Jean Louis de Nogaret de La Valette

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Jean Louis de Nogaret de La Valette
Jean Louis de Nogaret de La Valette
Jean Louis de Nogaret de La Valette

Titre Duc d'Épernon
(1581 – 1642)
Grade militaire Amiral de France
Commandement colonel général de l’infanterie
régiment de Champagne
Conflits guerres de religion
Faits d'armes siège de La Rochelle
siège de La Charité-sur-Loire
siège d'Issoire
Distinctions Chevalier des Ordres du roi : Ordre du Saint-Esprit Ordre du Saint-Esprit

et
Ordre de Saint-Michel Ordre de Saint-Michel

Autres fonctions Gouverneur de La Fère
Conseiller d’État
Premier gentilhomme de la Chambre du Roi
gouverneur du Boulonnais et de Loches, de Metz et du Pays messin, de la citadelle de Lyon
Gouverneur de Provence
Gouverneur militaire de Guyenne
Gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce
Biographie
Naissance mai 1554
à Cazaux-Savès
Décès 13 janvier 1642
à Loches
Père Jean de Nogaret de la Valette
Mère Jeanne de Saint Lary de Bellegarde
Conjoint Marguerite de Foix-Candale
Enfants Henri
Bernard, duc d’Épernon
Louis
Louise
Louis
Bernard
Jean-Louis

Jean Louis de Nogaret, seigneur de La Valette et de Caumont, duc d'Épernon (Château de Caumont, mai 1554 - Loches, mort le 13 janvier 1642), militaire français, est l'un des mignons du roi Henri III, surnommé « le demi roi ».

Il est, pendant trois règnes (Henri III, Henri IV et Louis XIII), l'un des principaux personnages de la noblesse française. À ce titre, sa personnalité porte les caractéristiques de l'ordre social auquel il appartient.

Il a l'ambition de servir. De plus, il a l'envergure d'un homme d'État. Mais particulièrement altier, il a l'art de se créer de puissantes et profondes inimitiés. En ces époques troublées, il est profondément catholique et reste fidèle dans ses allégeances. Toutefois, son action semble suivre le sens de l'intérêt bien compris de lui-même et de son clan.

Son rôle dans l'histoire de France est ambigu. Il est, de 1584 à 1589, le champion d'Henri III contre la Ligue pro-espagnole. Vingt ans plus tard, il joue un rôle essentiel dans la prise de pouvoir par les catholiques proches de l'Espagne, qui a retardé de vingt-cinq ans l'affrontement attendu entre les maisons de France et d'Autriche.

L'exemple de ce grand seigneur, animé par une mentalité aristocratique traditionnelle, est un de ceux qui a inspiré les réflexions du cardinal de Richelieu sur l'affermissement d'un état impartial au-dessus des individus et autres corps organisés.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'ascension d'un cadet de Gascogne[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean de Nogaret de La Valette, seigneur du château de CaumontCazaux-Savès) en Gascogne, et de Jeanne de Saint-Lary de Bellegarde.

Son père et son grand-père, Pierre de Nogaret, sieur de La Valette (actuelle commune de Lougratte), ont combattu lors des guerres d'Italie. C'est donc tout naturellement que Jean Louis embrasse la carrière militaire. Cadet de Gascogne, il participe rapidement aux batailles des guerres de religion : Mauvezin avec son père (1570) dont il sauve la vie, puis à l'infructueux siège de La Rochelle et aux victorieux sièges de La Charité-sur-Loire de Brouage et d'Issoire (1577).

C'est lors du siège de La Rochelle qu'il rencontre le duc d'Anjou, futur Henri III de France. Nogaret s'attache ensuite au roi de Navarre et fuit la cour avec lui en 1576. Il n'entre dans le cercle très restreint des proches d'Henri III qu'en décembre 1578. Il devient alors avec le duc de Joyeuse, le plus proche collaborateur du roi. Séducteur et charismatique, il met à profit l'affection du roi qui, selon de Thou, l'aimait éperdument[1]. Entreprenant et énergique, il bénéficie d'une bien meilleure santé que son maître et devient l'indispensable bras droit[2].

Fort de son influence auprès du roi, il est nommé tour à tour maître de camp du régiment de Champagne (1579), gouverneur de La Fère ville qu'il a repris aux troupes de Condé (1580), il y reçoit une blessure d'arquebusade au visage[3], colonel général des Bandes françaises (qui devient pour lui un grand office de la couronne), duc d'Épernon, pair de France et conseiller d’État (1581), premier gentilhomme de la Chambre du Roi (1582), chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, gouverneur du Boulonnais et de Loches, de Metz et du Pays messin, de la citadelle de Lyon (1583), chevalier des Ordres du roi (1584), gouverneur de Provence (1586). À la mort du duc de Joyeuse (1587), son seul véritable rival dans la confiance du roi, il est Amiral de France, gouverneur de Normandie, de Caen et du Havre de Grâce. Après la journée des barricades, en mai 1588, il se démet de sa charge de gouverneur de Normandie et de celle d'Amiral de France. Cette dernière est transmise à son frère, Bernard de Nogaret, duc de La Valette. Le roi lui le démet, après l'Édit d'union, de sa charge de gouverneur de Provence qui passe à son frère, le duc de La Valette, en lui laissant celle de gouverneur d'Angoumois et de Saintonge où il trouve refuge jusqu'en 1589[4],[5]. Le duc d'Épernon redevient gouverneur de Provence et amiral du Levant (charge attachée au gouverneur de Provence) après la mort du duc de Guise, au début de 1589.

Il épouse, en août 1587, Marguerite de Foix-Candale[6], fille de Henri de Foix et nièce de Charles de Montmorency-Damville qui est opposé à la Ligue. Suivant une pratique courante dans la noblesse, cette héritière d'une duché-pairie dans le Sud Ouest accepte d'épouser un homme d'une moindre condition que la sienne pour que leur fils aîné, Henri, reprenne et perpétue le nom et les titres de sa mère.

Un homme d'État catholique contre la Ligue[modifier | modifier le code]

Armoiries de Jean Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Épernon.

À l'époque de la montée en puissance de la Ligue, il sert de lien entre Henri III et le roi de Navarre, gouverneur de Guyenne, pays dont il s'était toujours senti proche. Lors de la mort du frère cadet d'Henri III en 1584, afin d'éviter une guerre de succession, il essaie de convaincre Henri de Navarre de revenir au catholicisme, en vain. Son opposition à la Ligue le fait détester d'une très grande partie de la population et une vaste campagne de propagande est entretenue contre lui : on tente même de l'assassiner.

Pour contrer la ligue, il entreprend de fédérer les catholiques modérés et les protestants autour de l'État royal. Il compte lutter contre la ligue en se basant sur les provinces méridionales. Il a pris le contrôle de la Provence et de la Saintonge. Il est, par sa femme, allié au duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, alors que les protestants sont solidement implantés de la Guyenne au Dauphiné. Par ailleurs, il est maître de plusieurs points stratégiques d'accès vers le nord de la France: Boulogne, Loches sur la Loire et Metz nœud de communication vers l'Allemagne[7].

Lors de l'expédition maritime espagnole contre l'Angleterre, il contribue aux difficultés de l'invincible Armada en veillant à ce qu'elle ne puisse utiliser le port de Boulogne[8].

Quelque temps, après la journée des barricades (1588), il doit quitter la cour, « sacrifié par Henri III aux exigences des ligueurs dans l'été de 1588. Retiré dans son gouvernement d'Aunis et Saintonge, il écrit au roi des lettres très soumises, tout en montrant qu'il représente une force militaire et politique. Il est rappelé au printemps de 1589[9] ».

Devant Henri III mourant, et à sa demande, en 1589, le duc d'Épernon se rallie à Henri de Navarre. Mais, tenant le futur Henri IV responsable du triste sort d'Henri III[7], il retire aussitôt ses troupes du siège de Paris, que le roi de France doit abandonner du fait des défections.

Henri IV obtient la soumission de Charles de Guise à sa cause par un échange de sa charge de gouverneur de Champagne contre celle de gouverneur de Provence et d'amiral du Levant. Le duc d'Épernon se juge mal récompensé des efforts qu'il a fait pour maintenir la Provence au roi. Henri IV lui propose la charge de gouverneur du Poitou qu'il refuse. Profitant des difficultés du roi, il quitte son parti et à se rapproche pour un temps du comte de Carcès, nommé gouverneur de Provence par le duc de Mayenne, et de la Sainte-Union, mais il est battu en 1596 par Charles de Guise. Avec l'arrêt Le Maistre, le 28 juin 1593, le parlement de Paris reconnaît qu'Henri de Navarre est l'héritier légitime de la couronne, la conversion d'Henri IV au catholicisme le 25 juillet, son sacre le 27 février 1594 et la reprise en main qui s'ensuit, avec la reconnaissance du parlement d'Aix, l'obligent à se soumettre en mai 1596. Après un accord financier, il quitte la Provence et se rend à Paris où il est reçu par le roi.

Un épisode de l'éviction du duc en 1588 : assiégé dans Angoulême[modifier | modifier le code]

Une clause secrète de l'Édit d'union signé le 15 juillet 1588 entre Catherine de Médicis, le cardinal de Bourbon et le duc de Guise prévoit une mise à l'écart du duc d'Épernon. Le favori d'Henri III ne doit conserver qu'un seul de ses gouvernements. Le médecin d'Henri III informe l'ancien mignon le 24 juillet 1588 de l'accord passé avec l'Union catholique. Contraint de quitter la cour, le duc d'Épernon choisit de demeurer gouverneur de l'Angoumois et il fait son entrée le 27 juillet 1588 à Angoulême. Trois jours plus tard, le maire du fief charentais, François Normand, sieur de Puygrelier, reçoit un courrier du roi, contresigné du secrétaire d'État Nicolas de Neufville, sieur de Villeroy, lui ordonnant de ne pas laisser entrer le duc d'Épernon en sa ville. Puygrelier envoie alors son beau-frère, Souchet, rencontrer Henri III et Villeroy à Chartres. Souchet reçoit l'ordre d'arrêter l'ancien mignon et de le conduire à Blois. Le 10 août 1588, la municipalité ligueuse tente de prendre l'assaut du château où habitent le duc d'Épernon et quelques gentilshommes alliés. Le maire d'Angoulême est tué dans la fusillade[10].

Pendant la nuit suivante, Jean de Lupiac-Moncassin, sieur de Tajan, un cousin d'Épernon qui accourt de Saintes, pénètre dans Angoulême. Il négocie avec les autorités municipales une amnistie générale qui débouche sur la libération du duc. L'intervention du sieur de Tajan aurait été motivée par sa volonté d'empêcher les combattants huguenots commandés par le Comte François IV de La Rochefoucauld (1554-1591) et Gaspard Foucaud-Baupré d'intervenir puis de s'emparer de la ville. De son côté, le duc d'Épernon reste convaincu que l'attaque subie à Angoulême a eu le secrétaire d'État Villeroy, son principal adversaire dans le parti royal, pour commanditaire[11].

L'assassinat d' Henri IV : le duc d'Épernon au service de Marie de Médicis[modifier | modifier le code]

Le règne d’Henri IV est une période de contrariété pour le duc d’Épernon. Le nouveau souverain ne se gêne pas pour prendre des décisions en ignorant les prérogatives du duc. Ce dernier fait bonne figure en précisant au roi que « pour ce qui est de l’amitié, elle ne peut s’obtenir que par l’amitié ». Il s'occupe à la construction du château de Cadillac.

Catholique convaincu, Épernon intervient auprès du roi pour autoriser le retour des jésuites. Il encourage les établissements de la compagnie de Jésus dans les villes de ses gouvernements. Il leur confie l'éducation de son troisième fils, Louis, qu'il destine à une carrière dans l'Église. Lorsqu'Henri IV envisage de contester l'hégémonie espagnole par les armes, Épernon est écarté des commandements militaires[7].

Henri IV est assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610. Le couronnement de Marie de Médicis a eu lieu la veille, ce qui légitime l'attribution de la régence à la reine et ouvre les portes du pouvoir aux catholiques de son entourage, proches de l'Espagne[12].

Épernon qui a demandé à accompagner le roi dans son carrosse assiste au meurtre. En sa qualité de colonel général de l'infanterie, Épernon prend le contrôle de la capitale et assure la transmission de la totalité du pouvoir à Marie de Médicis, au mépris des dispositions d'Henri IV qui instituaient un conseil de régence. Le 23 juin, Épernon fait procéder au transfert à Saint-Denis de la dépouille d'Henri III, son ancien maître : Henri IV avait négligé d'organiser les obsèques de son prédécesseur.

Le duc d'Épernon est inquiété lorsqu'il s'avère qu'il connaissait le meurtrier. Honoré de Balzac, dans son essai Sur Catherine de Médicis, lui reproche de n'avoir : « point paré le coup de Ravaillac « alors qu'il « connaissait cet homme de longue main[13] ». Ravaillac est en effet originaire d'Angoulême où il s'était fait connaître des services de police dont le duc, gouverneur de la ville, est responsable. Ce dernier l'a rencontré et lui a confié plusieurs missions à Paris. Ravaillac a été hébergé dans la capitale par une amie du duc d'Épernon et de la marquise de Verneuil qui est en outre dame d'honneur de la reine ,[14],[7]. Compte tenu de la qualité des personnes mentionnées, l'enquête qui a débuté est suspendue. Parallèlement, les archives diplomatiques des gouvernements de Bruxelles, Madrid et Vienne, contacts habituels des comploteurs contre le roi, sont nettoyées, comme le constatera plus tard le diplomate Philippe Erlanger.

L'attention se détourne rapidement du duc car il est évincé par Concini. S'il devient un conseiller de Marie de Médicis généreusement pensionné, l'essentiel du pouvoir lui échappe. La fidélité d'Épernon à la régente semble indéfectible. Lorsque celle-ci est finalement astreinte à résidence à Blois (1617) et prend la fuite, le duc prend les armes pour la soutenir jusqu'à ce qu'elle soit réintroduite à la cour.

Louis XIII ne lui en tient apparemment pas rigueur : le troisième fils d'Épernon, Louis archevêque de Toulouse, est fait cardinal[15].

Soupçons[modifier | modifier le code]

En 1611, des accusations furent portées contre d'Épernon au sujet de son implication dans l'assassinat du roi. L'accusatrice, mademoiselle d'Escoman, dame de compagnie de la marquise de Verneuil, implique sa maitresse et l'accuse d'avoir organisé l'assassinat avec la complicité d'Épernon. Un procès, mené par un tribunal dont Achille de Harlay est premier président, entend les témoins, y compris Verneuil et Épernon. Le premier (et seul) arrêté pris par le tribunal est finalement le maintien en détention de mademoiselle d'Escoman. Quinze jours après l'arrêté, Harlay prend sa retraite. Le 30 juillet, son successeur condamne Escoman à la prison à vie pour calomnie[16].

Une carrière qui n'en finit pas : au service de Louis XIII[modifier | modifier le code]

Jean-Louis de La Valette, duc d'Épernon, colonel général de l'Infanterie (1632).

En 1621, il est blessé lors du siège de Saint-Jean-d'Angély. En 1622, Louis XIII qui vient de perdre son favori Luynes est à la recherche d'hommes d'envergure sur lesquels il peut s'appuyer. Le duc d'Épernon est nommé gouverneur militaire de Guyenne (Aquitaine de 1622 à 1638[17]) et mène la répression des insurrections huguenotes. Fait une deuxième fois duc et pair, il s'établit alors au château de Cadillac (construit dès 1599). Son deuxième fils et héritier Bernard épouse Gabrielle-Angélique de France, fille naturelle d'Henri IV et de la marquise de Verneuil. Redouté par le cardinal de Richelieu, il est écarté du pouvoir.

Bien que son nom soit encore mêlé aux conspirations contre le pouvoir, il reste gouverneur jusqu'en 1638. Ses exécrables rapports avec Henri de Sourdis (frère et successeur du cardinal François de Sourdis), qui demande son excommunication (1634) après que le duc d'Épernon l'a frappé en public, lui valent d'être exilé. Il meurt en disgrâce à Loches le 13 janvier 1642 à l'âge de 87 ans.

Il eut de nombreux secrétaires et historiographes comme : Guillaume Girard et Jean-Louis Guez de Balzac, Valier.

Descendance[modifier | modifier le code]

Marié en 1587 à Marguerite de Foix-Candale (1567-1593), il eut trois fils :

Il eut également quatre autres enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre de L'Estoile, Journal du Règne d'Henri III, présenté par Louis-Raymond Lefèvre, Gallimard, 1943, p. 712
  2. Jean-Marie Constant, La Ligue, Paris, Fayard, coll. « Biographies Historiques »,‎ 1er novembre 1996, 1e éd., 530 p. (ISBN 978-2-213-59488-0, LCCN 97107660)
  3. œuvres complètes, Pierre de Bourdeille seigneur abbé de Brantôme, t. V, p. 167-168.
  4. Nicolas Bruslart, marquis de Sillery, Journal d'un ligueur parisien : des barricades à la levée du siège de Paris, p. 86, Librairie Droz, Genève, 1999 (ISBN 2-600-00363-0) [lire en ligne]
  5. Pierre Chevallier, Henri III, p. 645, Fayard, Paris, 1985 (ISBN 978-2-213-01583-5)
  6. http://m.decouvrirlaphoto.free.fr/margueriteepernon.htm
  7. a, b, c et d Hélène Tierchant, Le duc d'Épernon, le favori d'Henri III, Paris, Pygmalion,‎ janvier 2002, 299 p. (ISBN 978-2-85704-732-2)
  8. Philippe Erlanger, Henri III, Paris, Gallimard,‎ 1935, 252 p.
  9. Jacqueline Boucher, p. 55
  10. Alcide Gaugué, « La Charente communale », dans Bulletin de la Société Charentaise des Études locales no 13, juillet 1921 [lire en ligne (page consultée le 21 mai 2008)]
  11. Nicolas Le Roux, Un régicide au nom de Dieu : L'assassinat d'Henri III, Paris, Gallimard, coll. « Les Journées qui ont fait la France »,‎ octobre 2006, poche, 451 p. (ISBN 978-2-07-073529-7, LCCN 2007399127)
  12. Philippe Erlanger, L'étrange mort de Henri IV ou Les jeux de l'amour et de la guerre, Paris, Amiot-Dumont,‎ 1957
  13. Édition Furne, 1845, vol. XV, p. 471.
  14. Jean-Pierre Babelon, Henri IV, Paris, Fayard,‎ 17 novembre 1982, 1103 p. (ISBN 978-2-213-01201-8, LCCN 83166330)
  15. Pour l'ensemble de cette période, Michel Carmona, Richelieu, Paris, Fayard,‎ 21 septembre 1983, 783 p. (ISBN 978-2-213-01274-2, LCCN 84144368)
  16. Fiches sur Henri IV et les autres personnages historiques de la royauté
  17. Une lettre autobiographique du premier duc d'Épernon / éd. par Tamizey de Larroque Épernon, Jean-Louis de Nogaret de La Valette (1554-1642 ; duc d')… in (Gallica)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages anciens[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la vie du Duc d’Épernon, Guillaume Girard, 1655. [lire en ligne]
  • Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne et de la Maison du Roy (9 vol.), Père Anselme, 1726-1733.
  • Histoire de Henri III, Paris, Regnault, 1788.

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Léo Mouton, Un demi-roi, le duc d'Épernon, Paris, Perrin, 1922, in-8°, XII+275 p.
  • Léo Mouton, Le Duc et le Roi : d'Épernon, Henri IV, Louis XIII, Paris, Perrin, 1924, in-8°, XII+306 p.
  • Véronique Larcade, Jean-Louis Nogaret de La Valette, duc d'Épernon (1554-1642) : une vie politique, thèse de doctorat sous la direction d'Yves-Marie Bercé, Paris-IV Sorbonne, 1995.
  • Jean-Luc Chartier, Le Duc D'Épernon, 1554-1642, t. I : L'archimignon, t. II : Le presque-roi, Société des Écrivains, 1999 (ISBN 9782844340139).
  • Hélène Tierchant, Le Duc d'Épernon, Mollat, 1991 (ISBN 9782857047322).

Aspects particuliers[modifier | modifier le code]

  • Véronique Larcade :
    • « La clientèle du duc d'Épernon, dans le Sud-Ouest du royaume », in Élites militaires et élites judiciaires aux XVIe et XVIIe siècles, Annales du Midi, revue de la France méridionale, t. 108, no 213, Éditions Privat, janvier-mars 1996, p. 29-37.
    • « Le duc d'Épernon et les Guises », in Yvonne Bellenger (dir.), Le mécénat et l'influence des Guises. Actes du Colloque organisé par le Centre de Recherche sur la Littérature de la Renaissance de l'Université de Reims et tenu à Joinville du 31 mai au 4 juin 1994 (et à Reims pour la journée du 2 juin), Honoré Champion Éditeur, collection « Colloques, congrès et conférences sur la Renaissance », 1997, p. 547-555.
    • « Une leçon de ténèbres : Saint-Simon et le premier duc d'Épernon », in Cahiers Saint-Simon, no 27, 1999.
    • « Le foudre de guerre et les fanfarons aux parchemins : le duc d'Épernon, bourreau des villes protestantes (1616-1629) », in Bibliothèque de l'école des chartes, 2002, vol. 160, no 160-2, p. 605-628.
    • « Le duel dérobé ou Brantôme et le premier duc d'Épernon (1554-1642) », in Cahiers Brantôme, vol. 1, « Brantôme et les Grands d'Europe », Presses Universitaires de Bordeaux, Éditions du Centre Montaigne de l'université de Bordeaux 3, janvier 2003, p. 141-154.
    • « Épernon et Lesdiguières : une inimitié particulière (1579-1638) », in La Pierre et l'Écrit, Revue d'Histoire et du patrimoine en Dauphiné, 2004, no 15, p. 85-121.
    • « De la guerre de la Ligue à la Fronde, espions, courriers et agents autour des ducs d'Épernon (1588-1653) », in Sébastien Laurent (dir.), Politiques du renseignement, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2009, p. 13-25.

Sur les accusations relatives à l'assassinat d'Henri IV[modifier | modifier le code]

  • J. et J. Tharaud, La Tragédie de Ravaillac, Paris, Plon, 1933.
  • Philippe Erlanger, L'Étrange Mort de Henri IV, Perrin, 1999 (1957) (ISBN 9782262015145).

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]