Étang de Vaccarès

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Étang de Vaccarès
Étang de Vaccarès en Camargue
Étang de Vaccarès en Camargue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Département Bouches-du-Rhône
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 44″ N 4° 34′ 01″ E / 43.545562, 4.56687943° 32′ 44″ Nord 4° 34′ 01″ Est / 43.545562, 4.566879  
Type lagune
Superficie 6,500 km2
Altitude 0,4 m
Profondeur 2 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Étang de Vaccarès

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
Étang de Vaccarès

L’étang de Vaccarès, réserve naturelle et plus vaste étang de la Camargue, dans le delta du Rhône, s'étend sur 6 500 hectares[1]. Son nom aurait pour origine les très nombreuses vaches sauvages qui paissaient en manade sur ses bords. Il est situé sur la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Description[modifier | modifier le code]

Flamants roses dans l'étang de Vaccarès
Panneau de règlementation

Étang septentrional de la Camargue, avec ses 12 kilomètres de long, il constitue l'élément principal du système de contrôle des eaux du delta. Sa profondeur est inférieure à deux mètres. C'est également un lieu important de repos et d'alimentation pour les oiseaux migrateurs, et un lieu de vie pour les flamants roses[2].

Cet espace naturel, le plus vaste de toute la Camargue, est protégé dès 1927, avant d'être d'être intégré dans le parc naturel régional de Camargue en 1970 et d'être classé en réserve naturelle nationale en 1975, ce qui lui a permis de demeurer l'un des sites les plus sauvages et les mieux préservés. Si la baignade et la pêche sont réglementés, la circulation y est libre sur les routes qui longent l'étang[3].

On peut ainsi y observer facilement la faune autochtone ou de passage, mais aussi les troupeaux de taureaux et les chevaux camarguais. La flore y est abondante, et des espèces rares y sont protégées[3].

Surnommé la Grand Mar, par les Camarguais, il est entouré à l'ouest par le Petit-Rhône, à l'est et au nord par le Grand-Rhône et au sud par la mer Méditerranée[2].

L'étang dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Il fut pendant l'Antiquité un grand site de pêche, à la fois plus vaste et moins profond qu'aujourd'hui[4].

Un pseudo-Aristote a relaté un des modes de pêche qui y était pratiqués : « Lorsque soufflent les vents étésiens, le fond de cet étang se soulève, les terres s'amassent et forment une telle couche de poussière que sa surface en devient solide, prenant l'aspect du fond, de telle sorte que les habitants pêchent au harpon tout le poisson qu'ils veulent »[4]. Cette pratique, dénommée segado en provençal (fauchaison), fut à la base d'une légende rapportée par Tite Live qui parle de « poissons surgis de la glèbe sous le soc des charrues »[5].

Vue panoramique de l'étang de Vaccarès

Pour conserver ces poissons, ils étaient salés dans de grandes jarres. Les fouilles d'habitats sur les sites préhistoriques du Bruni, de la Tour-du-Vallat, de Cabassoles, de Carrelet et autour de l'étang de Berre ont permis d'exhumer ce type de jarre et de les dater de l'âge du bronze. Ce poisson salé était ensuite exporté dans les ports de la Méditerranée[5]

La pollution[modifier | modifier le code]

Bien que protégé, le Vaccarès est exposé aux retombées de pollutions des grandes zones industrielles proches. Une étude menée entre 1997 et 2000, sur trois zones distinctes a mis en évidence la contamination des poissons par des pesticides organochlorés comme le lindane ou le dieldrine, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et des polychlorobiphényles (PCB)[6].

Les anguilles et les sandres étaient les plus contaminés. Les taux de lindane, très élevés avant que cet insecticide ne soit interdit en juillet 1998, ont diminué dès 1999. Les taux de dieldrine dans le foie et les muscles tendaient à augmenter au cours de l'année 2000. Si les taux de pesticides organochlorés varient fortement selon les saisons, il n'en est pas de même pour les PCB et HAP, pollution apportée par l'atmosphère[6].

Musée de la Camargue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée de la Camargue.

Installé dans l'ancienne bergerie du mas du Pont de Rousty, ce musée constitue une excellente introduction à la découverte de la Camargue. Panneaux, dioramas, objets présentent le cadre naturel (formation du delta), l'histoire et, surtout, la vie quotidienne traditionnelle au XIXe siècle[7].

Domaine de la Tour de Valat[modifier | modifier le code]

Cet espace, entre Le Sambuc et l'étang de Vaccarès, a pour but la conservation et l'étude scientifique des zones humides. Une activité de recherches y est également développée[8].

Article détaillé : Domaine de la Tour du Valat.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en provençal est lou Vacarés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Clébert, Camargue in Guide de la Provence mystérieuse, Éd. Tchou, Paris, 1972.