Jean-Pierre Bansard

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Jean-Pierre Bansard est un homme d’affaires français né le à Oran (département d’Oran) en Algérie, a été autorisé à changer de nom de Bensaïd en Bansard par un décret du Journal officiel (19 septembre 1978), fondateur et dirigeant du groupe immobilier et hôtelier Cible et propriétaire de la marque Solex, membre désigné de l'Assemblée des Français de l'étranger (AFE) au titre des personnalités qualifiées. En 2017, il est élu lors de sa 3e candidature aux élections sénatoriales, comme sénateur représentant les Français établis hors de France[1]. Il est invalidé et déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel le 27 juillet 2018[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de Pieds-Noirs d’Algérie, Jean-Pierre Bansard arrive en France avec sa famille en 1962, à l’âge de 22 ans. Autodidacte, il acquiert une qualification de transitaire en douanes.

Carrière[modifier | modifier le code]

Arrivé à Paris, il crée la société de transit Bansard International[3] sur le site de l'aéroport de Paris-Orly, alors seule plateforme aéroportuaire de la région.

Ses activités de transitaire l’amènent à se familiariser avec les diverses procédures parabancaires. Il crée en 1980 la société de caution Laficau (La financière de caution), agréée par la Banque de France.

À la suite du déplacement des Halles de Paris à Rungis, Jean-Pierre Bansard est sollicité par de nombreux importateurs/exportateurs qui souhaitent trouver des entrepôts destinés au stockage de marchandises. Pour répondre à ces demandes, il achète des terrains sur le site de Rungis et y édifie ses premiers entrepôts.

En 1984, sa rencontre avec Christian Liagre, initiateur en France des magasins d’usines, l’amène à introduire en France le concept de solderies d'usines en créant 11 Usines Center[4], chaîne de centres commerciaux spécialisés dans la vente de surplus de stocks[5].

En 1985, il crée le groupe immobilier Compagnie Internationale Bansard Liagre Entreprises (CIBLE) et nomme Évelyne Renaud en qualité de président directeur général avec laquelle il va progressivement investir tous les secteurs de l'immobilier puis de l'hôtellerie. En 1986, il rachète le restaurant Drouant et l’immeuble qui l’abrite. Il rénove l'ensemble pour sauvegarder le siège de l'Académie Goncourt.

En 1989, il acquiert les deux « marchés » les plus emblématiques des Puces de Saint-Ouen : le marché Paul-Bert et le marché Serpette, qui totalisent 420 stands et couvrent l'ensemble des spécialités du marché de l'antiquité. Entièrement rénovés, remis aux normes et loués de façon sélective à des antiquaires, ces deux marchés sont revendus par le groupe en 2000[1].

Façade de l'InterContinental situé au 64, avenue Marceau.

Au début des années 2000, le groupe Cible s’intéresse au marché hôtelier parisien. Jean-Pierre Bansard crée des boutiques-hôtel et des établissements de prestige, tels que l’hôtel InterContinental de l’avenue Marceau [6], Le Placide[7] à Saint-Germain-des-Près ou Le Colette[8] à Cannes.

En 2004, Jean-Pierre Bansard rachète les marques du groupe Solex[9], notamment le VéloSoleX à Magnetti Marelli, filiale de Fiat. Dessiné par Pininfarina et converti à l'électrique, le e-Solex voit le jour en 2007. Ce cyclomoteur désormais électrique se veut à la fois écologique, économique et sympathique. Dès 2010, la gamme s'élargit avec la conception et la mise sur le marché de vélos pliants à assistance électrique. Une nouvelle histoire est donc en train d'être créée pour le célèbre vélo à moteur[10].

Issu de la communauté juive de France, Jean-Pierre Bansard s’est investi dans les activités communautaires. Il a rédigé un essai intitulé Un judaïsme aux couleurs de la République. Il a été porté à la tête du Consistoire régional de Champagne-Ardenne en 1991, puis en 1992, à la tête du Consistoire central, Union des communautés juives de France[11].

Depuis 2016, Jean-Pierre Bansard souhaite réorienter les activités de son groupe autour de l'hôtellerie haut de gamme pour devenir un groupe notoire sur ce segment. Il possède déjà une dizaine hôtels dont l’InterContinental 5* situé Avenue Marceau. Il confie par ailleurs progressivement la gestion du groupe à ses 3 filles pour se concentrer sur le Sénat et les Français de l’étranger[1].

Action pour les Français de l’étranger[modifier | modifier le code]

En 2009, Jean-Pierre Bansard crée l’Alliance solidaire des Français de l'étranger (ASFE). Cette association a pour but de fédérer les associations qui regroupent les Français hors des frontières. En 2010, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, le désigne membre de l’Assemblée des Français de l'étranger (AFE) au titre des « personnalités qualifiées ». En effet, au sein de cette Assemblée qui regroupait les 155 conseillers élus à travers le monde, 12 personnes restaient nommées par le ministre.

Jean-Pierre Bansard se présente aux élections sénatoriales de 2011. En 2014, il se représente et manque un siège de sénateur à 1 voix sur 534[12].

En , Jean-Pierre Bransard lance le site French Planète dont l’objectif est de rassembler des informations à destination des expatriés français, pays par pays, et fédérer une communauté. On y retrouve une série de “guide pays” compilant, pour chaque destination, des informations pratiques (démarches, visas, permis, banques, écoles françaises…)[13],[14].

En 2017, toujours avec l’Alliance solidaire des Français de l’étranger, Jean-Pierre Bansard se présente à nouveaux aux élections sénatoriales avec une liste de 8 personnes et un projet qui se veut “humaniste” et “apolitique” : « nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, ni du centre. Nous venons en aide aux Français de l’étranger quelle que soit leur appartenance politique »[1]. Sa liste obtient deux sièges[15]. Il est invalidé et déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel le 27 juillet 2018[16].

Conseil Pasteur-Weizmann[modifier | modifier le code]

Il a participé à la fondation, en 1975, du Conseil Pasteur-Weizmann pour la recherche scientifique. Cet organisme caritatif est destiné à promouvoir la coopération entre deux institutions scientifiques française et israélienne, toutes deux actives dans la recherche médicale.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Bansard, Un judaïsme aux couleurs de la République, L'Archipel, , 165 p. (ISBN 978-2841876167).

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]