Prix Nobel de littérature
| Prix Nobel de littérature | |
| Nom original | Nobelpriset i litteratur |
|---|---|
| Description | Prix récompensant une contribution majeure en littérature |
| Organisateur | Académie suédoise |
| Pays | |
| Date de création | 1901 |
| Dernier récipiendaire | |
| Site officiel | www.nobelprize.org |
Le prix Nobel de littérature (Nobelpriset i litteratur en suédois) récompense annuellement, depuis 1901, un écrivain ayant rendu de grands services à l'humanité grâce à une œuvre littéraire qui, selon le testament du chimiste suédois Alfred Nobel, « a fait la preuve d'un puissant idéal »[1].
Récompense considérée comme la plus prestigieuse et la plus médiatique au monde, le prix Nobel met en lumière un auteur et ses travaux. Il lui assure une promotion à l'échelle planétaire, une renommée internationale et une certaine aisance financière.
Il n'est pas rare que le prix Nobel prenne une signification politique, ayant parfois valeur de désaveu face à des régimes autoritaires. En effet, plusieurs écrivains exilés, dissidents, contestataires, persécutés ou interdits de publication dans leur pays ont été récompensés, à l'instar de Boris Pasternak, Pablo Neruda, Alexandre Soljenitsyne et Gao Xingjian[2].
Le prix Nobel honore avant tout les romanciers, essayistes, poètes et dramaturges. On compte toutefois, dans la liste des lauréats, trois philosophes (Rudolf Christoph Eucken, Henri Bergson et Bertrand Russell) et deux historiens (Christian Matthias Theodor Mommsen et Winston Churchill, également distingué pour ses discours politiques).
La personnalité la plus âgée à avoir obtenu cette distinction est Doris Lessing (née en 1919), récompensée en 2007 à 88 ans. Le plus jeune lauréat est Rudyard Kipling (1865-1936), couronné en 1907 à 42 ans.
Sommaire |
Nominations et mode de fonctionnement [modifier]
Chaque fin d'année, à l'automne, le prix Nobel est attribué par l'Académie suédoise[3] qui constitue ses nominations, avec l'aide d'autres membres d'académies et de sociétés littéraires nationales et étrangères, d'éminents professeurs d'université en littérature, langue et linguistique, d'anciens lauréats du prix ou encore des présidents d'associations nationales d'écrivains représentatives de la production littéraire dans leurs pays[4]. Chacun propose une liste de plusieurs noms qu'il peut détailler et expliquer et la communique au Comité Nobel comprenant 5 académiciens élus pour 3 ans. Il est interdit à chacune des personnes sollicitées de voter pour elle-même. Près de 350 noms sont proposés annuellement aux membres du comité qui les élaguent à partir du 1er février[5] pour ne garder que 15 à 20 candidatures envoyées ensuite à leurs collègues. En mai, les académiciens fixent une liste finale de 5 noms. Après avoir étudié en détail l'œuvre des auteurs en lice, les jurés organisent plusieurs discussions. En conclusion des débats, début octobre, ils procèdent à un vote. La personne qui obtient plus de la moitié des voix est désignée comme lauréate du prix. Les 4 recalés sont réinscrits d'office pour les sélections de l'année suivante[2]. Le jury peut aussi déroger à la règle suite à une décision exceptionnelle comme dans le cas très rare d'attribution d'un prix double ou conjoint[6]. Ce mode de fonctionnement est similaire pour toutes les autres catégories du prix Nobel. L'identité du récipiendaire est révélée par le secrétaire perpétuel de l'Académie, courant octobre, lors d'une conférence de presse dans le bâtiment de Börshuset, situé dans la vieille ville de Stockholm. Le contenu des délibérations et la liste finale des 5 personnalités sont gardés secrets pendant 50 ans[7]. Le nom du vainqueur fait en conséquence l'objet de spéculations au sein des milieux littéraires.
Même si le montant de la somme inhérente au prix a évolué au cours de son histoire, il est fixé aujourd'hui à 10 millions de couronnes suédoises, à savoir environ un million d'euros[8]. Chaque personnalité récompensée se voit décerner par le roi de Suède, au cours de la Cérémonie de remise des prix Nobel, le 10 décembre à Stockholm, la médaille d'or et le diplôme de la Fondation Nobel. Le gagnant doit également faire un discours dans lequel il définit son œuvre et ses aspirations artistiques.
Histoire controversée [modifier]
Nombre de critiques, spécialistes et cercles de lecteurs déplorent le fait que la qualité des apports poétique et esthétique d'une œuvre au domaine des Lettres n'est pas le seul critère impartial sur lequel s'axe l'Académie suédoise pour attribuer le prix Nobel. Son histoire est jalonnée de controverses et il entraîne régulièrement des contestations.
Premières années [modifier]
Lors des premières années de l'attribution du prix Nobel, le critère d'« idéalisme », fixé par le testament d'Alfred Nobel[9] est la principale cause de l'oubli d'écrivains et de dramaturges aussi importants que Léon Tolstoï, Anton Tchekhov, Émile Zola, August Strindberg, Henry James ou encore Henrik Ibsen dont les œuvres ne sont pas jugées suffisamment « idéalistes » pour figurer aux palmarès. Pendant la Première Guerre mondiale, l'Académie suédoise affiche une ligne de neutralité, récompensant des auteurs de pays ne prenant pas part à la guerre (comme la Suède et le Danemark par exemple) puis change de ligne de conduite dans les années 1920, primant des écrivains ouvertement sceptiques et critiques comme Carl Spitteler et Anatole France.
Choix des lauréats dans les années 1950 [modifier]
En 1954, 27 écrivains sont pressentis, dont l'Espagnol Ramon Menendez Pidal, l'Américain Ernest Hemingway, et les Français André Malraux et Albert Camus dont les noms circulaient depuis la fin des années 1940. Même si les jurés suédois ont une préférence pour Malraux, celui-ci n'a pas écrit de romans depuis longtemps, ce qui rend son choix impossible. Hemingway, lui, vient d'écrire Le Vieil Homme et la Mer deux ans plus tôt. Le cynisme, la sécheresse et la brutalité de son écriture s'accordent mal avec l'idéal exigé par le testament d'Alfred Nobel mais l'écrivain a une forme d'héroïsme qui séduit certains jurés. C'est finalement lui qui l'emporte[10].
En 1955, 46 noms sont écrits sur la première liste de pressentis, dont les Français Camus, Henri Bosco, Malraux, Jules Romains, Georges Duhamel. C'est finalement l'Islandais Halldór Laxness qui est choisi. En 1956, parmi les 44 écrivains pressentis, il y a 12 Français : Georges Duhamel, Marcel Pagnol, Henry de Montherlant, Henri Bosco, Jean Guitton, Marthe Bibesco, Saint-John Perse, André Malraux, Gabriel Marcel, Albert Camus, Jean Schlumberger, Jules Supervielle. Mais c'est l'Espagnol Ramón Menéndez Pidal qui a le plus de parrainages de personnalités et d'institutions. Pour Anders Österling, secrétaire perpétuel de l'académie, le choix doit se faire entre lui et Juan Ramón Jiménez : « Il est évident que la zone espagnole a été sérieusement négligée depuis 1922, lorsque le dramaturge Jacinto Benavente a été récompensé. Le choix doit se faire entre lui et Jimenez[10] ». Camus venait lui de publier La Chute, un récit qui pour les membres du comité pouvait être comparé à La Peste. Cette nouvelle œuvre renforce indéniablement les mérites de Camus pour obtenir le Nobel, mais le jury préfère attendre pour un examen approfondi. Juan Ramon Jimenez est donc choisi.
En 1957, 49 noms sont cités sur les listes dont 12 nouveaux. Cette fois-ci, l'avis du comité est unanime : Albert Camus. Quelques mois auparavant, le 14 avril, Anders Österling écrit une critique élogieuse de L'Exil et le Royaume dans le quotidien Stockholms Tidningen. Le 17 octobre 1957, Albert Camus est choisi « pour son importante œuvre littéraire qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes[10] ».
Prix politique ? [modifier]
En 1958, l'attribution du prix à Boris Pasternak déclenche la colère des autorités soviétiques. L'auteur est forcé de décliner la récompense pour s'épargner des sanctions[11].
En 1964, Jean-Paul Sartre décline le prix Nobel qui, selon lui, est « beaucoup trop tourné vers l'Occident »[12].
Le lauréat de 1970 Alexandre Soljenitsyne, dissident soviétique, ne veut pas se rendre à Stockholm de peur de ne pas être autorisé à retourner en Union soviétique où il est assigné à résidence et où son œuvre, mise à l'index, circule clandestinement. Mais après le refus du gouvernement suédois d'honorer Soljenitsyne par une remise du prix avec lecture et discours publics lors d'une cérémonie organisée à l'ambassade de Moscou, l'écrivain est prêt à décliner la récompense et l'argent, rejetant les conditions suédoises qui, selon lui, sont « une insulte au prix Nobel lui-même ». Il ne peut percevoir sa distinction qu'après avoir été déchu de sa nationalité soviétique et exclu d'URSS en 1974[13].
La non attribution du prix est souvent polémique dans la mesure où elle peut avoir valeur de sanction politique, à l'instar de Louis-Ferdinand Céline et Ezra Pound, écartés respectivement pour leurs prises de position antisémite et pro-fasciste[14],[15]. Maintes fois retenu sur les listes, Jorge Luis Borges n'aurait, de son côté, jamais été récompensé comme le suppose son biographe Edwin Williamson dans Jorge Luis Borges, une vie, en raison de ses relations conciliantes, voire troubles, avec les dictatures argentine et chilienne[16].
Dans son ouvrage, Les Prix Nobel, sociologie d'une élite transnationale, Josepha Laroche soutient justement la thèse selon laquelle les motivations de l'Académie suédoise dépassent l'évaluation objective de la qualité d'une œuvre et de son apport novateur à la littérature pour s'inscrire dans une dimension éminemment diplomatique : « Il n’y a pas d’équation entre la valeur littéraire et le Nobel. Un grand écrivain novateur ne mérite pas forcément le prix. Il s’agit d’incarner dans sa personne, mais aussi dans son œuvre, des valeurs de respect des droits des peuples. Le Nobel, y compris en littérature, a pour horizon la pacification des relations internationales. »[14].
Cependant, les oublis notables contrastent avec certains choix du comité comme le fait de récompenser Pablo Neruda et Jean-Paul Sartre, fervents soutiens du régime stalinien ou encore Camilo José Cela, qui a toujours oscillé entre connivence et critique du franquisme, ayant assuré un temps la fonction de censeur littéraire, entre 1943 et 1944, tout en étant lui-même censuré[17],[18],[19].
En août 2006, suite au chahut médiatique provoqué par la révélation de l'engagement volontaire au sein de la Waffen-SS en 1944 de Günter Grass (récompensé en 1999), la Fondation Nobel intervient face aux sommations de la droite allemande et d'une partie de la presse qui demandent à l'écrivain de rendre sa récompense et la somme d'argent reçue. Le président du comité déclare que « l'attribution des prix est irréversible car aucun prix Nobel n'a été retiré à quiconque par le passé[20]. »
Les choix du jury dans le courant des années 2000 ont été soupçonnés, par une partie de la presse, d'être motivés par l'actualité politique, notamment avec le couronnement d'Harold Pinter en 2005 qui concorde avec ses virulentes prises de position contre la guerre d'Irak ou celui d'Orhan Pamuk en 2006 après la reconnaissance publique par ce dernier du génocide arménien et du massacre des Kurdes par la Turquie[21].
Attributions contestées [modifier]
Plusieurs spécialistes regrettent que la liste des lauréats comporte pléthore d'oublis majeurs : James Joyce, Robert Musil ou encore Witold Gombrowicz n'y figurent pas[22].
L'Académie reconnaît avoir raté des monuments de la littérature universelle en raison du décès prématuré de certains écrivains : Marcel Proust, Rainer Maria Rilke et Antonin Artaud (morts tous trois à 51 ans), Vladimir Maïakovski et Paul Celan et (qui se sont respectivement donné la mort à 36 et 49 ans) ou encore Federico Garcia Lorca (décédé à 38 ans)[14].
Membre du jury actuel, Kjell Espmark rappelle par ailleurs que l'essentiel de l'œuvre de Franz Kafka, Fernando Pessoa, Constantin Cavafy et Ossip Mandelstam a été publié après leur mort et qu'en conséquence, les jurés n'ont jamais pu en évaluer la portée de leur vivant[23].
Sur son site, l'Académie confesse cependant quelques choix d'un goût discutable et reconnaît l'indigence de certains résultats, notamment lors de la décennie 1930-1939 : « La période offre plusieurs lauréats légitimement jugés médiocres, et qui cachent autant de négligences : Virginia Woolf aurait dû être récompensée à la place de Pearl Buck, etc. »[14].
Les médias notent, de plus, que beaucoup de poètes ont été récompensés, dans un esprit fidèle à celui d'Alfred Nobel, grand amateur de poésie[14]. On remarque, à l'inverse, que les écrivains qui privilégient une multitude de petits ouvrages aux grandes sommes sont largement défavorisés. Selon le professeur en littérature comparée de Harvard, David Damrosh, Italo Calvino n’a jamais été nobelisé pour cette raison[14].
Le comité est aussi critiqué pour ses largesses vis-à-vis de la littérature allemande. Heinrich Böll par exemple a reçu le prix, mais pas Bertolt Brecht. En 2009, alors que la presse attend le couronnement d'un grand nom de la littérature mondiale, Herta Müller, méconnue en dehors de la scène littéraire germanophone, devient le troisième écrivain de langue allemande récompensé en moins de dix ans alors même que peu de ses œuvres sont traduites en suédois[24],[25].
En 1974, Graham Greene, Vladimir Nabokov et Saul Bellow sont donnés favoris. Mais le comité préfère attribuer un prix conjoint aux écrivains suédois Eyvind Johnson et Harry Martinson, tous deux membres de l'Académie et donc jurés du prix Nobel. Bellow est finalement honoré deux ans plus tard en 1976, mais ni Greene ni Nabokov ne seront primés[26].
L'année de l'attribution surprise du prix à l'homme de théâtre Dario Fo, en 1997, Salman Rushdie et Arthur Miller en lice, faisaient figure de favoris. Mais le jury aurait considéré leur éventuelle victoire comme « beaucoup trop prévisible », émanant d'un choix « trop populaire »[27].
En 1989, la romancière Kerstin Ekman avait déjà « démissionné » de l'Académie suédoise pour cause de non-condamnation, de la part de ses collègues, de la fatwa islamique contre Rushdie[28]. Elle a toujours sa place à l'Académie, mais refuse depuis l'affaire Rushdie de participer aux réunions.
Le choix d'Elfriede Jelinek en 2004 n'a pas seulement partagé la presse, il a également été l'objet de violents débats au sein de l'Académie. Sur l'exemple d'Ekman, le professeur en littérature scandinave Knut Ahnlund quitte sa fonction d'académicien en 2005, jugeant l'honneur fait à l'écrivain autrichien être un « choc d'une extrême gravité, ayant causé des dommages irréparables à la littérature de manière générale et à la réputation du prix en particulier »[28]. Il ne participe plus à aucun débat de l'académie même s'il en a encore le droit.
Les propos de l'ancien secrétaire perpétuel de l'Académie suédoise Horace Engdahl, qui justifiait devant l'Associated Press en octobre 2008 la précellence accordée par les jurés aux auteurs européens, ont déclenché un tollé au sein des milieux littéraires outre-Atlantique : « Il existe bien sûr des auteurs forts dans toutes les grandes cultures, mais on ne peut pas nier le fait que l'Europe est toujours le centre du monde littéraire... pas les États-Unis [...] Les États-Unis sont trop isolés, ils ne traduisent pas assez et ne participent pas au dialogue des littératures[29]. ». L'année suivante, le nouveau secrétaire perpétuel Peter Englund enraye la polémique en expliquant qu'« il est forcément plus facile pour les Européens d'être en phase avec la littérature européenne. »[30].
Critiques récentes [modifier]
Le comité est souvent taxé d'« élitisme » et d'« engagement gauchiste » par une partie de la presse car il met régulièrement à l'honneur des romanciers ou des poètes méconnus du grand public, pour la plupart engagés à gauche, mais le jury a toujours revendiqué son indépendance[2]. Néanmoins, le choix de récompenser Mario Vargas Llosa en 2010 (auteur très engagé à droite et candidat du parti libéral lors de l'élection présidentielle du Pérou en 1990) est à considérer[31].
Une partie de la presse déplore par ailleurs le fait que la littérature de genre, pour enfants ou représentative de la pop culture soit passée sous silence[14].
La critique la plus insistante concerne la perspective euro-centrée ou occidentalo-centrée du jury et le fait que certaines zones géographiques soient totalement délaissées, faute de rayonnement ou de traductions suffisantes à l'instar de la littérature persane[14]. Les lettres arabes trouveraient, quant à elles, peu d'échos car elles sont souvent contextualisées, référencées et ont un contenu assez social, ce qui suppose qu'elles correspondent mal à l’exigence universaliste du Nobel[14].
Au vu du nombre de lauréats, l'Europe est sans conteste le continent le plus récompensé par l'Académie. Plusieurs journaux suédois ironisent d'ailleurs sur le fait que la Suède détient plus de prix Nobel que l'Asie (huit prix suédois contre quatre à peine pour le continent asiatique : deux japonais, un indien et un chinois[32])[33]. L'Afrique a attendu très longtemps son premier lauréat, le Nigérian d'expression anglaise Wole Soyinka en 1986. L'ont suivi l'Égyptien arabophone Naguib Mahfouz en 1988, puis les Sud-Africains anglophones Nadine Gordimer et John Maxwell Coetzee, récompensés respectivement en 1991 et 2003.
De même, certains favoris de la presse, sont systématiquement évincés à l'instar de Philip Roth, Amos Oz, Ismail Kadare, Milan Kundera, Adonis, Ko Un, Haruki Murakami et Claudio Magris[34],[35].
Liste des lauréats [modifier]
En tout, 109 prix Nobel de littérature ont été attribués. Le prix n'a pas été décerné 7 années (1914, 1918, 1935, 1940–1943) mais a été décerné à deux lauréats en 1904, 1917, 1966, 1974.
Récompenses par nationalité [modifier]
En 2012, les prix par nationalité se répartissent ainsi :
| Nationalité |
Lauréats | % |
|---|---|---|
| France | 14 | 12,8 % |
| États-Unis | 12[37] | 11 % |
| Royaume-Uni | 10 | 9,17 % |
| Allemagne | 8 | 7,34 % |
| Suède | 8 | 7,34 % |
| Espagne | 6 | 5,5 % |
| Italie | 6 | 5,5 % |
| URSS | 4 | 3,67 % |
| Pologne | 4 | 3,67 % |
| Irlande | 4 | 3,67 % |
| Norvège | 3 | 2,75 % |
| Danemark | 3 | 2,75 % |
| Japon | 2 | 1,83 % |
| Suisse | 2 | 1,83 % |
| Chili | 2 | 1,83 % |
| Grèce | 2 | 1,83 % |
| Afrique du Sud | 2 | 1,83 % |
| Inde | 1 | 0,917 % |
| Belgique | 1 | 0,917 % |
| Finlande | 1 | 0,917 % |
| Islande | 1 | 0,917 % |
| Yougoslavie | 1 | 0,917 % |
| Israël | 1 | 0,917 % |
| Guatemala | 1 | 0,917 % |
| Australie | 1 | 0,917 % |
| Colombie | 1 | 0,917 % |
| Tchécoslovaquie | 1 | 0,917 % |
| Nigeria | 1 | 0,917 % |
| Égypte | 1 | 0,917 % |
| Mexique | 1 | 0,917 % |
| Portugal | 1 | 0,917 % |
| Hongrie | 1 | 0,917 % |
| Autriche | 1 | 0,917 % |
| Turquie | 1 | 0,917 % |
| Sainte-Lucie | 1 | 0,917 % |
| Pérou | 1 | 0,917 % |
| Chine | 1 | 0,917 % |
Récompenses par langue [modifier]
En 2012, les prix par langue d'écriture se répartissent ainsi :
| Langue |
Lauréats | % |
|---|---|---|
| Anglais | 27 | 24,8 % |
| Français | 15 | 13,8 % |
| Allemand | 13 | 11,9 % |
| Espagnol | 11 | 10,1 % |
| Suédois | 7 | 6,42 % |
| Italien | 6 | 5,5 % |
| Russe | 5 | 4,59 % |
| Polonais | 4 | 3,67 % |
| Norvégien | 3 | 2,75 % |
| Danois | 2 | 1,83 % |
| Grec | 2 | 1,83 % |
| Japonais | 2 | 1,83 % |
| Chinois mandarin | 2 | 1,83 % |
| Arabe | 1 | 0,917 % |
| Bengalî | 1 | 0,917 % |
| Créole | 1 | 0,917 % |
| Finnois | 1 | 0,917 % |
| Hébreu | 1 | 0,917 % |
| Hongrois | 1 | 0,917 % |
| Islandais | 1 | 0,917 % |
| Provençal | 1 | 0,917 % |
| Portugais | 1 | 0,917 % |
| Serbo-croate | 1 | 0,917 % |
| Tchèque | 1 | 0,917 % |
| Turc | 1 | 0,917 % |
| Yiddish | 1 | 0,917 % |
Notes et références [modifier]
- (sv) den som inom litteraturen har producerat det utmärktaste idealisk riktning. Le terme idealisk peut se traduire par « idéaliste » ou « idéal » (en) Ink and Spit, John Sutherland, The Guardian, 13 octobre 2007.
- http://www.republique-des-lettres.fr/10532-prix-nobel-litterature.php
- (en) Nomination for the Nobel Prize in Literature
- (en) Qualified Nominators – The Nobel Prize in Literature
- (en) Nomination and Selection of the Nobel Laureates in Literature
- http://www.svenskaakademien.se/web/How_Nobel_Laureates_in_Literature_are_chosen.aspx
- http://www.lalibre.be/culture/livres/article/450202/le-clezio-parmi-les-favoris-du-nobel-de-litterature.html
- (en) Nobel Prize Amount in Literature
- Article de Kjell Espmark du 3 décembre 1999.
- Olivier Truc, « Et Camus obtint enfin le prix Nobel », Le Monde, 28 décembre 2008.
- Citation de l'article consacré à Boris Pasternak par Michel Aucouturier in Le Nouveau Dictionnaire des auteurs, édition Laffont-Bompiani, Paris, 1994, volume 2 page 2439
- Cité dans l'article « Jean-Paul Sartre », Encyclopédie des écrivains de langue française dirigée par Jean-Pierre de Beaumarchais et Alain Rey, édition Larousse, Paris, 2001,volume 2 page 1741
- Stig Fredrikson « How I Helped Alexandr Solzhenitsyn Smuggle His Nobel Lecture from the USSR », nobelprize.org, 22 février 2006, article disponible en octobre 2006.
- Charlotte Pudlowski, « Qui sont les oubliés du prix Nobel ? (section littérature) », Slate, 07 octobre 2012 [texte intégral]
- J.-P. Crespelle, La vie quotidienne à Montparnasse à la grande époque (1905 - 1930), Hachette, Paris, 1976, p. 177)
- Colm Tóibín, « Don't Abandon Me », The London Review of Books, 11-05-2006 [texte intégral (page consultée le 13-10-2007)]
- New studies agree that Beauvoir is eclipsing Sartre as a philosopher and writer The Independent May 25, 2008. Retrieved on January 4, 2009.
- Textos escondidos de Pablo Neruda Libros April 14, 2005. Retrieved on January 4, 2009.
- Unearthing Franco's Legacy, p.17, University of Nortre dame Press.
- Article du journal Libération, 12 juillet 2006, « Grass pourra garder son prix Nobel ».
- Dan Kellum, « Lessing's Legacy of Political Literature. The Nation: Skeptics Call It A Nonliterary Nobel Win, But Academy Saw Her Visionary Power », CBS News, rpt. from The Nation (column), 14 octobre, 2007, 17 octobre 2007.
- Burton Feldman, The Nobel Prize, pages 61-62.
- Nobel's Will and the Literature Prize, Nobelprize.org. Consulté le 6 May 2012
- L'Express, « Herta Müller, Nobel surprise. », consulté le 20 janvier 2010
- (fr) Pierre Deshusses, Le Monde, « Herta Müller, Prix Nobel de littérature, l'écriture contre l'oubli. », consulté le 16 février 2012.
- Alex Duval Smith, « A Nobel Calling: 100 Years of Controversy », The Independent, news.independent.co.uk, 2005-10-14 [texte intégral (page consultée le 26-04-2008)] :
« Not many women, a weakness for Anglo-Saxon literature and an ostrich-like ability to resist popular or political pressure. Alex Duval Smith reports from Stockholm on the strange and secret world of the Swedish Academy. »
- « Nobel Stuns Italy's Left-wing Jester », The Times, 10 octobre 1997, rpt. in Archives of a list at hartford-hwp.com, consulté le 10 octobre 2007.
- « Nobel judge steps down in protest », BBC News, 11 octobre 2005.
- http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2008/10/01/001-Horace_Engdahl_AP.asp?ref=rss
- Herta Müller Wins Nobel Prize in Literature. By MOTOKO RICH and NICHOLAS KULISH. Published: 8 October 2009. NY Times
- Mario Vargas Llosa, un prix Nobel de littérature très politique sur rue89.com le 7 octobre 2011
- En réalité, deux auteurs chinois ont été mis à l'honneur : Gao Xingjian (2000) et Mo Yan (2012). Il faut néanmoins mettre de côté le cas de Gao, qui écrit en mandarin et a été récompensé pour avoir avoir ouvert de nouvelles voies à l'art littéraire chinois. Mais il est un écrivain dissident et est mis à l'index dans son pays d'origine. Il a d'ailleurs accepté le prix sous bannière française (il a reçu la nationalité française en 1997) et les autorités chinoises n'ont jamais reconnu ce prix Nobel : aucun journal n'a relayé l'information de sa victoire en 2000.
- (sv) « Akademien väljer helst en europé », Dagens Nyheter.
- Fiche Evene d'Ismail Kadare
- Le Figaro.fr, Blaise de Chabalier, Tomas Tranströmer, Prix Nobel de Littérature, le 6 octobre 2011.
- The Nobel Prize in Literature 2008, Fondation Nobel, 2008. Consulté le 5 février 2009
- Il faut y inclure Czesław Miłosz qui est cité pour ses deux nationalités : polonaise et américaine, sur le site des prix Nobel (voir ici et Joseph Brodsky, Soviétique d'origine mais naturalisé américain (il n'est d'ailleurs cité que pour cette nationalité-là, voir là)
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Burton Feldman, The Nobel Prize: A History of Genius, Contreversy and Prestige, Arcade Publishing, 2001, ISBN 1-55970-592-2 9781559 705929
Lien externe [modifier]