Escragnolles

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Escragnolles
Vue sur l'église d'Escragnolles depuis la route Napoléon.
Vue sur l'église d'Escragnolles depuis la route Napoléon.
Blason de Escragnolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Saint-Vallier-de-Thiey
Intercommunalité Communauté de communes des monts d'Azur
Maire
Mandat
Henri Chiris
2014-2020
Code postal 06460
Code commune 06058
Démographie
Gentilé Escragnollois
Population
municipale
607 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 54″ N 6° 47′ 02″ E / 43.7317, 6.7839 ()43° 43′ 54″ Nord 6° 47′ 02″ Est / 43.7317, 6.7839 ()  
Altitude Min. 400 m – Max. 1 644 m
Superficie 25,48 km2
Localisation

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Escragnolles est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral donne les formes Escragnolo et Escregnoro comme toponymes. Ses habitants sont appelés les Escragnollois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Escragnolles est un village des Préalpes grassoises situé à la lisière du département du Var. Il est traversé par la D 6085 (ancienne N85 ou route Napoléon). La commune est desservie par la ligne LER 31 qui relie Nice à Grenoble, ainsi que par plusieurs lignes du réseau Sillages :

  • La Siagne, ou Grande Siagne, naît dans l'Audibergue, son cours initial est le plus souvent asséché. Elle prend toute sa puissance après la source vauclusienne du Garbo.
  • La Siagne de la Pare ou d'Escragnolles, y prend sa source. Sur la carte des frontières de l'est (1776), son cours initial s'appelait la rivière des 'eaux nègres'. L'exsurgence (source vauclusienne) de la Pare a été achetée 20 000 francs or par le Syndicat intercommunal des Cinq-Communes. Avec l'exsurgence du Garbo, elle draine le karst de l'Audibergue.
  • Elle rejoint la Siagne après un parcours très encaissé qui fait la joie des adeptes du canyoning.
  • Le canal de Belletrud (1931) a sa prise dans la grotte de la Pare. Pour se rendre à Saint-Cézaire-sur-Siagne, il domine les vallées de la Siagne d'Escragnolles puis de la grande Siagne, qu'il enjambe au bois des Malines, croise le canal de la Siagne avant d'entamer un long passage souterrain pour réapparaître au virage de Mauvans.

Il est possible mais dangereux de randonner le long de ce canal, en empruntant parfois les tunnels de franchissement d'obstacles du canal (qui ont été creusés sans engins motorisés, à la main et aux explosifs !). Ce canal alimente les communes de Saint-Cézaire-sur-Siagne, Le Tignet, Spéracèdes, Cabris et Peymeinade.

  • Les grottes et abris sous roche :
    • Grotte des Gours ou grotte Gras ;
    • Grotte de Saint-Martin ou Baumas du Baïl : 8 au total.

Histoire[modifier | modifier le code]

Raymond Requistoni (?-av.1309) fut seigneur de Escragnolles. Il s'allia à Cécile Cays, fille de Bérenger Cays, coseigneur de Peillon et du Touët[2]. Le seigneur de Escragnolles, Raymond Requistoni, eut de son vivant un homonyme qui fut chevalier et seigneur du Val d'Ampus.

  • À la suite de la peste de 1420, la population du village fut anéantie, et, pour le repeupler, il fallut faire appel à des habitants de la région proche ou de l'arrière pays de Gênes les Figouns [3], grands mangeurs de figues et parlant le Figoun.
  • Escragnolles fin XVIIIe
Escragnolles fin XVIIIe

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

La commune d'Escragnolles porte :

D'or, à un sautoir de sinople, accompagné en chef d’un roc d’échiquier, du même.

Les armes d'Escragnolles sont celles de la famille de Robert qui possédait cette seigneurie (Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc)[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Francis Galliano    
mars 2008   Jacques Ballestra[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 607 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346 350 279 363 402 420 408 431 413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
392 410 411 421 355 310 281 277 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282 248 249 163 150 172 130 115 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
117 119 110 193 326 384 491 505 596
2011 - - - - - - - -
607 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Habitats fortifiés, enceintes, oppidum, castellaras[modifier | modifier le code]

Les points fortifiés sont très nombreux, toujours en vue les uns des autres autour d'un habitat fortifié plus important et mieux défendu[8],[9],[10],[11].

  • Oppidum de Conrouan
  • La Bastide,
  • Bois de Briasc,
  • Camp des listes,
  • Le Castellas,
  • Le Cavallet,
  • du Château ou Cogolin),
  • Collet des Pins de Rouyère,
  • La Colette (ou des Claps),
  • Conrouan (ou Camp Rouman, ou Moujoun,
  • La Grangasse,
  • Josepin,
  • Poste avancé des Rouguières,
  • Le Raïs, (ou Ray, ou Galants,
  • Les Rouguières.

Tumulus, Dolmens (Néolithique, Calcholithique)[modifier | modifier le code]

  • Dolmen des Claps
  • Tumulus de la Colette
  • Tombe en blocs de la Colette
Dolmen des Claps

Chapelle Saint-Martin[modifier | modifier le code]

  • nombreux fossiles sur place

Enclos-Apié du château[modifier | modifier le code]

La Route Napoléon[modifier | modifier le code]

Les baumes du Baïl (hameau)[modifier | modifier le code]

  • sous la nouvelle route Napoléon, au-dessus de la vraie route Napoléon

La Baumon du Duc ou grotte de Saint-Martin (Néolithique final)[modifier | modifier le code]

  • Une des huit grottes dites de Saint-Martin ou Baumas de Baïl. Ces cavités ont été découvertes et partiellement fouillées par Casimir Bottin, Émile Rivière et Marcellin Chiris entre 1878 et 1880[12]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête annuelle aux ânes. La Fête aux ânes se déroule tous les ans le dernier dimanche de juin[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Vindry, La chapelle Saint-Pons à Escragnolles (A.-M.). Notes à la suite d'une investigation archéologique, Archéam, no 3, 1996 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Horaires de la ligne Sillages à la demande no 400
  2. Venturini, Evolution, t.I, p. 178
  3. Toso F. : Da Monaco a Gibralterra : storia, lingua e cultura di villagi e citta-satto génovesi verso occidente, Toso, Le Mani Ed., Genova, 2004 (ISBN 88-8012-282-7)
  4. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.
  5. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Guébhard A. : Essai d'inventaire des enceintes préhistoriques (castelars), Le Mans, 1906
  9. Brétaudeau G. : Les enceintes des Alpes-Maritimes, IPAAM, Nice , 1996 (ISBN 2-9508373-1-X)
  10. Gazeenbek M. : Enceintes et habitats fortifiés des Alpes-Maritimes, Musée d'Art et d Histoire de Provence, Grasse, 2004, ISBN 2-904110-37-2
  11. Bottin C.: Notes sur quelques monuments préhistoriques des Alpes-Maritimes, Ann. Soc. lett., Sc., et Arts des A.M., 1882-VIII, p. 155-176.
  12. Del Fabbro Laurent, « La Baumon du Duc ou grotte Saint-Martin (Escragnolles, Alpes-Maritimes) », Bull. no 10 GRHP
  13. Date de la fête des ânes sur Nice-Matin