Aéro-Club de France

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Aéro-Club de France

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Reconnue d'utilité publique
But Société d'encouragement à la locomotion aérienne
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 20 octobre 1898
Fondateur Ernest Archdeacon, Léon Serpollet, Henri de La Valette, Jules-Albert de Dion, Henry de La Vaulx, Alberto Santos-Dumont et Henry Deutsch de la Meurthe
Identité
Siège Paris
Personnages clés Louis le Portz, Président
Slogan Les pionniers de l'avenir
Site web Site officiel de l'Aéro-Club de France
Brevet de pilote aéronaute décerné par
l'Aéro-Club de France à Paul Tissandier (1904).

L’Aéro-Club de France (AéCF), créé le 20 octobre 1898 sous l'impulsion d'Ernest Archdeacon, Léon Serpollet et du comte Henri de La Valette avec Jules-Albert de Dion, Henry de La Vaulx, Alberto Santos-Dumont et Henry Deutsch de la Meurthe est la plus ancienne association d'aviateurs au monde. Son objet était à l'époque : Société d'encouragement à la locomotion aérienne.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers la naissance de l'Aéro-Club de France[modifier | modifier le code]

Lorsque l’Aéro-Club de France naît en 1898, seuls les esprits visionnaires pressentent ce que sera le développement de l'aviation, Première institution aéronautique au monde, l’Aéro-Club de France va servir de modèle à l’organisation de l’aviation mondiale. Aux quatre coins du monde, l’Aéro-Club de France découvre les talents et leur permet de venir s’exprimer dans le ciel français. Ainsi les pionniers de la conquête de l’air comme Santos-Dumont, les frères Wright, Blériot ou Farman réalisèrent-ils leurs exploits en France, où ils reçurent des mains du président de l’Aéro-Club les premiers brevets de pilote jamais délivrés. La naissance de l’Aéro-Club de France annonce la matérialisation du plus vieux rêve de l’Homme : celui du triomphe de Dédale qui ne laisserait plus Icare sombrer du ciel, brûlé par le Soleil. La conquête de l’air prend un nouvel essor avec la création de l'Aéro-Club de France. En créant une politique d’incitation par le biais de coupes richement dotées, en encourageant les recherches théoriques et les expérimentations, l’Aéro-Club se trouve rapidement au cœur d’une révolution quotidienne qui se traduit par une litanie de records.

À sa suite, de nombreuses associations nationales sont créées qui se fédèrent en la Fédération aéronautique internationale (FAI) en 1905.

Dès 1901, l'Aéro-Club de France organise le Prix Deutsch de la Meurthe, défi destiné aux pilotes de dirigeables, puis, en 1906, la coupe Gordon Bennett, la première compétition aéronautique. Toujours en 1906, le 12 novembre, l'Aéro-Club de France homologue pour la première fois le vol d'un plus lourd que l'air : le vol réalisé par Santos-Dumont à bord de son 14 Bis. Ce sont également ses commissaires qui homologueront toutes les « premières » qui ont jalonné la naissance de l'aviation : 1er kilomètre, 1er vol d'un hélicoptère, etc.

Devant l'afflux de néophytes, elle sera chargée de délivrer les brevets de pilote (1909) puis d'édicter des règlements, tâches qui seront reprises par la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC).

Les fondateurs[modifier | modifier le code]

L’aventure commence lors d’une ascension en ballon. Trois amis : Ernest Archdeacon, parrain de l’Esperanto, Léon Serpollet, titulaire du premier brevet de conduite automobile et le comte Henri de La Valette décident de rassembler hommes et moyens afin d'accélérer le développement de la locomotion aérienne. Lors d’une autre ascension où l’on retrouve en compagnie de Serpollet et de La Valette, Jules Verne et son épouse ainsi qu’André Michelin, le projet se concrétise. Ils convainquent Albert de Dion, fondateur de l’Automobile-Club, Henry de La Vaulx, Alberto Santos-Dumont et Henry Deutsch de La Meurthe (magna du pétrole) de s’associer afin de porter sur les fonts baptismaux ce que tous présentent comme l’outil qui leur manque pour assurer le triomphe de leur cause.

L’essor[modifier | modifier le code]

En 1905, le congrès olympique de Bruxelles prend comme modèle l’Aéro-club de France afin d’inciter ses pays membres à créer des organismes chargés de réglementer la pratique aéronautique. La Fédération aéronautique internationale, dont le premier président sera le prince Roland Bonaparte, en sera le fruit.

L’année suivante, la toute jeune FAI confiera à l’association française le soin d’organiser la première compétition aéronautique internationale la « coupe Gordon Bennett ». James Gordon Bennett vient de fonder en 1887 à Paris l’édition européenne du « New-York Herald » et Jules Verne en a fait le héros de sa nouvelle « La journée d’un journaliste américain en 2085″. Comme l’écrivain, c’est un enthousiaste visionnaire de la cause de l’air. Il fréquente assidûment l’équipe ardente des aéronautes français et le départ, en 1906, de « sa » coupe du bassin des Tuileries constituera assurément l’un des plus beaux jours de sa vie. C’est aussi l’une des dates clés de l’histoire de la conquête du ciel.

De Guynemer à Dassault, en passant par Lindbergh, Saint-Exupéry, Pierre Clostermann, Catherine Maunoury, où Youri Gagarine, Neil Armstrong, Claudie Haigneré on peut dire que tous ceux qui comptent dans l’histoire de la troisième dimension, ont été, sont ou seront à l’Aéro-Club de France.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

L'Aéro-Club de France publie une revue, d'abord L'Aérophile puis, à partir de 1997, Aérofrance.

De 1945 à nos jours, le développement de l'aviation donne naissance à des instances internationales telles que l'OACI. L'AéCF adapte son action tout en conservant certains de ses rôles originels : promotion de l'aviation au travers de coupes et de prix, homologation des records, distinction des grands acteurs de l'aéronautique puis de l'espace et célébrations des événements fondateurs de la conquête de l'air.

Médaille[modifier | modifier le code]

L'AéCF délivre périodiquement la Grande Médaille de l'Aéro-Club de France à des personnalités ayant contribué de façon exceptionnelle aux progrès de l'aviation. Les lauréats ont été :

Hommage de l'Aéro-club de France à Alberto Santos-Dumont à Saint-Cloud

Médailles spéciales[modifier | modifier le code]

Le 18 avril 1924, au marquis Pateras-Pescara pour le record du monde de distance en hélicoptère avec 736 mètres (voir sa photo dans le n°108 d'Aérofrance de 2007). Le record est établi sur le terrain d'Issy-les-Moulineaux.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

L'Aéro-club de France, par le biais de sa commission Histoire, Arts et Lettres, délivre chaque année le Prix de l'Aéro-Club de France, prix littéraire délivré pour récompenser l'auteur du meilleur ouvrage aéronautique de l'année.

L'Aéro-club de France, par l'intermédiaire de cette même commission, délivre périodiquement un autre prix littéraire : le Grand Prix littéraire de l'Aéro-Club de France, prix dont ont notamment été récompensés Jules Roy pour « La Vallée heureuse » (en 1947), Pierre Clostermann pour « Le Grand Cirque » et, en 2012, le médecin-général inspecteur Valérie André.

Échange International des Cadets de l'Air[modifier | modifier le code]

L'Aéro-Club de France, en collaboration avec la Direction générale de l'Aviation civile, organise depuis 1947[1] l'échange international des cadets de l'air en France (International Air Cadet Exchange[2]). Chaque année, environ cinq cents jeunes passionnés d’aéronautique participent à cet échange mondial qui regroupe une vingtaine de pays[3]. Chaque pays participant a son propre système de sélection, la plupart étant affiliés à l’armée. En France, les lauréats proviennent des fédérations aéronautiques FFA (avion), FFPLUM (ULM), FFVV (vol à voile)[4], FFA (aérostation) et FFP (parachutisme)[5]. Il a pour principal but de favoriser les échanges entre les jeunes de toutes les nations du monde : découverte d'une nouvelle culture et d'un pays étranger, accès à des installations normalement interdites au public, contacts et échanges avec d’autres jeunes passionnés d’aviation du monde entier et surtout, tenir un rôle d’ambassadeur de l’aviation de son pays le temps de l’échange auprès des autres jeunes et des autorités du pays d’accueil[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MEMORANDUM OF UNDERSTANDING, consulté sur site www.iacea.com le 12 novembre 2011
  2. THE INTERNATIONAL AIR CADET EXCHANGE ASSOCIATION, consulté sur site www.iacea.com le 12 novembre 2011
  3. Le Programme d'Échange International des Cadets de l'air, consulté sur site www.cadets-air.qc.ca le 12 novembre 2011
  4. [PDF]ECHANGE INTERNATIONAL DES CADETS DE L’AIR : Une opportunité à saisir pour les jeunes passionnés d’aéronautique, consulté sur site ffvv.org le 12 novembre 2011
  5. Échange International des Cadets de l'Air, consulté sur site www.envolee.org le 12 novembre 2011
  6. Cadets de l'Air, Marie-Lorraine Bulle, consulté sur site www.jeunes-ailes.com le 12 novembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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