Gérard Mercator

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Gérard Mercator

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Portrait de Mercator par Frans Hogenberg, 1574.

Nom de naissance Gerard Kremer
Alias
Gerardus Mercator
Naissance 5 mars 1512
Rupelmonde
Décès 2 décembre 1594 (à 82 ans)
Duisbourg
Pays de résidence Pays-Bas espagnols
Profession Mathématicien, cartographe, géographe

Gerard Kremer, connu dans la République des Lettres sous son nom latinisé de Gerardus Mercator, et dans les livres français sous celui de Gérard Mercator, né le à Rupelmonde et mort le à Duisbourg, est un mathématicien et géographe des Pays-Bas espagnols (actuelle Belgique), inventeur de la projection qui porte son nom.

En 1935, l'union astronomique internationale a donné le nom de Mercator à un cratère lunaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mathématicien et géographe d'ascendance allemande, Mercator est né à Rupelmonde. Il fait ses études à l’Université de Louvain en 1530 sous la direction de l’astronome Frisius qui l’initie à la construction et représentation du globe. En 1538, il fait paraître sa première carte du monde après celle de la Terre Sainte, sortie l'année précédente. À partir de 1552, il accepte la chaire de cosmographie à l'université de Duisbourg et travaille à l’élaboration d’une projection de la Terre qui le conduit à publier en 1569, les 18 feuilles de « La projection de Mercator » qui fournit enfin aux navigateurs une réelle description des contours des terres.

Statue à Rupelmonde

L’originalité de Mercator repose sur la projection de la surface terrestre sur un cylindre tangent à l’équateur ce qui présente l’avantage de ne pas déformer les angles. On parle aussi de représentation cylindrique tangente, où les méridiens sont espacés régulièrement tandis que la distance entre les parallèles augmente avec la latitude. Ce qui exagère beaucoup les surfaces au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur.

Article détaillé : Projection de Mercator.

À la fin du XVIe siècle, la géographie du monde est enfin exprimée dans sa forme et ses proportions véritables. Avec l’imprimerie, l’Europe devient un centre d’information et de diffusion de cartes géographiques de plus en plus fiables.

Mercator connut lors de sa vie des démêlés avec les autorités ecclésiastiques, qui le soupçonnaient d'hérésie. Ainsi en 1533, il dut quitter Louvain pour éviter une enquête sur ses croyances personnelles et, dix ans plus tard, il fut arrêté pour hérésie à Anvers et emprisonné à Rupelmonde, mais réussit à se tirer de ce mauvais pas.

Mercator fut inhumé à Duisbourg, où il vivait depuis 1552 et où ses ouvrages sont exposés.

La mappemonde de Mercator[modifier | modifier le code]

La mappemonde de Mercator représente indistinctement de nouveaux territoires dans l'hémisphère sud :

  • Les contours nord-ouest et nord-est de l'Australie sont reliés au continent Antarctique par une ligne côtière imaginaire.
  • La Terre de Feu (tierra del fuego) est également rattachée au continent antarctique.
  • L'île de la Nouvelle-Guinée (Nova Guinea) est de taille trop importante.

Mercator n'est pas le premier à représenter l'Australie, d'autres cartographes avant lui, tels que Jean Rotz, Pierre Desceliers, tous issus de l'École de cartographie de Dieppe, ont indiqué les contours de l'Australie sous l'appellation d'« Île de la Grande Jave ».

Les cartes de Mercator[modifier | modifier le code]

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Descendance[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

  • Atlas sive cosmographicae meditationes de Fabrica Mundi et Fabricati Figura Primum a Gerardo Mercatore inchoatae deinde a Iudoco Hondio Piae memoriae ad finem perductae, Iam vero multis in locis emendatae et de novo in lucem editae
  • Literarum latinarum, quas italicas, curcoriasque vocat, scribendarum ratio. Louvain : 1540.
    Il s'agit d'un petit traité d'écriture italique, pour bien tracer les légendes inscrites sur les cartes.
    Fac-similé de l'édition de 1540 : The Treatise of Gerard Mercator, Literarum Latinarum, quas Italicas, cursoriasque vocant, scribendarum ratio. Antwerp (1540), edited in facsimile with an introduction...and a note by Stanley Morison.. Antwerp : De Sikkel ; Paris, The Pegasus Press. 1930. 8°, 56 p.
    Autre facsimilé de l'édition de 1540 : Nieuwkoop : HES & De Graaf, 1970.
    • Réédition à Anvers : Joannes Richard, 1549. 4°, 28 f. Cat. Destailleur n° 888.
    • Autre réédition à Anvers, Jean Bellère, 1557.

Références[modifier | modifier le code]

  • Charles Paillasson, Notice historique... in Jean Henri Prosper Pouget, Dictionnaire de chiffres... (Paris, 1767), p. lxv.
  • Catalogue de livres rares et précieux composant la bibliothèque de M. Hippolyte Destailleur... Paris : D. Morgand, 1891. 8°, 448 p.