Société des bains de mer de Monaco

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Monte-Carlo S.B.M.

Création 2 avril 1863
Fondateurs François Blanc
Personnages clés S.A.S Charles III, Prince de Monaco
Forme juridique Société Anonyme de Droit Monégasque
Siège social Drapeau de Monaco Monte-Carlo (Monaco)
Direction M. Jean-Luc Biamonti, Président Délégué - M. Yves de Toytot, Directeur Général Adjoint Finances - Mme Agnès Puons, Secrétaire Général, Directeur des Ressources Humaines - M. John Galvani, Directeur des Jeux - M. Luca Allegri, Directeur des Opérations Hôtelières
Actionnaires État monégasque (69,5 %)
Activité Jeux - Hôtellerie / Restauration - Sports & Loisirs - Gestion immobilière - Activités artistiques et culturelles
Effectif 4044 (2013)
Site web www.montecarlosbm.com
Chiffre d’affaires 424 M€ (2012/2013)

La Société des Bains de Mer et du Cercle des Étrangers à Monaco (Monte-Carlo S.B.M.) est une compagnie contrôlée par l'État monégasque, fondée par ordonnance souveraine du prince Charles III de Monaco en 1863. Elle gère aujourd'hui dans la principauté de nombreux actifs dans l'hôtellerie haut de gamme et les loisirs.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 1863, la Société des Bains de Mer, appelée plus couramment la SBM, est fondée sur ordonnance princière de S.A.S Charles III, prince de Monaco, qui cède contre 1,7 million de francs-or à l'homme d'affaires François Blanc pour 50 ans le privilège d'exploiter le monopole des jeux d'argent en principauté de Monaco. Elle est constituée initialement d'un capital de huit millions de francs divisés en 32 000 actions[1]

Le 1er juin 1866, l'ordonnance souveraine n° 375 du prince Charles III de Monaco autorise la création d'un nouveau quartier dénommé Monte-Carlo. Cette création est entièrement réalisée par la Société des Bains de Mer, Monte-Carlo devenant ainsi une marque de la Société des Bains de Mer. Cet événement s'explique par la perte, par Monaco et au profit de Nice et Menton, de terrains cultivant des oranges, citrons et olives ; pour assurer le développement de la principauté est donc décidé la création d'un casino « aux propositions monumentales, entouré de beaux hôtels qui ne craindront pas la comparaison avec ceux de Paris, Londres ou New York »[2].

En 1864, la SBM ouvre l'hôtel de Paris, en 1868 le Café de Paris (jusqu'en 1882 « Café du Divan ») puis des villas luxueuses et des jardins luxuriants. François Blanc décédé, son épouse Marie poursuit le travail entrepris : l'opéra de Monte-Carlo est inauguré (où se produit Sarah Bernhardt). De nombreuses personnalités du Second Empire et de l'aristocratie européenne accourent : le futur roi Édouard VII du Royaume-Uni, l'écrivain Alexandre Dumas ou encore Jacques Offenbach. Plusieurs innovations technologiques s'y installent (automobile, télégraphe, téléphone, chemins de fer, etc.) alors que Zénobe Gramme travaille sur l'électricité dans les sous-sols du casino et réussit à illuminer le quartier (bien qu'un incendie met les travaux en pause), que des concours de photographies et de cinéma ont lieu, qu'Henri Rougier survole la ville en avion et qu'Henri Fabre y inaugure un hydravion. Au niveau culturel se déroulent les Ballets russes de Serge de Diaghilev dont les décors sont signés Pablo Picasso, Henri Matisse et Georges Braque et les affiches, Jean Cocteau[2].

En 1911, la SBM organise le Rallye de Monte Carlo et ouvre le Monte-Carlo Golf Club au Mont Agel à proximité de la Principauté.

En 1928, la SBM rachète l'Hôtel Hermitage. En 1928 et 1929, la SBM inaugure respectivement l'Hôtel Monte-Carlo Beach, près de la frontière franco-Monégasque et le Monte-Carlo Country Club. En 1931, elle inaugure le Sporting d'Hiver (on compte aussi le Sporting d'Été et le Sporting d'Hiver. Toujours dans l'entre-deux-guerres est créée une route côtière longée de palmiers et de magasins, la plage du Larvotto, plusieurs restaurants et boîtes de nuit[2].

En 1961, la SBM ouvre un bowling, au Café de Paris. Le 15 mars 1969, la SBM inaugure la Salle des Amériques au Casino de Monte-Carlo. En 1974, la SBM inaugure le Sporting Monte-Carlo. Les années 1950 coïncident avec l'arrivée de riches Américains et de personnalités en villégiature, comme le duc et la duchesse de Windsor, Édouard Herriot, le prince Pierre II de Yougoslavie, Charlie Chaplin, Cary Grant, Errol Flynn puis le mariage entre Rainier III et Grace Kelly. Le festival international de télévision est aussi créé[2].

En avril 1992, la SBM fait installer une nouvelle fontaine en face du Casino de Monte-Carlo. En 1995, elle inaugure les nouveaux Thermes Marins Monte-Carlo.

En 2005, la SBM inaugure le Monte-Carlo Bay Hotel & Resort[3].

En 2013 est fêté le 150e anniversaire de la SBM sur la place du Casino ; un pique-nique gastronomique conçu par Alain Ducasse pour 500 clients internationaux habitués est organisé[2].

Activité[modifier | modifier le code]

Monte-Carlo SBM est le premier employeur privé de Monaco[réf. nécessaire]. Ses activités principales sont essentiellement tournées vers les métiers de l’hôtellerie-restauration, des jeux, du bien-être, des spectacles et, plus largement, du tourisme de luxe. La Société des Bains de Mer présente une large diversité de métiers, quelque 500 métiers spécialisés sont répertoriés dans des domaines variés.

Offre[modifier | modifier le code]

Casino de Monte-Carlo
Buddha-Bar, 15 September 2012
  • 4 palaces et hôtels haut de gamme : Hôtel de Paris Monte-Carlo, Hôtel Hermitage Monte-Carlo, Monte-Carlo Beach et Monte Carlo Bay Hotel & Resort
  • 4 casinos, dont Le Casino de Monte-Carlo
  • 33 restaurants et bars dont : Le Louis XV-Alain Ducasse, Le Grill, La Brasserie du Café de Paris, Le Buddha-Bar
  • 4 spas dont Les Thermes Marins Monte-Carlo
  • Une salle de spectacles : La Salle des Étoiles
  • Des établissements de nuit tels que :
    • Le night club Jimmy'z
    • La Rascasse
    • Le Buddha Bar
    • Le Blue Gin
  • Le Monte-Carlo Beach Club
  • Le Monte-Carlo Golf Club
  • Le Monte-Carlo Country Club
  • 60 salles de réunions et banquets.
  • La Société des Bains de Mer héberge l’Opéra de Monte-Carlo

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Joël Brégeon, Les Grimaldi de Monaco, Critérion,‎ 1991, p. 233
  2. a, b, c, d et e Marie Rogatien, « Le Rocher en fête », Le Figaro Magazine, semaine du 16 août 2013, pages 42-44.
  3. Jean-Pierre Largillet, Monte-Carlo Bay Hotel & Resort : ouverture le 1er octobre, Web Times Media, 11 février 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]