Rois mages

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Adoration des mages, par Altdorfer, vers 1530.

Rois mages on appelle traditionnellement les visiteurs qui, dans un épisode de l'Évangile selon Matthieu, viennent « de l'Orient » rendre hommage à Jésus guidés par l'étoile qui leur avait annoncé la naissance du roi des Juifs. Ils apportent à Bethléem des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens.

Le texte évangélique ne mentionne ni le nombre ni les noms de ces « mages » .

En grec : μάγοι (magoï) a plusieurs sens selon les historiens et auteurs grecs. Pour Hérodote les Mages étaient à l'origine "une des six tribus qui ont formé la nation des Mèdes", puis des "prêtres interprètes des songes" chez les Mèdes chez le même Hérodote et chez Xénophon. Le terme prendra le sens de sorcier et de magicien chez Sophocle, Euripide et Platon[1].

Il semble que chez les Perses les Mages étaient les prêtres du Zoroastrisme[2]. Les mages, astrologues et astronomes, observaient le ciel du haut des ziggurats. C'est ainsi que leur attention fut attirée par l'étoile que certains ont identifié comme une super nova[3].

L'idée de l'origine royale des Mages apparait chez Tertullien au début du IIIe siècle et celle de leur nombre est évoqué un peu plus tard par Origène[4]. Certaines traditions chrétiennes dont témoigne pour la première fois vers le VIe siècle l’Excerpta Latina Barbari, les popularisent sous les noms de Melchior, Balthazar et Gaspard[4]. Ce sont des personnages traditionnels des récits de la Nativité et le thème de l'Adoration des Mages devient rapidement populaire, ainsi qu'en témoigne une représentation dans la catacombe de Priscille, pour ensuite se développer très largement dans l'art chrétien[4].

L'Occident médiéval les vénère comme des saints et leur reconnait des reliques qui sont encore conservées à la cathédrale de Cologne[4] tandis que les chrétiens orthodoxes conservent le reliquaire de leurs présents au Mont Athos dans le Monastère d'Aghios Pavlos.


Dans les textes[modifier | modifier le code]

Récits du Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Mosaïques, basilique Saint-Apollinaire, Ravenne, an 600.

Les mages sont uniquement évoqués par l'Évangile selon Matthieu (Mt 2, 1-12)[5], sans préciser leur nom ou leur nombre, ni leur statut de roi, précisant seulement qu'ils sont venus d'« Orient ».

« Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent l'enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l'adorèrent ; puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. »

— Mt.2:11

Les autres évangiles canoniques ne les mentionnent pas.

Littérature ancienne[modifier | modifier le code]

Dans Mt 2,1 il est question de « mages venus d'orient » en nombre indéterminé. Dans le plus ancien apocryphes, le Protévangile de Jacques, cité par Clément d'Alexandrie et Origène au IIIe siècle, les mages sont encore anonymes et viennent d'Orient, sans plus de détails[6]. Il en est toujours de même dans le Pseudo-Matthieu, recension latine du Protévangile de Jacques à la fin du VIe début du VIIe siècle[7].

L'idée de l'origine royale des mages apparait chez Tertullien au début du IIIe siècle[4] ; celui-ci les décrits comme fere reges, « presque roi »[8] et c'est Origène (185-254), dans ses Homélies sur la Genèse[9], qui, le premier, fixe leur nombre à trois en se fondant vraisemblablement sur les trois présents (or, encens, myrrhe)[4]. Il établit une relation fortement symbolique avec les trois personnages - Abimélech, Ochozath et Phicol - qui rendent visite à Isaac dans un épisode de réconciliation[10] du Livre de la Genèse. Selon Origène, il y a trois disciplines générales par lesquelles on parvient à la science des choses, incarnées par ces trois personnages qui demandent la paix à Isaaс : il s'agit de la logique ou « philosophie rationnelle » (Abimélech), la physique ou « philosophie naturelle » (Ochozath), l'éthique ou « philosophie morale » (Phicol). Origène compare les Mages à ces trois personnages et fait le parallèle avec le Christ qui accueille l'adoration de ces étrangers, symbole de l'Église qui accueille les Gentils et comprend toutes les philosophies[11].

Diego Velázquez: Rois mages, Prado, Madrid

Les noms traditionnels de « Gaspard, Melchior et Balthazar » n'apparaissent que bien plus tard, pour la première fois dans un manuscrit du VIe siècle[12] intitulé Excerpta Latina Barbari. Ils y sont désignés sous les noms de Bithisarea, Melichior et Gathaspa. Vers la même époque, les mages apparaissent également dans un écrit apocryphe, l'Évangile arménien de l'Enfance, qui leur donne les noms de Balthazar, Melkon et Gathaspar[13], puis un pseudo-Bède, les Collectionea, reprend les trois noms au VIIIe siècle et qui suit l'opinion selon laquelle les Mages représentent la philosophie articulée en trois parties, logique, physique et éthique[14].

Littérature médiévale[modifier | modifier le code]

Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine les nomme dans trois langues différentes[15] : Appellius, Amérius, Damascus en latin ; Galgalat, Malgalat, Sarathin en hébreu ; Caspar, Balthasar, Melchior en grec. Conformément à l'Évangile, ils sont mages et non rois.

Au XVIIIe siècle, la mystique rhénane Catherine Emmerich, dans la relation contestée de ses visions, les nomme Théokéno, Mensor et Saïr.

Interprétations[modifier | modifier le code]

Interprétations théologiques[modifier | modifier le code]

Adoration des rois mages, Cappadoce, XIIe siècle.

Le texte de l'Évangile ne mentionne pas le nombre de ces mages mais énumère trois cadeaux apportés par eux (or, encens et myrrhe).

  • Selon une interprétation théologique traditionnelle, ces offrandes correspondent à la reconnaissance de Jésus selon trois dimensions fondamentales :
    • Il est le Fils de Dieu : l'or est l'image de ce qui est le plus précieux pour Dieu,
    • Il est le Prêtre de l'Alliance Nouvelle et Éternelle, selon l'Écriture : l'encens est utilisé pour le culte, pour parler avec Dieu, ce que font tous les enfants de Dieu.
    • Il est aussi véritablement homme : la myrrhe est un baume qui lave les blessures des hommes dans la chair. Il est donc lié à l'amour de la vie sur terre mais aussi à la préparation d'une vie destinée à passer de la mort vers la vie éternelle.
  • L'Adoration du Christ par les mages peut aussi symboliser l'idée que le christianisme prolonge et renouvelle la tradition primordiale (à l'origine de toutes les religions) :
    • Les mages venant d'Orient représentent les trois pouvoirs : pouvoir royal (l'or), pouvoir sacerdotal (l'encens) et pouvoir spirituel (la myrrhe).
    • Les mages allant au devant du Christ signifient que les trois pouvoirs « sacrent » le christianisme comme étant le digne successeur de la tradition primordiale.
    • En souvenir de cet avènement, les trois couronnes figurant sur la tiare de saint Pierre rappellent les trois pouvoirs correspondant aux trois mondes symbolisés par les mages.

Qualité royale des mages[modifier | modifier le code]

Plusieurs Pères de l'Église, dont en premier Tertullien, puis Ambroise, Cyprien ou encore Théophylacte ont attribué aux mages le titre de « roi », sans apporter de raison convaincante à ces affirmations. La référence à plusieurs versets d'Isaïe et aux prédictions de l'Ancien Testament (Psaumes, 72,10-11) semble avoir établi définitivement la Tradition :

« Les rois de Tarsis et des Iles rendront tribut
Les rois de Saba et de Seba feront offrandes
Tous les rois se prosterneront devant lui
Tous les païens le serviront. »

Melchior aurait été roi des Perses, Balthazar roi des Arabes, et Gaspard roi en Inde. Ce troisième nom rejoint la légende qui entoure le roi Gondopharès Ier qui aurait été converti par l'apôtre Thomas (Actes de Thomas).

Hypothèses sur l'étoile[modifier | modifier le code]

  • Les rois mages étant des prêtres de la religion zoroastrienne, dite "religion des mages", il faut se référer aux Gathas de Zarathoustra [16], dont on peut retrouver une partie dans l'Avesta (le livre actuel des Zoroastriens) où l'on retrouve le culte des étoiles. Ainsi, l'étoile est une symbole clé de cette religion et Mahomet appelle les Zoroastriens dans le Coran par la métaphore "les adorateurs des étoiles" (Coran, 22:17).
  • L'étoile symbolise le chemin indiqué par Dieu pour trouver la Vérité. L'ange (parfois appelé "étoile" dans les Écritures) est le guide sûr qui conduit ceux qui décident de la suivre à bon port : Elle s'arrête précisément au-dessus du lieu de naissance de l'enfant.

Dans l'Évangile de Matthieu (chapitre 2, verset 10) : « Voici que l'astre, qu'ils avaient vu à l'Orient, avançait devant eux jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. »

  • Selon d'autres théories, l'étoile citée par l'évangile aurait bien existé :
    • Celle que les mages auraient suivie jusqu'à Bethléem serait en fait la conjonction de Jupiter et de Saturne qui eut lieu entre -6 et -4 avant l'an 1 (période de temps généralement considérée comme celle de la naissance du Christ, Hérode étant mort en -4), phénomène qui aurait duré près d'un an. Cette conjonction a eu lieu dans la constellation des Poissons, et un mouvement rétrograde de quelques semaines aurait pu donner l'impression qu'un événement spécial allait se produire.
    • Autre hypothèse: l'étoile Spica (dénommée Al Zimach en arabe, ou Tsemech en hébreu, ce qui signifie « de la branche de David ») est l'étoile qui, en l'an 2 av.-J.-C., se lève exactement à l'est le jour de l'équinoxe de printemps. Ce phénomène, dû à la précession de l'axe polaire autour d'un axe imaginaire tous les 25 920 ans, était déjà connu des astronomes du Moyen-Orient. L'étoile aurait ainsi pu guider les mages jusqu'au lieu de naissance de Jésus.

Légendes sur le destin des mages[modifier | modifier le code]

  • D’après l’Évangile arabe de l'Enfance (6, 1), les mages, de retour chez eux, jettent dans un feu sacré un lange de l’Enfant-Jésus offert par Marie. Le feu qui, selon leurs coutumes, purifie tout ce qui est impur, laisse le lange intact. Ce récit signifie le triomphe du christianisme sur le culte zoroastrien.
  • Selon Jean Chrysostome (344-407), patriarche de Constantinople, les mages auraient été baptisés par Thomas lors de son déplacement en Inde.
  • Une légende du XIIe siècle fait du Prêtre Jean, légendaire souverain chrétien d’un puissant royaume oriental, le descendant d’un des rois mages.
  • En revenant de Palestine, Balthazar se serait arrêté aux Baux-de-Provence, dans le sud de la France. Les seigneurs des Baux le tenant pour leur ancêtre portaient sur leur blason une étoile d’argent et leur cri de guerre était : « Au hasard[17], Balthazar[18] ! » - Gaspard représente alors l’Afrique noire (Abyssinie ou Éthiopie) et apporte l’encens (ou la myrrhe), Melchior représente les Maures (ou l’Asie) et apporte la myrrhe (ou l’or), Balthazar représente l’Europe et apporte l’or (ou l’encens).
  • Au XVIIIe siècle encore la mystique rhénane Catherine Emmerich eut toute une série de visions qui lui révéla de nombreux détails inconnus et savoureux sur la vie des rois mages. Le texte en est en ligne[19].

Reliques des rois Mages[modifier | modifier le code]

Les « Trois Rois de Cologne »[modifier | modifier le code]

Après la défaite et la démolition de Milan en 1162, les restes des rois mages auraient été transportés par Rainald von Dassel en 1164 de Milan à Cologne, où ils sont depuis proposés à la vénération des fidèles dans une châsse en or dite châsse des rois mages, exposée dans le chœur de la cathédrale. Dans toute la suite du Moyen Âge on les a donc appelés les « trois rois de Cologne ». La Légende dorée de Jacques de Voragine résume les croyances du temps: Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier, avait retrouvé ces reliques vers 330 et les avait transportées à Constantinople, d'où elles avaient été transférées à Milan par l'évêque saint Eustorge, avant d'aboutir à Cologne, sur ordre d'un empereur germanique que Jacques de Voragine appelle Henri[20].

Le reliquaire du Mont Athos[modifier | modifier le code]

Quant aux présents que les rois mages auraient fait à l'Enfant, ils seraient actuellement conservés au monastère Saint-Paul du Mont Athos, dans un reliquaire en or du XVe siècle. Il a été donné au monastère au XVe siècle par Mara, fille du prince serbe Đurađ Branković (1428-1456), mariée au sultan ottoman Murat II et marraine de Mehmet II, le conquérant de Constantinople. Il s'agit apparemment de reliques conservées et vénérées à Constantinople depuis le IVe siècle. En 1999, elles ont été exposées à la vénération des fidèles à Athènes dans le cadre d'une collecte en faveur des victimes du tremblement de terre.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Dans la tradition iconographique Gaspard, jeune aux traits asiatiques, offre l'encens. Melchior, représenté comme un roi de Perse : l'or. Et Balthazar, représenté le plus vieux avec la peau noire (en Allemagne surtout) : la myrrhe.

« Le premier des Mages s’appelait Melchior, c’était un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Il offrit l’or au Seigneur comme à son roi, l’or signifiant la Royauté du Christ.

Le second, nommé Gaspard, jeune, sans barbe, rouge de couleur, offrit à Jésus, dans l’encens, l’hommage à sa Divinité.

Le troisième, au visage noir, portant toute sa barbe, s’appelait Balthazar ; la myrrhe qui était entre ses mains rappelait que le Fils devait mourir. »

— La Légende dorée, Jacques de Voragine.

Article détaillé : L'Adoration des mages.

Liturgie et folklore[modifier | modifier le code]

La visite des mages est célébrée à la date du 6 janvier, jour de l'Épiphanie. En France, toutefois, un indult papal décale cette fête au premier dimanche suivant le 1er janvier (donc le dimanche compris entre le 2 et le 8 janvier). Ce jour-là, dans plusieurs pays d'Europe, on partage la galette des rois :

  • En Espagne, ce sont les rois mages qui apportent des cadeaux aux enfants.
  • En Allemagne, en Alsace, aux Pays-Bas, en Flandre ou en Bohème, à l’Épiphanie, il est de coutume que les enfants de la paroisse, menés par trois enfants vêtus du costume des Rois Mages et coiffés d’une couronne, aillent en cortège à travers les rues du village. De maison en maison, ils donnaient un petit spectacle rappelant l'adoration des Mages devant le Christ Nouveau-Né en proposant leur protection aux habitants en échange de nourriture, de friandises ou de quelques pièces (de nos jours, il est fréquent qu'ils collectent des fonds pour les œuvres de la paroisse). Si leur demande est satisfaite, ils inscrivent « * C+M+B+ » ainsi que le millésime (par exemple, 20* C+M+B+11 pour 2011) au-dessus de la porte. Ces initiales peuvent être interprétées comme celles des Rois Mages (Caspar, Melchior & Balthasar), mais peuvent également être lues comme l'acrostiche de « Christus Mansionem Benedicat », « que Christ bénisse cette maison ». Malheur à celui qui refuse de faire un geste ! Il est bruyamment envoyé au diable, à grands coups de crécelles.

En Bohème, on les appelle "tri kralové", ce qui signifie "Les trois rois".

  • En Flandre Française. Les douze jours qui séparent Noël et l’Epiphanie sont encore marqués ici ou là de rites extrêmement populaires et séculaires. Ainsi, en Flandre Française, la tournée des rois mages subsiste encore dans les campagnes environnant Bailleul et Steenvoorde (arrondissement d’Hazebrouck). Les trois rois représentent une très ancienne tradition : un groupe de trois personnes habillées en rois et portant une étoile, visite les maisons et fermes des villages en chantant un cantique.Les gens visités offrent alors un peu d'argent, à manger ou à boire aux rois. En effet, cette tradition était à l'origine effectuée par les plus démunis qui récoltaient ainsi un appoint pour les fêtes de Noël. Ce cantique annonce la naissance du Christ et décrit la courageuse route des rois vers la crèche. Le premier roi porte une étoile qu'il fait tourner, le second roi tient un bâton de pèlerin, le troisième roi joue la musique et les trois chantent à l'unisson. L'étoile est décorée afin d'obtenir un effet visuel original. Le bâton peut être accompagné d'une lanterne. Les instruments de musique utilisés à l'origine étaient le blaezeveer ( arc sur lequel glisse un archet et où une vessie de porc sert de caisse de résonance ) ou le rommelpot ( tambour à friction ). Avant de repartir pour une nouvelle destination, les rois saluent et remercient leur hôte en leur souhaitant une heureuse et saine nouvelle année : “een gelukkig en zalig nieuwjaer
  • En Pologne, il existe également une tradition de chanteurs à l'étoile qu'on appelle "Kolednicy".

Développements littéraires et cinématographiques[modifier | modifier le code]

Le thème du quatrième roi mage[modifier | modifier le code]

En Finlande on raconte aussi que le père Noël serait ce quatrième roi mage qui offre des cadeaux aux enfants car, trop au nord de la planète pour voir l'étoile du Berger à l'époque, il n'aurait jamais atteint Bethléem[21].

Le poète Henry van Dyke, dans un de ses contes de Noël les plus connus, The Story of the Other Wise Man, a raconté l'histoire d'un quatrième roi mage, Artaban de Médée, qui voulut apporter à l'enfant Jésus trois pierres précieuses. Il vendit tous ses biens, et prit la route. En chemin, il rencontra des nécessiteux, pour qui il sacrifia ses cadeaux. Il n'atteignit jamais la crèche, mais Jésus lui apparut plus tard : en ayant aidé des inconnus en détresse, il avait trouvé et aidé Jésus aussi bien que s'il était arrivé jusqu'à Bethléem.

L'écrivain français Michel Tournier, dans son roman Gaspard, Melchior et Balthazar paru en 1980[22], donne une version plus iconoclaste de l'histoire d'un quatrième roi mage : Taor, prince de Mangalore. Parti du sud de l'Inde pour découvrir la recette du « rahat loukoum à la pistache », il arrive trente trois ans plus tard à Jérusalem et découvre l'Eucharistie.

Autres développements littéraires[modifier | modifier le code]

L'écrivain Bernard Marcotte, dans le conte intitulé La Dernière Chevauchée des rois mages[23], imagina pour le voyage de retour des rois mages une destinée toute particulière.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A.Bailly, Dictionnaire grec-français, Hachette,Paris, 1950
  2. Jean-Paul Roux, Le mazdéisme, la religion des mages, clio.fr, 2000
  3. http://codexbezae.perso.sfr.fr/selene/chapt/a4.html
  4. a, b, c, d, e et f Article « Magi », in E. A. Livingston, The Oxford Dictionnary of Chritian Church, éd. Oxford University Press, 1997, p. 1020.
  5. Mt 2. 1-12.
  6. Protévangile de Jacques § 21.1.
  7. Pseudo-Matthieu § 16.1.
  8. cf. Tertullien, Adversus Judaeos, 9 et Adversus Marcionem, 3,13.
  9. Hom. Gen. 14,3.
  10. Gn 26. 26-29.
  11. cf. notamment Piotr Paciorek, « L’adoration des Mages (Mt 2,1-12) dans la tradition patristique et au Moyen Âge jusqu’au XIIe siècle », in Augustiniana vol. 50, 2000, p. 97.
  12. conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.
  13. Paul Peeters: Évangiles Apocryphes, Paris 1914.
  14. cf. Piotr Paciorek, « L’adoration des Mages (Mt 2,1-12) dans la tradition patristique et au Moyen Âge jusqu’au XIIe siècle », in Augustiniana vol. 50, 2000, p. 98.
  15. Page Épiphanie mise en ligne par l'Abbaye de Saint-Benoît.
  16. http://misraim3.free.fr/religions_diverses/AVESTA.PDF
  17. « Hasard » ayant le sens de « danger » à l’époque.
  18. http://www.maria-valtorta.org/Personnages/Mages.htm.
  19. Catherine Eymerich, Vie de la Sainte Vierge, chapitre 59.
  20. Ces dépouilles des Mages sont aussi évoquées dans le roman d'Umberto Eco, Baudolino.
  21. voir par exemple ce petit texte[1].
  22. Michel Tournier, Les Rois Mages, Gallimard, 1983 (ISBN 2070510247) ; édition poche : Gallimard-Jeunesse, 1998 (ISBN 2070516199).
  23. Éditions Thélès, 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grégoire Aslanoff, Xavier Durand, Sophie Hubert et al., Ces mages venus d'Orient, Paris, éd. du Cerf, coll. « Biblia magazine » (no 12),‎ 2011, 41 p. (ISSN 1630-4977).
  • Maurice Carrez, Bergers et mages : témoins insolites du Christ, Poliez-le-Grand, éd. du Moulin,‎ 1999, 83 p. (ISBN 978-2-220-04523-8).
  • Jean Chopitel et Christiane Gobry, Les Rois mages : histoire, légende et enseignements, Grenoble, le Mercure dauphinois,‎ 2002, 158 p. (ISBN 2-913826-24-5).
  • Madeleine Félix, Le Livre des rois mages, Paris, Desclée De Brouwer,‎ 2000, 239 p. (ISBN 2-220-04048-8).
  • Benjamin Flores-Leyton, L'Étoile des Rois Mages : la voie de l'audition dans le christianisme, Genève, l'Oreb,‎ 302, 302 p. (ISBN 2-940311-00-5).
  • Renée-Paule Guillot, La Saga des rois mages : la fève et la couronne, Monaco, Alphée, coll. « Roman initiatique »,‎ 2006, 137 p. (ISBN 2-7538-0199-1).
  • Johan von Hildesheim (trad. Guy Béhin), Les Rois mages : l'histoire des trois bienheureux Rois, Tournai, La Renaissance du livre, coll. « Références »,‎ 2001, 170 p. (ISBN 2-8046-0583-3).
  • Jadir de Morais Pessoa et Madeleine Félix (trad. Madeleine Félix), Les Voyages des Rois Mages : de l'Orient jusqu'au Brésil, Paris, L'Harmattan, coll. « Logiques sociales / Études culturelles »,‎ 2010, 240 p. (ISBN 978-2-296-12387-8).
  • Michel Tournier et Christian Jamet, Célébration de l'offrande : regards sur les Rois mages, Paris, Albin Michel, coll. « Célébrations »,‎ 2001, 96 p. (ISBN 2-226-12776-3).
  • Richard C. Trexler (trad. Marianne Groulez, préf. Jacques Le Goff), Le Voyage des mages à travers l'histoire, Paris, Armand Colin,‎ 2009, 301 p. (ISBN 978-2-200-35397-1).
  • Jean-Marc Vercruysse (dir.), Les Rois mages, Arras, Artois Presses Université, coll. « Graphè » (no 20),‎ 2011, 182 p. (ISBN 978-2-84832-130-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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