Banon (Alpes-de-Haute-Provence)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Banon.
Banon
Le village perché de Banon
Le village perché de Banon
Blason de Banon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Banon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Banon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Philippe Wagner
2014-2020
Code postal 04150
Code commune 04018
Démographie
Population
municipale
1 061 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 20″ N 5° 37′ 43″ E / 44.0388888889, 5.6286111111144° 02′ 20″ Nord 5° 37′ 43″ Est / 44.0388888889, 5.62861111111  
Altitude Min. 540 m – Max. 1 093 m
Superficie 39,81 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Banon

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Banon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Banon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Banon

Banon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Village perché aujourd’hui descendu dans la plaine, Banon possède une forte identité culturelle. Sa population connait une forte baisse entre 1841 et 1962 due à l’exode rural, malgré les différentes cultures spéculatives (soie, truffes, lavande), mais a à nouveau dépassé la barre des mille habitants depuis le début des années 2000. Actuellement, l’agriculture joue encore un rôle important, avec des productions labellisées comme le fromage banon et la lavande. L’activité économique est tirée par le tourisme, qui bénéficie d’une campagne déserte, d’un climat ensoleillé et de la proximité du Luberon et la librairie le Bleuet, une des plus grandes de France.

Ses habitants sont appelés les Banonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Banon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est adossé au plateau d'Albion, entre la Montagne de Lure et le Ventoux à 25 kilomètres au nord-ouest de Forcalquier et à 760 m d’altitude, sur un site perché dominant la vallée du Coulon[2]. Bien qu'implanté en hauteur, il est protégé du vent du nord par un versant de montagne[3].

Les communes limitrophes de Banon sont La Rochegiron, Saumane, Lardiers, L'Hospitalet, Ongles, Revest-des-Brousses, Vachères, Simiane-la-Rotonde, Montsalier et Redortiers.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le calcaire, datant du Crétacé, est la principale roche présente sur la commune ; dans le vallon de la Riaille, il s’agit de calcaire du Barrémien. Il est utilisé pour bâtir, et plus spécialement les chaînages, encadrements et bas de murs ; il est aussi utilisé pour les fontaines[4]. Les dépressions orientées SSO-NNE et SSE-NNO sont elles formées de marnes et de sables grèseux du Crétacé supérieur[5]. Les roches calcaires, poreuses, laissent l’eau s’infiltrer jusqu’à un substrat de marnes néocomiennes[5] ; ces infiltrations creusent la roche, provoquant la formation de gouffres (ou avens), dont l’aven de Belette. Les eaux y circulent à une vitesse de 77 m/h[6].

Relief[modifier | modifier le code]

Sommets :

  • Crou de Bane ou Grou de Banc (1 092 m) ;
  • la crête de Gamby (883 m).
La vallée, vue du haut de Banon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les rivières de Largue, du Calavon, et de Riaille traversent la commune.

Deux sources y naissent : celle du Touronnet et celle de Font-Crémat.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 271 ha de bois et forêts[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Banon est située en Haute-Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier.L'ensoleillement moyen s'établit à 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

Les stations météos proches de Banon sont situées à Saint-Christol, dans le Vaucluse, et un peu plus éloignée, à Forcalquier[7].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon est en zone 1a (risque très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Banon est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Banon n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[10] et le Dicrim n’existe pas non plus[11].

Transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus relient Banon aux communes de la région. Les communes desservies sont Apt, Forcalquier, Digne-les-Bains, Avignon, Manosque. Un réseau de bus est également mis en place les jours de marché (le mardi), vers les communes limitrophes.

L'aéroport et la gare TGV les plus proches se trouvent à Avignon.

Banon est desservi par la RD950, route reliant Saint-Trinit, dans le Vaucluse, à Forcalquier.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Granges-de-Dauban
  • le Largue

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au XIe siècle (castrum Banonni). Selon Charles Rostaing, le nom est formé sur la racine oronymique (désignant une hauteur) * BAN et signifiant corne, pointe. Selon cet auteur, ce toponyme est antérieur aux Gaulois[12],[13]. Il est suivi par le couple Fénié[14] et Claude Martel, pour qui cette explication s’applique aussi au Grou de Bane[15]. Selon Ernest Nègre, Banon vient d’un nom propre germanique, Bano[16].

Banon, en vivaro-alpin et en provençal se dit et s'écrit Banon dans la norme classique et Banoun dans la norme mistralienne.

Trois éléments principaux expliquent la toponymie de la commune : le relief, entre plateau d’Albion et montagne de Lure, sa situation dans l’aire linguistique occitane et, bien sur, l’aménagement humain du territoire. Le relief est donc très présent : le Pié d’Enroux est formé sur une évolution locale du latin podium, hauteur[17]. Le pey de Peymian a la même origine, le nom de cette colline signifiant la montagne du milieu[17]. Le nom du Puy de Salve est formé sur l’évolution la plus courante en France de podium, et on trouve aussi la Crête de Gamby. La Coueste Chaude (à l’Ouest du village) est le versant d’une montagne, dérivé occitan du français côte[18] ; d’autres toponymes sont formés à partir des termes adret (versant ensoleillé d’une montagne) et ubac (versant ombragé) : on a ainsi l’Adret et l’Ubac du Grou de Ban, et le hameau de l’Adrech au pied du Grou ; la ferme de l’Ubac au pied du Pié d’Enroux ; la Combe de Vaux est un doublet pléonastique pour désigner une vallée.

Le travail de l’érosion hydraulique sur les roches calcaires a créé des avens, dont au moins un reçoit un nom spécifique, l’Aven de Goutin. Amplifiée par la déforestation, la même érosion arrache des quantités importantes de pierres aux versants des montagnes, et les dépose sur les plaines, recouvrant parfois les terres cultivables : c’est l’origine du nom des Gravières, au sud du village[19].

Les zones en hauteur relativement planes et cultivables sont appelées plaines, même si elles sont sur une montagne : ce toponyme est utilisé aux Plaines (en limite nord de la commune) et pour le hameau des Plaines en limite sud, en ruines (avec au-dessus de ces Plaines, le toponyme le Nord des Plaines)[19]. Le Plan, quant à lui, est une petite plaine[19].

L’eau est présente aussi dans la toponymie : on a ainsi la source dite Font des Petits, et une zone marécageuse, la Palud[19]. Un vallon porte le nom d’Aiguebelle (« belle eau »), la référence à l’eau est plutôt rare dans la toponymie de cette région sèche[20].

Le terme grange désigne dans la région une ferme isolée : ce toponyme est présent à la Grange (en limite nord de la commune), encore une fois à la Grange (aux abords du village) et pour les Granges de Dauban[19]. La colline qui surplombe le village est appelée le Défens : il s’agit d’une zone, possédée par le seigneur ou la communauté, où les troupeaux étaient interdits[19]. Le Clos de Gardon est une zone cultivable, dont le produit de l’épierrement a servi à clore les champs et les prés d’un mur de pierre sèche[19]. Les Chastellas indique une fortification d’altitude[19] (ce qui est confirmé par les fouilles, voir plus bas), et la Tuilerie un atelier de production de tuiles postérieur au XVIIIe siècle (auparavant on utilisait le terme tuilière)[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune est fréquentée à l’époque préhistorique : les découvertes du Paléolithique sont assez nombreuses[21].

Deux oppidum se trouvent aux Mures et au Chastellard. À Font-Crémat, une villa gallo-romaine et une nécropole ont été découvertes. Un trésor de 700 deniers allant de Néron à Géta a été découvert dans un vase, en 1909[22], en dehors de nombreuses découvertes isolées[23]. Pendant de la Pax Romana, des ateliers de transformation du fer s’implantent sur le territoire de la commune[24]. Pendant tout cette période, le territoire de Banon fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[25].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est fortifié au XIe siècle (c’est le castrum banonum des chartes de l’époque)[27]. Au Moyen Âge, l’église Notre-Dame dépendait de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à cette église[28] et ceux de la chapelle Saint-Hilaire (disparue) revenaient à l’abbaye de Sénanque[29].

Le fief des Simiane (du XIIe siècle à la révolution de 1789) est dévasté par Raymond de Turenne (1391). La communauté de Banon relevait de la viguerie de Forcalquier[29].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Une foire se tient à Banon au XVIIIe siècle[30].

Un moulin à vent existait à Banon (probablement postérieur au XVIIe siècle) (ses ruines se trouvent près du Clos de Gardon)[31].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[32]. Le château médiéval est rasé à la Révolution[31].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 17 habitants de Banon sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[33].

Comme de nombreuses communes du département, Banon se dote d’écoles bien avant les lois Ferry. L’habitat dispersé la conduit à doubler l’équipement, avec en 1863, deux écoles, installées au chef-lieu et au village du Largue, aux deux extrémités est et ouest de la commune. Ces écoles dispensent une instruction primaire aux garçons[34] et aux filles : la loi Falloux (1851) impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[35]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour reconstruire l’école du village du Largue, et pour en construire une nouvelle aux Granges de Dauban[36].

Le village commence à se déplacer au courant du XIXe siècle : les habitants commencent à abandonner l’habitat serré des hauteurs pour construire leurs maisons à proximité du carrefour des routes de Sisteron, Apt, Manosque et Forcalquier, vers 1840-1880. Cette nouvelle agglomération est appelée la Bourgade[27]. L’ancien village n’est pas abandonné immédiatement, puisque l’église y est agrandie, l’hôpital est construit sur les hauteurs. Mais en 1887, le collège est construit dans le nouveau village[31], sur la place du Marché[27]. En 1905, c’est la fontaine à jet d’eau[27] de la source des Brieux, alimentée par un aqueduc souterrain de 3 km[37], qui est construite dans le nouveau village. Par la suite, toutes les nouvelles constructions, privées ou collectives, se font dans le village du bas (église en 1911, hôpital en 1930), et dans les années 1950, on commence à convertir les vergers en zone pavillonnaire[31].

Au XXe siècle, la culture de la lavande s’implante et une distillerie est créée[38].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la gendarmerie est déménagée à Forcalquier[39].

Article détaillé : Maquis Ventoux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Charles Vial[40]    
         
mars 1983 mars 2001 Jacques Blanc    
mars 2001 mars 2008 Claude Barthe    
mars 2008 mars 2014 Cyrille Prache[41] ,[42]DVD[43]  
mars 2014   Philippe Wagner    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Banon fait partie de la Communauté de communes du Pays de Banon, qui regroupe 12 communes.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Banon en 2009[44]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,80 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,00 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 44,50 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 9,40 %* 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[45]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Banon comptait 1061 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015 pour Banon). Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
46 feux 848 1 004 945 1 163 1 272 1 337 1 316 1 373 1 352
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 307 1 266 1 260 1 172 1 163 1 234 1 206 1 159 1 083 1 039
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 018 1 017 1 005 879 783 746 735 737 676 664
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2011 - -
767 850 973 940 878 1 027 1 070 1 061 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[46], EHESS jusqu'en 1962[47], Insee à partir de 1968[48],[49],[50],[51].)


L’histoire démographique de Banon, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1954, après plus d’un siècle de baisse, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[52]. Le mouvement s’inverse cependant dès les années 1960, avec une croissance de 50 % en un demi-siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de deux établissements d’enseignement :

  • une école primaire[53] ;
  • le collège du Pays de Banon[54].

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs clubs sportifs sont présents sur la commune, dans les domaines variés comme la boxe, le badminton, le handball, le judo, le parapente ou les activités de randonnées, pédestres ou équestres.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs praticiens de santé sont présents à Banon : 3 kinésithérapeutes, 4 médecins, 2 ostéopathes et une pharmacie,

Banon dispose d'un hôpital rural de 68 lits, construit entre 1984 et 1985. Cet hôpital dispose aujourd'hui, d'un service de soins de suite et de réadaptation indifférencié de 20 lits, d'un EHPAD de 48 lits et d'un Service de Soins Infirmiers A Domicile (SSIAD) de 25 places. Cet édifice se dresse sur l'emplacement d'un ancien hospice construit par des donateurs appartenant à de vieilles familles locales. Il est servi par une soixantaine de soignants ou agents administratifs et est le premier employeur de la commune.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs services publics, dont :

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure, et le culte catholique est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[55].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s'élevait à 435 personnes, dont 68 chômeurs[56] (50 fin 2011[57]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (75 %)[58] et travaillent majoritairement dans la commune (62 %)[58]. L’agriculture est encore très présente avec 32 établissements actifs en 2010[59]. L'industrie et la construction emploient 19 % des actifs, et les services et l'administration, un peu plus de 80 %[59].

Au 1er janvier 2011, les établissements actifs dans la commune relèvent principalement du secteur tertiaire (231 des 287 établissements)[59].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 32 établissements au sens de l’Insee[59], et 16 exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture. Ce nombre est en forte baisse dans les années 2000, passant de 27 à 16 en 10 ans[60]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement décru, passant de 2 043 ha à 1 207 ha, dont 1006 hectares de grandes cultures. Cette surface a doublé au cours des années 2000[60]. Par contre, les établissements pratiquant la polyculture ont disparu, l’élevage ovin et les cultures permanentes (arboricultures diverses (fruits, trufffes), lavandin) représentant le reste des cultures[60].

La vigne, composante de la triade méditerranéenne est présente anciennement à Banon. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectare de vigne produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, une petite quantité étant commercialisée sur le marché régional. Actuellement, les surfaces exploitées sont symboliques[61].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 31 établissements, employant 55 salariés[59].

Banon est devenu célèbre par ses petits fromages de chèvre enveloppés dans une feuille de châtaignier sèche et attachés d'une ficelle de rafia.

La fromagerie de Banon emploie 38 salariés[62]. Plus de 600 000 fromages y sont produits chaque année. Le Banon est le seul fromage appellation d'origine contrôlée de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.[réf. nécessaire]

Les mines de phosphates ont fermé, mais la carrière exploitée par Carrières de Haute-Provence transforme toujours le calcaire local en granulats[63].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 75 établissements (avec 75 emplois salariés), auxquels s'ajoutent les 35 établissements du secteur administratif, sanitaire et social et de l’enseignement (salariant 156 personnes)[59].

Le village se distingue par l'une des plus grandes librairies indépendantes de France, Le Bleuet, qui propose plus de 100 000 titres en rayon.

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis pour un habitant[64], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[65]. La proximité du Parc naturel régional du Luberon dynamise ce secteur d'activité sur la commune. Dépourvue d’hôtel[66],[67], la commune est néanmoins dotée de plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique :

  • un camping à la ferme[68] et un camping classé trois étoiles[69] disposant de 94 emplacements[67] ;
  • de nombreux meublés[70],[71].

Les résidences secondaires apportent une capacité d'accueil non négligeable[72] (148 résidences secondaires[73]).

Librairie Le Bleuet à Banon.

Une grande variété de commerces est présente sur la commune :

  • un bureau d'assurances,
  • une agence immobilière,
  • plusieurs garages et commerces automobiles (secteur qui emploie 39 salariés[59]),
  • 2 banques,
  • divers restaurants, bars et cafés,
  • divers commerces d'alimentations,
  • plusieurs librairies et points presse, dont la librairie Le Bleuet, l'une des plus grandes de France,
  • une bijouterie,
  • un fleuriste.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porte du XIVe siècle et calade.

L’enceinte fortifiée du XVe siècle subsiste en partie, avec notamment la porte du XIVe siècle défendue par une bretèche[74],[75] (construite en 1600 selon la DRAC et inscrite comme monument historique[76]). Quelques vestiges des fondations et des tronçons de tours subsistent également[77].

Dans le vieux village, l’ancien hôtel-Dieu, d’architecture archaïque et datant de 1850[78], a été restauré et les ruelles à arcades sont bordées de maisons du XVIe siècle, dont quelques-unes comportent des éléments d’architecture bois. Certaines ont des devantures anciennes en pierre, de style médiéval mais datant des XVIIe et XVIIIe siècles[79]. Dans le haut du village, une maison sous laquelle la rue passe possède une grande cheminée dont le manteau est ornée d'une gypserie datant du début du XVIIe siècle, ornée notamment d’une frise à deux lions allongés[80]. À l’écart du village, gouffre du Caladaire.

L’un des deux pigeonniers qui subsistent à la particularité d’être collectif. Les tours de deux anciens moulins à vent sont conservées, au Vieux Montsalier et à la ferme Notre-Dame[81]. Une des rares cheminées d’usine (d’une briqueterie) du département est située à Banon[82].

L’habitat dispersé explique la présence de nombreuses chapelles, et de deux paroisses au XIXe siècle[29]. Banon possède deux églises paroissiales : l’église Saint-Marc est située au sommet du bourg ; elle est de style roman et date de 1652[83]. Elle abrite un ex-voto de 1864 représentant une femme couchée avec son époux priant la Vierge Marie[84]. L’église Saint-Just-et-Notre-Dame-des-Anges[46], ou église basse, située en bas du bourg, fut construite de 1909 à 1911. La voûte s’est effondrée en 1950 et a été remplacée par un plafond. Elle est dotée d’un petit clocher-tour[85].

Les nombreuses chapelles sont la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours[29] des Granges-de-Dauban (1769[86]) ; Saint-Marc, au Largue[29]. Au moins quatre autres chapelles ont disparu[29].

La chapelle Notre-Dame-des-Anges, isolée sur le plateau, date en partie de la fin du XIIIe siècle[87],[88]. Il est possible que sa fondation soit plus ancienne, étant implantée sur un lieu occupé à l’époque gallo-romaine[29]. Elle était d’abord appelée Sainte-Marie-du-Largue. L’abside est en cul-de-four, avec un chevet plat ; le chœur est encadré par deux chapelles. La voûte de la nef a probablement été refaite au XIXe siècle[87] au cours des nombreux travaux qu’elle subit sous le régime du Concordat. Deux chapelles latérales encadrent la travée de chœur[88]. La porte est surmontée de voussures appuyées sur des colonnettes. Deux statues d’anges portant des phylactères l’encadrent. Le clocher-mur est surmonté d’une statue de la Vierge Marie[88].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Banon

Blasonnement :
« coupé: au premier d'or à la croix de gueules, au second de gueules à la croix d'or »[89]

Banon et le cinéma[modifier | modifier le code]

Banon est le village où se déroule l'histoire de L'Homme qui plantait des arbres de Jean Giono. L'adaptation en film d'animation de Frédéric Back (1987) remporta un l’Oscar du meilleur court-métrage en 1988.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Banon », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Irène Magnaudeix et alii, Pays de Haute-Provence : de Lure au Luberon. Manosque, pays de Forcalquier, de la montagne de Lure au Luberon, guide de découverte par les chemins, ADRI/Les Alpes de Lumière, 1999, (ISBN 2-906924-25-3), (ISBN 2-906162-47-7), p. 24.
  4. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 21.
  5. a et b Irène Magnaudeix, op. cit., p. 74.
  6. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 75.
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  9. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 30 juin 2012.
  10. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 30 juin 2011.
  12. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 87.
  13. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 27.
  15. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale », in Guy Barruol, André de Réparaz, Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, collection « Les Alpes de Lumière », no 145-146, 2004, ISBN 2-906162-70-1, 320 p., p. 220.
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne) § 14367, p. 828.
  17. a et b Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale », in Barruol, Réparaz, Royer, op. cit., p. 219.
  18. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale », in Barruol, Réparaz, Royer, op. cit., p. 221.
  19. a, b, c, d, e, f, g, h et i Guy Barruol, Claude Martel, Jean-Yves Royer, « Glossaire lié à la topographie et à la toponymie de Lure », in Barruol, Réparaz, Royer, op. cit., p. 229.
  20. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 23.
  21. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 8-9.
  22. Raymond Collier, op. cit., p. 37.
  23. Raymond Collier, op. cit., p. 36.
  24. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 28.
  25. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  26. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, no 647, p. 531.
  27. a, b, c et d Irène Magnaudeix, op. cit., p. 85.
  28. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017h), carte 72.
  29. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Banon », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2010 (sic), consulté le 30 juin 2012.
  30. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  31. a, b, c et d Irène Magnaudeix, op. cit., p. 36.
  32. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  33. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  34. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  35. Labadie, op. cit., p. 16.
  36. Labadie, op. cit., p. 11.
  37. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 22.
  38. Irène Magnaudeix, op. cit., p. 91.
  39. Raymond Moulin, « La Résistance (1943-1944) », in Barruol, Réparaz et Royer, op. cit., p. 205.
  40. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  41. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013.
  42. François de Bouchony, « Le paysage avant la bataille », La Provence, 17 mars 2014, p. 3.
  43. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  44. « Impots locaux à Banon », taxes.com
  45. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  46. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 191.
  47. EHESS, notice communale de Banon sur la base de données Cassini, consultée le 23 juillet 2009.
  48. « Résultats du recensement de la population - Banon », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  49. « Recensement de la population au 1er janvier 2005 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  50. « Recensement de la population au 1er janvier 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  51. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  52. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  53. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  54. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  55. Secteur Montagne de Lure
  56. Insee, Dossier local - Commune : Banon (04018), p. 5.
  57. Insee, Dossier local, p. 8.
  58. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  59. a, b, c, d, e, f et g Insee, Dossier local, p. 16.
  60. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  61. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  62. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Fromagerie de Banon, consultée le 20 septembre 2012.
  63. Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, « Liste des carrières dans les Alpes de Haute Provence », mise à jour le 31 décembre 2011, consultée le 28 septembre 2012.
  64. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  65. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  66. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11.
  67. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  68. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 22.
  69. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 26.
  70. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  71. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  72. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  73. Insee, Dossier local, p. 17.
  74. Raymond Collier, op. cit., p. 305.
  75. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 163.
  76. Arrêté du 26 octobre 1927, « Portail féodal (ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 27 octobre 2008.
  77. Raymond Collier, op. cit., p. 299 et 309.
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 436.
  79. Raymond Collier, op. cit., p. 417.
  80. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p. 25.
  81. Raymond Collier, op. cit., p. 431-432.
  82. Raymond Collier, op. cit., p. 415.
  83. Raymond Collier, op. cit., p. 212.
  84. Raymond Collier, op. cit., p. 532.
  85. Raymond Collier, op. cit., p. 391.
  86. Raymond Collier, op. cit., p. 231.
  87. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 121.
  88. a, b et c Jean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, (ISBN 978-2-86004014-3), p. 29.
  89. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.