La Brigue

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La Brigue
Vue du Rio Sec à La Brigue
Vue du Rio Sec à La Brigue
Blason de La Brigue
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Tende
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Daniel Alberti
2014-2020
Code postal 06430
Code commune 06162
Démographie
Gentilé Brigasque
Population
municipale
734 hab. (2011)
Densité 8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 47″ N 7° 37′ 01″ E / 44.0630555556, 7.6169444444444° 03′ 47″ Nord 7° 37′ 01″ Est / 44.0630555556, 7.61694444444  
Altitude 812 m (min. : 559 m) (max. : 2 650 m)
Superficie 91,77 km2
Localisation

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Liens
Site web labrigue.fr

La Brigue (en brigasque R̂ a Briga ; en italien Briga Marittima) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Brigasques.

Partie de la province italienne de Cuneo jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, La Brigue est rattachée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située à 770 mètres d'altitude dans la haute vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), La Brigue est un village de 633 habitants, au dernier recensement (environ 300 réels à l'année), classé monument historique. La commune de La Brigue représente l'extrême-pointe est de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se trouve, idéalement, sur le sommet sud-est de l'Hexagone, même si Lauterbourg en Alsace, est dans l'absolu la commune plus à l'est de la France continentale. La Brigue est traversée d'est en ouest par le torrent Levenza, affluent de la Roya. Le paysage est de type préalpin, constitué de calcaires.

Topographie[modifier | modifier le code]

Au creux de la vallée, La Brigue est entourée de montagnes remarquables aux traits déjà alpins : le Mont Bégo à l'ouest, le versant des "Ciage" et le mont Saccarello à l'est, le « Balcon de Marta » au sud.

Une partie de la commune s'étend jusqu'à l'enclave du massif du Marguareis dominée par la Pointe Marguareis, ensemble karstique dans les Alpes ligures, fréquemment exploré par des spéléologues expérimentés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les deux cours d'eau traversant La Brigue sont la Levenza (d'est en ouest, affluent de la Roya) et le Rio Sec (du sud au nord, affluent de la Levenza). Le Rio Sec est une petite rivière torrentueuse, son lit ne se remplit d'eau qu'à la suite de forts orages qui peuvent se former, notamment l'été, sur le Balcon de Marta. À sec la plupart de l'année (comme l'indique son nom), le Rio Sec peut, à la suite de ces orages, devenir un torrent impétueux très dangereux.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de La Brigue est de type méditerranéen avec une influence alpine, qui peut rendre les hivers rigoureux. Les gelées ne sont pas rares de décembre à mars. L'été est généralement très doux, l’altitude offrant à La Brigue des étés chauds mais jamais caniculaires. Les orages sont fréquents de la mi-août à fin septembre.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Le principal axe de communication de la vallée de la Roya est la départementale D6204 (ex N204), qui permet l'accès à La Brigue par le sud (Vintimille), par le sud-ouest (par Nice via Sospel et le col de Turini), et par le nord (Coni).

La Brigue est en retrait de la D6204 : il faut en effet bifurquer à Saint-Dalmas-de-Tende sur la D43 pour rejoindre le village. La D43 termine elle-même sur la commune de La Brigue, au hameau de Morignole d'un côté et au lieu-dit de Bens de l'autre. Il est possible de continuer encore vers l'est sur des pistes forestières qui rejoignent ensuite les anciens hameaux de La Brigue sur le versant italien, mais l'état d'entretien de ces routes non goudronnées les réserve aux véhicules tout-terrain.

Cette situation routière est un désavantage touristique pour La Brigue, par rapport à Tende qui, bien que distante de seulement cinq kilomètres, est un passage fréquenté entre le Bas-Piémont et la Ligurie occidentale. Les transports routiers sont aussi très dépendants du tunnel de Tende : vétuste et nécessitant de fréquentes réfections, il est souvent fermé, coupant La Brigue, et plus généralement la vallée, du débouché sur le Piémont.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La Brigue est desservie par la ligne internationale Nice - Coni (gestion mixte SNCF et Ferrovie dello Stato, avec un embranchement vers Vintimille à Breil). Le matériel roulant est français sur le segment Nice - Breil, italien sur le trajet Vintimille - Breil et mixte sur le segment Breil - Tende - Coni.

Cette ligne ferroviaire non-électrifiée, inaugurée en 1928, abandonnée à la suite des bombardements de la Seconde Guerre mondiale et remise en service seulement en 1979, est réputée comme l'une des lignes ferroviaires les plus spectaculaires du monde. Elle constitue, à elle seule, un motif d'attraction touristique. Sa conservation est considérée comme fondamentale par les habitants de La Brigue, étant la seule alternative possible aux transports routiers et la seule forme de transports collectifs en vallée de la Roya.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est en brigasque Ra Briga, en ligure/royasque La Briga, en italien Briga Marittima ou simplement Briga. C’est un terme d’origine ligure, origine que l’on retrouve dans le nom des habitants, Brigasque[1].

L'origine de ce nom se rattache à la racine brigo désignant en celte et en ligure un site élevé et fortifié. On voit cité sur le Trophée d'Auguste de La Turbie le nom de Brigiani, un des derniers peuples pacifiés des Alpes-Maritimes[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant son annexion à la France à la suite du traité de Paris (1947), La Brigue s'étendait par ses hameaux de part et d'autre de la chaine des Alpes sur le Piémont et la Ligurie. L'actuelle commune de La Brigue portait le nom italien de Briga Marittima avec le hameau de Morignole ("Morignolo" en italien): cette commune, bien éloignée de la mer, n'était qualifiée de « maritime » qu'en raison de sa position dans le bassin qui se déverse vers la Méditerranée par la Roya et par opposition au hameau de Briga Alta, situé au Piémont avec les hameaux d'Upega et Carnino. La Brigue s'étendait aussi sur le versant ligure avec le hameau de Realdo (près de Verdeggia et Triora).

Durant de nombreux siècles, l'économie de la communauté de La Brigue était axée sur un système agro-sylva-pastoral. C'est surtout grâce à l'élevage ovin que La Brigue avait acquis une certaine prospérité à la fin du Moyen Age et au cours du xvie siècle. Le vente d'agneaux de lait était sa spécialité. Le commerce de la laine explique même la présence d'une importante communauté de négociants juifs dans le village (une "rue du Ghetto" y subsiste). Mais, au cours des XVII et xviiie siècle, la Commune de La Brigue commence à céder ses droits de pâturage pour rembourser ses créanciers, ce sont les "bandites", responsables de la dégradation des prairies d'altitude. Les bénéficiaires des droits de bandite pour rentabiliser leurs acquisitions pratiquaient le surpâturage, sachant que les Brigasques, de toutes façons devraient leur fournir le fourrage quand l'herbe viendrait à manquer. Cette ancienne économie s'étiole au cours du xixe siècle avec une embellie après 1860. En effet, à cette date, tout le comté de Nice est rattaché à la France, sauf Tende et La Brigue.

En effet, ce territoire inclut la ligne de crête allant du col de Tende au "Balcon de Marta" en passant par le massif du Marguareïs. Il s'agit d'une position bien trop stratégique pour permettre que le Piémont, en passe de conclure l'Unité d'Italie (qui interviendra l'année suivante), cède ces terres à la France. L'enjeu est clair: d'éventuelles positions fortifiées françaises avec les canons pointés sur la ville de Coni, point d'accès à la plaine du Pô, donnerait en cas de conflit un avantage gigantesque à la France, dont les troupes ne seraient plus qu'à deux ou trois jours de marche de Turin, la capitale. Le Piémont ne peut donc pas se priver de ce rempart naturel que sont les Alpes. Cavour et la diplomatie italienne finiront par trouver un compromis avec le "Second Empire". Le comté de Nice sera bel et bien rattaché à la France par le Traité de Turin (1860), pour respecter l'engagement pris vis-à-vis de Napoléon III qui avait promis un soutien militaire au Piémont dans la guerre contre l'Autriche Néanmoins, Tende et La Brigue seront officiellement déclarés « territoires de chasse personnelle du Roi », donc inaliénables.

En guise de dédommagement pour les populations de la Haute-Roya, privées par la nouvelle frontière de débouché sur la mer et sur les florissantes activités de la côte Niçoise, on accorde aux territoires de Tende et La Brigue des franchises douanières : les produits agricoles vendus sur la côte ne seront pas soumis à douane.

Conformément aux accords fixés par le traité de Paris, la loi du 15 septembre 1947, publiée au Journal officiel du lendemain, créée les communes de Tende et de La Brigue « à partir d'une partie étrangère » ; cette annexion prend effet le 17 septembre avant d'être finalement confirmée le 12 octobre suivant par un plébiscite. De ce fait, le code Insee 06162 ne correspond donc pas à l'ordre alphabétique des communes du département des Alpes-Maritimes.

Le transfert à la France après la dernière guerre[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la France victorieuse demande l'annexion des territoires de Tende et de Brigue, et l'obtient selon les dispositions du traité de Paris signé le 10 février 1947 et entré en vigueur le 15 septembre suivant.

Du fait toutefois que la Constitution de la IVe République imposait qu'il n'y eût pas d’acquisitions territoriales sans le consentement des populations intéressées, même si La Brigue était déjà sous le contrôle militaire et administratif de la France depuis l'entrée en vigueur du traité de paix en septembre, les autorités françaises procèdent le 12 octobre à un référendum auprès de la population pour qu’elle puisse choisir entre la France et l’Italie[3].

La perspective d’un changement de nationalité divise la famille socialiste, de toute façon minoritaire à La Brigue : d’un côté, le Parti socialiste italien est favorable à l'annexion et de l'autre, paradoxalement, c’est Léon Blum, le chef charismatique des socialistes français, qui se montre le plus critique sur ce projet expansionniste. Quoi qu’il en soit, dans le plébiscite de 1947 sur la question, les Brigasques choisissent le transfert de souveraineté. Pour le vote sont seuls admis les citoyens qui résident dans la zone au moment du référendum, ceux avec au moins un parent né dans les pays concernés et ceux qui peuvent prouver qu’ils y étaient domiciliés avant la prise du pouvoir par les fascistes en Italie en 1922. Sont ainsi exclus du vote une partie des habitants qui s’étaient réfugiés en Italie, puisqu'ils n'avaient pas changé leur nationalité pour prendre la nationalité française[4]. Le résultat donne une adhésion presque unanime (96,07 %) à la France : sur 790 votants, 759 choisissent la France et 26 l’Italie, On compte cinq bulletins blancs ou nuls[5]. Toutefois si l’on compare les données du vote de 1946 pour la Constituante et celles de 1947 pour le Traité on voit que ces exilés n'auraient pas été en mesure de renverser l’issue du second vote[6],[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Brigue Blason Écartelé au 1) et au 4) de gueules à l’aigle bicéphale couronnée d’or, au 2) et au 3) d’azur à saint Martin à cheval partageant son manteau avec un pauvre d’argent ; sur le tout d’or au mouton de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie, place Saint-Martin
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1949 Hippolyte Lamberti    
1949 1965 Aimable Gastaud RGR  
1965 1983 André Merquiol    
1983 2008 Jean-Pierre Bronda[7] UMP  
2008 2014 Bernard Gastaud[8]   enseignant à la faculté de médecine de Nice
2014 en cours Daniel Alberti    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 734 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1946 1954 1962
3 100 2 895 2 759 3 300 3 729 4 047 1 415 768 687
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
582 493 495 618 595 630 734 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L’économie brigasque a longtemps été centrée sur l'élevage du mouton, particulièrement en fonction de la production de la laine. La laine brigasque était réputée, et on venait de très loin pour participer aux marchés annuels qui se tenaient au village. Sous l’Empire, La Brigue comptait jusqu'à 34 621 têtes de bétail à laine[11][réf. incomplète]. Au XXe siècle, la laine a fait place au lait et le village a donné son nom à une race de moutons, la Brigasque, réputée pour son fromage. La culture de la vigne était aussi pratiquée.

Après la révolution industrielle, l’exode rural a inexorablement vidé la commune au cours des XIXe et XXe siècle, ses habitants préférant travailler du tourisme côtier que dans les campagnes de la vallée de la Roya. Le phénomène s'accentua après le rattachement de 1947 : dès lors que La Brigue devint française, ses habitants étaient encore plus aidés dans leurs demandes d'embauche sur le littoral français.

Aujourd'hui La Brigue vit principalement de tourisme estival et de l'emploi fourni par les structures de service public (en particulier une maison d'accueil spécialisé et une maison de retraite). En dehors des activités de services et de tourisme (3 hôtels restaurants, divers gîtes, une via ferrata communale), bien qu'en retrait du reste des Alpes-Maritimes et avec une population effective ne dépassant pas les 300 habitants l'hiver, La Brigue conserve tout de même une discrète activité commerciale et artisanale destinée aux résidents : une épicerie, un bistrot, un buraliste, une pizzeria, un bureau de poste, une menuiserie, un électricien et un plombier garantissent au village un standing relativement élevé en offre de biens et services (en comparaison d'autres villages similaires par position et population).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La collégiale Saint-Martin est l'église principale du village où se célèbrent les messes du dimanche. De construction romane, elle fut démolie à la fin du XIV siècle (peut-être à la suite d'une inondation ou d'un incendie) et entièrement rebâtie en style roman lombard[15]. Mais l'édifice médiéval fut entièrement "baroquisé" au XVIIe siècle et avant même cette date, il avait recueilli maints retables et tableaux de la Renaissance niçoise. Tel qu'elle est, Saint-Martin présente un des plus beaux décors renaissants et baroques de la région. Elle abrite en particulier une Nativité de Louis Bréa, une Assomption du même (panneau d'un retable perdu), l'extraordinaire "Retable du martyre de saint Elme" (XVIe siècle), la belle "Notre-Dame des Neiges" de Fuseri insérée dans un cadre baroque exubérant, enfin (entre beaucoup d'autres richesses) un orgue monumental du XIXe siècle de fabrication piémontaise (Frères Lingiardi)[16],[17].
  • Les chapelles de l'Assomption, de l'Annonciation et de Saint-Michel XVIIIe siècle sont les 3 principales chapelles encore accessibles au village. De construction typiquement baroque, elles abritent à l'intérieur des fresques anonymes d'inspiration évangélique. Elles sont le témoignage de l'attachement des brigasques au cours des siècles pour le catholicisme. Le village comptait jusqu'à 15 chapelles au XIXe siècle[2].
  • Le pont du Coq XVe est une construction d'origine incertaine. Par sa position, à l'écart du village et de toute voie de communication (présente ou passée), il est possible que ce pont fut conçu plus comme œuvre monumentale et commémorative que comme pont de passage. Diverses légendes villageoises (parfois des contes pour enfants) racontent l'histoire de ce pont, mais aucun document aux archives n'atteste exactement de son origine.
  • Le château Lascaris XVe siècle domine le village par sa tour, seul élément encore intègre de ce bâtiment aujourd'hui en ruine. Le château, pas sa structure médiévale complexe dont restent quelques murs des salons de noblesse (aujourd'hui pour la plupart reconvertis en jardins potagers) et les traces du pont-levis, témoigne de la puissance des seigneurs médiévaux de La Brigue issus de l'illustre famille Lascaris.
  • Des linteaux armoriés du XVe et XVIe siècle décorent de nombreuses entrées de maison brigasques. On y retrouve des sculptures en bas-relief, parfois accompagnées de textes aussi en bas-relief ou incisés dans la pierre. Les linteaux de La Brigue peuvent être répartis en trois grandes familles : les linteaux décorés de motifs religieux (chrisme, INRI, Agnus Dei, IHS, etc.), ceux décorés d'armoiries et d'initiales des familles les ayant fait poser, et enfin ceux portant des phrases d'ordre moral ou religieux. Parfois les trois styles cohabitent sur un même linteau. La pratique des linteaux est courante dans toute la vallée de la Roya, mais chaque village se distingue par l'utilisation de pierres différentes, à la coloration variant selon la carrière d'où elles étaient extraites : mauve pour Fontan (carrière des gorges de Saorge), verte à Tende ou encore noire à La Brigue (carrière de Triora)
  • Le Cà d'arbinée. Ce mot signifie maison des abeilles en brigasque (la langue locale). C'est un enclos qui protège les ruches des voleurs, des intempéries ou des prédateurs, typique de la vallée de la Roya[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimable Gastaud : né à La Brigue le 2 septembre 1900, il est l'artisan du rattachement des communes de Tende et de La Brigue à la France, le 16 septembre 1947. Il fut maire et conseiller général de ces deux communes. Il est mort le 7 mai 1974[19],[20].
  • Giovanni Battista Domenico Rusca : général et baron d'empire sous Napoléon Bonaparte est né à La Brigue en 1759 et tué au cours des combats de la défense de Soissons en 1814.
  • Colonel Giovanni Pastorelli (it), héros italien de la guerre de Libye : né à La Brigue, mort à Ain Zara, Libye en 1911.
  • Remo Ruffini, né à La Brigue le 17 mai 1942, astrophysicien, chercheur et coauteur du premier ouvrage scientifique sur le "trou noir" dans le cosmos (1974), Professeur titulaire de la chaire de physique théorique à l'Université "La Sapienza" à Rome. Auteur et coauteur de plus de 200 publications scientifiques internationales et de nombreux essais scientifiques.
  • Julieta Lanteri, célèbre psychiatre et grande féministe argentine : elle est née à La Brigue le 3 avril 1873, son père, Antonio Pietro Lanteri Minet est de Morignole, La Brigue. La famille a émigré en Argentine, Julieta y a fait ses études et en est devenue une des premières femmes médecin.
  • Jacques-André Mahieu de Warelles Ecclésiastique belge, militant wallon, retiré à Nice où il créa la revue "le souvenir Napoléonien". Mort à La Brigue en juillet 1968
  • Jean-Baptiste Dominique Rusca : général de division, naquit à la Brigue, le 27 novembre 1759.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Thévenon, La Brigue : son patrimoine artistique et celui de ses hameaux, Serre éditeur, Nice, 2011 (ISBN 978-2-864105-657) ; p. 144
  • Charles-François Fenoglio de Briga, La seigneurie de la Briga et les Toselli, p. 119-122, Nice-Historique, 1931, no 387 Lire en ligne
  • Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, 1948, no 139 Lire en ligne
  • Émile Isnard, Les derniers comtes de Tende, p. 20-21, Nice-Historique, 1948
  • François Gaziello, Tende et La Brigue à La France - I. Révolution et Empire (1794-1814), p. 22-24, Nice-Historique, 1948, no 119 Lire en ligne
  • Léo Imbert, Tende et La Brigue à La France - II. L'annexion manquée (1860), p. 25-28, Nice-Historique, 1948, no 158 Lire en ligne
  • Pierre Néraud de Boideffre, Tende et La Brigue à La France - III. Le rattachement de Tende et de La Brigue à la France, p. 29-32, Nice-Historique, 1948, no 191 Lire en ligne
  • Lucien Barbera, Les richesses archéologiques et artistiques de Tende et de la Brigue (Sites, monuments historiques, objets d'art), p. 55-57, Nice-Historique, 1948, no 15 Lire en ligne
  • Charles-François Fenoglio de Briga, Brigasques illustres et notables, p. 49-54, Nice-Historique, 1948, no 96 Lire en ligne
  • Jean-Toussaint Pietri, La vie paroissiale à La Brigue sous la Révolution et le 1er Empire, p. 42-48, Nice-Historique, 1948, no 200 Lire en ligne
  • Charles Claudo, Les inscriptions italiennes de la Haute-Roya. Souvenirs et lieux de mémoire, p. 93-102, Nice-Historique, 1997, no 89 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Blanchet, Petit dictionnaire des lieux-dits en Provence, Montfaucon, Librairie contemporaine, 2003, (ISBN 2-905405-22-8), p. 15
  2. a et b Luc Thévenon, Sophie Kovaleski La Brigue Arts et monuments, Nice, Serre Editeur, 1990 (ISBN 2864101459)
  3. Gian Vittorio Avondo et Marco Comello, Frontiere contese tra Italia e Francia, p. 71, Turin, Edizioni del Capricorno, 2012, ISBN 978-88-7707-160-6.
  4. a et b Mario Giovana, Frontiere, nazionalismi e realtà locali - Briga e Tenda (1943-1947), Turin, EGA - Edizioni Gruppo Abele, 1996, ISBN 88-7670-264-4.
  5. Gian Vittorio Avondo e Marco Comello, Frontiere contese tra Italia e Francia, 1947: le valli perdute del Piemonte, Turin, Edizioni del Capricorno, 2012, ISBN 978-88-7707-160-6, p. 76.
  6. Archives électorales du Ministère de l’Intérieur italien, données de 1946; données du référendum de 1947 dans Le Monde du 13 octobre.
  7. Jean-Paul Fronzes, « L’ancien maire de La Brigue condamné à 3000 euros d’amende », Nice-Matin, 1er décembre 2010
  8. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Liliane Pastorelli, La Brigue au Cœur, 1987
  12. Sanctuaire Notre-Dame des Fontaines
  13. Statistiques de l'Office de Tourisme de La brigue, 2003
  14. Outre le catalogue de ce musée, on pourra par exemple consulter : Figaro Magazine hors série sur la cité de l'architecture et du patrimoine ISSNO 0182-562
  15. La Brigue : Morignol, Realdo, Piaggia, Upega, Carnino, Notre-Dame-Des-Fontaines : arts et monuments, Luc Thevenon, 1975
  16. Collectif, Conception, réalisation, maquette Jean-Loup Fontana, Michel Foussard, La Brigue, L’orgue Lingiardi, 1849, Nice, Art et Culture des Alpes-maritimes (ACAM),‎ novembre 1987, 56 p. (ISBN 2-906700-01-0)
    Cahiers des Alpes-maritimes n°1 édité par le Conseil Général des Alpes-Maritimes (ACAM) et la Conservation régionale des Monuments Historiques de Provence-Alpes-Côte d’Azur, à l’occasion de la restauration de l’Orgue de La Brigue
  17. Inscriptions gravée sur une plaquette en cuivre, posée sur l'orgue elle-même
  18. Henri Pellegrini, Architecture vernaculaire : les murs à abeilles et les apiès de Provence (Var et Alpes-Maritimes), Archéam, no 3, 1996 Lire en ligne
  19. AIMABLE GASTAUD (1900-1974) L'âme du rattachement de Tende et La Brigue à la France en 1947 - COUTTENIER Christophe, GASTAUD Bernard, 2007
  20. Conseil général des Alpes-Maritimes : Aimable Gastaud