés dans le calcaire témoignent d'une histoire qui a commencé, il y a plus de cent millions d'années, par l'accumulation de sédiments au fond de la mer, puis par un soulèvement à l'ère tertiaire, époque de la formation des Alpes. L'érosion a accentué les fractures, pour donner naissance au relief tourmenté que l'on observe aujourd'hui.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation, topographie[modifier | modifier le code]

Paysage des calanques.

Le massif des Calanques est la frange côtière des massifs de Marseilleveyre et de Puget.

Les calanques de Marseille se trouvent sur les territoires communaux de Marseille pour l'essentiel et de Cassis (pour celle de Port-Miou) sont d’ouest en est (les principales sont en caractères gras) :

Calanque d'En Vau
  • la calanque de Callelongue : port, restaurant, centre de plongée UCPA, accessible en bus (ligne no 19/20) et en voiture ;
  • la calanque de la Mounine ;
  • la calanque de Marseilleveyre : plage, bar-restaurant, centre de plongée, accessible à pied depuis Callelongue ;
  • la calanque des Queyrons ;
  • la calanque de Podestat ;
  • la calanque de Cortiou : présence de l'émissaire de la station d'épuration des eaux usées de Marseille ;
  • la calanque de Sormiou : village et petit port, accès en voiture restreint ;
  • la calanque de Morgiou : village et petit port, accès en voiture restreint ;
  • la calanque de Sugiton : très fréquentée, «familiale», accessible à pied depuis Luminy (bus no 21 ou en voiture) ;
  • la calanque des Pierres-Tombées : accessible à pied depuis Sugiton, calanque naturiste renommée. En 2006, un éboulement causant la mort d'un promeneur a favorisé un arrêté municipal interdisant l'accès à cette calanque ; celui-ci ne semble plus en vigueur (plus mentionné sur le chemin) ;
  • la calanque de l'Œil de Verre : d'accès difficile, plutôt réservée aux randonneurs (le chemin a été dé-balisé pour dissuader les promeneurs inexpérimentés ; les cheminées permettant l'accès du Devenson, ou du GR, ainsi que le pas de l'œil de verre sont délicats ;
  • la calanque du Devenson ;
  • la calanque de l'Oule : quasi-inaccessible ;
  • la calanque d'En-Vau : plage, lieu d'escalade très renommé[1] ;
  • la calanque de Port-Pin : accessible à pied depuis Cassis en environ 30 minutes de marche ;
  • la calanque de Port-Miou : accès en voiture à proximité, ancienne carrière, aménagée en port de plaisance, celle-ci fait partie de la commune de Cassis qui représente un des plus importants points d'entrée au massif.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Calanque.

Creusées dans un calcaire urgonien très résistant, et d'une couleur blanche franche, les calanques composent de nombreux paysages des côtes méditerranéennes. On peut les rapprocher, quant à leur forme, des rias ou des abers bretons ou des fjords.

Panorama des calanques de Morgiou et Sugiton. À l'horizon, le cap Canaille et à son extrémité, le Bec de l'aigle.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'eau de mer y est souvent plus fraîche car les falaises tombent droit sous la mer sans réel plateau côtier et parce que de nombreuses sources d'eau douce s'écoulent dans la mer, sous sa surface, par un réseau souterrain qui recueille les eaux de ruissellement des montagnes (Marseilleveyre) et des plateaux (Carpiagne).

Toutes les côtes calcaires ont connu ce phénomène quand la mer est descendue de 135 m[2] avant de remonter noyant les sources et les ruisseaux.

Ainsi, une rivière souterraine de débit important (de 5 à 7 m3/s) aboutit dans la calanque de Port-Miou à Cassis, presque au niveau de la mer ; elle semble provenir de la Sainte-Baume et serait alimentée par un aquifère de 1 000 km2 sous la Provence.

Un tel débit permettrait en théorie d'alimenter en eau potable plus d'un million de personnes. Dès l’Antiquité, cette source est connue (Pythéas en fait mention). Toutefois, les prélèvements effectués lors de plongées montrent que l'eau de la rivière est trop saumâtre pour être utilisée directement, même très en amont ; elle subit en effet des remontées d’eau de mer par des galeries du système karstique qui s'est formé très profond dans le calcaire, à l'époque de la Crise de salinité messinienne entre -5 960 000 et -5 330 000, une « courte » période à l'échelle géologique pendant laquelle la Méditerranée s'est asséchée[3]. L'eau contient en outre de faibles traces de boues rouges (issues du traitement de la bauxite) rejetées à 300 m de profondeur au large de la baie Cassis[4].

Article détaillé : résurgence de Port-Miou.

Une autre source karstique aboutit à quelques décimètres sous l'eau de la plage du Bestouan (à la sortie ouest de Cassis), rendant l'eau de cette plage extrêmement froide même au cœur de l'été, ce qui surprend les visiteurs ne s'attendant pas à trouver la Méditerranée à cette température.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est un climat méditerranéen, avec une aridité forte, l'essentiel de l'humidité provenant de l'évaporation marine et de pluies d'automne et d'hiver, fortes mais séparées par de longs épisodes de sécheresse et ne profitant que très partiellement à la végétation à cause du ruissellement.

La moyenne de la pluviosité est de l’ordre de 600 mm par an et le cap Croisette, point d'entrée des calanques au Sud de Marseille, avec 360 mm en moyenne, est la zone la plus aride de France. La violence de certaines précipitations est extrême : ainsi Météo-France a relevé le 1er décembre 2003 une hauteur d'eau de 218 mm à Marseille et 235 mm à Cassis pour une pluie n'ayant duré que deux heures ; à comparer avec les 100 mm relevés par Météo France lors de l'orage du 17 mai 1971 sur la Dordogne, considéré comme remarquable.

Des températures élevées avec de très fortes variations de vents, mistral et vent du nord-ouest représentent 43 % des jours ventés et ceci a une grande implication sur l’évaporation et en particulier, au niveau du littoral.

Dans la zone marine, ces vents induisent des courants très forts et des remontées d’eaux profondes et lorsque le mistral a soufflé, on peut avoir en fonction des remontées d’eaux profondes, des variations de températures qui peuvent baisser en quelques heures de 23-25 °C à 13-15 °C, température des eaux profondes de la Méditerranée. Mais ce sont aussi ces remontées d’eaux profondes qui enrichissent la zone en minéraux et qui permettent une biodiversité qui peut assez bien se développer.

Panorama de la calanque de Sormiou. Au fond à gauche, l'île de Riou

Flore[modifier | modifier le code]

Le massif des calanques constitue un écosystème particulier. Le sol y est quasi inexistant, les falaises calcaires prolongées d'éboulis sont parcourues de très nombreuses failles et fissures dans lesquelles s'ancrent les racines des végétaux.

Cette xéricité associée aux embruns salés conditionne la subsistance d'une végétation adaptée : bruyère multiflore erica, coussins épineux de l'astragale de Marseille, laurier-tin, chêne kermès, salsepareille, pin d'Alep et genévrier accompagnent des espèces endémiques comme la fougère scolopendre ou l’herbe à Gouffé, qui est quasiment un des symboles des calanques.

Au total, on peut considérer que 83 espèces sont protégées nationalement ou régionalement, soit inscrites sur la liste des espèces menacées.

L’inventaire des habitats qui a été effectué dans le cadre des études de Natura 2000 recense vingt six habitats naturels auxquels il faut ajouter quarante habitats mixtes. Il y a quatre grands ensembles, les habitats rocheux avec les falaises et les éboulis, les habitats forestiers avec pinède climaciques, les habitats ouverts que sont les pelouses et les garrigues ainsi que les habitats littoraux. Il existe un cinquième ensemble d’habitats dont vous ne verrez pas d’images, strictement lié aux sources. Sa surface est très limitée, ce sont les habitats humides, ils sont rares et il faut donc les protéger très fortement.

Faune[modifier | modifier le code]

Un puffin cendré.

La faune des calanques est soit adaptée, le plus souvent et en particulier pour les insectes, soit relique comme l’aigle de Bonelli. Les oiseaux nicheurs sont remarquables et le massif abrite un très fort pourcentage d’oiseaux marins puisque 30 % de la population des puffins cendrés et des océanites tempêtes de France se trouvent dans ce massif, ainsi que 10 % des puffins de Méditerranée.

Pour les invertébrés, qui sont très bien adaptés au milieu, il s’agit soit de coléoptères comme le grand capricorne qui ont des élytres qui les protègent de la dessiccation, soit de lépidoptères, c'est-à-dire des papillons et surtout de micros papillons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Activité[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Calanque de Sugiton (en haut à gauche : la Grande Candelle, au fond les falaises de Cassis)

En 2008, les calanques ont reçu deux millions de visiteurs, à terre et en mer. C'est pourquoi, après des années d'une difficile gestation, le parc national des Calanques est créé en avril 2012, devenant ainsi le 10e parc national français[5].

Avec 158 100 hectares, il est ainsi le premier parc périurbain, maritime (à 90 %) et terrestre d’Europe. Seuls deux autres parc nationaux de cette envergure existent dans le monde : celui du Cap en Afrique du Sud et celui de Sydney en Australie[réf. souhaitée].

Site de promenade et randonnée[modifier | modifier le code]

Le massif attire toute l'année de nombreux visiteurs et randonneurs grâce au vaste choix de sentiers accrochés entre la mer et les reliefs tortueux. Le GR 51 traverse le massif des Calanques d'ouest en est. Cet espace préservé à proximité de villes importantes concrétise les problèmes de surfréquentation en milieu naturel fragile.

Comme le précise la carte IGN de loisirs « les calanques de Marseille à Cassis », bien qu'en bord de mer, le massif des Calanques présente des risques similaires à ceux d'un terrain de montagne : les chemins sont escarpés, certains passages sont risqués pour un marcheur inexpérimenté, d'autres sont vertigineux et dangereux en cas de mistral (risque de déstabilisation par le vent sur les crêtes). Aucun point d'eau et peu d'ombre existent sur tout le massif.

De la calanque de Callelongue, jusqu'à Cassis, il faut compter 20 km et 11 heures de marche pour un marcheur confirmé sur des sentiers, pour faire toutes les calanques. Les panneaux d'indication sont rares et seules des marques de peinture indiquent les sentiers de randonnée. Seules les calanques de Callellongue, Sormiou, Morgiou sont habitées et accessibles par route. Il est également possible à partir des calanques de Callellongue, Sormiou, Morgiou, Sugiton, de rejoindre les transports publics, exploités par la Régie des transports de Marseille. Cassis étant un point de départ important pour visiter les calanques en partant de Port-Miou.

En raison des risques d'incendie, l'accès aux massifs sensibles de l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône est restreint durant l'été (accès limité en période de forte chaleur, interdiction totale en cas de vent, etc.) Chaque année, un arrêté préfectoral définit la durée et la nature des interdictions, qui sont ensuite modulées jour après jour en fonction des conditions météorologiques[6].

Escalade[modifier | modifier le code]

Falaises de la calanque d'En-Vau.

Les falaises calcaires des Calanques sont un site d'escalade dès la fin du XIXe siècle, marqué par l'ascension en 1879 du sommet de la Grande Candelle par le consul britannique Francis W. Mark. Dès cette époque, elles deviennent un terrain d'entrainement à l'alpinisme pour les Excursionnistes marseillais et la section locale du Club alpin. Les principaux sommets et aiguilles sont alors gravis, puis dans les années 1920 de grandes voies sont ouvertes sur les arêtes, telles l’arête de la Cordée ou l’arête de Marseille.

À partir des années 1930, des voies difficiles sont ouvertes et des alpinistes marseillais comme Gaston Rébuffat (1921-1985) ou Georges Livanos (1923-2004) s'illustrent dans de célèbres ascensions alpines. Ultérieurement, des voies extrêmement techniques sont ouvertes en escalade artificielle, à l'exemple de La Directe (1952) sur la paroi surplombante de la Concave[7].

À partir des années 1980, de très nombreuses voies sont équipées pour l'escalade sportive et des grimpeurs français s'illustrent dans des voies libres de plus en plus difficiles, à l'exemple de Patrick Edlinger dans Nymphodalle (7c, 1979), jusqu'au neuvième degré avec François Legrand dans Robi in The Sky (9a, 2000)[7]. L'équipement de nouvelles voies continue les décennies suivantes, jusqu'à la création du parc national qui instaure une interdiction d'équiper de nouvelles voies et des mesures de protection de la faune et flore (sentiers d'accès, falaises de nidification).

Avec environ 3 400 voies répertoriées (2 400 sportives et 1 000 d'aventure), des accès faciles et un climat favorable en toutes saisons[8], les Calanques sont aujourd'hui l'un des plus célèbres sites d'escalade en France et elles sont également renommées auprès de grimpeurs étrangers.

Plongée sous-marine[modifier | modifier le code]

Île Maïre, lieu réputé de plongée

Le littoral des Calanques est un lieu réputé pour la plongée sous-marine.

La grotte Cosquer est située au-dessus du niveau de la mer, sous la pointe de Morgiou, mais son entrée est à -37 m de fond, un long boyau remontant vers la grotte. À la suite d'un accident mortel de plongée, cette entrée est interdite. Ses parois sont ornées de peintures et gravures datant de 27 000 à 19 000 ans avant J.-C. et représentent des animaux terrestres (bisons, bouquetins, chevaux…) aussi bien que marins (phoques, pingouins, etc.) L'entrée aujourd'hui immergée était située à près de cent mètres au-dessus du niveau de la mer à l'époque où les dessins et empreintes furent exécutés, pendant la régression marine provoquée par la dernière glaciation.

Devant le massif des calanques de Marseille, deux épaves romaines ont été fouillées lors d'une des premières grandes campagnes de la Calypso du Commandant Cousteau, au pied de l'îlot du Grand-Congloué. Récemment a été retrouvée au pied de l'île Jarre l'épave du navire qui apporta à Marseille la peste de 1720.

À un demi-mille à l'est de l'île de Riou, devant le massif, l'association Aéro-Relic et la société marseillaise Comex ont en 2003 remonté à la surface l'épave de l'avion militaire de type Lockheed P-38 Lightning du célèbre écrivain-aviateur Antoine de Saint-Exupéry, disparu le 31 juillet 1944 lors d'une mission de reconnaissance préparant le débarquement des Alliés (15 août) sur les côtes de Provence.

Les amateurs de plongée peuvent descendre visiter l'épave du paquebot Liban, échoué contre le tombant de l'île Maïre, à l'extrémité ouest du massif.

Kayak[modifier | modifier le code]

Rien de tel que le kayak pour se glisser en silence dans tous les recoins des calanques, découvrir les grottes cachées et observer les oiseaux qui nichent dans les falaises. De nombreux prestataires proposent des sorties à la demi-journée, à la journée ainsi que des raids sur plusieurs jours à partir de Marseille, ainsi que de Cassis.

Le naturisme[modifier | modifier le code]

Le naturisme, phénomène social contemporain en plein développement, est apparu en 1929 dans les calanques de Marseille dans le contexte des conférences et publications d'un médecin marseillais, le docteur Joseph Poucel (1881-1971), hygiéniste réputé, et l'un des pionniers du naturisme français. Sans autorisation officielle comme sans interdiction, le naturisme est pratiqué aujourd'hui en de nombreux points des calanques, depuis l'entrée du massif jusqu'à Port-Pin, en passant par la Lèque, au pied de la calanque de l'œil de verre, et même à l'intérieur du massif par certains adeptes de la randonnue. Un des lieux les plus connus, la calanque des Pierres-tombées, située à côté de celle de Sugiton, a été en février 2006 le lieu d'un éboulement mortel et est en grande partie abandonnée ; l'arrêté municipal interdisant l'accès au site des Pierres Tombées semble avoir été rapporté ; en tous cas, il n'en est plus fait mention à Luminy à l'entrée du chemin qui y mène. Cela étant, tous les connaisseurs du massif soulignent depuis longtemps la dangerosité du secteur des Pierres Tombées, la dalle de la Lèque située un peu plus loin à l'est restant saine.

Gestion du massif[modifier | modifier le code]

L'essentiel des Calanques se trouvent sur le territoire communal de la ville de Marseille (8e et 9e arrondissements). Seule la calanque de Port-Miou est sur le territoire de la commune de Cassis.

Protection au titre des sites classés[modifier | modifier le code]

Le massif des Calanques et l’archipel de Riou forment un site classé depuis 1975 pour la terre, et depuis 1976 pour la bande maritime des 500 mètres. La surface de l’ensemble du site est d’environ 7 200 hectares 5 585 terrestre et 2 207 marin[9].

Dans le courant de l'année 2007, l’ONF et la Fédération française de la montagne et de l'escalade (Comité départemental 13) ont mis en place un nouveau schéma d’accès aux voies d’escalade du site de la Candelle, dans le but de « concilier la pratique de l’escalade avec la protection des milieux naturels remarquables »[10].

Le GIP des Calanques[modifier | modifier le code]

85 % du massif appartenant à des propriétaires publics, un groupement d'intérêt public (GIP)[11] a été créé par l'État, la ville de Marseille, le département des Bouches-du-Rhône, la région PACA, les associations et les propriétaires privés, le 17 décembre 1999.

Son objet était double : concertation sur les mesures de protection, et préparation du projet de parc national des Calanques. Le GIP des Calanques, constitué pour huit ans, a été la première structure dans le domaine de l’environnement. Son action s'est terminée avec la création du parc en 2012.

Le parc national des Calanques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc national des Calanques.

Depuis le 18 avril 2012, par décret du Premier ministre, l'ensemble du site intègre le nouveau parc national français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa proximité de Cassis a fait que de nombreux touristes ont appelé cette calanque, puis toutes les voisines, les « calanques de Cassis », alors qu'elles sont toutes, sauf la calanque de Port-Miou, sur le territoire de la commune de Marseille.
  2. J. Collina-Girard, université de Provence
  3. thèse de Thomas Cavalera (université Saint-Charles, Marseille), dirigée par le géographe Éric Gilli (université Paris-VIII)
  4. Source National Geographic éd. française n° 95 août 2007
  5. Rendez vous aux calanques grecques, enquête du mensuel provençal le Ravi, mars 2013
  6. Carte d'accès aux massifs durant la période estivale
  7. a et b Bernard 2004, p. 22-23
  8. Bernard 2004, p. 4
  9. Décret de 1975 et 1976
  10. Communiqué de presse du 3 juin 2008, sur le site de l'ONF
  11. Un GIP associe des personnes publiques (État, collectivités locales…) et des personnes privées (associations, particuliers…) et peut intervenir dans le domaine de la protection et de la gestion de l’environnement depuis la loi relative au renforcement de la protection de l’environnement de 1995.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]