Douce de Gévaudan

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Douce de Gévaudan

Douce de Gévaudan dite Douce de Carlat ou Douce d'Arles (née vers 1090, morte vers 1129), comtesse de Provence, vicomtesse de Millau, à moitié de Carlat, était la fille de Gilbert Ier, vicomte de Gévaudan, et de Gerberge d'Arles, comtesse de Provence. Elle s'est mariée le 3 février 1112 avec Raymond Bérenger III, comte de Barcelone.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a vécu son enfance partagée entre Le Puy, Carlat et Arles.

Le 1er février 1112, son père étant mort l'année d'avant, sa mère Gerberge de Provence cède à sa fille Douce, tous ses droits sur les comtés de Provence, la moitié du Carladès et d'une partie du Rouergue, tandis que sa sœur cadette Étiennette de Provence, reçoit la plus grande partie de la vicomté de Gévaudan, puis se marie en 1115 avec Raymond, seigneur des Baux.

En 1113, elle met dans les mains de son époux Raymond Bérenger le Grand ses droits sur la Provence, la Vicomté de Millau, le Gévaudan et le Carladès.

Elle inaugure ainsi la période catalano-aragonaise de l'histoire de ces régions.

Selon l'Abbé Papon, c'est avec sa cour que débute l'histoire de la littérature courtoise et des troubadours qui donnera la belle langue des régions de la France qu'on appelle aujourd'hui ancien occitan: " La princesse Douce la porta chez les Catalans, par son mariage avec Raimond-Bérenger Ier, comte de Barcelonne, et la fit briller de toutes les grâces qu'elle et les seigneurs de sa cour étaient capables de lui donner. Dans peu de temps, elle n'eut pas d'autres bornes que les États du comte; elle passa depuis la cour parmi le peuple, à Valence, à Majorque, à Minorque, selon Du Cange, et servit même à dépouiller celle des Espagnols de la barbarie qu'elle avait contracté en passant par la bouche des Sarrasins. Alphonse II, roi d'Aragon, en faisait ses délices et l'employait dans ses poésies, lorsqu'il se délassait, avec les troubadours provençaux, des soins pénibles de la royauté."[1]

Son décès ouvre une période d'instabilité en Provence qui se termine par les guerres Baussenques (1144-1162) dont sortent vainqueurs les comtes de Barcelone.

Famille[modifier | modifier le code]

Elle épouse le 3 février 1112 Raimond Bérenger III, comte de Barcelone dont elle eut sept enfants :

  • Raimond-Bérenger IV (1113 † 1162), comte de Barcelone
  • Bérenger-Raimond (1114 † 1144), comte de Provence
  • Bérengère (1116 † 1149), mariée en 1128 à Alphonse VII, roi de Castille et de Léon (1105 † 1157)
  • Bernard (1117 † 1117)
  • Etiennette (1118 † après 1131), mariée en 1128 à Centulle III, comte de Bigorre, puis vers 1130 à Raymond II Arnaud († 1167), vicomte de Dax
  • Mafalda, mariée à Jaspert († 1151), vicomte de Castelnau, puis à Guillaume († 1166), seigneur de Castellvell
  • Almodis, mariée en 1148 à Pons de Cervera († 1155), vicomte de Bas

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire générale de la Provence, tome II, p. 509.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Précédé par Douce de Gévaudan Suivi par
Gerberge
comtesse de Provence
1112-1129
Bérenger-Raimond
Gilbert
comtesse de Gévaudan
1111-1129