Julien Bayou

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Julien Bayou
Julien Bayou lors d'une manifestation contre les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale, en 2010.
Julien Bayou lors d'une manifestation contre les conflits d'intérêts à l'Assemblée nationale, en 2010.
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le 26 mars 2010
Élection 21 mars 2010
Porte-parole national d'Europe Écologie Les Verts
En fonction depuis le 15 décembre 2013
En tandem avec Sandrine Rousseau
Prédécesseur Éric Loiselet
Biographie
Date de naissance 11 juin 1980 (34 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Parti politique Europe Écologie Les Verts
Diplômé de IEP de Strasbourg Sciences Po Paris
Profession Économiste

Julien Bayou né le 11 juin 1980 à Paris est un militant associatif et homme politique français, conseiller régional d'Île-de-France et porte-parole du parti Europe Écologie Les Verts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de sensibilité de gauche, son est père architecte et sa mère enseignante, « une vraie maoïste »[1], sa grand-mère est l'ancienne maire de Saint-Chinian (Hérault) et son grand-père ancien député-maire socialiste de Cessenon-sur-Orb (Hérault), Raoul Bayou.

Julien Bayou étudie au lycée Turgot, avant de rentrer à l'IEP de Strasbourg puis à Sciences Po Paris. Il obtient un DEA en économie internationale, effectué en partie lors d'un stage au sein de la rédaction d'Alternatives économiques, dressant un état des lieux des stages en entreprise en France. En 2011, il obtient une licence de droit par correspondance.

Après ses études, il travaille au ministère de l'éducation et en tant que consultant pour l'Unesco. De 2005 à 2008, il est chargé de mission Afrique au sein de Coordination SUD, la coordination française des ONG de solidarité internationale. En 2008, il quitte l'ONG pour monter une coopérative de « conseil en communication et mobilisation » avec son ami et associé Lionel Primault.

En 2013, il est chargé de campagnes [2] pour Avaaz, ONG qui se mobilise sur diverses questions internationales, comme le changement climatique, les droits de l'homme, la corruption ou la pauvreté.

Militant[modifier | modifier le code]

En 2005, il est appelé comme expert technique et participe à la fondation de Génération précaire, collectif dénonçant la condition des stagiaires via des actions très médiatisées[3]. Le message porte avant tout parce que le collectif a su introduire les problèmes par l'humour et créer des images marquante : flash-mob, manifestations masquées, etc.

Le groupe retiendra ces notions d'agitprop et créeront le collectif Jeudi Noir, combattant par l'humour la crise du logement, dont Julien Bayou devient rapidement l'une des figures connues[4]. Le marketing viral fonctionne et Jeudi Noir acquiert une notoriété qui ne se dément pas.

Il participera ensuite à la fondation d'autres mouvements tels La France qui se lève tôt, répondant par l'absurde aux promesses de campagnes du candidat Sarkozy[5].

Il est aussi l'un des fondateurs du syndicat ASSO - Action des Salariés du Secteur Associatif, crée en 2010[6].

Début 2010, il apparaît très fréquemment dans les médias pour dénoncer la condamnation des « squatteurs de la Marquise » et interpelle les politiques à ce apparaît sujet[7]. Le squat reçoit ainsi le soutien de personnalités aussi diverses que Jack Lang, Anne Hidalgo, Cécile Duflot ou Étienne Pinte.

En février 2011, choqué par la décision de la Ville de Paris de ne plus poursuivre l'ancien président Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs, il demande au tribunal administratif de Paris l'autorisation de plaider à la place de la municipalité puis il se porte partie civile au procès[8]

En 2011, il fait partie de la deuxième flottille pacifique qui vise à briser symboliquement le blocus de Gaza. Les bateaux sont bloqués à Athènes avant qu'un bateau ne puisse s'échapper. Pendant une semaine Julien Bayou rend compte de cet épisode sur le site du Nouvel Observateur[9].

Fin 2012, il fait partie de l'équipe qui occupe le bâtiment du 2, rue Valenciennes pour y loger des habitants soutenus par le collectif Jeudi-Noir et le DAL[10].

En juin 2013, il s'engage aux côtés de Jérôme Kerviel et interpelle le ministère de l'économie sur les conditions du remboursement par l'Etat de 1,7 milliard d'euros à la banque Société Générale[11],[12].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En avril 2009, il participe à la création de Sauvons les riches[13], qui s'inscrit dans la campagne d'Europe Écologie pour les élections européennes de 2009. Il s'investit fortement dans ce mouvement aux côtés de Karima Delli, autre activiste de Jeudi Noir qui sera élue députée européenne.

Convaincu par le discours d'Europe Écologie, il s'engage au côté des écologistes lors des élections régionales de 2010. Situé en quatrième position sur la liste menée par Safia Lebdi dans le département du Val-d'Oise, il est élu au conseil régional d'Île-de-France le 21 mars 2010 sur la liste de fusion PS-Europe Écologie-Front de Gauche. Il s'investit au sein des commissions "logement" et "développement économique, tourisme, NTIC et innovation" et devient le président du Centre Francilien pour l'Innovation (soutien aux PME innovantes).

Il écrit fréquemment des articles et tribunes en ligne, que ce soit sur Rue89 avec un listing détaillé de ses revenus et indemnités[14] ou dans Le Plus du Nouvel Obs.

En décembre 2010, la revue Technikart lui décerne la première classe dans son Top 100 des moins de 40 ans qui font bouger la France.

Dans la cadre de la primaire écologiste de 2011 il prend fait et cause pour Eva Joly dont il devient le directeur de la mobilisation.

En décembre 2013, il est officiellement élu, avec Sandrine Rousseau, porte-parole d'Europe Écologie les Vert[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Petit Livre noir du Logement, collectif, éditions La Découverte, 2009.
  • Dix Bonnes raisons d’aimer (ou pas ) l’éducation populaire, I love educ pop, collectif sous la direction de Damien Cerqueus et Mikaël Garnier-Lavalley, éditions de l'Atelier, 2010.
  • Finance éthique : le grand malentendu, Gaëtan Mortier, postface par Julien Bayou, Fyp éditions, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans l’écolosystème, Liberation.fr, 10 mai 2011
  2. d'après cet article du Monde.fr http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/26/mobilisation-pour-l-amazonie-equatorienne-dechiree-entre-petrole-et-biodiversite_1838756_3244.html
  3. http://www.interdependances.org/article/719/Julien_Bayou_Generation_precaire_et_Jeudi_Noir_Agitateur_en_serie
  4. Article du JDD
  5. « Les nouveaux agitateurs sociaux » France info le 8 juillet 2009
  6. Son blog www.onfaitcommeonadit.com
  7. «On continue notre occupation militante » — Julien Bayou dans les Grandes Gueules sur RMC le 19 janvier 2010
  8. Article du Nouvel Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110305.OBS9173/un-particulier-veut-representer-la-ville-de-paris-au-proces-chirac.html
    .
  9. 1er billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/143880-je-pars-a-gaza-pour-briser-le-blocus.html, 2ème billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/151558-flottille-pour-gaza-2eme-episode-conge-force-a-athenes.html 3ème billet http://leplus.nouvelobs.com/contribution/163902-flottille-pour-gaza-le-blocus-delocalise-a-athenes.html
  10. Le Parisien Les mal logés ont une nouvelle adresse
  11. Libération 21 juin 2013 Julien Bayou : «Lever les zones d'ombres sur l'affaire Kerviel»www.liberation.fr
  12. Lettre ouverte à Pierre Moscovici au sujet des 1,7 milliard reversés à la Société générale, Huffington Post 3 octobre 2013 www.huffingtonpost.fr
  13. Site officiel
  14. http://eco.rue89.com/2010/05/03/alors-combien-tu-touches-julien-bayou-2-200-euros-net-150039
  15. http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/12/16/a-peine-elue-la-nouvelle-patronne-des-ecologistes-voit-sa-majorite-s-effilocher_4334989_823448.html, lemonde.fr, 16 décembre 2013, consulté le 19 décembre 2013 à 15h19