Jean Biondi

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Jean Biondi
Fonctions
Député de l'Oise (1936-1941)
Député de l'Oise (1944-1950)
Gouvernement IIIe République et IVe République
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 50 ans)

Jean Biondi, né le à Sari-d'Orcino (Corse) et mort le à Groslay (Seine-et-Oise), est un homme politique et résistant français, député SFIO de l'Oise sous la IIIème et la IVème République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires à Ajaccio, il poursuit ses études à Paris. Licencié ès sciences, il enseigne au lycée Condorcet.

Le militant et élu socialiste (1925-1940)[modifier | modifier le code]

En 1925, il adhère à la SFIO à Paris et rejoint la fédération de l'Oise cinq ans plus tard. Il devient l'un des principaux rédacteurs du Cri populaire de l'Oise, journal socialiste local. Il se situe dans l'aile modérée du parti : lors du congrès fédéral d'avril 1933, il soutient les parlementaires SFIO qui soutiennent le gouvernement d'Édouard Daladier. Délégué de l'Oise au congrès national de juillet 1933, il soutient la motion de Vincent Auriol.

En 1934, il est élu conseiller général de Neuilly-en-Thelle, et maire de Creil en 1935. En février 1936, il devient député à l'occasion d'une élection partielle et est réélu lors des élections générales de juin, qui voient la victoire du Front populaire. En 1937, il entre au comité de rédaction du journal Le Populaire.

La Résistance et la déportation (1940-1945)[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 1940, il est l'un des quatre-vingt parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Le régime de Vichy le destitue de ses mandats locaux. Il est notamment déchu de son mandat de maire en avril 1941 pour « avoir manifesté de l’hostilité à l’œuvre de redressement national ». La même année, Jean Biondi rejoint le Comité d'action socialiste et commence à participer à la lutte clandestine. Il est arrêté en 1942, puis relâché.

Il rejoint alors le réseau Brutus, dont il devient responsable régional. Arrêté une deuxième fois, il est emprisonné à Fresnes, puis à envoyé à Compiègne. Il est torturé et déporté, à Mauthausen, puis à Ebensee.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

De retour en France en 1945, délégué à l'Assemblée consultative provisoire, il reprend aussitôt ses activités politiques ; il retrouve ses mandats, dont celui de maire de Creil, en 1945), devient directeur politique de L'Oise socialiste, président du conseil général de l'Oise et membre du comité directeur de la SFIO.

Réélu député en 1945 et 1946, il est sous-secrétaire d'État à l'Intérieur dans le dernier gouvernement provisoire, dirigé par Léon Blum (décembre 1946-janvier 1947). De novembre 1947 à février 1950, il est secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Réforme administrative.

Quand il ne détient pas de portefeuille, Jean Biondi est membre, à l'Assemblée nationale, des commissions de l'Intérieur, de la Défense nationale et du Suffrage universel. Il rapporte de nombreuses lois, notamment celle sur la nouvelle Constitution, celle du reclassement de la fonction publique, et celle sur les budgets des collectivités locales.

Il meurt dans un accident de la circulation.

Hommages[modifier | modifier le code]

Portent son nom :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices
Livres