Orge (rivière)

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l'Orge
L'Orge à Villiers-sur-Orge.
L'Orge à Villiers-sur-Orge.
Caractéristiques
Longueur 50,1 km
Bassin 951,9 km2
Bassin collecteur la Seine
Débit moyen 3,9 m3/s (Morsang-sur-Orge)
Régime pluvial océanique
Cours
Source bois de la Brosse
· Localisation Saint-Martin-de-Bréthencourt
· Altitude 134 m
· Coordonnées 48° 30′ 31″ N 1° 55′ 11″ E / 48.50861, 1.91972 (Source - l'Orge)  
Confluence la Seine
· Localisation Athis-Mons
· Altitude 30 m
· Coordonnées 48° 42′ 41″ N 2° 24′ 14″ E / 48.71139, 2.40389 (Confluence - l'Orge)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche la Remarde, l'Yvette
· Rive droite la Renarde
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Île-de-France
Principales villes Savigny-sur-Orge, Viry-Châtillon, Athis-Mons

L’Orge est une rivière de France, longue de 50,1 km (ou 52,8 km selon le SANDRE) [1], affluent de la rive gauche de la Seine, dont le cours traverse les départements des Yvelines et de l’Essonne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle prend sa source à Saint-Martin-de-Bréthencourt dans les Yvelines, au sud du massif forestier de Rambouillet, et arrose notamment Sainte-Mesme (Yvelines), avant d’entrer dans l’Essonne, arrosant Dourdan, Sermaise, Saint-Chéron, Breux-Jouy, Breuillet, Égly, Ollainville, Arpajon, Saint-Germain-lès-Arpajon, Leuville-sur-Orge, Brétigny-sur-Orge, Saint-Michel-sur-Orge, Longpont-sur-Orge, Sainte-Geneviève-des-Bois, Villiers-sur-Orge, Villemoisson-sur-Orge, Épinay-sur-Orge, Morsang-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Juvisy-sur-Orge. Enfin, elle se jette dans la Seine en deux bras l'un à Viry-Châtillon, l'autre à Athis-Mons.

L'Orge dans sa partie aval traverse une zone fortement urbanisée (370 000 habitants), ce qui a imperméabilisé les sols entraînant de très forts risques d'inondation.

Pour parer ce phénomène, les municipalités riveraines se sont groupées en syndicats intercommunaux comme le SIVOA (syndicat mixte de la vallée de l'Orge aval) et le SIVSO (Syndicat intercommunal de la vallée supérieure de l'Orge), pour les communes en amont de Breuillet.

Affluents[modifier | modifier le code]

Confluent de l'Orge et du Mort Ru à Villiers-sur-Orge.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Retenue sur un bras de l'Orge à Arpajon.

L'Orge est une rivière beaucoup moins régulière que sa voisine l'Essonne. Son débit a été observé sur une période de 44 ans (1964-2007), à Morsang-sur-Orge, localité du département de l'Essonne située à peu de distance de son débouché dans la Seine[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 922 km² sur un total de 952 km² pour l'entièreté du bassin.

Le module de la rivière à Morsang-sur-Orge est de 3,9 m3/s. L'Orge présente des fluctuations saisonnières de débit, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau de 4,45 à 6,02 m3/s, de décembre à début mai inclus (avec un maximum en janvier-février), et des basses eaux d'été de juillet à septembre avec un minimum mensuel moyen de 2,21 en août (voir histogramme ci-dessous).

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Morsang-sur-Orge
(données calculées sur 42 ans[3])

En période d'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 1,1 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui est proportionnellement près de deux fois moindre que le VCN3 de l'Essonne, mais reste cependant assez élevé comparé à la grande majorité des cours d'eau de France.

Les crues sont assez importantes et créent des menaces pour certaines zones de son bassin. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 41,2 m3/s le 1er mars 1978, tandis que la valeur journalière maximale était de 39,1 m3/s le 22 mars de la même année. Ces valeurs sont près du double de celles de l'Essonne, bien que le bassin versant de l'Orge soit deux fois moins étendu. Le QIX 10 est de 34 m3/s, le QIX 20 de 38 m3 et le QIX 50 de 44 m3. Les QIX 2 et QIX 5 valent quant à eux respectivement 23 et 30 m3. D'où il ressort que les crues maximales dont question plus haut, étaient vicennales.

L'Orge est une rivière pas très abondante, alimentée par des précipitations modérées. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 133 millimètres annuellement, ce qui est très faible, nettement inférieur tant à la moyenne de la totalité du bassin de la Seine (220 millimètres), qu'à la moyenne d'ensemble de la France. Le débit spécifique (ou Qsp) tombe de ce fait à un très modeste 4,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

SIVOA[modifier | modifier le code]

Le SIVOA (Syndicat mixte de Vallée de l'Orge Aval) s'appelait Syndicat Intercommunal de... mais l'intercommunalité ayant été mise en place il s'est transformé en syndicat mixte.

Sa composition[modifier | modifier le code]

Il regroupe 34 communes qui sont par ordre alphabétique : Arpajon, Athis-Mons, Ballainvilliers, Boissy-sous-Saint-Yon, Brétigny-sur-Orge, Breuillet, Bruyères-le-Châtel, Dourdan, Égly, Épinay-sur-Orge, Fleury-Mérogis, Grigny, Juvisy-sur-Orge, La Norville, La Ville-du-Bois, Leuville-sur-Orge, Linas, Longpont-sur-Orge, Marcoussis, Marolles-en-Hurepoix, Montlhéry, Morsang-sur-Orge, Nozay, Ollainville, Paray-Vieille-Poste, Le Plessis-Pâté, Ris-Orangis, Sainte-Geneviève-des-Bois, Saint-Germain-lès-Arpajon, Saint-Michel-sur-Orge, Savigny-sur-Orge, Villemoisson-sur-Orge, Villiers-sur-Orge et Viry-Châtillon.

Chacune des 33 communes est représentée par des délégués au sein de ce syndicat. Le président de ce syndicat est Bernard Decaux, maire de Brétigny-sur-Orge, vice-président de la Communauté d'agglomération du Val d'Orge.

Son rôle[modifier | modifier le code]

Gestion hydraulique de la rivière et de ses affluents[modifier | modifier le code]

Le bassin de retenue de Saint-Michel-sur-Orge.
Le bassin de retenue du Trévoix.

L'urbanisation intensive depuis 30 ans a entraîné une forte imperméabilisation des sols. Il fallait donc prévoir de nouveaux bassins de rétention. Afin de prévenir des inondations, 13 bassins ont été aménagés pour une capacité de stockage totale de 2 300 000 m3[4]. Ce sont dans l'ordre chronologique de création :

  • le bassin de Morsang (1976) : 25 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation.
  • le bassin du Breuil (1977) : 10 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation.
  • le bassin du Carouge à Brétigny-sur-Orge (1978) : 350 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation.
  • le bassin du Gué à Marcoussis sur la Sallemouille (1978) : 180 000 m3, bassin en eau, bassin en série.
  • le bassin du Petit Paris à Leuville-sur-Orge (1978) : 250 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation.
  • le bassin de Trevoix (1980) à Bruyères-le-Châtel : 1 200 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation. Il représente plus de 50 % de capacité de l'ensemble des retenues. Il régule la Rémarde et protège les communes d'Egly, Ollainville et Arpajon.
  • le bassin de Saint-Michel/Longpont (1980) : 180 000 m3, bassin en eau, bassin en dérivation.
  • les bassins du bois des Roches et de la gendarmerie à Saint-Michel-sur-Orge (1986) : 34 000 m3, bassin sec, bassin en dérivation.
  • le bassin de Nozay (1992) sur le Mort ru : 7 000 m3, bassin sec, bassin en série.
  • les bassin de Saint-Germain amont et aval (1992) : 17 000 m3 et 5 500 m3, bassins secs, bassins en série.
  • le bassin de Linas (1995) : 95 000 m3, bassin sec, bassin en série.
  • le bassin du Grand-Étang à Marcoussis (2002) : 110 000 m3, bassin sec, bassin en série.

Les espaces naturels qui bordent l'Orge ont été conservés sous forme de bois ou de prairies. Cela représente une superficie de 150 hectares qui peuvent stocker deux millions de mètres cubes, soit autant que les bassins de retenue.

Héron cendré dans l'Orge

Ces espaces sont :

Outre leur rôle dans la prévention des inondations ces espaces favorisent un écosystème particulièrement riche pour la région. On a pu observer 88 espèces d'oiseaux autour du bassin de Trevoix à Bruyères-le-Châtel, en particulier le grèbe castagneux, le martin-pêcheur et le héron cendré.

Assainissement[modifier | modifier le code]

Le SIVOA exploite 142 km de canalisations du réseau d'assainissement entre Breuillet et la station de relèvement Crosne. Le réseau travaille en séparatif : d'un côté les eaux de pluies qui retournent à la rivière, de l'autre les eaux usées qui sont traitées à la station d'épuration de Valenton (Val-de-Marne). Sur ce trajet il y a vingt stations de relèvement. Un contrôle des raccordements des particuliers aux réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées est réalisé afin d'effectuer la mise en conformité.

Du fait de la très forte urbanisation dans le périmètre du Syndicat, les eaux pluviales sont fortement polluées (plomb, zinc, hydrocarbures et déchets de toutes sortes). Il faut donc les dépolluer avant de les rejeter à la rivière.

Afin d'éviter le débordement des réseaux d'assainissement lors des orages, les nouvelles constructions sont invitées à faire "zéro rejet" au réseau d'eaux pluviales.

Entretien de la rivière et de ses affluents et de leurs berges[modifier | modifier le code]

Le SIVOA a créé la promenade de l'Orge. C'est un réseau de chemins de promenade, de pistes cyclables qui suivent le cours de la rivière.

La renouée d'Asie a envahi depuis quelques années les berges de l'Orge et de ses affluents. Une lutte contre cette plante envahissante a été entreprise sans utiliser de désherbants chimiques.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]