Sospel
| Sospel | ||||||
Vue sur Sospel. La Bévéra sous le Pont Vieux. |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||||
| Département | Alpes-Maritimes | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de Nice | |||||
| Canton | Canton de Sospel (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de la Riviera française | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Mario Lorenzi 2008-2014 |
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| Code postal | 06380 | |||||
| Code commune | 06136 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Sospellois | |||||
| Population municipale |
3 527 hab. (2010) | |||||
| Densité | 57 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 257 m — Max. 1 737 m | |||||
| Superficie | 62,39 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Sospel est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les « Sospellois ». En alpin sospellois, on dit Sospèr (prononcer Souspèr) et E Sospelencs pour ses habitants[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Sospel est située à 20 km de Menton, à environ 350 m d'altitude, aux portes du parc national du Mercantour. Avec son célèbre Pont vieux à péage, un pont fortifié datant du XIIIe siècle, un des derniers d'Europe, Sospel est un bourg médiéval tranquille sur le bord de la Bévéra.
Économie [modifier]
Histoire [modifier]
Du comté de Vintimille au comté de Provence [modifier]
Commune sous la tutelle des comtes de Vintimille au Moyen Âge, Sospel affirme très tôt son indépendance face aux revendications des comtes, qui furent forcés de faire acte d'allégeance à la république de Gênes qui avait des visées sur la région. Sospel cherche donc la protection du comté de Provence, seul contrepoids à l'hégémonie génoise.
Le 28 mars 1258, la cession de Sospel à la Provence est effective. Chef-lieu de viguerie, Sospel gagne en importance sur le plan administratif. Il existait en 1258 seulement 6 vigueries dans le comté de Provence : Marseille, Hyères, Draguignan, Nice, Grasse, Sospel (viguerie de Vintimille - Val de Lantosque) et 4 bailliages : Toulon, Saint-Maximin, Brignoles, Puget-Théniers. Il suffit de constater l'étendue de cette viguerie pour juger de l'importance de cette cité médiévale.
Le grand Schisme d'Occident permet à Sospel de devenir évêché dès 1378, en faisant pression sur le nouvel évêque de Vintimille, qui s'établit définitivement à Sospel. En représailles, le pape romain Urbain VI nomme un autre évêque à Vintimille. Un nouvel évêque, Pierre Marinaco, est nommé à Sospel en 1384, et ce dernier ayant été promu archevêque à Famagouste laisse le poste vacant. À la suite de l'élection d'un troisième souverain pontife en 1409 au concile de Pise (Alexandre V), l'église catholique romaine, en plein chaos, ne se soucie guère de trouver un remplaçant à Pierre Marinaco, et Sospel se retrouve donc sans évêque. Il faut attendre la fin de l'année 1411 pour que l'évêque de Vintimille pardonne à Sospel ses infidélités épiscopales pendant le schisme.
L'Acte de dédition à la Savoie [modifier]
Face à la guerre de succession pour la couronne provençale, déclenchée par l'assassinat de la reine Jeanne, Sospel, tout comme l'ensemble du comté de Nice, fait acte de dédition à la Savoie en 1388. S'ensuit pour Sospel une longue période de prospérité entrecoupée par de terribles épidémies de peste. L'allégeance des comtes de Tende (les célèbres Lascaris) au comte de Savoie permet enfin la libre circulation des marchandises entre Nice et Turin, pour le plus grand bénéfice de la communauté de Sospel. À partir de la seconde moitié du XVe siècle, l'hérésie vaudoise commence à s'implanter dans les vallées et de grands bûchers sont organisés, ce qui n'entrave nullement le commerce florissant. Mais un fait majeur remet tout en question à long terme : en décembre 1481, la Provence est rattachée à la France. Le comté de Piémont-Savoie fait connaissance avec un nouveau voisin : le puissant royaume de France.
Dès 1614 et jusqu'en 1796, Sospel est le siège de l'une des quatre préfectures du ressort du Sénat de Nice.
Sospel fut un village très important au Moyen Age avec le passage de la route du Sel (existence d'un château dont il reste encore quelques ruines). Présence également de nombreux alchimistes à l'époque.
Sospel pendant la Révolution française et le Premier Empire [modifier]
De la Restauration de 1815 au rattachement à la France [modifier]
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
Sospel était lors de la Seconde Guerre mondiale dans la zone libre. Un camp d'internement pour juifs italiens fut ouvert à Sospel[2] en fin 1942 et fermé en mai 1943.
Sospel aujourd'hui [modifier]
Sospel possède depuis 2000 une des seules sociétés bigophoniques encore en activité en France : les cougourdons sospellois[3].
Il en existait des centaines en Belgique et en France depuis le début des années 1880 jusqu'à la fin des années 1930.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 527 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Le Pont-Vieux est certainement le symbole et l’endroit le plus romantique de la ville. Ce pont fortifié enjambe la Bévéra qui coupe en deux parties la ville. Il fut bâti au début du XIIIe siècle sans doute en bois puis reconstruit en pierre en 1522[7]. Les deux arcs ont apparemment été remplacés en 1823 sur lesquelles la reconstruction a été basée. Sa tour centrale servait de poste de péage entre le Piémont et la Méditerranée de la fameuse route royale du sel entre Nice et Turin. Ses deux arches asymétriques permettaient à un système de canalisation d'acheminer l'eau vers les quartiers de la rive gauche[7]. Faisant le lien entre les deux rives de la Bévéra, sa tour servit d'habitation et abrita divers commerces jusqu'en 1960[7]. Il fut entièrement restauré par les Beaux-Arts en 1953 avec des matériaux utilisés sur place, après les dommages causes en octobre 1944 lors des combats pour la libération de la vallée. Il abrite actuellement dans sa tour le Cercle d’Études du Patrimoine sospellois.
- La cathédrale Saint Michel : située sur une place bordée de maisons aux arcades du Moyen Âge, elle est de style baroque, seul le clocher du XIe siècle est de l'époque lombarde. Le dessus de la façade est de l'époque pré-baroque roman. Les deux statues à l'intérieur des niches représentent les protecteurs de la ville de Sospel « Saint-Hippolyte et Saint-Absende ». Sur la gauche, à l'intérieur de la cathédrale, se dresse la « Vierge Immaculée de Sospel ». Ce retable à trois volets a été réalisé par François Bréa membre d'une famille de peintres niçois des XVe et début du XVIe siècles, et sur la droite le retable de la vierge de pitié en bois sculpté.
- La place Saint-Nicolas : ses maisons anciennes sur arcades, sa fontaine médiévale et son pavement de galets colorés. Elle mène par la rue de la République à la chapelle Sainte-Croix (lieu de concerts de musique baroque en été).
- A un kilomètre du centre du village, sur la route de Nice, le fort Saint-Roch est une véritable ville souterraine à 50 m de profondeur. Le fort faisait partie de la ligne Maginot des Alpes construite pendant les années 1930 dans la région. Cet ouvrage militaire a été conçu pour verrouiller la vallée de la Bévéra, couvrir le col de Brouis et la sortie du tunnel ferroviaire de Breil-sur-Roya. Un funiculaire transportant les munitions menait aux postes de tir et aux salles d'artillerie. Des périscopes permettent d'avoir une vue intéressante des environs.
- Hôtel du Golf, construit par l'architecte HANS GEORG TERSLING
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le théologien jésuite Théophile Raynaud (1584-1663) est né à Sospel.
- L’artiste peintre figurative Georgette Piccon (1920-2004), héritière du fauvisme, est née à Sospel.
- À gauche, en sortant de l’église, une maison sur arcades, le palais Ricci, porte une plaque de marbre rappelant que le pape Pie VII y logea le 10 août 1809 lorsque, sur les ordres de Napoléon Ier, il fut éloigné des États pontificaux et amené en France.
- La place Saint-Michel a fourni souvent le cadre de films en costumes (Un sac de billes, Le Masque de fer et le Fanfan la Tulipe avec Gérard Philipe, La proie etc.).
- Alfred Borriglione.
- Jules César Vachero (1586-1628), est né à Sospel.
Galerie [modifier]
Vie militaire [modifier]
Unités ayant été cantonnées à Sospel :
- 3e régiment d’infanterie alpine, 1939 - 1940.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- André Rolland de Denus indique dans son Dictionnaire (1889) Sospellitain pour seul gentilé mais à l'époque on appréciait avant tout les composés d'allure savante. La réédition (2004) du Petit Larousse 1906 indique encore Sospellitains. Le Petit Larousse 1985 n'indique aucun gentilé pour Sospel.
- À la fin de 1942, le camp de Sospel est ouvert, en réalité un hôtel et une caserne. Il fut fermé en mai et ses détenus furent transférés à Embrun et Modane. D’autres furent assignés à résidence à Digne, Vence, Guagno (en Corse), Saint-Martin de Vésubie, Barcelonnette, Moustier Sainte-Marie, Castellane, Enchastrayes et Château de Chavance , voir le paragraphe La France et la zone d’occupation italienne [1] .
- Déclaration au Journal Officiel le 1er juillet 2000 des cougourdons sospellois. Cette association est toujours active en 2011, voir son nom dans la liste des associations de la commune sur le site Internet officiel de Sospel.
- Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Panneau d'information sur le pont
- "Sospel, l'histoire d'une communauté" par Jean-Pierre Domérégo, Editions SERRE
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes des Alpes-Maritimes
- Anciennes communes des Alpes-Maritimes
- Tramway de Menton à Sospel
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Office du tourisme
- Sospel sur le site de l'Insee
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