Barrage de Malpasset

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Barrage de Malpasset
Image illustrative de l'article Barrage de Malpasset
Vue de l'aval du pied et de la rive droite
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Fréjus
Coordonnées 43° 30′ 44″ N 6° 45′ 25″ E / 43.51224, 6.75743° 30′ 44″ Nord 6° 45′ 25″ Est / 43.51224, 6.757  
Cours d'eau Reyran
Objectifs et impacts
Vocation distribution urbaine et irrigation
Date de mise en service 1954
Barrage
Type Barrage voûte
Hauteur du barrage (lit de rivière) 60 m
Réservoir
Volume du réservoir 48,1 Mm3
Surface du réservoir 200 ha

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Barrage de Malpasset

Le barrage de Malpasset est un barrage voûte ruiné qui avait été construit sur le Reyran, dernier affluent rive gauche de l’Argens. Sa retenue devait assurer l’alimentation en eau de l'agglomération de Fréjus/Saint-Raphaël (Var), des communes environnantes et de leur plaine agricole. Le 2 décembre 1959, cinq ans après la fin de sa construction, sa rupture a provoqué le déferlement quasi instantané d’une cinquantaine de millions de mètres cubes d'eau de sa retenue en crue. Elle a fait 423 victimes et des dégâts matériels considérables, routes, voies ferrées, fermes, immeubles détruits. C'est une des plus grandes catastrophes civiles françaises du XXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Vers la limite sud du massif du Tanneron, le site de l’aménagement du Reyran est un petit horst gneissique que le Reyran franchit par un défilé étroit et sinueux - un ’’Malpasset’’, mauvais passage[1]- qui n'est pas une gorge : la pente de son versant droit (ouest) est d’environ 40° ; celle du versant gauche (est) est d’environ 30°. Le gneiss subaffleurant est feuilleté, plus ou moins riche en micas, lardé de filons de pegmatite minéralisée dont certains étaient exploités en amont, dans des petites mines à flanc de coteau ; selon l’endroit, son faciès varie de la roche massive et dure – quartz et feldspaths dominants - à l'arène oxydée très friable, plus ou moins perméable – micas dominants. Son litage de schistosité est en principe ≈ N-S subvertical, parallèle aux versants, mais en fait plus ou moins variable en direction et pendage, et l'ensemble est extrêmement fracturé de façon et selon des directions et des pendages variables, N-S, ESE-WNW, NE-SW.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bassin versant du Reyran est un plateau relativement petit dont les versants sont assez raides ; le gneiss et les schistes subaffleurants y sont pratiquement imperméables au ruissellement, et la végétation de maquis est clairsemée ; oued à peu près sec la plupart du temps, de rares pluies diluviennes y produisent rapidement des crues très abondantes et très violentes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une arche de l’aqueduc romain au nord de Fréjus.

L’alimentation en eau de Fréjus, en bordure de l’estuaire marécageux de l’Argens, est un problème récurrent, car il n’existe pas de source exploitable à proximité.

Au milieu du Ier siècle, les Romains qui savaient que le Reyran au bassin versant très petit et au régime fantasque, n’était pas utilisable pour une adduction permanente et sûre, avaient capté plus au nord les eaux des sources vauclusiennes de la Siagne à Mons et, pour les y amener, construit un aqueduc long de plus de ~40 km (~25 km à vol d’oiseau).

Cet aqueduc a été en partie détruit au milieu du XVIe siècle, sans doute lors de l’incursion ravageuse de Charles-Quint en Provence (1536), puis abandonné ; il a été en partie réutilisé à partir de 1894, doublé par une conduite en ciment.

Parallèlement, un projet concurrent de barrage d’une vingtaine de mètres de haut sur le Reyran avait été esquissé, sans suite. Dans le courant des années 1930, ce projet avait été réanimé, toujours sans suite. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, une étude générale des possibilités d’alimentation de Fréjus et de ses environs avait opposé un captage sur la Siagne à celui sur le Reyran ; ce dernier ayant été finalement retenu, l’étude d’un projet de barrage à Malpasset avait débuté en 1946.

Le choix du type d’ouvrage et de son emplacement a été arrêté en 1950 et les travaux ont débuté en avril 1952 pour s’achever en décembre 1954.

La rupture du barrage s’est produite le 2 décembre 1959.

Le barrage de Saint-Cassien sur le Biançon, affluent de la Siagne qui alimente sa retenue, avait été étudié et construit par EDF entre 1962 et 1965 pour palier l’insuffisance d’alimentation du Reyran et pour assurer l’adduction de l’ouest des Alpes maritimes. Maintenant, il assure aussi celle de l’agglomération de Fréjus.

La conception du barrage[modifier | modifier le code]

Le conseil général du Var, maître d’ouvrage, avait confié la conception et la maîtrise d’œuvre du barrage à l'ingénieur des Ponts et Chaussées André Coyne et à son bureau d’études (Coyne et Bellier), spécialistes des barrages-voûtes, sous le contrôle de la direction départementale du Génie rural.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La structure du barrage de Malpasset était une voûte très mince à double courbure, construite par plots contigus de béton coulé sur place.

  • Longueur en crête : 222 m ;
  • Épaisseurs : en pied 6,82 m ; en crête 1,5 m ;
  • Largeur maximum des fondations : 12 m
  • Profondeur maximum des fondations : environ 7 m, très variable selon l’endroit ;
  • Évacuateur de crues (déversoir en crête), largeur : 30 m.
  • Retenue : longueur N-S 4 km, largeur E-W 300 m, profondeur 50 m, surface 2 km2, volume total 50 M m3 dont 25 M m3 utilisables en service normal.

Études[modifier | modifier le code]

La topographie et la géologie du site n’étaient pas favorables à une voûte très mince qui exige une gorge étroite et une roche très résistante : le premier et seul géologue consulté[N 1] au seul niveau des études préliminaires, avait conseillé la construction d’un barrage-poids plus en amont ; il ne fut pas écouté et n’a plus été consulté ; l’« étude » géotechnique se réduisit à un levé géologique de terrain et à quelques sondages mécaniques ; il n’y eut pratiquement aucun suivi géotechnique de chantier.

Construction[modifier | modifier le code]

Le Reyran étant sec la plupart du temps, on ne fit ni galerie de dérivation durant le chantier, dont le forage aurait permis d’observer le gneiss en profondeur, ni évacuateur de crue latéral dont le terrassement aurait permis d’observer le gneiss en subsurface. Vers la fin du chantier, les constructeurs eurent quelques doutes : en partie haute du versant gauche, lors des terrassements d’ancrage de la fondation, le gneiss parut inapte à supporter les efforts d’une voûte mince car il était très fissuré et altéré ; de plus, l’extrémité du barrage, très mince, était pratiquement parallèle aux courbes de niveau et au litage de schistosité du gneiss, donc sans butée naturelle, essentielle pour ce type de barrage ; ils la bloquèrent par un massif en béton. Ensuite, les injections de collage ont été sommaires et il n’y a pas eu de voile au large car on considérait que le gneiss était imperméable.

Suivi de la mise en eau[modifier | modifier le code]

La mise en eau débuta en octobre 1954 ; anormalement long, le premier et seul remplissage de la retenue dura près de cinq ans, à cause d’une longue et sévère période de sécheresse, et de la procédure d’expropriation de la mine de fluorine de la Madeleine ; ainsi, l’indispensable contrôle du comportement de tout barrage lors de sa mise en service, ne fut pas très rigoureux ; les classiques mesures périodiques de déformations ne furent jamais attentivement interprétées. La réception de l’ouvrage intervint bien avant que la retenue soit normalement utilisable.

La rupture du barrage[modifier | modifier le code]

Comme il arrive souvent en Provence après une longue période de sécheresse, il se produisit une courte période de pluies diluviennes durant la deuxième quinzaine de novembre 1959 – 500 mm en dix jours dont 130 mm en 24 h, le 2 décembre[2].

Les événements[modifier | modifier le code]

Il s’ensuivit une crue très violente : le niveau de la retenue qui était à une dizaine de mètres sous crête du barrage monta alors très rapidement – 4 m en 24 h ; il se produisit des suintements à l’aval de l’ouvrage, qui devenaient de véritables sources à mesure que l’eau montait. On décida néanmoins de ne pas ouvrir la vanne de vidange pour éviter des dommages au chantier de construction du pont de l’autoroute A8, situé 1 km à l’aval ; on l’ouvrit finalement le 2 décembre à 18 h, alors que l’eau était prête à déborder, très au-dessus du niveau de service et même de celui de sécurité du barrage ; l’effet sur la montée de l’eau fut insignifiant. Le barrage se fissura puis rompit à 21 h 13, libérant près de 50 Mm3 d’eau ; une onde de 50 m de haut déferla à 70 km/h dans la plaine côtière de l’Argens et dans les quartiers ouest de Fréjus qu’elle atteignit en moins de vingt minutes, ne laissant aucune possibilité de fuite aux occupants de la zone de près d’un kilomètre de large balayée par l’eau ; elle fit 423 victimes et des dégâts matériels considérables, routes, voies ferrées, fermes, immeubles… détruits[3].

Les ruines du barrage de Malpasset vues de l’aval – Coupe du dièdre de failles défaillant ; des morceaux de l’extrémité du barrage et du massif de blocage sont restés en place ; quelques blocs de béton sont tombés dans le dièdre.

Après la catastrophe, il ne restait sur le site que la base de la partie droite de l’ouvrage, légèrement décollée du gneiss et basculée vers l’aval et un fragment du massif de blocage de l’extrémité rive gauche, déplacé de près de 2 m vers l’aval. Sur le versant gauche, on observe un dièdre de failles très obtus aval pendage, figure classique d’écroulements rocheux ; le coin de roche qui le remplissait a disparu avec la partie de barrage qu’il supportait. Des blocs de béton et de roche sont disséminés dans la vallée jusqu’à plus d’un kilomètre de distance.

Les causes[modifier | modifier le code]

La crue et la fragilité du gneiss sont les causes naturelles évidentes et indiscutables de la catastrophe. Les nombreuses causes humaines, techniques ou comportementales, ont été et sont toujours discutées, bien qu’elles soient tout aussi évidentes.

Les causes naturelles[modifier | modifier le code]

La crue provoqua la montée très rapide du niveau de la retenue, entraînant des fuites d’eau dans le gneiss très fracturé et altéré sous la partie haute gauche de l’ouvrage (vue de l'amont) ; elles ont d’abord claqué les failles en dièdre du versant gauche par l’effet de la pression hydrostatique (sous-pression), puis déblayé et chassé le dièdre par l’effet de la pression hydrodynamique (renards) ; le barrage s’est peu à peu fissuré et affaissé dans cette partie et il a enfin explosé en totalité.

Les causes humaines[modifier | modifier le code]

Les causes humaines de la catastrophe sont nombreuses :

  • Lors de l'étude du projet,
    • choix du Reyran plutôt que de la Siagne,
    • mauvais choix d’implantation et de type d’ouvrage sur le Reyran,
    • absence d’étude géotechnique.
    • en rive gauche, épaisseur trop faible et ancrage insuffisant de la voûte.
  • Lors des travaux, absence de contrôle géotechnique du chantier.
  • Après la construction, manque de rigueur dans le contrôle du premier et seul remplissage.
  • Au moment de la crue, ouverture tardive de la vanne de vidange dont le débit était insuffisant pour arrêter la montée incontrôlable du niveau de la retenue.

Suites juridiques[modifier | modifier le code]

Les causes humaines ont fait l’objet de nombreuses expertises judiciaires durant l’instruction, puis lors des procès pénaux, civils et administratifs qui se sont succédé durant une dizaine d’années, jusqu’à l’arrêt du Conseil d’État le 28 mai 1971[4] qui a écarté toute responsabilité humaine.

Selon le premier collège d’experts[modifier | modifier le code]

S’appuyant sur de solides études géotechniques, le collège d’experts[N 2] désigné par le tribunal de Draguignan, montrait pourtant que la cause immédiate de la rupture était l’effet des fuites d’eau sous la partie haute gauche de l’ouvrage ; par de sérieuses références bibliographiques, il précisait que cette cause, parmi les plus fréquentes de ruptures de barrages, était connue depuis longtemps (barrages de Puentes, Bouzay, St. Francis...). Il relevait l’absence totale d’étude et de contrôle géotechniques, le manque de rigueur dans le contrôle du premier remplissage, l’ouverture trop tardive de la vanne de vidange.

Selon le deuxième collège d’experts[modifier | modifier le code]

Cela engageait la responsabilité pénale des constructeurs et a entraîné l’inculpation de l’un d’entre eux ; leurs défenseurs firent alors désigner un deuxième collège d’experts[N 3] qui, ne pouvant faire autrement, confirma l’effet des fuites d’eau sous l’ouvrage ; mais il contredit les autres conclusions du premier collège, en soutenant que ce phénomène - clairement décrit et expliqué par Dumas à propos de la ruine du barrage de Bouzey (Vosges) et largement diffusé par le mémoire de Lévy à l’Académie des Sciences (05/08/1895) - était quasi inconnu à l’époque de la construction du barrage, qu'il échappait à l'investigation directe, que son effet néfaste n’avait pu être mise en évidence qu’au cours des expertises consécutives à la catastrophe, que les connaissances, les méthodes et les moyens de la géotechnique au moment de la construction n’étaient pas les mêmes qu’au moment du procès dont l’instruction a été très longue, et même que les règles de l’art de construire ce type de barrage n’imposaient pas l’usage de la géotechnique : on ne pouvait donc pas s’appuyer sur les acquis des expertises pour charger les constructeurs qui auraient fait un ouvrage techniquement irréprochable.

Conclusions juridiques[modifier | modifier le code]

La justice ayant suivi les conclusions du deuxième collège, aucune faute professionnelle ne pouvait être reprochée aux constructeurs ; leurs responsabilités personnelles, tant pénale que civile, n’étaient donc pas engagées. La fatalité — cas fortuit et de force majeure —, a aussi été écartée : la catastrophe n’était pas fortuite puisque les experts des deux collèges en avaient établi les causes naturelles et humaines ; elles n'étaient pas de force majeure puisque les causes naturelles, irrésistibles et imprévisibles, avaient échappé à l'investigation directe, mais elles n'étaient pas extérieures à l'ouvrage « techniquement irréprochable » dont l’assise avait cédé[N 4].

En l'absence de responsable, les assureurs des constructeurs n’ont dû aucune indemnité aux victimes et au département du Var, maître d'ouvrage ; la charge financière des dommages publics a été assumée par l’État et le département ; celle des victimes, essentiellement par la générosité publique.

Discussions[modifier | modifier le code]

Les discussions sur les causes de la catastrophe exposées par le deuxième collège d’experts et retenues par la Justice ne sont toujours pas éteintes[N 5]. Elles portent sur le niveau des connaissances, des méthodes et des moyens dont disposaient les constructeurs lors de l’étude et de la construction du barrage ; on peut en rappeler trois dont les conclusions sont évidentes :

  • à l’époque, les connaissances de géologie du BTP et de géotechnique auraient été « insuffisantes » ; or, elles étaient déjà efficacement utilisées pour les études et travaux d’EDF (barrages, galeries...) et pour les études et travaux des autoroutes - en particulier pour la première section de l’autoroute A8, en cours de travaux 1 500 m à l’aval du site du barrage ;
  • ce serait à la suite de cette catastrophe que le métier d’ingénieur-géologue se serait formé ; or, succédant à l'Institut de géologie de Nancy créé en 1913 et à l’École supérieure de géologie créée en 1944, l’École nationale supérieure de géologie délivre le diplôme d’« ingénieur géologue » depuis sa création en 1948. À l’époque, M. Roubault, membre du premier collège d’experts, était directeur de cette École où entre autres, la géologie du BTP était enseignée ;
  • ce serait aussi à la suite de cette catastrophe que la mécanique des roches se serait développée en France – or, au début des années 1950, l’expression mécanique des roches était utilisée dans de nombreux articles spécialisés de mécanique des sols ; Talobre l’a officialisée comme titre de son ouvrage[N 6]publié en 1957.

Suites législatives et administratives[modifier | modifier le code]

La catastrophe a mis en évidence plusieurs carences législatives et administratives auxquelles il a été remédié sous la présidence du général de Gaulle.

Le mariage posthume[modifier | modifier le code]

Un effet de la catastrophe a été la mort de compagnons de jeunes femmes enceintes ; or à cette époque, les enfants légitimes et les enfants naturels n’avaient pas le même statut juridique ; pour y remédier, le mariage posthume - établi lors de la guerre de 1914 - a été réactivé. Maintenant, selon l'article 171 du Code civil, pour établir les liens de filiation d’enfants à naître, le Président de la République peut autoriser le mariage posthume pour motif grave, comme la grossesse ; ce mariage est subordonné à la réunion suffisante de faits établissant sans équivoque le consentement du défunt. La date du mariage est celle du décès et la jeune femme acquiert alors la personnalité de personne mariée et de personne veuve et l’enfant à naître, celle d’enfant légitime.

Les unités de Sécurité civile[modifier | modifier le code]

Il existait une administration de sécurité civile créée en 1951 qui n’était pas fonctionnelle au moment de la catastrophe ; c’est l’Armée – principalement le 7e Régiment du Génie d’Avignon – qui a assuré les premières opérations de secours d’une catastrophe dont la gestion dépassait les moyens des pompiers locaux.

Pour y remédier, l’unité de Sécurité civile de Brignoles (Var) a été créée en 1964, puis le Corps de Défense Civile en 1968 ; à l’échelon national, il est devenu la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC); et à l’échelon territorial, les Services Départementaux d'Incendie et de Secours – sapeurs-pompiers.

Le Comité technique permanent des barrages[modifier | modifier le code]

À la suite de la catastrophe et en s’y référant, le Comité technique permanent des barrages a été créé par décret le 13 juin 1966. Cet organisme est constitué de divers spécialistes de la construction de ce type d’ouvrage dont la hauteur dépasse 20 m.

Commémoration et visite[modifier | modifier le code]

En décembre 2009, un monument qui commémore la catastrophe a été érigé à Fréjus. On y lit le vœu du général de Gaulle : « Que Fréjus renaisse ! » (9/10/1961)[5].

La visite des ruines du barrage débute sous le pont de l’autoroute A8, à la sortie du défilé de Malpasset encombré de grands blocs de béton et de roche entraînés par l’onde de vidange quasi instantanée de la retenue.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Commission d'enquête du barrage de Malpasset. Rapport définitif, ministère de l'Agriculture, 1960, 4 vol.  ;Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • J. Bellier, Le barrage de Malpasset, dans Travaux, no 389, juillet 1967, p. 3-63 ;Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • J. Bernaix, Étude géotechnique de la roche de Malpasset : contribution à l'étude de la stabilité des appuis de barrages-voûtes, Dunod, Paris, 1967, 216 p. ;Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • M. Roubault, Peut-on prévoir les catastrophes naturelles ?, PFU, Paris, 1970 – pp 103/117, V. La rupture des grands barrages / Le drame de Malpasset - pp 140/144, VII. Problèmes juridiques / La rupture du barrage de Malpasset ;Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • P. Martin - Géotechnique appliquée au BTP - Eyrolles, Paris, 2008 - pp 12/16, Malpasset, Var.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier Donat, La tragédie Malpasset, impr. Lacoste, Mont-de-Marsan, 1990, 59 p.
  • Marcel Foucou, Malpasset : une tragédie déjà entrée dans l'histoire : naissance, vie, mort d'un barrage, M. Foucou, Fréjus, 1978, 40 p. ;
  • J. M. Hervouet et D. Roude, Simulation numérique de la rupture du barrage de Malpasset, Laboratoire national d'hydraulique, EDF, Clamart, 1996, 30 p. ;
  • (de) Max Herzog, Elementare Talsperrenstatik, éd. W. Neuwied, 2000, 194 p. (ISBN 3-8041-2070-9).
  • Pierre Neyron, Le Drame de Malpasset, éditions du Scorpion, Paris, 1961, 224 p.
  • Vito Valenti et Alfred Bertini, Barrage de Malpasset : de sa conception à sa rupture, Société d'histoire de Fréjus et de sa région,  éd. du Lau, Le Pradet, 2003, 224 p. (ISBN 2-8475-0088-X).
  • Matthias Ritzi et Erich Schmidt-Eenboom, Im Schatten des Dritten Reiches, Der BND und sein Agent Richard Christmann, Ch. Links Verlag, 2011, 248 p. (ISBN 978-3-86153-643-7)
  • Corbeyran et Horne, Malpasset causes et effets d'une catastrophe (BD), éditions Delcourt, 2014, 160 p. (ISBN 978-2-7560-4723-2)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le documentaire Le long chemin vers l'amitié - En route vers le traité de l'Élysée, de Michael Mueller et Peter F. Müller (Allemagne, 2012, diffusé par Arte le 22 janvier 2013) consacré aux difficiles relations politiques de la France et de l'Allemagne de 1945 à 1963, évoque les contacts du FLN algérien avec la Police secrète de la RDA et l'aide apportée au FLN par la RFA et la RDA (fourniture de matériel militaire). L'historien allemand Erich Schmidt-Eenboom y indique que les documents de la Stasi font état d'un projet d'attentat du FLN contre le barrage de Malpasset, attentat qui eut pour résultat la catastrophe de Malpasset. Ce serait l'agent Richard Christmann des services secrets allemands qui aurait eu connaissance du lieu et de la date, mais sa hiérarchie n'en aurait pas informé la France[6].
  • Journal télévisé du samedi 5 décembre 1959 : la catastrophe de Fréjus ; rupture du barrage de Malpasset ; la situation à Fréjus », in Sujets d'actualité du 24 septembre 1959 au 5 décembre 1959, Institut national de l'audiovisuel, Paris, 1996 (VHS + livret). [1].
  • Le film ‘’Prédictions’’ d'Alex Proyas (2009) fait allusion à la catastrophe de Malpasset10. L'intrigue du film est basée sur une suite mystérieuse de chiffres révélant les catastrophes de 1959 à 2009. Le code débute par la séquence "212594214330645" qui correspondrait à la catastrophe de Malpasset : 21259 = 2 décembre 1959 (date de l'évènement) ; 421 = nombre de victimes (en réalité 423) ; 4330645 = latitude et longitude (Nord 43°30' et Est 6°45').
  • Interview télévisée d'André Léotard quelques jours après la catastrophe du barrage de Malpasset ina.fr.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Georges Corroy, professeur de géologie, doyen de la faculté des sciences de Marseille
  2. M.M. M. Casteras, L. Escande, H. Gridel, A. Hagelin, M. Jacobson et M.Roubault
  3. M.M. A. Caquot, P. Pruvost, M. Mary, G. Drouhin, R. Barbier et J. Biarez
  4. Comprenne qui pourra !
  5. La Revue française de Géotechnique no 131-132, publiée fin 2010, consacre quatre articles au barrage de Malpasset, par Carrère, Duffaut, Goguel et Habib
  6. J. Talobre (1957) - La mécanique des roches et ses applications - Dunod, Paris

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 79
  2. Chronologie détaillée des événements qui ont marqué l'histoire du barrage de Malpasset (de 1865 à 1971)
  3. Frank Bruel, «La catastrophe de Malpasset en 1959 », sur ecolo.org.
  4. Décision no 76216 du 28 mai 1971, sur le site du Conseil d'État.
  5. « Fréjus commémore les 50 ans de la catastrophe de Malpasset », Le Figaro, 28 novembre 2009.
  6. Emmanuel Berretta, « Catastrophe de Fréjus : Arte sur la thèse de l'attentat FLN », Le Point,‎ 2013 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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