Michel Trinquier

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Michel Trinquier

Naissance 12 octobre 1931
Avignon, France
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste-peintre
Formation École des Beaux-Arts d'Avignon
Mouvement artistique Groupe de l'Atelier
Influencé par Pierre Soulages et Hartung
Récompenses Grand prix de peinture du festival d'art dramatique d'Avignon

Œuvres réputées

La Côte à Belle-Île, Champs d'oliviers dans les Alpilles, Composition abstraite

Michel Trinquier est un peintre d'origine corse, né 12 octobre 1931 à Avignon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses études secondaires au collège Saint Jean-Baptiste de La Salle d'Avignon, il s'inscrit aux cours du soir des beaux-arts de cette ville. Dès l'adolescence, il se passionne d'archéologie et plus particulièrement de paléontologie. Sa collection de fossiles et de silex est aujourd'hui impressionnante et remarquable par l'originalité de certaines pièces.

En 1954, à 23 ans, il rejoint le groupe avignonnais de L'Atelier. Il commence à exposer en 1958. Sa première période est figurative, à tendance narrative. En 1961 il obtient le grand prix de peinture du festival d'art dramatique d'Avignon[1],[2]. La toile primée est aujourd'hui au musée Calvet à Avignon. Il découvre Belle-Île-en-Mer au début des années 1960 et travaille ce thème par séquences dans sa carrière, plus particulièrement de 1964 à 1974 et de 2002 à aujourd'hui.

De 1969 à 1971, il expose ses œuvres lors de présentations annuelles de son travail dans l’atelier de l’impasse Velouterie qu'il partage avec le peintre Christian Viguier[3].

Période figurative[modifier | modifier le code]

En 1972, Michel Trinquier s'installe à Paris[4]. Influencé par de nouveaux courants portés par Soulages, Hartung et quelques maîtres américains, il travaille différemment et réalise une première exposition à la galerie Barbizon, rue des Saint-Pères à Paris en 1973. La série Les Feux, exposée à la galerie Transposition, boulevard Raspail à Paris, marque sa rupture d'avec la figuration.

Recherche graphique[modifier | modifier le code]

En 1974, pour raisons familiales, il revient sur Avignon. Une série de collages en relief sur le thème de la pluie marque l'apparition du graphisme et des matériaux dans son œuvre. Parallèlement il réalise une série de bois découpés et peints qu'il appelle ses « boîtes noires ». Cette période voit son apothéose en 1980 dans la réalisation d'une toile grand format (150 × 150) acquise par la SACEM pour son centre parisien.

Dès 1985, Michel Trinquier entame une série de compositions graphiques, formes géographiques colorées ou en noir et blanc : triangles et carrés mutants. Il expose ses œuvres au salon international d'art contemporain à Toulouse en 1987, à la galerie Bonias à L'Isle-sur-Sorgue en 1992, à la fondation Vasarely au château de Gordes en 1993.

Période gestuelle[modifier | modifier le code]

Simultanément, une série de nouvelles toiles grands formats donne naissance à une période dite « gestuelle » . Il s'éprend du noir, du gris du blanc et ne cesse de leur donner vie en restituant leur mouvement. En 1995, il expose à la galerie Vincente Beneat à Barcelone, et son succès se fait grandissant notamment lorsqu'il expose sur le thème de la corrida dès 1985.

1998, il est l'un des deux intervenants extérieurs pour une exposition de l’atelier d’art Marie-Laurencin[5]

Il s'installe définitivement à Belle-Île-en-Mer[6] en 2002. Une série de « vagues bleues » marque le début de cette période. Puis les œuvres réalisées au crayon et à la gouache dans la palette du noir au blanc témoignent des résidus de tempête sur les roches de l'île et son goût immodéré pour le noir. Depuis 2008, Michel Trinquier renoue avec la matière un temps délaissée : il utilise des cordages, du sable et aboutit son travail autour du noir et blanc.

Principales expositions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles, huile sur toile signée en bas à droite, prix de peinture du festival d'Avignon, musée Calvet d'Avignon
  • La Côte à Belle-Île, huile sur toile signée en bas à droite, 33 × 22 cm[7].
  • Champs d'oliviers dans les Alpilles, huile sur toile signée en bas à droite, 28.5 × 51 cm[7]
  • Composition abstraite, peinture sur papier signée en bas à droite, (1984), 16 × 18 cm[8].
  • Abstraction, huile sur panneau signée en bas à droite, (1986), 31,5 × 30,5 cm[8].
  • Composition abstraite, huile sur panneau signée en bas à droite (1987), 32 × 22 cm[8].
  • Grande composition abstraite, peinture sur papier, 65 × 104 cm[8].

Livres[modifier | modifier le code]

Michel Trinquier a illustré avec Eugène Baboulène, Pierre Cayol, Hervé Di Rosa et Pierre François[9], les 81 poèmes de Claude Garcia-Forner, Rayon Bleu [10]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, publié par Gründ, 1976, (ISBN 2700001583).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. E. Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, page 275
  2. Revue Arts magazine Publié par Art Digest Inc., 1961 page 13
  3. http://christianviguier.free.fr/Christian_Viguier/Biographie.html
  4. Site Christian Viguier
  5. http://www.lestroiscoups.com/archive-11-1998.html
  6. http://www.location-belle-ile.com/les_peintres_a_belle_ile_en_mer.html
  7. a et b Vente aux enchères 01
  8. a, b, c et d .Vente aux enchères 02
  9. La Lettre de Sète et de l'étang de Thau, n° 41
  10. Claude Garcia Forner Rayon bleu: poèmes, Sauramps, 2004, ISBN 2840233541, 9782840233541 100 pages