Léon Goldberg

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Léon Goldberg
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Léon (Lejb) Goldberg dit Julien ( à Łódź (Pologne) - fusillé au fort du mont Valérien le ) est un Juif polonais, combattant du mouvement français de résistance intérieure (FTP-MOI / Groupe Manouchian).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Léon Goldberg est né le à Łódź en Pologne[1]. En 1928, son père, Jacob Goldberg s’expatrie en France, et fait venir sa femme, Riwka et son fils, Léon Goldberg, en 1929. Ils demeurent à Paris où naissent deux autres garçons.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver le , les parents de Léon l’envoient se cacher chez une voisine, tandis qu'ils restent chez eux avec ses deux jeunes frères. Ils sont arrêtés et déportés à Auschwitz, dont aucun d'eux ne reviendra[1].

Léon Goldberg rejoint alors les FTP-MOI, intégrant le 2e détachement (juif), puis le 4e détachement dit des dérailleurs. Il prend le pseudonyme de Julien[1].

Le , Léon Goldberg, Joseph Boczov et deux autres combattants de la MOI se rendent par le train à Brie-Comte-Robert. De là, ils vont à Coubert où ils effectuent un sabotage sur la voie ferrée. Le lendemain ils reprennent le train à Lieusaint pour rentrer à Paris.

Le , Léon Goldberg, Joseph Boczov, Maurice Fingercwajg, Jonas Geduldig dit Martiniuk, Thomas Elek et un sixième résistant, tous de la MOI, partent en mission pour faire stopper un convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant.

Dans la nuit du 24 au , ils attaquent un train se composant de 51 wagons dont 27 seront détruits et obstrueront les deux voies en occasionnant la destruction de blé, de bois, de divers colis et de moteurs d’avions. Deux convoyeurs militaires allemands sont tués et le chef de train est légèrement blessé.

Mais ils n'ont pas repéré qu'ils étaient filés par la BS2. Trois résistants sont faits prisonniers et les trois autres s'enfuient mais sont repérés.

Léon Goldberg est arrêté à Mormant, jugé le et condamné à mort.

Mort[modifier | modifier le code]

Tombe au cimetière parisien d'Ivry.

Léon Goldberg est fusillé au fort du mont Valérien le avec 21 autres membres du groupe Manouchian[2],[3].

Son corps repose dans le carré des fusillés au cimetière parisien d'Ivry.

La mention Mort pour la France est attribuée à Léon Goldberg par le Ministère des Anciens Combattants en date du [4].

Liste des membres du groupe Manouchian exécutés[modifier | modifier le code]

Mémorial de l'Affiche rouge à Valence.

La liste suivante des 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge :

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Pierre Besse, Daniel Grason, « GOLDBERG Lebj (GOLDBERG Léon) [dit Julien] », sur /maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le 21 octobre 2018).
  2. http://www.des-gens.net/Leon-GOLDBERG (consulté le 14 décembre 2013)
  3. « Le groupe Manouchian », sur ivry94.fr (consulté le 10 février 2017)
  4. Lejb Léon GOLDBERG, base des fusillés du Mont-Valérien, memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]