Marie-Claude Pietragalla

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Marie-Claude Pietragalla

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Marie-Claude Pietragalla en 2014.

Surnom Pietra
Naissance 2 février 1963 (51 ans)
Paris (France)
Activité principale Danseuse
Chorégraphe
Style Danse classique
Danse contemporaine
Activités annexes actrice
Lieux d'activité Paris
Marseille
Années d'activité Depuis 1979
Formation École de danse du Ballet de l'Opéra national de Paris
Récompenses Voir section dédiée
Site internet Site de la compagnie Pietragalla

Marie-Claude Pietragalla, née à Paris le 2 février 1963, est une danseuse et chorégraphe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née d’un père corse et d’une mère bordelaise, Marie-Claude Pietragalla commence la danse sur les conseils de sa mère qui souhaite canaliser son énergie[1]. À neuf ans, elle tente le concours d’entrée de l’école de danse du Ballet de l’Opéra national de Paris, qu’elle réussit. Claude Bessy qui dirigeait alors l'école de danse, la décrira comme une élève très déterminée avec un fort caractère[2]. À seize ans, elle intègre le corps de ballet de l'Opéra, devient sujet en 1982, puis première danseuse en 1988 sous la direction de Rudolf Noureev : elle a 25 ans. Elle est nommée étoile le 22 décembre 1990, à l'issue de la représentation de Don Quichotte où elle interprète le rôle de Kitri.

Durant cette période, la danseuse va interpréter tous les grands rôles du répertoire comme Odette/Odile dans Le Lac des Cygnes, Giselle, La Sylphide, Carmen, La Bayadère et danser avec les plus grands partenaires comme Nicolas Le Riche, Patrick Dupond ou Manuel Legris. Mais en parallèle Pietra, comme elle aime se faire appeler, s’illustre en danse contemporaine en interprétant les ballets des plus grands chorégraphes comme Maurice Béjart (Le Sacre du printemps, Boléro, Arépo) , Roland Petit (Carmen, Notre-Dame de Paris, Le Jeune Homme et la Mort), Mats Ek (Giselle), Serge Lifar, George Balanchine, Merce Cunningham ou encore Jiří Kylián.

Pietragalla entretient un rapport privilégié avec la chorégraphe Carolyn Carlson, qui crée pour elle les ballets Signes en 1997 et Don't Look Back en 2000. Interprète d'exception à la présence scénique et au charisme impressionnant[3],[4], elle devient la première danseuse à se produire seule sur la scène de l’Olympia.

En 1998, elle quitte prématurément l'Opéra de Paris à 35 ans, fait rarissime, pour prendre la direction du Ballet national de Marseille où elle signe neuf chorégraphies ; elle y reste cinq ans jusqu'à un conflit avec les danseurs de la compagnie qui obtiennent sa démission. Dans le même temps Pietragalla approfondit son travail chorégraphique, déjà débuté lorsqu'elle était étoile à l'Opéra de Paris où elle avait créé Triangle infernal et Corsica (1996).

À partir de 2004, avec le danseur et chorégraphe Julien Derouault, elle fonde sa propre compagnie, la Pietragalla Compagnie ; leurs créations sont faites en collaboration depuis cette date. La compagnie est un lieu de rencontre entre danse classique, contemporaine et influences hip-hop comme en témoigne, par exemple, le ballet Marco Polo (2008)[5].

Les ballets de Pietragalla sont souvent décrits comme de grands spectacles populaires[6],[7] alliant les différents arts du spectacle, comme les univers du cirque ou de l'animation. En cela, son travail dépasse le simple cadre chorégraphique et peut faire penser à des ballets comme Parade de Jean Cocteau ou Les Forains de Roland Petit[réf. nécessaire].

Elle intègre le jury de l'émission Danse avec les stars sur TF1 en 2012. En effet, pour la saison 3, Alessandra Martines (jurée des saisons 1 et 2) ne peut reprendre sa place en raison d'une grossesse. Pour pallier cette absence et ainsi accompagner Jean-Marc Généreux et Chris Marques dans le jury, la production décide d'inviter Shy'm (gagnante de la saison 2), puis Pietragalla qui en devient le quatrième membre.

En 2014 elle est membre du jury du 40e Festival du cinéma américain de Deauville, sous la présidence de Costa-Gavras.

Elle partage la vie du danseur et chorégraphe Julien Derouault[6], avec qui elle a eu une fille prénommée Lola[8].

Répertoire à l'Opéra de Paris[modifier | modifier le code]

Parmi les principaux ballets interprétés par Marie-Claude Pietragalla se trouvent :

George Balanchine

  • Concerto pour violon
  • Capriccio
  • Crystal Palace
  • Agon

Rudolf Noureev

Roland Petit

Serge Lifar

  • Suite en blanc
  • Mirage

Vaslav Nijinsky

Maurice Béjart

Carolyn Carlson

Mats Ek

John Neumeier

  • Songe d'une nuit
  • Vaslav
  • Magnificat

Jerome Robbins

  • Dancing Party
  • In the Night
  • Dances at a Gathering

William Forsythe

  • In the Middle
  • Somewhat Elevated

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

Marie-Claude Pietragalla est également l'interprète dans la quasi-totalité des œuvres qu'elle crée en tant que chorégraphe :

Compagnie Pietragalla-Derouault
  • Mr & Mme Rêve, 2013
  • Clowns, 2012
  • Les Chaises ?, 2012
  • Variations poétiques, 2012
  • La Nuit des poètes, 2011
  • Le Temps brûle, 2010
  • La Tentation d'Ève, scène du Palace de Paris, 2010
  • Sade ou le Théâtre des fous, 2007
  • Marco Polo, présenté en première mondiale aux Jeux olympiques de Pékin, 2008
  • Conditions humaines, 2006
  • Souviens toi..., 2005
  • Ivresse, 2005
  • Les Noces, 2005
  • Le Sacre du Printemps, 2005
Ballet national de Marseille
  • Ni Dieu ni maître, 2003
  • Métamorphoses, pour l'école de danse de Marseille, 2003
  • Don Quichotte, 2003
  • Illusions d'éternité, 2002
  • Ivresse, 2001
  • Sakountala, 2000
  • Fleurs d'automne, 2000
  • Raymonda (3e acte), 2000
  • Giselle, 2000
  • Vita , 1999
  • L'Âme perdue, 1999
Opéra de Paris
  • Triangle infernal, 1996
  • Corsica, 1996
  • Boromobile, 1988
Autres créations

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Marie-Claude Pietragalla
Ouvrage sur Marie-Claude Pietragalla
  • Pietragalla, texte de Bernard Raffali, photographies de Claude Alexandre, Actes Sud, 1996

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]