Martyr

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Martyre de 10 000 chrétiens, peinture viennoise par Albrecht Dürer.

Un martyr (du grec ancien μάρτυς / mártus, « témoin ») [1] est une personne qui consent à aller jusqu’à se laisser tuer pour témoigner de sa foi, plutôt que d’abjurer. « Martyr » appartient essentiellement, et à l'origine, à la terminologie chrétienne ; le mot doit être différencié du martyre qui est l’acte même de mise à mort ou les tourments infligés.

  • Polysémie : le mot martyr est parfois utilisé dans le sens plus large de « victime » (les martyrs du génocide, un martyr de la science) voire — et cela constitue un contresens — celui de « kamikaze », c’est-à-dire « celui qui se tue dans le but de tuer ». Voir également catégorie : Massacre
  • Le martyr est distinct du martyre, qui est le nom donné au supplice subi par le martyr. Au Moyen Âge, la forme « martre » était également utilisée. On la retrouve dans « Montmartre », le « mont des martyrs ».

Dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

les martyrs constituent avant tout l’extrême majorité des premiers saints. C’est en fait autour de leur culte que s’est formé celui des saints. Cet engouement, qui se développe dès le IIe siècle durant le temps des persécutions, s’explique par la position qu’ils occupent au sein de la communauté chrétienne : ils sont ceux qui ont souffert pour elle, qui lui ont donné une légitimité par leurs sacrifices. De même, prises une à une, les différentes communautés chrétiennes éparpillées dans l’Empire romain acquirent, à titre individuel, une légitimité supplémentaire aux autres, un certain prestige, quand elles comptaient dans leurs rangs un martyr. L’acquisition de cette légitimité s’explique par la portée et la signification de cet acte : si l’homme fuit instinctivement toute douleur, il peut par contre s’y exposer de lui-même[2] et « témoigner alors de la puissance de sa foi »[3], persuadé que ce qui l’attend après cette extrême douleur est un monde meilleur, donnant alors corps et puissance à la doctrine chrétienne. Ainsi, le martyre a des conséquences à deux niveaux, l’un plus restreint, dans une communauté, et l’autre beaucoup plus large, pour le christianisme. L’étymologie de leur nom, signifiant « témoin », prend alors tout son sens puisque par leurs sacrifices ils deviennent les « témoins du Christ », le relais de ce qu’il a commencé dans sa vie. Ces sacrifices en font également « les fidèles les plus chers à Dieu, les chrétiens parfaits, ceux en qui s’était manifestée la grâce »[4].

Place dans le christianisme[modifier | modifier le code]

Les martyrs sont les saints les plus importants de la foi chrétienne, d’une part car c’est par eux que le « culte des intercesseurs a commencé »[5] et d’autre part parce qu’ils sont « unis au Christ avant tous les autres »[5]. De plus, leur position de « héros chrétiens par excellence »[6], de « représentant des grandes attitudes morales »[7], les amène à être des exemples à suivre. Ils révèlent les valeurs considérées comme importantes par la société chrétienne, à un moment donné. Ceci est d’autant plus vrai que

« la nouvelle procédure de canonisation mise en place au début du XVIIe siècle […] renforce l’uniformisation des critères communément admis. Tous les serviteurs de Dieu sont soumis à un examen identique, qui n’a pas pour objet de mettre en lumière leur originalité, mais leur conformité à des archétypes dominants. Ces archétypes façonnent les mentalités religieuses. On suppose qu’ils sont, en retour, susceptibles de les révéler[8]. »

Enfin, le martyr est celui qui, par les souffrances qu’il endure, témoigne de sa foi.

La dimension du martyre se retrouve chez les franciscains dans leur règle Regula non bullata de 1221. Elle a pour objectif notamment de soutenir les chrétiens vivant en Terre d’Islam par la prédication et de convertir les Sarrasins[9].

Rapport au supplice et à la souffrance.[modifier | modifier le code]

La souffrance occupe une place bien particulière dans la pensée chrétienne. Pour citer David Le Breton, « La tradition chrétienne surtout a donné une signification éminente à la douleur librement consentie comme martyre ou mode d’existence »[10]. Cette douleur est facteur d’élection : elle mène sur les traces du Christ qui, en faisant don de soi à l’humanité, a laissé une dette immense aux hommes qui ne peuvent la rembourser qu’en le suivant sur le même chemin. Loin d’être considérée comme une obligation contrainte, elle est acceptée et est perçue comme une épreuve spirituelle qui permet de prouver sa foi devant Dieu. Ceux sachant la surpasser se voyant alors ouvrir les portes du Salut. La tradition chrétienne a fait de la souffrance une sorte de jouissance.

Le martyr est donc dans une posture ambivalente. Il ne se suicide pas, mais recherche et accepte tout de même ces sévices, en témoignent les hagiographies décrivant des martyrs se délectant à l’idée des tortures qu’ils vont subir. Au-delà du texte, le titre de certains tableaux les représentant sont tout à fait significatifs. On peut prendre en exemple le Saint André tressaille de joie à la vue de son supplice de Gabriel Blanchard peint en 1670. Aviad Kleinberg, sur ce sujet, dit que la « mort du martyr est un choix, c’est un acte délibéré, il est la victime passive de la violence des autres, il maîtrise sa destinée et commande dans une certaine mesure les événements, il passe du sacrifié à celui qui sacrifie »[11]. Les bourreaux deviennent eux-mêmes instruments du martyr pour son martyre. Saint Laurent, par exemple, leur commanda de le retourner pour que l’autre côté de son corps soit rôti. Saint Ignace, pour sa part, demande à ce que l’on ne se mette surtout pas entre lui et les fauves qui vont le dévorer, la douleur qu’il en éprouvera étant le meilleur moyen pour se rapprocher de Dieu.

Type de martyr[modifier | modifier le code]

Selon Jacques Gélis, on peut distinguer deux types de martyr : le martyr dit « rouge » et le martyr dit « blanc ».

  • Le premier est le plus connu, il est celui qui, en tant qu’individu ayant refusé d’apostasier, subit une « mort-supplice » infligée par la communauté : un supplice public. Michel Foucault, qui utilise ce terme de « mort-supplice », la décrit comme « un art de retenir la vie dans la souffrance, en la subdivisant en “mille morts” et en obtenant, avant que cesse l’existence [la souffrance la plus extrême][note 1] »[12].
  • Le second, moins connu, est celui qui subit des supplices en privé, dans un cadre plus intime. Celui-ci est issu de pratiques qui débutent à la fin du Moyen Âge. Dans un monde où le chrétien vit et évolue sur une terre christianisée, mourir et souffrir pour sa foi ne peuvent plus, ou en tout cas sont beaucoup moins, possibles. Ainsi, le chrétien, ne pouvant plus être atteint par d’autres en raison de sa foi différente, se retourne contre son propre corps et s’inflige lui-même des supplices plus ou moins graves. Car, la douleur qu’ils subissent est un moyen de rédemption qui fait alors du corps un lieu privilégié vers celle-ci. Le chrétien par l’expérience de la douleur, par l’imitation de la Passion du Christ peut se rapprocher du divin[13]. Un ouvrage, Imitation de Jésus Christ, paru au 15e siècle et ayant eu un fort impact, diffuse cette idée, faisant même de la douleur une offrande à Dieu, une preuve d’amour. Cette expérience peut prendre des formes diverses. Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels demande dans un premier temps à l’individu de faire appel à tous ses sens pour se représenter l’Enfer et les souffrances du Christ. Sentir le soufre ou encore la chaleur de l’Enfer sont pour lui autant de moyens de préparer l’esprit, comme on pourrait le faire pour le corps, avec la marche par exemple[14]. Éprouver la douleur passe ensuite par une rigueur de vie touchant l’alimentation, le sommeil ou le corps en lui-même. Le but est de contraindre le corps, et le restreindre dans ces désirs, ces mouvements, son bien-être. Ainsi, celui qui fait l’expérience de la douleur peut porter cilices, cordes ou chaines pour se blesser. Cependant, l’atteinte au corps se fait uniquement en surface, ou dans la chair. Il ne faut pas atteindre les os ou provoquer sa propre mort, le suicide étant un péché menant en Enfer : « Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas »[15].

Représentation des martyrs[modifier | modifier le code]

Attributs[modifier | modifier le code]

Statue de saint Laurent tenant le grill sur lequel il a été brûlé vif, à l'église Saint Laurent Anstaing.

On retrouve dans les représentations de martyr la présence d’attributs permettant de les identifier. C’est un système que l’on peut retrouver bien avant dans d’autres religions. En effet, durant l’Antiquité, les Grecs, par exemple, identifiaient déjà leurs dieux via des attributs particuliers, tels les éclairs pour Zeus. Ces attributs sont dits, parmi les trois types dégagés par Louis Réau, « individuels »[16]. Ils « se rapportent à un épisode de la légende ou du martyre des saints, à un aspect de leur culte, voire encore à leur nom »[16]. Pour nos martyrs, c’est à un épisode de leur martyre qu’ils se rapportent, prenant la forme de l’instrument qui a causé leur mort ou le plus de souffrance. Les premières représentations de ce type sont observables vers la fin du XIIe siècle dans le nord de l’Europe. Leur utilisation s’étend progressivement jusqu’à devenir systématique, dans tous les types de représentations, dans le courant du XIIIe siècle, et continue aux siècles suivants[16]. Ces objets ont ensuite été réaffirmés, voire établis pour certains, durant le Concile de Trente pour homogénéiser la manière de représenter un saint. Cependant, il ne faut pas résumer leur fonction à l’identification du saint. Selon Charlotte Denoël, ils sont également perçus comme un moyen de rappeler les « hauts faits de l’Histoire sainte »[16] et comme des « signes manifestant le mérite et le pouvoir spirituel de leurs possesseurs »[16]. Ils sont un moyen de « condenser un ensemble de données relatives à la légende d’un saint en une seule image synthétique propre à susciter la piété de ceux qui la contemplaient »[16].

Peinture représentant Sainte Catherine d'Alexandrie « en majesté » tenant la palme du martyre et l'épée qui l'a décapité, à l'église saint-Lucien de Montmille.

Outre cet attribut individuel, on remarque la présence quasi systématique de la palme ou la couronne de laurier dans chaque représentation de martyr. Portés par le martyr ou des chérubins qui l’accompagnent, ils sont dans la tradition chrétienne le symbole détenu par celui qui a subi le martyre.

Contexte de représentation[modifier | modifier le code]

On retrouve deux contextes de représentation pour les martyrs, celui du supplice subit par le martyr, et celui que Frédéric Boromée nomme « en majesté », en référence aux représentations des rois dites en majesté. Cette dernière est une représentation du souvenir du corps du martyr[17], corps qui est intact malgré le supplice subi. Il peut être seul ou accompagner une personne d’un plus haut rang, tels la Vierge ou Jésus. Dans ce type de représentation, une forme de hiérarchisation, entre les personnages, est induite par la hauteur que les personnages occupent, la Vierge et Jésus étant placé plus haut.

Succès[modifier | modifier le code]

Si l’art chrétien n’a jamais manqué de prendre les martyrs comme sujet, la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle marque un moment d’explosion de leur représentation dans les œuvres. Cet intérêt plus important pour les martyrs s’expliquer par trois phénomènes décrits par Émile Mâle. Le premier est la redécouverte des catacombes de Rome en 1578 qui renvoie le monde chrétien à son passé, rappelle les premières heures de la Chrétienté, moment où les chrétiens étaient persécutés. Faisant écho à la même période, les missionnaires, envoyés partout dans le monde dans le même temps, sont des évangélisateurs dans des terres qui peuvent être à peine au fait de l’existence du christianisme. Ainsi, ils subissent aisément une certaine analogie avec les apôtres qui livraient bataille contre les ennemis de la foi, donnaient leur corps pour celle-ci, subissaient d’atroces sévices parce qu’ils prêchaient ou refusaient d’apostasier. Ces deux premiers phénomènes amènent, de la même manière, à une réminiscence de ces temps de persécutions, qui ont vu naître les premiers martyrs, relançant une forme d’élan autour d’eux. Le dernier de ces phénomènes est la publication de martyrologes ; le premier en 1580, le deuxième, la même année, le troisième en 1584, et le plus important de tous étant le quatrième : celui rédigé par Cesare Baronio en 1588. Outre le fait que la simple rédaction de martyrologes montre le regain d’intérêt pour les martyrs, leur rédaction, et leur diffusion l’entretiennent aussi et le développe. Ces martyrologes, issus d’une volonté de confirmer l’existence des martyrs, de donner un aspect plus historique à leur histoire, ont permis d’établir un discours unique sur le déroulement de leurs sévices. Ils obtiennent, par ce biais, une fonction dans l’art où ils servent de base pour la représentation des sévices, ceux-ci étant souvent consultés pour vérifier que l’image produite correspond à la « vérité historique »[18].

Charles Le Brun, Martyr de saint Jean L'évangéliste à la porte Latine, Paris, église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, 1641 - 1642.

Martyrs célèbres chrétiens[modifier | modifier le code]

Les apôtres[modifier | modifier le code]

Parmi les apôtres de Jésus on trouve de nombreux martyrs. Les plus célèbres étant saint Pierre, qui fut crucifié la tête en bas, sous l'empereur Néron (64), saint Paul, décapité la même année, ou saint Barthélemy, écorché vif.

On retrouve aussi saint Jean l'évangéliste qui serait, selon Tertullien, le seul apôtre à avoir subit le martyre et à être resté vivant et indemne. En effet, par deux reprises il aurait échappé à la mort. Une première fois, on l'aurait forcé à boire un poison sans que cela n'est aucun effet sur lui, et une seconde fois, on l'aurait plongé dans une cuve d'eau bouillante de laquelle il serait sorti rajeuni.

Les saints[modifier | modifier le code]

Pour les chrétiens, le premier martyr, ou protomartyr, est saint Étienne, lapidé par ses auditeurs à Jérusalem, en présence de Saul, connu comme saint Paul.

Parmi les martyrs célèbres ou représentatifs, par ordre chronologique :

Dans l'Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chahid.

Dans le Sikhisme[modifier | modifier le code]

Les persécutions pour la foi ont commencé très tôt dans l'histoire du sikhisme. En penjabi, un martyr se dit : shahadat, mot qui se traduit aussi par : témoignage. Des Gurus du sikhisme et de nombreux sikhs célèbres sont considérés comme martyrs. Dans les temples sikhs, les gurdwaras, des dessins de martyrs sont généralement affichés. L'oppresseur moghol en Inde, en son temps, a fait de nombreux martyrs. Des sikhs sont devenus martyrs aussi bien en se battant qu'en étant non-violents[19].

Les « martyrs » en dehors du contexte religieux[modifier | modifier le code]

Plaque à la mémoire des maquisards fusillés, avenue des Martyrs, Ligueil, France

Par extension, le mot désigne celui qui est torturé et/ou tué pour une cause ou un idéal. Il est parfois soumis à des dérives :

  • On a parfois parlé de « martyrs du IIIe Reich », terminologie contestée par un article du Monde mentionnant qu’on ne peut parler de « martyr » lorsque la seule caractéristique réelle de la victime est d’avoir eu le malheur de croiser le chemin de son bourreau[réf. nécessaire].
  • Le mot « martyr » (« מרטיר » en hébreu) est entré récemment dans la langue hébraïque mais le judaïsme utilise le mot kadosh ou mekadesh hashem pour désigner un homme qui meurt pour la sanctification du Nom (קידוש השם en héb. kiddoush hashem)[réf. nécessaire].

Il importe donc, lorsqu’on utilise ce mot, de préciser quelle acception exacte on lui donne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Michel Foucault, dans Surveiller et punir : naissance de la prison, reprend l‘expression « the most exquisite agonies » à Olyffe dans son livre An Essay to prevent capital crimes, publié 1731. J’ai préféré traduire l’expression, en la rapprochant le plus possible de ce qu’elle semblait évoquer, par « la souffrance la plus extrême » pour plus de clarté.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Larousse, Dictionnaire Larousse, France, Larousse, (lire en ligne), « Personne qui a souffert la mort pour sa foi religieuse, pour une cause à laquelle elle se sacrifie : Les martyrs de la Résistance. Chrétien mis à mort ou torturé en témoignage de sa foi. (On l'appelait aussi martyr de la foi ou confesseur [de la foi].) »
  2. David LE BRETON, Anthropologie de la douleur, Paris, Métailié, , 237 p. (ISBN 2-86424-191-9), p. 173
  3. Aviad KLEINBERG (trad. de l'hébreu), Histoire des saints : leur rôle formateur dans l’Occident, Paris, Gallimard, , 360 p. (ISBN 2-07-076786-8), p. 30
  4. Paul MONCEAUX, « Les origines du culte des saints. (deuxième article) [H. Delehaye. Les origines du culte des martyrs] », Journal des savants, vol. 13, no 5,‎ , p. 203 - 213 (lire en ligne)
  5. a et b Eric SUIRE, La sainteté française de la Réforme catholique (XVIe-XVIIe siècles) : d'après les textes hagiographiques et les procès de canonisation, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, , 506 p. (ISBN 2-86781-264-X), p. 153
  6. Aviad KLEINBERG, Histoire des saints : leur rôle formateur dans l’Occident, Paris, Gallimard, , 360 p. (ISBN 2-07-076786-8), p. 33
  7. Camille DEMURGER (sous la direction de Philippe HAMON), Corps et sainteté : La représentation du corps des saints dans la peinture française et espagnole du XVIIe siècle (mémoire de master en science sociale (mention histoire, société et culture)), Rennes, Université de Rennes 2, CERHIO, , p. 32
  8. Eric SUIRE, La sainteté française de la Réforme catholique (XVIe-XVIIe siècles) : d'après les textes hagiographiques et les procès de canonisation, Pessac, Presses universitaire de Bordeaux, , 506 p. (ISBN 2-86781-264-X), p. 66
  9. Isabelle Heullant-Donat, « La perception des premiers martyrs franciscains à l’intérieur de l’Ordre au XIIIe siècle », in Religion et mentalités au Moyen Âge, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 221
  10. David LE BRETON, Anthropologie de la douleur, Paris, Métailié, , 237 p. (ISBN 2-86424-191-9), p. 174
  11. Aviad KLEINBERG (trad. de l'hébreu), Histoire des saints : leur rôle formateur dans l'Occident, Paris, Gallimard, , 360 p. (ISBN 2-07-076786-8), p. 35
  12. Michel FOUCAULT, Surveiller et punir : naissance de la prison, Paris, Gallimard, , 360 p. (ISBN 2-07-072968-0), p. 43
  13. Georges VIGARELLO (dir.) et Jacques GELIS, Histoire du corps, vol. 1 : De la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, , 573 p. (ISBN 2-02-022452-6), « Le corps, l’Eglise et le sacré », p. 47
  14. Roselyne REY, Histoire de la douleur, Paris, La Découverte, , 414 p. (ISBN 2-7071-2255-6), p. 66
  15. « Catéchisme de l'Église Catholique - IntraText », sur www.vatican.va (consulté le 24 juin 2016)
  16. a, b, c, d, e et f Charlotte DENOEL, « L'apparition des attributs individuels des saints dans l'art médiéval », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 50, no 198,‎ , p. 149 - 160 (lire en ligne)
  17. Camille DEMURGER ((sous la direction de Philippe HAMON)), Corps et sainteté : La représentation du corps des saints dans la peinture française et espagnole du XVIIe siècle (mémoire de master en science sociales (mention histoire, société et culture)), Rennes, Université de Rennes 2, CERHIO, , p. 123
  18. Emile MALE, L’art religieux après le Concile de Trente : étude sur l’iconographie de la fin du XVIe siècle, du XVIIe, du XVIIIe siècle : Italie, France, Espagne, Flandres, Paris, Armand Colin, , 532 p.
  19. The Encyclopaedia of Sikhism dirigée par Harbans Singh, tome III, pages 55 et suivantes, (ISBN 8173803498)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Bourrit, « Martyrs et reliques en Occident » dans Revue de l'histoire des religions, Armand Colin, 2008, p. 443-470.
  • Daniel Boyarin, Mourir pour Dieu : L'invention du martyre aux origines du judaïsme et du christianisme, Bayard, 2004
  • Farhad Khosrokhavar, Les nouveaux martyrs d'Allah, Flammarion, 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]