Félix Ziem

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Félix Ziem

Description de cette image, également commentée ci-après

Félix Ziem vers 1911, par Dornac.

Nom de naissance Félix-Francois Georges Philibert Ziem
Naissance
Beaune, France
Décès (à 90 ans)
Paris
Nationalité française
Activités Peintre
Mouvement artistique École de Barbizon
Orientalisme

Œuvres réputées

Marines

Félix Ziem, né le à Beaune (Côte-d'Or) et mort le à Paris, est un peintre français de l'École de Barbizon renommé pour ses marines et ses paysages de Venise et de Constantinople. Rattaché au mouvement orientaliste, il est considéré comme un des précurseurs de l'impressionnisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Féliz Ziem vers 1865.
Vue d'Istamboul, musée Pera, Istamboul.

Félix-Francois Georges Philibert Ziem est le fils de Georges Barthélémy Ziem, émigré polonais d'origine arménienne[réf. nécessaire] travaillant comme tailleur d'habits et d'Anne-Marie Goudot son épouse bourguignonne originaire de Nuits-Saint-Georges[1]. Son père était arrivé en France comme prisonnier de guerre de l'armée prussienne lors des guerres napoléoniennes. Félix Ziem grandit en Bourgogne où il étudie l'architecture à Dijon. En 1839, un différend avec la direction de l'École des Beaux-Arts de Dijon, lui fait quitter la région pour rejoindre son frère installé à Marseille. Il commence alors une carrière d'architecte avec la construction de l'aqueduc de Roquefavour qui doit amener l'eau à Marseille.

Suite à sa rencontre fortuite avec le duc d'Orléans et l'intérêt de ce dernier pour son travail de dessinateur, il change de vocation et ouvre une école de dessin sur le Vieux-Port. Sa réputation est vite faite et les élèves nombreux. En 1840, il découvre Martigues où il revient pour installer un atelier en 1860. En 1841, il quitte Marseille pour se rendre en Italie. Il s'arrête quelque temps à Nice où séjournent de riches Anglais ou Russes qui constituent une partie de sa clientèle. En 1842, il découvre pour la première fois l'Italie, et surtout Venise qui devient la principale source d'inspiration de sa peinture. De 1842 à 1847 il parcourt toute l'Italie et le Midi de la France. En 1849, il s'installe à Paris et partage son temps entre la capitale et la forêt de Fontainebleau où il devient l'ami de Théodore Rousseau et Jean-François Millet. Il peint alors des scènes de vie quotidienne, des portraits, et des paysages champêtres, qui le rattachent temporairement à l’école de Barbizon.

Il expose pour la première fois au Salon de Paris de 1849, et en devient un relatif habitué. En 1859, il déménage pour le quartier de Montmartre, avant la folle ébullition de l’École de Paris, et s'installe rue de l'Empereur (devenue rue Lepic) mais garde toujours un pied à terre à Barbizon. Solitaire, il ne côtoie guère les autres artistes de sa génération, ne forme aucun élève et ne prodigue guère de leçons. De 1850 à 1880, il parcourt l'Europe de l'Angleterre aux Pays-Bas en passant par l'Orient (Constantinople, l'Algérie), mais surtout Venise où il séjourne au moins deux fois par an.

En 1860, il se fait construire un atelier à Martigues où les canaux du petit port de pêche, débouchant sur l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône), lui inspirent de nombreux tableaux (c’est en partie grâce à lui que Martigues est surnommée « La Venise provençale »). En 1880, il installe un autre atelier à Nice, où il passe dès lors la majorité de son temps quand il n'est pas à Paris. Il épouse le à Nice mademoiselle Treilles.

En 1908, suite à un don du peintre d'une esquisse de Toulon, visite du président Émile Loubet aux escadres française et italienne en avril 1901, la ville de Martigues crée le musée Ziem.

Peintre prolixe, sa production est estimé à plus de 10 000 œuvres peintes[réf. nécessaire]. En novembre 1911 à son décès, il est un peintre admiré et reconnu, premier artiste étant entré au musée du Louvre de son vivant[2] par le legs Chauchard en 1910. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (93e division) à Paris[3].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Toulon, visite du président Émile Loubet aux escadres française et italienne en avril 1901, musée national de la Marine, Paris.
  • L'Église des Gesuati - la Giudecca, huile sur toile (54 × 75 cm), musée d'art de Toulon.
  • Bord de mer, huile sur toile (54 × 65 cm), musée d'art de Toulon.
  • 1844 - Vie familiale à Berditchoff, huile sur toile
  • Rue à Saint-Pétersbourg
  • Un mas près de Martigues, huile sur toile
  • Poissonnière aux Halles à Marseille, huile sur toile
  • Voile bleue (1911), musée des beaux-arts de Beaune
  • Toulon, visite du Président Loubet, aux escadres françaises et italiennes en avril 1901, huile sur toile, musée national de la Marine, Paris
  • Le Bosphore, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Reims.
  • Triptyque de Venise, huile sur bois composé de :
    • Le Pont des Soupirs (101 cm × 41 cm)
    • Gondoles sur Grand Canal (101 cm × 119 cm)
    • Colonne Place Saint-Marc (101 cm × 41 cm)
  • Musée Ziem de Martigues :
    • 1860 - Rue au Caire, (62 cm × 36,5 cm)
    • Le Var, paysage, huile sur bois, (59 cm × 71 cm)
    • Pont des Soupirs, huile sur bois, (69,5 cm × 39 cm)
    • Venise trabucco, huile sur bois, (54 cm × 90 cm)
    • Venise, Place Saint-Marc, huile sur bois, (60 cm × 40 cm)
    • Venise, la Salute, au clair de Lune, huile sur toile, (102 cm × 69 cm)
    • 1880 - Constantinople au crépuscule, huile sur bois, (59 cm × 92 cm)
    • Orient, scène dans un palais (42 cm × 57 cm)
    • 1884 - Canal à Venise, huile sur toile
    • 1880 - Grand Canal, vu de Saint-Georges, huile sur toile, (72 cm × 92 cm)
    • 1880 - 1890 - Place Saint-Marc et Campanile, huile sur bois, (69,5 cm × 39 cm)
    • 1890 - Bords du Loup, huile sur bois, (60,5 cm × 82,5 cm)
    • Débarquement des élégantes quai des esclavons, huile sur toile
    • Constantinople, la Tour de Léandre, huile sur toile
    • Marché en Égypte

Principales expositions[modifier | modifier le code]

  • 1994 : « Félix Ziem, peintre voyageur, peintures » au musée Ziem de Martigues
  • 1995 : « Félix Ziem, peintre voyageur, oeuvres graphiques » au musée Ziem de Martigues
  • 2001 : « Félix Ziem, la traversée d'un siècle » au musée Ziem de Martigues
  • 2008 : « Les Vies de Ziem » à l'occasion du centenaire du musée Ziem de Martigues
  • 2008 : « Le 19e siècle de Ziem » à l'occasion du centenaire du musée Ziem de Martigues
  • 2008 : « Le musée (de) Ziem » à l'occasion du centenaire du musée Ziem de Martigues
  • 2011 : « Les Ziem du Petit Palais, Paris » au musée Ziem de Martigues
  • 2011 : « Félix Ziem », rétrospective organisée par la Fondation « Regards de Provence » au Palais des Arts de Marseille pour le centenaire de sa mort
  • 2011-2012 : « Voyages, impressions et paradoxes » au musée des beaux-arts de Beaune pour le centenaire de sa mort
  • 2012 : « Félix ZIEM, Peintre Voyageur » Pénitents noirs, centre d'art à Aubagne
  • 2013 : « Félix Ziem, J'ai rêvé le beau, peintures et aquarelles » au Petit Palais à Paris
  • 2013-2014 : « Félix Ziem, Peintures » au musée Ziem de Martigues

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Traversée d'un siècle : Félix Ziem, 1821-1911, par Frédérique Verlinden et Gérard Fabre, Réunion des musées nationaux, 2001 (ISBN 978-2711842667) p. 143.
  2. Site de la ville de Beaune
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 789

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Miquel a consacré à Félix Ziem trois ouvrages qui constituent les tomes VII, VIII et XI de la collection « Le Paysage français au XIXe siècle, l’École de la nature », Maurs-la-Jolie, éditions de la Martinelle : tome VII : Félix Ziem (1821-1911) (prix de l’Académie des Beaux-Arts, 1978), biographie ; tome VIII : Catalogue de l’œuvre de Félix Ziem (prix de l’Académie des Beaux-Arts, 1978), catalogue raisonné de l’œuvre de Ziem avec plus de 1 800 œuvres répertoriées ; tome XI : Félix Ziem, second volume au catalogue, 1996. Complément biographique, étude des périodes essentielles de l'évolution du style de Ziem. Plus de 1 591 œuvres supplémentaires répertoriées.
  • Félix Ziem : « J'ai rêvé le beau », catalogue d’exposition au Musée Ziem, avec les contributions d'Isabelle Collet, Lucienne Del'Furia, Gérard Fabre, Dominique Lobstein et Charles Villeneuve de Janti, éditions Images en Manœuvre, Marseille, 2011, (ISBN 978-2-8499-5217-7).
  • Félix Ziem : « Le génie et l'adresse », Musée Ziem, Lucienne Del'Furia, Arnaud Bizalion Editeur, 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]