Emeric Glasz

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Emeric Glasz, né en 1902 à Budapest (Empire austro-hongrois, actuelle Hongrie) et mort le , fusillé au fort du Mont-Valérien, est un Hongrois, soldat volontaire de l'Armée française de libération (FTP-MOI/Groupe Manouchian).

Document d'archive allemand, indiquant les noms des condamnés et le verdict, daté du .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, Emeric Glasz se passionne pour la mécanique. À vingt-ans, il émigre de son pays, du fait de son appartenance au Parti communiste et de la peur de répression. Il se marie le , jour de la déclaration de guerre. Durant la Campagne de France, il combat dans le 23e régiment de marche de volontaires étrangers et participe notamment à la défense de l'Aisne lors de la percée allemande du et . Démobilisé après l'armistice, il reprend son travail à Paris.

Un membre de la Résistance avec un soldat américain.

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Entré dans la clandestinité en 1941, il agit clandestinement d'abord dans les GSD (Groupes de sabotage et de destruction), puis dans le 1er détachement des FTP-MOI, rassemblant les hungaro-roumains, et enfin dans les équipes de « dérailleurs », dont il devient l'un des chefs et responsables majeurs. Il travaille beaucoup avec le bataillon de Joseph Boczov et participe notamment au déraillement du convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant dans la nuit du au , et à l'attaque d'une patrouille allemande à Paris à l'été 1943. Il est arrêté le au métro Denfert-Rochereau. Il est fusillé au Mont-Valérien, le à 15 h 40, aux côtés notamment de Celestino Alfonso, Joseph Boczov et Marcel Rayman[1]. Ce martyr de la Résistance est mort sous les balles allemandes à l'âge de 42 ans.

Parce que de très nombreux résistants y ont été fusillés, c'est au Mont-Valérien, à Suresnes, qu'a été installé le Mémorial de la France combattante

Divers[modifier | modifier le code]

Liste des membres du groupe Manouchian exécutés[modifier | modifier le code]

Mémorial de l'Affiche rouge à Valence.

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

* À l'occasion de la commémoration des soixante-dix ans de l'exécution du Groupe Manouchian, son nom figure dans la BD Vivre à en Mourir de Laurent Galandon et de Jeanne Puchol parue aux éditions du Lombard

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le groupe Manouchian », sur ivry94.fr (consulté le 10 février 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]