Maine (province)

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Province du Maine

IXe siècle1790

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

La province du Maine (avec le Perche, qui dépendait du gouvernement du Mans).

Informations générales
Statut Province du royaume de France
Capitale Le Mans
Histoire et événements
IXe siècle Premier comte attesté : Rorgon Ier
1204 Philippe Auguste rattache le comté au domaine royal
1790 Suppression de la province du Maine
Comtes
(1er) 820-839 Rorgon Ier
(Dépossédé) 1199-1204 Jean sans Terre
Comtes en apanage
(1er) 1226-1232 Jean de France
(Der) 1472-1481 Charles V
Ducs en apanage
(1er) 1670-1736 Louis Auguste Ier
(Der) 1755-1775 Louis Charles Ier

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Maine est une région historique et culturelle française, correspondant à une ancienne province et dont la capitale est Le Mans. Le Maine fut aussi un comté puis un duché. Bien que la province ait disparu, le terme « Maine » est encore utilisé pour définir le territoire de la Sarthe et de la Mayenne. Le territoire du Maine correspond en effet à ces deux départements. Ils ont toutefois aussi reçu des territoires de l'Anjou et, dans le cas de la Sarthe, du Perche.

La province doit son nom au peuple gaulois des Cénomans. Le Maine, en tant que comté, apparaît au IXe siècle, à l'époque carolingienne. Il occupe une position stratégique, puisqu'il se trouve sur la frontière de la Bretagne, de la Normandie et de l'Anjou. Il sert donc d'État tampon jusqu'à la fin du Moyen Âge et connaît plusieurs guerres liées aux Capétiens et aux Plantagenêts. Il est rattaché au domaine royal en 1204 puis est disloqué en 1790 lors de la création des départements.

Le terme « Maine » est encore utilisé aujourd'hui par plusieurs institutions et entreprises, notamment dans la Sarthe, comme le quotidien Le Maine libre, l'Université du Maine, France Bleu Maine et le Parc naturel régional Normandie-Maine.

Le Maine couvre approximativement 10 000 km² et compte 800 000 habitants, appelés Mainiots et Mainiotes. En dehors de la capitale historique, Le Mans, les principales villes sont Laval, Sablé-sur-Sarthe, Mayenne, Mamers et La Ferté-Bernard.

Les autorités de l'état américain du Maine, initialement colonisé par les Français, reconnaissent officiellement le Maine français comme étant à l'origine du nom de leur État[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Maine.

Situation[modifier | modifier le code]

Le Maine se trouve au nord-ouest de la France, il est sans accès à la mer, mais Landivy, située au nord-ouest de la Mayenne, n'est qu'à une trentaine de kilomètres de la baie du Mont-Saint-Michel. Le Maine forme un rectangle irrégulier, orienté sur un axe est-ouest. À l'ouest, il est limitrophe de la Bretagne (actuelle région Bretagne), avec l'Ille-et-Vilaine, au nord du Perche et de la Normandie (actuelle Basse-Normandie), avec la Manche et l'Orne. À l'est, il est bordé par la Touraine et l'Orléanais (région Centre), avec l'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher. Enfin, au sud, le Maine est bordé par l'Anjou, qui correspond approximativement au Maine-et-Loire. Tout comme l'Anjou, le Maine se retrouve inclus dans Pays de la Loire. Il est au carrefour des routes reliant Paris à la Bretagne et la Normandie au Val de Loire.

Paysages[modifier | modifier le code]

Le mont Rochard, qui culmine à 357 mètres, vu depuis un étang.

Le Maine possède dans son ensemble un relief peu marqué, c'est une région de transition entre la Bretagne, la Normandie et l'Anjou, des régions très différentes. Le Maine est aussi formé de deux ensembles relativement distincts, avec le Haut-Maine (Sarthe) à l'est, et le Bas-Maine (Mayenne) à l'ouest. Le premier se trouve sur la zone de transition entre le bassin parisien et le massif armoricain, tandis que le second est intégralement situé sur le massif armoricain.

Le Bas-Maine est plus élevé en altitude que le Haut-Maine, mais cette distinction fait surtout une différence économique et démographique : le Haut-Maine est ainsi la partie où se trouve Le Mans[2].

Le Bas-Maine est composé de collines bocagères fortement domestiquées, de forêts, de quelques landes et de vallées calcaires encaissées à l'est, dans les Coëvrons[3]. Il est aussi marqué par quelques sommets, et son point culminant, le mont des Avaloirs, atteint 417 mètres. C'est le point le plus haut du massif armoricain ainsi que de tout le Grand Ouest français[4]. Le Haut-Maine se caractérise par un réseau de rivières très dense ainsi que par un territoire vallonné à l'ouest qui descend en openfield à l'est. Les paysages du sud, le long du Loir, se rapprochent de ceux du Val de Loire[5].

Géologie[modifier | modifier le code]

Paysage autour de Congé-sur-Orne.

Le Bas-Maine, qui fait partie du massif armoricain, a été formé au Paléozoïque, notamment grâce à l'activité volcanique, puis a été recouvert par des formations tertiaires diverses, notamment des alluvions dans les vallées fluviales. Le sous-sol est surtout constitué de schistes précambriens. Le nord et le centre du Maine, avec le mont des Avaloirs, la forêt de Pail, la forêt de Charnie et les Coëvrons, est principalement fait de grès du Silurien, mais on y trouve aussi des sous-sols calcaires karstiques. Le Bas-Maine est marqué dans son centre par le bassin sédimentaire de Laval, datant du Carbonifère et du Dévonien et qui s'étend d'est en ouest de Sablé-sur-Sarthe à Saint-Pierre-la-Cour. Similaire au bassin de Châteaulin dans le Finistère, il forme une zone de faiblesse au sein du massif armoricain, il est comprimé entre les blocs rigides mancellien au nord et rennais au sud[6]. Il est composé de schistes et de calcaires carbonifères formant des couches plissées. La chaux y a été abondamment exploitée, notamment à Louverné, Grez-en-Bouère et Saint-Pierre-la-Cour[4].

Le Haut-Maine possède un sous-sol typique du bassin parisien, mais il est altéré et irrégulier. Il n'y a par exemple aucune trace du Trias. Au nord, la forêt de Perseigne, qui culmine à 349 mètres, est un îlot avancé du massif armoricain. D'autres affleurements sont visibles à travers le territoire, comme des calcaires, des argiles et des marnes jurassiques, qui se sont formés lorsque le bassin était recouvert par la mer. Le Haut-Maine comprend aussi des régions sableuses, datant du Cénomanien, une période qui tient son nom de la ville du Mans[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bas-Maine est presque entièrement compris dans le bassin versant de la Mayenne, vaste de 4 358 km². La Mayenne est une rivière longue de 202 km qui prend sa source sur le versant nord du mont des Avaloirs, dans l'Orne. Elle descend ensuite vers Angers, où, avec la Sarthe et le Loir, elle forme la Maine, un affluent de la Loire. La Mayenne possède elle-même un certain nombre d'affluents, comme la Jouanne, la Colmont, l'Ernée et le Vicoin, qui drainent le territoire[7].

Le Haut-Maine forme de son côté un système parallèle, puisqu'il correspond au bassin de la Sarthe. Cette rivière longue de 313 km prend sa source dans le Perche puis descend, tout comme la Mayenne, vers Angers, où elle se jette dans la Maine. Elle possède elle-aussi de nombreux affluents, comme l'Huisne, la Vègre, l'Erve, la Vaige, et surtout le Loir, qui forme la frontière sud du Maine. Cette dernière rivière prend elle-aussi sa source dans le Perche et contribue elle-aussi aux eaux de la Maine à Angers.

La plupart des rivières du Maine sont donc tributaires de la Loire, mais l'extrémité nord-ouest du territoire fait aussi partie des bassins de la Sélune et du Couesnon, deux fleuves côtiers qui se jettent dans la Baie du Mont-Saint-Michel. Enfin, quelques territoires de l'ouest font partie du bassin de la Vilaine, qui y prend sa source.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Maine, grâce à la proximité de la Manche et de l'Atlantique, possède un climat océanique. Le temps est souvent humide, avec des températures régulières et modérées. Les températures extrêmes, -10°C en hiver et 32°C en été, sont rares. Les précipitations sont étalées sur l'année et sont donc rarement abondantes. Le centre et le sud du département reçoivent 60 à 70 cm d'eau par an. Le nord, au relief plus marqué, est aussi plus humide, tandis que l'est est plus continental, avec des amplitudes de températures plus importantes en hiver et en été[4].

Données pour Le Mans :

Relevé météorologique du Mans
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 1,5 2,8 4,9 8,2 11,3 13,1 12,6 10,5 7,6 3,8 1,9 6,6
Température moyenne (°C) 4,1 5 7,2 9,8 13,3 16,7 18,8 18,3 16 12,1 7,3 4,8 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,5 11,6 14,7 18,4 22 24,5 24 21,4 16,6 10,8 7,7 15,6
Record de froid (°C)
date du record
−18,2
1987
−17
1956
−11,3
1971
−4,9
1956
−3,7
1957
1,6
1975
3,9
1954
3,2
1956
−0,5
1952
−5,4
1997
−12
1956
−21
1964
−21
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
17,2
1975
21
1960
24,9
1955
30,3
1949
32,4
1953
37,1
2011
40,4
1952
40,5
2003
34,6
1961
29,7
1985
21,9
1955
18,3
1953
40,5
1952
Nombre de jours avec gel 12,1 10,8 9 3 0,5 0 0 0 0 1 6,9 11,1 54,3
Ensoleillement (h) 62,7 86,9 141,5 179,2 204 227,3 248,9 222,4 182 133,2 79,7 57,1 1 824,9
Précipitations (mm) 64,8 59,4 58,7 50,7 60,8 45,6 49,6 45,1 54,1 57,7 67,7 63,8 678
Source : Météo-France[8],[9] , Infoclimat.fr[10] et Linternaute.com[11]


Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Maine tient son nom des Cénomans, le peuple gaulois qui vivait dans l'actuelle Sarthe. Le Mans a la même origine, mais ce n'est pas le cas de la Maine, la rivière qui traverse Angers, ni du Maine-et-Loire. En effet, le nom de la rivière est une variante de « Mayenne », qui vient peut-être de la racine celte *mad (« faire irruption, se répandre »), ou du latin madere (« être mouillé, imbiber »), auquel s'ajoute le suffixe gaulois -uenna. L'ensemble signifierait « (eau) qui déborde », rappelant les eaux de la Loire qui remontent la rivière en période de crue[12].

Le nom de la province du Maine semble être à l'origine de celui de l'État américain du Maine. En tout cas cette étymologie a été officialisée par les autorités de l'État en 2001, lors de l'instauration d'une journée franco-américaine locale[13].

Origines préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Le dolmen des Erves à Sainte-Suzanne (Mayenne).

La région des Coëvrons, située au centre du Maine, est la plus riche en vestiges préhistoriques. Les traces les plus anciennes d'occupation humaine datent de 400 000 av. J.-C., soit pendant le Paléolithique inférieur. La vallée de l'Erve aux environs de Saulges semble ensuite avoir été occupée par l'Homme de Néanderthal, puisque des objets du Moustérien y ont été découverts. Ensuite, la région est régulièrement occupée au Paléolithique supérieur. Les communes de Thorigné-en-Charnie et Saint-Pierre-sur-Erve comprennent, dans un canyon calcaire, une trentaine de grottes et d'abris sous roche. Deux de ces grottes, la grotte Margot et Mayenne-Sciences, sont respectivement gravée et ornée. Le site de Saulges est surtout occupé pendant l'Aurignacien puis au Solutréen. Le Magdalénien et l'Azilien sont eux-aussi représentés, mais une occupation gravettienne n'est pas totalement confirmée[14]. La présence de l'homme de Néanderthal est par ailleurs attestée près de Sablé-sur-Sarthe.

L'enceinte gallo-romaine du Mans.

Au Néolithique, plusieurs mégalithes sont édifiés, comme le menhir de Saint-Thomas-de-Courceriers, le dolmen des Erves à Sainte-Suzanne (4 500 ans av. J.-C.), le dolmen de la Pierre couverte de Vaas, celui de Lhomme, etc. Pendant la Protohistoire, la région est envahie par les Celtes et le Bas-Maine est occupé par les Aulerques Diablintes tandis que le Haut-Maine devient le territoire des Cénomans. Les Diablites ont laissé plusieurs traces d'occupation, dont l'oppidum de Moulay, l'un des plus grands oppida de Gaule, qui était probablement leur capitale[15]. La capitale des Aulerques Cénomans était Vindunum, l'ancêtre du Mans.

Les Romains envahissent l'Ouest de la Gaule en 57 av. J.-C. Auguste place le Maine dans la Gaule lyonnaise et l'oppidum de Moulay des Diablintes est délaissé au profit d'une ville nouvelle, Noviodunum (actuelle Jublains). Les Gaulois avaient occupé le site depuis environ 450 av. J.-C. et y avaient fondé un sanctuaire en bois. Il est remplacé par un temple vers 66 ap. J.-C. Une vingtaine d'années plus tard, les Romains construisent un théâtre et Noviodunum devient une ville romaine à part entière. De son côté, Vindunum est conservée et réorganisée. À la fin du IIIe siècle, alors que les invasions barbares commencent, l'entrepôt fortifié de Jubains est probablement transformé en forteresse[16], tandis que Vindunum est fortifiée.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de Mayenne, fondé par les Carolingiens.

Pendant les invasions barbares, l'autorité romaine s'affaiblit et des révoltes éclatent régulièrement contre la pression fiscale. Noviodunum périclite et perd son statut de chef-lieu des Diablintes au Ve siècle. Son territoire est rattaché à celui des Cénomans, dont la capitale était Le Mans. Cette annexion est le premier acte fondateur du Maine. Noviodunum demeure toutefois occupée jusqu'à l'époque carolingienne, puis disparait totalement après 900, lors de la naissance de la ville de Mayenne[17].

Les Francs s'installent durablement dans la région au Ve siècle où ils cohabitent avec les Gallo-romains avant d'être assimilés. Au même moment, l'Armorique connaît une importante immigration de Bretons, venus de Grande-Bretagne. Ceux-ci établissent des petits royaumes ennemis des Francs[18]. Les guerres entre Francs et Bretons sont d'ailleurs fréquentes entre le VIe siècle et le IXe siècle, et le Maine est soumis à plusieurs attaques bretonnes. Pour sécuriser leur frontière, les Francs mettent en place la Marche de Bretagne, une zone tampon comprenant plusieurs forteresses et qui s'étale du Poitou à la Normandie[19].

Le gendre de Charlemagne, Rorgon (ou Roricon) Ier, est attesté comte du Maine en 833 et 839. Dans la seconde moitié du IXe siècle, le comté prend une importance stratégique en raison des incursions normandes et bretonnes. Le fils de Rorgon, Gauzfrid, comte du Maine, combat le roi des Bretons Salomon et participe à la bataille de Brissarthe (866) contre les Normands, aux côtés de Robert le Fort.

Parallèlement, au VIIIe et IXe siècles, il existe un duché du Mans (ducatus Cenomannicus) qui sert d'apanage pour plusieurs princes carolingiens et s’intègre dans le comté du Maine. Apparemment, ce duché est une sorte de marche, regroupant peut-être plusieurs comtés dont celui du Maine. Il s'étend en Basse-Normandie, jusqu'à la Seine. En 748, le maire du palais Pépin le Bref donne ce duché à son demi-frère Griffon. En 790, Charlemagne fait de même en faveur de son fils Charles le Jeune, avec le titre de roi. Le futur Charles le Chauve et le jeune Louis le Bègue sont aussi duc du Mans grâce à leur père. Au plus fort des invasions scandinaves, un certain Ragenold, mort en 885, est connu avec ce titre (Ragnoldus dux Cinnomanicus)[20]. Vers 895, le comté du Maine est arraché aux Rorgonides par Roger, gendre de Charles le Chauve et alliés des Robertiens.

Un État tampon entre Normandie et Anjou[modifier | modifier le code]

Le roi Raoul Ier aurait donné le comté en 924 au duc de Normandie Rollon[21].

À côté de la famille comtale, plusieurs dynasties locales apparaissent vers l'An Mil. En effet, les comtes offent des terres et des points stratégiques à de nouveaux seigneurs. De nombreux châteaux forts sont construits, notamment ceux de Laval, Sillé-le-Guillaume, Lassay, Château-Gontier et Sainte-Suzanne. Au même moment, des abbayes sont fondées par des religieux locaux, mais parfois aussi venus d'Aquitaine et d'Auvergne. Les plus grandes abbayes de l'époque sont celles de la la Roë, celle d'Étival, celle d'Évron et celle de Solesmes. Les moines défrichent de vastes étendues forestières et permettent un essor agricole. Au XIIe siècle, d'autres abbayes sont fondées par des membres de la famille comtale, comme celle de l'Épau.

Au XIe siècle, le comté du Maine est un enjeu entre les deux puissances montantes de l'époque : le comté d'Anjou et le duché de Normandie. Hugues III doit reconnaître la suzeraineté du comte Foulque III d'Anjou mais sans enfant, Herbert II est forcé de désigner dans son testament Guillaume le Conquérant comme son successeur. En 1063, ce dernier s'empare effectivement du Maine malgré l'opposition de plusieurs seigneurs (Hubert de Sainte-Suzanne, Geoffroy II de Mayenne). Son fils Robert Courteheuse est marié avec Marguerite du Maine († 1063), sœur d'Herbert II du Maine et devient, nominalement, comte du Maine après la mort de sa femme. Mais c'est Guillaume le Conquérant qui contrôle le territoire. Une dynastie vicomtale existait à la même époque au Mans.

Les Normands tiennent difficilement le Maine. Ils se heurtent à l'opposition des barons locaux comme Geoffroy II de Mayenne et à l'influence du comte d'Anjou Foulque le Réchin. En 1070, les Normands sont chassés par une révolte qui porta au pouvoir Azzo d'Este, le mari de Gersende du Maine, fille de Herbert Ier du Maine. Ils reviennent temporairement dans la capitale en 1073, en 1088, en 1098 et 1099. Élie de Beaugency, le neveu de Gersende du Maine, finit par s'imposer comme comte. Sa fille épouse le comte Foulque V d'Anjou qui récupère le Maine en 1110 à la mort d'Élie. Henri Beauclerc accepte de le reconnaître comte du Maine en contrepartie de la reconnaissance de la suzeraineté de la Normandie sur le Maine. Foulque V transmet le comté à son fils Geoffroy Plantagenêt. À la mort de Geoffroy, en 1151, son fils Henri déjà duc de Normandie depuis 1150, réunit enfin les trois régions.

Du XIIe siècle au XIIIe siècle, l'économie du Maine se développe et des villes comme Le Mans et Laval croissent de façon rapide.

Guerre de Cent-Ans et Guerres de religion[modifier | modifier le code]

En 1204, le roi Philippe Auguste s'attaque à l'empire Plantagenêt dirigé par Jean sans Terre. Le duché de Normandie est pris tandis que le sénéchal Guillaume des Roches s'empare pour le compte du roi de France de l'Anjou, de la Touraine et du Maine. Le Maine est définitivement rattaché à la France en 1328, lorsque Philippe de Valois, comte du Maine et d'Anjou, devient roi de France. En 1331, il est érigé en comté-pairie.

Après la bataille de Verneuil en 1424, les Anglais occupent le Maine, et Jean de Lancastre en prend le titre comtal. Les Anglais n'abandonnent le Mans qu'en 1448 et Fresnay en 1449.

Le comté de Laval a été créé en 1429, indépendamment du comté du Maine, par le roi Charles VII, avec une dépendance directe au royaume de France. En 1481, Charles V d'Anjou, comte du Maine et de Provence, lègue à sa mort ses états au roi de France Louis XI. Après la Bourgogne, ce dernier rattache ainsi un nouvel apanage à la Couronne de France. En 1508, l'écriture de la coutume du Maine est achevée. Le président du Parlement de Paris vient en personne au Mans lire le texte devant les trois états.

La guerre de Cent Ans laisse le Maine dans une situation économique difficile. Des villages sont en ruines et la population augmente rapidement alors que les terres à défricher se font de plus en plus rares. Les Guerres de religion, qui ont lieu pendant la seconde moitié du XVIe siècle, opposent des seigneurs locaux, comme le duc Charles de Mayenne, chef militaire de la Ligue, et Guy XIX de Laval, qui était Huguenot. Ces guerres freinent l'économie, et les activités ne reprennent totalement qu'en 1589, après la prise par Henri IV de la ville du Mans, tenue par les Protestants.

De 1600 à la Révolution[modifier | modifier le code]

De la fin du XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle, le Maine développe une économie basée sur la production textile. Le chanvre est cultivé et tissé dans le Haut-Maine, tandis que le Bas-Maine produit des toiles de lin. L'activité textile fait travailler un grand nombre de personnes, des paysans, aux tisserands et aux négociants. Les toiles de lin de Laval et le chanvre du Haut-Maine sont exportés jusqu'en Amérique. À la même époque, le Maine s'industrialise et un grand nombre de fours à chaux apparaissent, notamment autour de Laval, où les carrières de chaux sont nombreuses. Le Mans se spécialise dans la fabrication de bougies, Sablé-sur-Sarthe dans l'extraction du marbre, et localement, des petites villes et des villages développent le tannage, la boissellerie, la verrerie et la métallurgie. Ces deux dernières activités sont de grandes consommatrices de bois et contribuent à la disparition des forêts. Dans le Bas-Maine, celles-ci ont obtenu leur taille actuelle dès le XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, la métallurgie prend de l'ampleur et les froges mainiotes produisent des poêles, des clous, du fer plié ou de la fonte moulée. Les plus grandes emploient des centaines d'ouvriers[22].

Le comté du Maine, attribué en apanage depuis 1328 à divers membres de la famille royale de France, devient un duché en 1670. Il est alors offert à Louis-Auguste de Bourbon, fils légitimé de Louis XIV et Madame de Montespan. Le rendez-vous de chasse du duc du Maine près du Montparnasse a d'ailleurs donné son nom à l'avenue du Maine, à Paris.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La bataille du Mans en 1793.

Le Maine disparaît au début de la Révolution française, en même temps que toutes les autres provinces françaises. La Mayenne et la Sarthe, comme 81 autres départements, sont créés le 4 mars 1790. Le Haut-Maine, centré sur Le Mans, devient la Sarthe, et le Bas-Maine, centré sur Laval, devient la Mayenne. L'Anjou, situé au sud, étant trop grand pour former un seul département, est diminué et devient le Maine-et-Loire (d'abord appelé « Mayenne-et-Loire »). Des parties sont cédées à l'Indre-et-Loire, à la Vienne et aux Deux-Sèvres, et la frange nord est répartie entre la Mayenne et la Sarthe. La Sarthe reçoit la région de La Flèche, et la Mayenne celle de Craon et Château-Gontier. Le lin étant un trait marquant de l'économie mayennaise, sa limite méridionale de culture sert à déterminer la frontière entre la Mayenne et le Maine-et-Loire[23].

La constitution civile du clergé et l'instauration de la conscription mécontentent une grande part de la population. La Chouannerie, une guerre civile qui oppose royalistes et républicains à partir de 1792, naît en partie grâce à Jean Cottereau, dit Jean Chouan, originaire de Saint-Ouen-des-Toits en Mayenne. Il prend la tête du mouvement royaliste local et mène plusieurs batailles contre la Garde nationale, par exemple au Bourgneuf-la-Forêt. En 1793, la région connaît une certaine accalmie, mais au sud de la Loire, la guerre de Vendée est toujours en cours. Les royalistes vendéens, qui souhaitent obtenir du renfort d'Angleterre, tentent d'atteindre la côte normande et lancent la virée de Galerne. Avec l'aide des Chouans, ils traversent facilement la Mayenne, remportant des victoires à Laval, Entrammes ou Ernée, mais à Dol-de-Bretagne, les républicains mettent les Vendéens en déroute. Ils retraversent la Mayenne vers le sud puis ils perdent le siège d'Angers. Ils retentent alors une expédition vers le nord mais sont à nouveau défaits à l'issue de la bataille du Mans. Les Chouans poursuivent toutefois leur guérilla jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Napoléon.

Depuis 1800[modifier | modifier le code]

L'écluse et le viaduc de Mayenne au début du XXe siècle.

Au XIXe siècle, le Maine connaît d'importants changements économiques. D'abord, les forges et les fours à chaux cessent de consommer le bois des forêts et utilisent la houille. La Sarthe voit apparaître les premières grandes forges industrielles après 1810. L'extraction de la chaux devient elle-aussi de plus en plus importante, notamment autour de Laval. On dénombre ainsi 247 fours en Mayenne en 1872 et la chaux ainsi produite permet de mettre en valeur les terrains agricoles pauvres. Toutefois, l'activité périclite vers 1890, à cause de l'arrivée des engrais chimiques. Grâce à la chaux puis aux engrais, les landes disparaîssent au profit du bocage et de l’élevage. Suite à l'effondrement des prix, la culture du lin et du chanvre est abandonnée. Des filatures se maintiennent toutefois en travaillant du coton importé. Le chemin de fer, qui apparaît en 1855 avec la ligne Paris-Brest, facilite le commerce[24].

Prisonniers allemands au camp de Mulsanne en 1946.

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, la bataille du Mans, qui a lieu les 11 et 12 janvier 1871 est une défaite décisive de la France contre la Prusse. À la même époque, les grands groupes industriels sarthois voient le jour, notamment les compagnies d'assurances, et le constructeur ferroviaire Carel et Fouché. La tradition automobile du Mans naît au début du XXe siècle, par exemple avec la création des 24 Heures du Mans en 1923 puis l'ouverture d'ateliers Renault en 1936[25].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands traversent le Maine en se dirigeant vers la Bretagne et arrivent en Mayenne le 17 juin 1940. Le camp de Mulsanne, construit par les Nazis, accueille des prisonniers, puis des nomades et des Juifs. La Résistance commence ses actions en juin 1944 avec l'organisation d'un maquis à Lignières-Orgères. Au même moment, Le Mans et Laval sont touchés par plusieurs bombardements alliés. Les Américains arrivent dans le nord de la Mayenne en août 1944 et doivent mener une bataille de quelques jours avant de prendre la ville de Mayenne le 12 août. Entre-temps, ils entrent dans la Sarthe le 7 août. Le Maine est entièrement libre le 12[26],[27].

Pendant les années 1950, l'agriculture commence à se mécaniser. L'exode rural, important au début du XXe siècle, diminue et le retard industriel de certaines zones comme la Mayenne est partiellement rattrapé par l'implantation d'usines agro-alimentaires, notamment spécialisées dans la production laitière. La construction de l'autoroute A81 et de la LGV Atlantique intègrent définitivement la région au réseau national[28].

Organisation administrative sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des vicomtes du Maine.
  • Un acte de 1484, signale que, à cette date, la baronnie de Mondoubleau relevait du comté du Maine.
  • La baronnie de Château-Gontier offre la particularité historiquement intéressante que sa limite nord était comme indécise entre le Maine et l'Anjou. L'autorité civile et féodale du comte d'Anjou avait empiété par droit de conquête sur le territoire manceau, avant le XIe siècle, mais à une époque où les paroisses étaient déjà constituées. Aussi l'évêque du Mans avait-il maintenu sa juridiction sur l'étendue de son diocèse. C'est ainsi, du moins, que l'abbé Angot croit devoir comprendre et expliquer ce phénomène anormal.
  • La famille de Laval est une famille qui a marqué l'histoire de France. Elle avait la particularité d'être importante aussi bien dans le comté du Maine que dans le duché de Bretagne. Elle y intervenait étant vassale du duc de Bretagne de par sa seigneurerie de Fougères. La maison des Laval était d'ailleurs, avec celles des Rohan et des Clisson, la plus puissante au duché de Bretagne.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château de Gallerande, résidence des marquis de Gallerande sous l'Ancien Régime.

En 1542, le Maine fut intégré à la nouvelle Généralité de Tours, une circonscription administrative qui comptait aussi la Touraine et l'Anjou.

La province comptait en 1697 deux duchés-pairies (Beaumont et Mayenne), treize marquisats (Ballon, Courtevaux, Gallerande, Gesvres, Lavardin, Lassay, Montfort, Sablé, Sourches, Sainte-Suzanne, Vassé, Vibraye et Villaines), deux comtés-pairies (Laval et le Maine en lui-même), quatre comtés (le Belin, Bresteau, La Suze et Tessé), trois vicomtés (Terchant, Neuvillette et Foulletorte) et le vidame du Mans. La province comptait aussi un grand nombre de baronnies, dont deux baronnies-pairies (La Ferté-Bernard et Montdoubleau)[29].

La province comptait en outre quatre pays d'élection qui servaient à la collecte des impôts. Il y avait les pays du Mans, de Laval, de Château-du-Loir et de Mayenne. Par ailleurs, quatre pays d'élection de provinces voisines empiétaient sur le Maine. 76 paroisses dépendaient de l'élection de La Flèche (Anjou), 13 relevaient de l'élection de Château-Gontier (Anjou), 39 de celle de Vendôme (Orléanais) et 52 de celle de Normandie[29].

le Maine était administré par un gouverneur et un lieutenant-général qui avaient aussi autorité sur le Perche[29].

La province correspondait approximativement au diocèse du Mans, dépendant de l'archidiocèse de Tours. Il comptait sept disctricts : celui du Saosnois, celui de Château-du-Loir, celui de Sablé-sur-Sarthe, qui s'étendait dans le Vendômois jusqu'à Troo, celui de Laval, celui de Montfort, et celui de Passais, à cheval sur le Maine et la Normandie[30]. Le diocèse du Maine était le plus grand de la généralité de Tours. Au début du XVIIIe siècle, il regroupait environ 740 paroisses et douze villes : Le Mans, Laval, Château-du-Loir, Mayenne, La Ferté-Bernard, Mamers, Beaumont-le-Vicomte, Fresnay-sur-Sarthe, Sablé-sur-Sarthe, Évron, Saint-Calais et Domfront[31]. En 1697, il a payé 29 000 livres tournois de décime (impôt sur les biens du clergé)[32].

Limites[modifier | modifier le code]

Carte des provinces de France. Le Maine est en rose.

Les limites des provinces de l'Ancien Régime étaient parfois floues parce qu'elles pouvaient changer selon les critères administratifs, religieux, militaires, etc. Par ailleurs, l'appartenance d'une ville à une province pouvait changer dans le temps : Saint-Calais, par exemple, était à l'origine dans le Maine, mais elle passa dans le Vendômois au XVe siècle après avoir été achetée par le duc de Vendôme. Enfin, certaines paroisses frontalières faisaient partie de deux provinces à la fois. Les limites du Maine présentées ici sont celles indiquées sur la Carte des Provinces du Maine et du Perche de Guillaume Delisle (1719) et dans le Dictionnaire topographique du Maine d'André René Le Paige (1777).

La province du Maine comprenait l'essentiel des départements de la Sarthe et de la Mayenne, à l'exception notable de la Mayenne angevine, c'est-à-dire le tiers sud de la Mayenne, et du Maine angevin, qui forme l'extrémité sud de la Sarthe. Ces deux régions étaient en Anjou.

Mayenne[modifier | modifier le code]

Tout le territoire de la Mayenne faisait partie du Maine, sauf la Mayenne angevine, qui correspond approximativement à l'arrondissement de Château-Gontier et qui regroupe les communes mayennaises qui faisaient partie de l'Anjou, notamment Château-Gontier, Craon, Renazé, Grez-en-Bouère et Cossé-le-Vivien.

Par ailleurs, certaines communes mayennaises faisaient à la fois partie du Maine et de la Normandie. Elles avaient été coupées en deux en 1790, une partie rejoignant la Mayenne, l'autre l'Orne. Cette situation peu pratique persista jusqu'en 1832 pour douze communes. Une loi puis une ordonnance font alors réunifier la plupart des communes, qui intègrent l'un des deux départements[33].

Sarthe[modifier | modifier le code]

Tout le territoire de la Sarthe faisait partie du Maine, sauf une partie du Perche, quelques communes de l'est du département, et le Maine angevin. Ce dernier regroupe toutes les communes sarthoises qui faisaient partie de l'Anjou, notamment La Flèche et Le Lude.

Loir-et-Cher[modifier | modifier le code]

Quelques communes du Loir-et-Cher faisaient partie du Maine : Baillou, Choue, Souday et Saint-Agil.

Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

La commune de Chemillé-sur-Dême faisait partie du Maine. Elle forme une exclave car elle n'est pas frontalière de la Sarthe. Elle est séparée de ce département par Épeigné-sur-Dême, qui faisait partie de l'Orléanais.

L'ancienne province du Maine et les communes actuelles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Dornic, Histoire du Maine, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ 1978, 2e éd., 128 p.
  • Louis Gallouédec, Le Maine, Les Éditions du Bastion,‎ 2001, 2e éd., 265 p. (ISBN 2-7455-0149-6)
  • Patrice Morel, « Les Comtes du Maine au IX siècle », in Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 2005, 4° série T.5, tome CLVI de la Collection, p. 177 - 264 (avec Index des principaux personnages ; Bibliographie).
  • Robert Latouche, « Les premiers comtes héréditaires du Maine », in Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 1959, tome CXV de la Collection, p.37 - 41
  • Robert Latouche, Histoire du Comté du Maine pendant le X° et XI° siècles, Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Paris, 1910.
  • Gérard Louise, « La seigneurie de Bellême Xe-XIIe siècles », dans Le Pays bas-normand, 1990, no 3 (199), p. 161-175
  • Jean-Pierre Brunterc'h, « le duché du Maine et la marche de Bretagne » dans La Neustrie. Les Pays au nord de la Loire de 650 à 850, colloque historique international publié par Hartmut Atsma, 1989, tome 1.
  • François Neveux, la Normandie des ducs aux rois Xe-XIIe siècle, Rennes, Ouest-France, 1998
  • Auguste Bry, Le Maine et l'Anjou, historiques, archéologiques et pittoresques. Recueil des sites et des monuments les plus remarquables sous le rapport de l'art et de l'histoire des départements de la Sarthe, de la Mayenne et de Maine-et-Loire, Nantes et Paris, 1856-1860 ;
  • Abbé Angot, « Les vicomtes du Maine », dans Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1914, no 30, p. 180-232, 320-342, 404-424.

Article mis en ligne par les archives départementales de la Mayenne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « JOINT RESOLUTION RECOGNIZING FRANCO-AMERICAN DAY »
  2. a et b René Musset, Le relief du Haut-Maine, vol. 38, Annales de Géographie,‎ 1929, chap. 214, p. 305-329
  3. « Atlas des paysages du département de la Mayenne », Préfecture de la Mayenne,‎ 2001
  4. a, b et c « Mayenne, géographie et régions agricoles du département », Chambre d'agriculture de la Mayenne,‎ novembre 2000
  5. « Aperçu de l'atlas des paysages de la Sarthe », Préfecture de la Sarthe
  6. Eric Houlgatte, Alain Le Hérisse, Annik Pelhate, Joël Rolet, « Evolution géodynamique du bassin carbonifère de Laval », Géologie de la France,‎ 1988
  7. « Bassin de la Mayenne », SAGE du bassin versant de la Mayenne,‎ 2005
  8. (fr) Météo-France, « Le climat en France », sur meteofrance.com (consulté le 10 avril 2010)
  9. « Premières fortes chaleurs de l'été », sur le site de Météo-France,‎ 28 juin 2011 (consulté le 28 juin 2011)
  10. (fr) « Statistiques météorologiques sur la période 1961-1990 », sur Infoclimat.fr (consulté le 10 avril 2010)
  11. (fr) « Le Mans - Sarthe », sur Linternaute.com (consulté le 10 avril 2010)
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes : étymologie de 35000 noms de lieux, Librairie Droz,‎ 1990 (ISBN 9782600028837), p. 119
  13. « Journal of the Senate », State of Maine
  14. Romain Pigeaud, « The Mayenne-Sciences Decorated Cave (Thorigné-en-Charnie, Mayenne). The Quercy in the West of France? », Inora
  15. Elven Le Goff, « Moulay, ville gauloise fortifiée », Inrap,‎ 11 février 2011
  16. « La forteresse », Commune de Jublains
  17. « Laissez-vous conter Jublains, ville romaine », Pays Coëvrons-Mayenne
  18. Yannick Pelletier, Une histoire de la Bretagne, Jean-Paul Gisserot,‎ 1991 (ISBN 9782877470742), p. 14
  19. Yannick Pelletier, Une histoire de la Bretagne, Jean-Paul Gisserot,‎ 1991 (ISBN 9782877470742), p. 16
  20. Elisabeth Deniaux, Claude Lorren, Pierre Bauduin, Thomas Jarry, la Normandie avant les Normands, de la conquête romaine à l'arrivée des Vikings, Rennes, Ouest-France, 2002, p. 276 et p.389
  21. Les Annales de Flodoard explique que Rollon reçut Cinomannis et Baiocae que les historiens ont traduit par le Bessin et le Maine. Parmi eux, Lucien Musset estime peu probable que le Maine fut concédé. Il pense qu'il s'agissait juste de la partie du Maine que les Normands contrôlaient déjà, en l'occurrence l'Hiémois. En tout cas, selon l'historien normand François Neveux, "cette hypothétique cession du Mans et de sa région aux Normands servit cependant plus tard, dans le courant du XIe siècle, à étayer les prétentions des ducs sur le Maine (François Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Rennes, Ouest-France, 1998, p.31)
  22. « Les constituants en évolution : la genèse des paysages », Préfecture de la Mayenne
  23. « Un territoire rassemblé autour de la culture du lin », Préfecture de la Mayenne
  24. « La révolution agricole », Préfecture de la Mayenne
  25. « Histoire », Conseil général de la Sarthe
  26. Aubin Laratte, « La seconde guerre mondiale en Mayenne », La Mayenne, on adore !
  27. Fabrice Avoie, « Sarthe, août 1944 - Histoire d'une Libération »
  28. « Des paysages agricoles liés à la modernisation des outils après les années 50 », Préfecture de la Mayenne
  29. a, b et c André René Le Paige, Dictionnaire topographique du Maine, Toutain,‎ 1777, p. 30
  30. André René Le Paige, Dictionnaire topographique du Maine, Toutain,‎ 1777, p. 38
  31. André René Le Paige, Dictionnaire topographique du Maine, Toutain,‎ 1777, p. 29
  32. André René Le Paige, Dictionnaire topographique du Maine, Toutain,‎ 1777, p. 32
  33. Isabelle Séguy et Christine Théré, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui: Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001 : Dictionnaire d'histoire administrative, INED,‎ 2003 (ISBN 9782733210284), p. 151