Fontvieille

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Fontvieille
Le moulin d'Alphonse Daudet
Le moulin d'Alphonse Daudet
Blason de Fontvieille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Arles-Est
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée des Baux
Maire
Mandat
Guy Frustié
2008-2014
Code postal 13990
Code commune 13038
Démographie
Gentilé Fontvieilloises, Fontvieillois
Population
municipale
3 670 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 40″ N 4° 42′ 35″ E / 43.7277777778, 4.70972222222 ()43° 43′ 40″ Nord 4° 42′ 35″ Est / 43.7277777778, 4.70972222222 ()  
Altitude 20 m (min. : 0 m) (max. : 245 m)
Superficie 40,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.fontvieille-provence.com

Fontvieille est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants se nomment les Fontvieillois.

Située au sud-ouest du massif des Alpilles et au nord de la Crau, à proximité d'Arles, c'est une commune qui vit principalement d'agriculture (plusieurs AOC) et de tourisme (moulin de Daudet, etc.).

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Fontvieille.

La commune de Fontvieille est située entre les communes de Arles au sud et à l'ouest, du Paradou à l'est, des Baux-de-Provence au nord-est et de Saint-Étienne-du-Grès au nord.

La route départementale 17 traverse la commune et le village sur un axe est-ouest. Les routes départementales 33 et 33a, 78f, 82 et 82a passent aussi sur la commune.

Fontvieille possède un gare sur la voie du « train des Alpilles » [1] reliée par l'ouest à Arles. À l'est, si cette voie ferrée dépasse le bourg, elle ne dépasse cependant pas les limites de la commune.

L'autoroute la plus proche est la A54, puis ce sont la A7 à l'est et la A9 à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tarascon Tarascon,
Saint-Étienne-du-Grès
Saint-Rémy-de-Provence Rose des vents
Arles N Baux-de-Provence,
Paradou
O    Fontvieille    E
S
Arles Arles Paradou

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Fontvieille est située au nord et en dehors de la Crau, au sud-ouest du massif des Alpilles

C'est en son nord que se trouvent les plus importants reliefs (dont les mont Valence et Montpaon clairement visibles depuis la plaine du bourg), mais on en trouve aussi au centre-est (les Crottes d'Aubert) et au sud-ouest (le mont de Cordes ou Mont Cordes).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Fontvieille est arrosée par le gaudre d'Auge, sous-affluent du Rhône, long de 10 km[2].

On trouve aussi plusieurs canaux sur la commune comme le canal de la vallée de Baux ou juste en bordure comme le canal du Viguiérat.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans les Alpilles est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[3]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[3]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an pour les Alpilles.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent le nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[4].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Météo à Fontvieille : relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2 4 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 1,4 2,4 8,4
Température moyenne (°C) 6,1 7,2 9,7 12 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7 13,9
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22 25,8 36 40 25 19,9 14,2 11,6 29
Précipitations (mm) 59 47 44 63 42 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon de Provence
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10.9
1.2
59
 
 
 
12.3
2
47
 
 
 
15.3
4
44
 
 
 
17.5
6.4
63
 
 
 
22
10.1
42
 
 
 
25.8
13.7
31
 
 
 
36
16.4
16
 
 
 
40
16.3
37
 
 
 
25
13.3
64
 
 
 
19.9
9.5
98
 
 
 
14.2
1.4
58
 
 
 
11.6
2.4
54
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[5].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[5].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire de Fontvieille, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune de Fontvieille sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore fontvieilloise est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéene. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[6]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage fontvieillois, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marais des Baux.

Hypogées de Fontvieille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hypogées de Fontvieille.

Sur le territoire de la commune, au Mont Cordes, ont été identifiées des allées couvertes ou hypogées. Ces sépultures souterraines ont plus de 4 000 ans[7],[8]. Au nombre de cinq, elles ont été édifiées par les Ligures qui vivaient sur cet îlot, au milieu des marécages[9].

La grotte des Fées a été entièrement creusée et aménagée sur une longueur de 45 mètres et sur 2 à 3 mètres de large. Sur son plafond des gravures ont été identifiées comme les signes d'un zodiaque primitif et sur la paroi du fond apparaît une double spirale[9].

Coutignargues, creusé dans la terre meuble, était recouvert d'un tumulus dont il ne reste rien, sinon un menhir qui devait en marquer l'entrée. Il a été jeté à terre, à une époque inconnu. Mesurant 3 mètres de long, il porte toujours ses attributs phalliques[9].

Les hypogées du Bounias et de la Source, creusées dans le roc, possèdent encore une large rigole circulaire délimitant l'ancien tumulus qui les recouvrait[9].

Le Castellet a la particularité de posséder de nombreuses gravures. Parmi celles-ci des croix cerclés, cupules, fer à cheval, cercles et rouelles. Certaines représentent le sexe féminin[9].

En dépit des fouilles sauvages faites de tout temps, des curieux recherchant ici les trésors de la Chèvre d’or, les fouilles archéologiques, ont pu exhumer près de cinq cent vertèbres de gros poissons qui jouxtaient des coquilles d'escargots percées ayant servi d'ornement aux corps inhumés[9].

Protohistoire à Fontvieille[modifier | modifier le code]

Fontvieille est en outre une des rares communes des Alpilles ayant eu de façon certaine une population installée sur un site de plaine. Sur les rives d'un canal à Figuerolle, l'archéologue Otello Badan a ainsi retrouvé une sépulture d'enfant qui contenait une quarantaine de perles de coquillage et qu'il date du Néolithique final[10]. À la même époque, un habitat existait au Grand Barbegal. Il contenait au moins une sépulture individuelle en coffre. La présence d'une épingle en bronze en a permis la datation[11].

Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population se sédentarise et se met à construire en dur. Les villages se structurent. Alors que des traces de cabanes ont été identifiées au mont Valence, cette période les voit disparaître. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[12]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[12].

Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région[12]. Mais dès la fin de l'Âge du fer (IIe ‑ Ier siècles av. J.-C.), plusieurs sites des Alpilles commencent à être occupés à nouveau. Plusieurs villages se développent et des monuments sont construits dans un style tardo-hellénistique. On retrouve notamment sur plusieurs sites des dalles de toiture en calcaire tendre scié, preuve de cette influence grecque[12].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au premier âge du fer, si les habitats préhistoriques continuent d'être habités pour la plupart, de nouveaux sites sont colonisés, comme le plateau du Castelet, un plateau de faible altitude ou sur le mont de Cordes[13]. Dans les siècles qui précèdent l'arrivée des Romains, le territoire de Fontvieille, comme l'ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures. Fontvieille fait alors sans doute partie du territoire des Nearchi dont Ernaginum constitue la frontière nord, mais aussi, peut-être, des Anatilii, qui vivent jusqu'au nord de la Crau, dont les Alpilles constituent la frontière naturelle[13]. D'importants oppida font leur apparition dans les Alpilles, tel celui du mont Valence, à la superficie importante, mais à la structure interne rudimentaire. Pourtant, dès le VIe siècle av. J.-C., des habitations plus solides que le torchis traditionnel font leur apparition[14]. Alors que la Protohistoire est fortement marquée par le pastoralisme et l'agriculture dans les Alpilles, on extrait de la pierre calcaire dans des carrières aux alentours de Fontvieille, notamment au mont de Cordes et à l'est du village actuel[14].

Aqueduc de Barbegal.

La colonisation romaine a laissé des traces importantes sur le territoire de Fontvieille qui était alors rattaché à Arles. Dans la partie sud de la commune se trouvent les vestiges de l'aqueduc qui alimentait en eau la cité arlésienne et la meunerie de Barbegal[15]. Cet ensemble comportait seize moulins. Il en reste deux séries de biefs et les chambres de meunerie. C'était la plus importante usine hydraulique romaine construite au IIIe siècle. Barbegal fut détruit au Ve siècle lors des grandes invasions et définitivement abandonné[16].

Article détaillé : Aqueduc et moulins de Barbegal.

Le second vestige d'importance est l'Autel de la Coquille qui se situe au quartier des Taillades[8]. Scupté par des carriers gallo-romains, il est surmonté d'une grande coquille de Pecten, c'est-à-dire d'une coquille Saint-Jacques. Celle-ci qui symbolisait le berceau de Vénus a été annexée, au Moyen Âge, par les pèlerins qui se rendait à Compostelle, au départ d'Arles, par la Via Tolosana[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-du-Grès
La « vieille font ».

Le premier village médiéval se situait sur la colline du Castellet où se trouve encore les ruines du castrum (XIIe siècle) et l'abside de la chapelle Sainte-Croix[17]. Il se regroupa ensuite autour de la Fons vetus (la Font vieille)[7]. Celle-ci existe toujours et sa source couverte se trouve près de l'actuel lavoir communal[18].

Sa première église paroissiale fut Saint-Jean-du-Grès (XIe siècle), située en bord de la Via Aurelia, et qui dépendait de l'abbaye de Montmajour depuis 1067[19],[8]. Datent de cette même époque la construction de la maison forte d'Entremont et l'installation d'une population sur le Montpaon où se retrouvent les ruines d'un village médiéval et de sa forteresse[19].

La tour de l'Abbé ou de Canillac fut construite en 1353[20]. Son commanditaire était Pierre de Canillac, abbé de Montmajour et proche de la famille de Clément VI et de Grégoire XI[7]. Le blason des Canillac se trouve toujours intact sur la croisée d'ogive de la tour[18].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Ce fut au cours du XVe siècle que commença l'exploitation systématique des carrières de pierre de Fontvieille. Elle allait durer jusqu'à la Première Guerre mondiale[17]. Ce fut avec cette pierre de taille que les bâtiments conventuels qui jouxtent la Tour de Canillac furent édifiés au cours du XVIe siècle[20]. La nouvelle église paroissiale placée sous le vocable de Saint-Pierre-aux-Liens (XVIIe siècle) fut construite dans le village, elle possède un autel de marbre (XVIIIe siècle) avec cinq statuettes représentant le Christ entouré de saints[19],[18].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le moulin de Daudet entouré de vignes
Vincent van Gogh juillet 1888

La commune fut créée en 1790 par déduction du territoire arlésien[7]. Au cours de cette période elle s'enrichit de la bastide d'Estoublon XVIIIe siècle, du château de Montauban et de la Halle couverte toujours en activité (XIXe siècle)[19].

Il existait encore une partie des marais non asséchés puisque des historiens font état d'un climat malsain dû à leur présence. L'agriculture produisait vin, huile et fourrage. Les carrières de pierres à bâtir étaient en plein rendement et les matériaux expédiés à Marseille via Arles[21]. De là, les pierres partaient à travers tout le bassin méditerranéen. Il en fut extrait 24 000 m³ en 1830 et 55 000 m³ en 1862[8].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Actuellement quelques carrières restent en exploitation aux Taillades[7]. L'extraction de la bauxite florissante jusque dans les années 1950 a été abandonnée. Depuis la commune tire ses ressources du maraîchage et du tourisme[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est Fonoietl, (pour Fonvielt) attestée en 1150. Ce toponyme indique une origine ltine avec fons fontaine et vetula vieille[22]. Ce que confirment Font-Vièio en occitan provençal selon la norme mistralienne et Fònt-Vièlha selon la norme classique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fontvieille

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'or au lévrier rampant de sable colleté du champ[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1874 Jean Louis Coulange    
         
18 juin 1995 mars 2001 Fréderic Mison PS  
mars 2001 en cours Guy Frustié DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fontvieille est une des dix communes de la Communauté de communes de la Vallée des Baux.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Fontvieille en 2009[24]
Taxe Part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 14,14 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 17,98 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 42,50 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 15,97 %* 7,08 % 3,84 %
  • C'est l'intercommunalité qui touche la taxe professionnelle.

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le panneaux de Fontvieille et de son jumelage

La commune de Fontvieille est jumelée avec la commune de Drapeau de l'Italie Santa Maria a Monte (Italie) depuis 1991. C'est une commune d'un peu plus d'une dizaine de milliers d'habitants située dans la province de Pise en Toscane.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 670 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 613 1 900 1 728 2 044 2 056 2 165 2 142 2 402 2 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 479 2 788 3 248 2 566 2 565 2 596 2 840 2 591 2 541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 515 2 252 2 104 2 027 2 057 2 079 2 079 2 064 2 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 388 2 440 2 935 3 374 3 642 3 431 3 362 3 417 3 594
2011 - - - - - - - -
3 670 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 808 €, ce qui plaçait Fontvieille au 9 616e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[27].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune a son terroir classé en AOC et produit des vins Coteaux-des-baux-en-provence[28]. Cette AOC a été reconnue par un décret du pour les vins rouges et rosés. D'abord classé VDQS par un arrêté du dans le cadre des Coteaux-d'aix-en-provence, un second décret daté du permit l’utilisation de la dénomination générique « Les Baux de Provence » reconnaissant l’identité spécifique de ce vignoble de la région des Baux concernant sept communes du massif des Alpilles. Sa production est de 15 500 hectolitres par an dont 75 % en rouge et 25 % en rosé[29].

Oliviers sous soleil d'été
Vincent van Gogh, 1889

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine coteaux-des-baux-de-provence. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[30].

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le . Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[31]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la beruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[32] ,[33].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Halte touristique

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école maternelle et une école primaire, tandis que collèges et lycées les plus proches sont sur la commune voisine d'Arles.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie des services de plusieurs docteurs et d'une pharmacie. Les hôpitaux les plus proches sont les centres hospitaliers d'Arles et de Tarascon, à moins de 10 kilomètres.

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune divers équipements permettant la pratique du sport: 2 centres équestres, une piscine municipale, etc.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-ès-Liens à Fontvieille

Culte catholique à l'église paroissiale.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le traitement des déchets des ménages et déchets assimilés est assuré dans le cadre des missions de la Communauté de communes de la Vallée des Baux[34].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le moulin d'Alphonse Daudet.
La tour des Abbés (XIIe siècle).
  • Le moulin Saint-Pierre (ou Moulin Ribet), dit moulin d'Alphonse Daudet, sur une hauteur entourant le village. Ce moulin, construit en 1814, est le moulin à vent le plus connu de Fontvieille. Il est aussi un des derniers à avoir cessé de tourner, en 1915. Contrairement à la légende locale, Daudet ne l'a jamais habité, même s'il a écrit sur ce bâtiment : « Une ruine ce moulin ; un débris croulant de pierres et de vieilles planches, qu'on n'avait pas mis au vent depuis des années et qui gisait, inutile comme un poète, alors que tout autour sur la côte la meunerie prospérait et virait à toutes ailes. ». À côté de ce moulin se trouvait un petit musée en hommage à l'écrivain provençal. Sur la même colline on peut voir d'autres moulins qui font partie du groupe des moulins de Rome (moulin Sourdon, moulin Ramet, moulin Tissot-Avon), dont le premier fut construit en 1791.
Château Montauban
  • Le château Montauban, où Daudet vécut les dernières années de sa vie, se trouve à près d'un kilomètre du moulin Daudet, et fait partie du "Parcours Daudet", promenade touristique qui touche aussi les quatre moulins et le petit musée.
  • La tour de Canillac, érigée sur ordre de Pierre de Canillac abbé de Montmajour pour se protéger du seigneur des Baux.
  • Fontaine au cœur du village.
  • Habitat troglodytique au lieu-dit le Planet.
  • La chapelle Saint-Jean-du-Grès, au nord du bourg. Elle se trouve au pied des Alpilles et fut l'église paroissiale du village médiéval. Elle remplit cette fonction jusqu'en 1670. C'est un édifice à nef unique éclairé par trois fenêtres sur sa partie méridionale. On y pénétrait par une porte en plein cintre. L'abside semi-circulaire est couverte d'un cul-de-four Le pilastre nord porte une plaque dédicatoire rappelant que ce lieu de culte a été consacré à « Saint Jean Baptiste l'Évangéliste » (sic) aux calendes de juin. Aucune date n'est notifiée, mais son écriture mêlant onciales et capitales romaines la font remonter au XIe siècle[35].
  • Autel de la patrie de Fontvieille

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'auteur des Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet, a passé la fin de sa vie dans le village provençal. L'écrivain de Tartarin de Tarascon et de La chèvre de Monsieur Seguin a séjourné au château de Montauban, et a même donné son nom à un moulin, où la légende dit qu'il se recueillait pour écrire ses nouvelles.
  • Le peintre Léo Lelée a vécu aussi à Fontvieille, on peut visiter une exposition permanente dans le vieux village.
  • Le journaliste Yvan Audouard était natif de Fontvieille. La nouvelle école primaire porte son nom.
  • Joëlle Corrio, auteur du roman "Terre Alpilles", habite à Fontvieille.
  • Louis Gros (1873-1963), homme politique
  • Laurent Baldet, raseteur
  • Manolo Falomir, raseteur

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 203-207, (ISBN 978-2877540599).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du train des Alpilles
  2. Fiche du Gaudre d'Auge sur le site du SANDRE
  3. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  4. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  5. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  6. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit., B. Girerd, p. 52.
  7. a, b, c, d et e Encyclopédie, op. cit., p. 312.
  8. a, b, c et d Carnets du patrimoine, op. cit., p. 245.
  9. a, b, c, d, e et f Jean-Paul Clébert, op. cit., pp. 167-172.
  10. « La Préhistoire des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Sauzade, op. cit., p. 137.
  11. « La Préhistoire des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Sauzade, op. cit., p. 138.
  12. a, b, c et d Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  13. a et b « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit., p. 142.
  14. a et b « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, P. Arcelin, op. cit., p. 143.
  15. Encyclopédie, op. cit., pp. 312-313.
  16. a et b Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 202.
  17. a, b et c Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 316.
  18. a, b et c Carnets du patrimoine, op. cit., p. 246.
  19. a, b, c et d Encyclopédie, op. cit., p. 313.
  20. a et b Jean-Paul Clébert, op. cit., p. 201.
  21. Émile Garcin, op. cit., p. 474.
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1789.
  23. Armorial des communes des Bouches-du-Rhône
  24. « Impots locaux Fontvieille », Taxes.com
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  27. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  28. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine
  29. Coteaux-des-baux-de-provence (AOC) sur le site de l'Institut National des Appellations d'Origine
  30. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.
  31. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  32. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  33. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  34. http://www.aspic.interieur.gouv.fr/Aspic2/asvixGroupementHTML.php?idGrpt=74&style=doc&x=1288173399
  35. Jean-Maurice Rouquette, op. cit., p. 41.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]