Orly

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Orly
L'église Saint-Germain-de-Paris, classée aux monuments historiques.
L'église Saint-Germain-de-Paris, classée aux monuments historiques.
Blason de Orly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Orly
Intercommunalité Orly Rungis Seine Amont
Maire
Mandat
Christine Janodet
2014-2020
Code postal 94310
Code commune 94054
Démographie
Gentilé Orlysiens
Population
municipale
21 312 hab. (2011)
Densité 3 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 38″ N 2° 23′ 34″ E / 48.7438888889, 2.3927777777848° 44′ 38″ Nord 2° 23′ 34″ Est / 48.7438888889, 2.39277777778  
Altitude Min. 30 m – Max. 89 m
Superficie 6,69 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-orly.fr

Orly est une commune française située dans le département de Val-de-Marne en région Île-de-France.

Une partie de son territoire est occupée par l'aéroport d'Orly.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation d'Orly dans le Val-de-Marne.

Située en Hurepoix, à 9 km au sud de Paris, le territoire de la commune d’Orly[1] s’étire perpendiculairement à la rive gauche de la Seine et s’étend à la fois sur la plaine alluviale à l’Est, le coteau du plateau de Longboyau et le plateau lui-même à l’Ouest : cette dernière partie est largement occupée par les terrains de l’aéroport.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Thiais, Choisy-le-Roi, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges et Paray-Vieille-Poste

Communes limitrophes d’Orly[2]
Paray-Vieille-Poste Thiais, Choisy-le-Roi Villeneuve-Saint-Georges
Paray-Vieille-Poste Orly[2] Villeneuve-Saint-Georges
Paray-Vieille-Poste Villeneuve-le-Roi Villeneuve-Saint-Georges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Orly 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 1,5 3,9 5,9 9,7 12,7 14,7 14,3 11,4 8,4 4,5 2,3 7,6
Température maximale moyenne (°C) 6,7 7,9 11,9 15,3 19,3 22,6 25,3 25,1 21,2 16,3 10,5 7,1 15,8
Record de froid (°C)
date du record
−16,8
1985
−15
1956
−9,4
2005
−4,3
1921
−1,3
1998
3,1
2006
6,7
1922
5,6
1923
1,7
1952
−3,9
1955
−9,6
1921
−13,3
1964
−16,8
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
2003
20
1990
24,5
1955
29,4
1949
35
1922
37
1947
39,2
1947
40
2003
33
2013
31,3
1921
20,1
1993
17,3
1989
40
2003
Précipitations (mm) 49,4 41,2 47,2 49,4 59,3 49 57,9 51,6 49,1 57,6 49,9 55 616,6
Source : « données climatiques », sur meteofrance.com (consulté en décembre 2013)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par deux gares du RER C : Les Saules et Orly - Ville. À proximité la gare Pont de Rungis - Aéroport d'Orly est située à Thiais.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La mairie.

Orly compte de nombreux quartiers :

  • Le Vieil Orly, centre ancien de la ville
  • Georges Méliès, quartier pavillonnaire situé à l'Ouest du centre ancien, entre celui-ci et l'aéroport.
  • Cité Jardin, quartier pavillonnaire isolé à l'extrême Ouest de la commune, coincé entre l'aéroport au Sud et la zone d'activités de la Senia à l'Est.
  • La Senia, zone d'activités située au Nord-Ouest de la commune.
  • Les Chaudronniers, zone d'activités située au Sud-Ouest de la commune, à proximité directe de l'aéroport.
  • Le Clos Pantin, zone d'activités située à l'Ouest de la commune, à proximité directe de l'aéroport. Une partie de ce quartier est à l'état de friche urbaine, en cours de renouvellement.
  • Les Sentiers, quartier pavillonnaire situé au Nord du centre ancien et à l'Ouest du quartier de Grignon.
  • Grignon, quartier pavillonnaire situé au Nord de la commune, à l'Ouest du quartier de la Pierre au Prêtre qui marque le début du grand ensemble.
  • Les Roses, quartier en friche urbaine situé à l'extrême Nord de la commune. Actuellement en cours de renouvellement.
  • Le Parc de la Cloche, quartier pavillonnaire situé au Sud du centre ancien et à proximité de la gare Orly-Ville.
  • Le Fer à Cheval, quartier à dominante d'habitat collectif situé au Sud de la commune. À l'Ouest de ce quartier se situe la gare Orly-Ville et à l'Est se situe la gare Orly-les Saules.
  • Les Bas Clos, quartier pavillonnaire situé à l'Est du centre ancien.
  • La Pierre au Prêtre, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. Ce quartier est à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. C'est une zone sensible du grand ensemble et est actuellement en cours de rénovation. Il est situé au Centre Est de la commune. Le quartier est partagé en plusieurs secteurs : Alfred de Musset, Molière et le Noyer Grenot. La Pierre au Prêtre constitue un ensemble de 1 138 logements sociaux.
  • Les Hautes Bornes, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. Il est situé au Nord-Est de la commune.
  • Calmette, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. Il est situé à l'Est de la commune.
  • Les Tilleuls, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. Il est situé à l'Est de la commune. Les Tilleuls forment une petite cité de 309 logements sociaux.
  • Les Aviateurs, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. C'est la zone la plus sensible du grand ensemble et est actuellement en cours de rénovation. Il est situé à l'Est de la commune. Le quartier est partagé en plusieurs secteurs : Hélène Boucher, St Exupéry et la Demi Lune. Les Aviateurs constituent un ensemble de 1 564 logements sociaux.
  • Les Navigateurs, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. C'est une zone sensible du grand ensemble et est actuellement en cours de réhabilitation. Il est situé au Nord-Est de la commune et est partagé entre Choisy-le-Roi (Jacques Cartier) et Orly (Christophe Colomb). Les Navigateurs constituent un ensemble de 1 334 logements sociaux (environ 50 % sur Choisy-le-Roi et 50 % sur Orly).
  • Les Cosmonautes, zone d'activités située au Nord-Est de la commune, à proximité directe du grand ensemble.
  • La Sablière, quartier faisant partie du grand ensemble d'Orly. C'est un quartier à dominante d'habitat collectif et est classé en ZFU. Il est situé à l'Est de la commune, à proximité de la gare Orly-les Saules. La Sablière est une petite cité constituée de 209 logements sociaux.
  • Les Bords de Seine, quartier en friche urbaine situé à l'extrême Est de la commune. Actuellement en cours de renouvellement[3].
  • L'Aéroport, plateforme aéroportuaire, située à l'extrême Ouest de la commune.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Orly[modifier | modifier le code]

Le nom d’Orly se trouve sous la forme « Aureliacum » dans les documents des IXe et Xe siècles. Il est formé sur le nom propre romain « Aurelius ». On trouve également Orliacum, Orleio, Orli dès le XIe siècle.

La situation géographique du vieux centre d’Orly est très proche d’une zone de bord de Seine où les marécages occupaient environ 2 000 hectares avant d’être aménagés dans les siècles derniers.

En conséquence le nom s’analyse à travers deux racines celtiques[4]:

  • la racine * oro ou * or- signifiant bord, limite à rapprocher des mots français orée, ourlet ;
  • la racine * leig signifiant marais, marécages, vase à rapprocher des mots français lie, limon, enlisé.

La forme ancienne Orli était donc cohérente phonologiquement avec les mots qui lui étaient contemporains issus de ces racines.

La signification d’origine du nom d’Orly est « au bord des marécages ».

La forme Aureliacum est probablement une création par un érudit médiéval qui croyait bien faire en reconstituant un hypothétique nom latin. Le rapprochement avec un nom latin connu Aurelius l’a satisfait car il donnait au génitif Aurelii proche phonétiquement d'Orly ; et il n’y avait de linguiste ayant les connaissances actuelles à l’époque pour le démentir; il a donc mis au nom un suffixe –acum pour signifier qu’il s’agissait du « domaine d’un homme nommé Aurelius ».

De toutes les façons, il n’y a probablement jamais eu de preuve d’un Aurelius localement, comme c'est le cas dans la plupart des toponymes se référant à un anthroponyme en France. De plus les habitants ont continué à dire Orli, malgré tout ce qu’on écrivait dans des textes en latin. Et surtout les marécages, eux, sont bien attestés tout près d'Orly.

Grignon[modifier | modifier le code]

Le hameau de Grignon, aujourd’hui partagé entre Thiais et Orly, est cité sous la forme barbare Griniacus, Grisniacum à la fin du XIIe siècle. Grigon est un toponyme roman tardif, dont le radical Grigne, d’origine germanique, signifie une inégalité de terrain difficile à briser par la charrue, dans une terre forte. Au XVe siècle, on trouve la mention d’un lieu-dit Vaugriffier où des parcelles primitivement bâties avaient été mises en vigne. Au XIVe siècle, on y trouve Jean le Bouchier dit de Vaugriffier. Peut-être ce nom désignait-il Grignon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d’outils, néolithiques dans leur grande majorité, quelques-uns peut-être paléolithiques, ont été trouvés à plusieurs reprises, et des fosses néolithiques ont été perçues dans les sablières, à la fin du XIXe siècle, au lieu-dit « Les Hautes Bornes », site toujours mentionné par erreur à Choisy-le-Roi.

Des découvertes ponctuelles eurent lieu dans les dites sablières à la fin du XIXe siècle puis au début du XXe siècle, vers les Hautes Bornes, mais aussi aux Grands Vœux et au Trou d’Enfer, jalonnant un ancien chemin d’Ablon dit Haut Chemin, Butte du Trou d’Enfer, dont le pavage antique est apparu.

Il semble que cette voie soit environnée, sur une longueur de cinq ou six cents mètres, d’une nécropole dont une partie date de la Tène, l’autre de la période gallo-romaine, avec des incinérations probables et également des sarcophages de basse époque, dont certains peut-être mérovingiens.

Le toponyme Les Hautes Bornes semble en relation avec la voirie antique, celui du Trou d’Enfer est probablement en rapport avec les sépultures de l’endroit, non chrétiennes et à ce titre diabolisées dans les traditions populaires.

Au XXe siècle, dans les années 1960, des vestiges apparemment antiques auraient été aperçus dans le centre-ville, et d’autre repérés à l’Ouest, en bordure de l’aérodrome, au lieu-dit Le Clos Pantin.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une église est mentionnée fin Xe siècle.

Début XIe siècle, le domaine puis le village d’Orly sont la possession du chapitre de Notre-Dame de Paris. Un moulin est mentionné au début du XIIe, le four et le pressoir au XIIIe siècle.

Aux alentours de 1250, les chanoines de Notre-Dame-de-Paris décidèrent de lever la taille sur leurs terres d’Orly.

Les habitants, dont beaucoup étaient serfs, refusèrent le paiement de cet impôt. Seize d’entre eux furent arrêtés, puis le 13 juin 1251, mis en liberté provisoire après avoir promis, sous peine d’une amende de cent livres et sous cautions, de se rendre le 18 août suivant en la prison du chapitre. Aidés des paysans alentour, ils en appelèrent à la reine régente, Blanche de Castille.

Les chanoines refusèrent de permettre à la cour royale de se faire juges entre eux et leurs serfs. Selon les Grandes Chroniques « les chanoines répondirent qu’à lui (la reine) n’affairait pas de connaître de leur sers et de leurs vilains, lesquels ils peuvent prendre, ou ocire, ou faire tel justice comme ils voudraient. Portant comme plainte en fut faite devant la reine, les chanoines emprisonnèrent leurs femmes et leurs enfants ; et furent à si grand méseise de la chaleur qu’ils avoient les uns des autres que plusieurs en furent mors. »

Blanche de Castille, accompagnée des deux prévôts de Paris, du châtelain du Louvre, de chevaliers de l’hôtel et d’hommes d’armes se rendit au cloître des chanoines, au nord de la cathédrale. À la suite de ce passage, les serfs furent mystérieusement délivrés. L’arbitrage de trois évêques fut requis en novembre 1252.

Les serfs d’Orly furent affranchis à la suite de l’acte de manumission signé en mai 1263 stipulant « qu’ils ne jouiront en aucune manière de cette liberté jusqu’à ce qu’ils aient payé intégralement au Chapitre 4 000 livres ».

Durant la guerre de Cent Ans, en 1360, Orly soutint un siège opiniâtre, les Anglais montent à l’assaut du village, tuant de nombreux habitants. 45 % de la population masculine adulte disparaît. De cette époque la tour de l'église d'Orly est restée écrasée.

En 1697, M. Ogier[Note 1], y fit bâtir un château, ses héritiers le vendirent, en 1755, au maréchal de Coigny. Henri Lefèvre d'Ormesson en devint possesseur, et en 1804, fut vendu comme propriété nationale[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

1791 : les Orlysiens (au nombre de 600) accueillent avec enthousiasme la nouvelle Constitution.

Seconde moitié du XIXe siècle : création de la ville moderne avec le bureau des postes et des télégraphes, les deux premières écoles de garçons et filles, l’écurie pour le cheval de la commune, la remise pour le tombereau et la pompe à incendie.

Un service de transports publics est organisé. La construction de la première mairie, place de l’église, est entreprise.

Entre 1910 et 1938 : édification de centaines de pavillons et accroissement de la population : 982 en 1896 et 4 000 habitants en 1940. Parallèlement, le plateau d’Orly devient champ d’aviation réservé dans un premier temps aux exploits pionniers, puis aéroport mondial en 1945.

Depuis 1935 : d’un point de vue politique, la municipalité, socialiste et communiste, restera d’union de gauche. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux élus et responsables politiques locaux s’engageront dans la Résistance et seront victimes de la répression et de la déportation.

1956 : période de l’urbanisation sauvage : 24 000 nouveaux habitants s’installent en ville. Les champs de blé, de plantes médicinales et les vignes laissent ainsi place aux immeubles. Le petit village est devenu une véritable cité urbaine.

Période contemporaine : construction des équipements nécessaires pour « créer la ville » (collèges, écoles, gymnases, centres médicaux, centre culturel, centre équestre et implantation d’espaces verts protégés).

De nos jours : après l’installation de la nouvelle cité administrative et des nouveaux quartiers, la ville poursuit son développement avec pour perspective la reconquête des bords de Seine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1800 Antoine Germain Delanoux    
1810 1832 Valentin Chevetel   Médecin. Natif de Bazouges-La-Pérouse (35)
1920 1934 Auguste Marie PRS  
1935 1939 Fernand Duserre PCF  
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 François Boidron PCF  
1947 1955 Henri Flament SFIO  
1955 1965 François Boidron PCF  
1965 1989 Gaston Viens PCF  
1989 2009 Gaston Viens ADS-CAP Conseiller général (1967-2001) - Président du Conseil général (1967-1970)
2009 en cours
(au avril 2014)
Christine Janodet ADS-CAP Conseillère générale depuis 2008

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
441 508 650 511 553 558 581 542 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
588 659 755 704 689 666 818 839 882
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
856 817 893 1 381 3 691 5 414 6 132 6 017 7 624
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 637 30 197 26 104 23 766 21 646 20 470 21 197 21 312 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain est le plus vieil édifice de la commune puisqu’elle date du XIIe ou du XIe siècle selon certains historiens. Elle se situe sur la place du Maréchal-Leclerc dans le quartier du Vieil-Orly. Sa partie la plus ancienne est la tour carrée du clocher. Détruite en 1360, pendant la guerre de Cent Ans, elle a été en partie restaurée durant le XIXe siècle. Pour permettre une meilleure évacuation de la pluie, la pente avait été accentuée ce qui avait conduit à réduire d'un tiers les vitraux du haut de l'édifice. Après de nouveaux travaux ces dernières années, elle a retrouvé son aspect d'origine, grâce à Jean-Pierre Jeusset, né à Orly, responsable chez « Les Charpentiers de Paris »[9] et Philippe Loup, Orlysien d’adoption, maître verrier : le premier lui a rendu son toit formé de sept chapelles, le second, grâce à ses vitraux, lui a redonné de la lumière.

L'ancien château du Parc[modifier | modifier le code]

Le château du parc d'Orly.

Vaste domaine créé sous Louis XVI, le château du Parc avait abrité plusieurs personnages célèbres dont madame de Maintenon. Le château avait été construit par les d'Ormesson sous Henri IV, puis passa au maréchal de Coigny.

Le château du parc Méliès[modifier | modifier le code]

Il appartenait en 1896 à monsieur Guérin, maire d’Orly. Une société d’entraide aux artistes en fut propriétaire et Georges Méliès, pionnier du cinéma, y séjourna. De nos jours, le parc et le château appartiennent à la commune qui en a fait l’acquisition le 31 décembre 1946 et y a établi sa mairie de 1949 à 1996. Son étang est alimenté par les sources du plateau de Rungis et l'ancien verger est devenu un stade.

Depuis 1999, le château abrite l'école Georges Méliès créée par Franck Petitta son directeur général, qui forme des réalisateurs de films d'animation traditionnelle et numérique, ainsi que des truqueurs d'effets visuels. Dans la lignée du pionnier Georges Méliès, son savoir-faire de tradition perdure avec cette jeune génération d'artisans de l'image animée.

Le hameau de Grignon[modifier | modifier le code]

Le hameau de Grignon s’étend sur les communes de Thiais et d’Orly. Son château, 110, avenue Paul-Vaillant-Couturier, figure sur la carte des chasses. Son jardin est devenu un parc à l’anglaise, avec une rivière, des allées sinueuses et des serres luxueuses. Le domaine est maintenant la propriété de la Fondation d’Auteuil.

À la mairie sont exposées deux sculptures de Philippe Loup, maître verrier, réalisées à partir des anciens vitraux de l’église en les insérant dans une couche de résine.

Une statue en bronze d'Henri Cordier, Lion rugissant, a été volée le 26 novembre 2012[10].

Autres[modifier | modifier le code]

Sculpture L'Oiseau Pylone d'Olivier Agid, avenue Marcel Cachin

En 1986, Olivier Agid réalise L’Oiseau Pylône, une œuvre monumentale à partir de pylônes électriques[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Orly

D'azur au chevron d'argent chargé de cinq avions de sable, le tout enfermé dans un orle d'or.

L'orle est un exemple typique d'armes parlantes. Les cinq avions indiquent l'importance de l'aéroport situé sur le territoire de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la ville d’Orly, Agence régionale d’édition pour les municipalités, 1980.
  • Itinéraires orlysiens, Les militants de l’entre-deux-guerres, éd. de l’Atelier, 1994.
  • Orly, ou la chronique d’une ville en mouvement, éd de l’Epure, 2001.
  • La Petite Histoire d’Orly, écrit par la paroisse.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de Jean-Nicolas Ogier, auditeur à la chambre des comptes, ou son fils, Pierre-François Ogier, receveur général du clergé.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartographie OpenStreetMap de la ville d'orly.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. La Seine en amont de Paris. Région Île-de-France, service patrimoines et Inventaire.
  4. Dictionnaire des racines protoceltiques sur le site lexilogos.
  5. Ermete Pierotti, Dictionnaire historique des environs de Paris.
  6. http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=1417Site de l'association FranceGenWeb
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. Le parcours de légende de Jean-louis-Favaron, co-fondateur et dirigeant des charpentiers de Paris". Résumé d'un article de Michel Debonne in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – no 8 et 9 ".
  10. Gazette de l'Hôtel Drouot, no 44, 14 décembre 2012, Modèle:P.170.
  11. http://jmpelletier52.over-blog.com/article-olivier-agid-le-processus-de-l-oeuvre-116749575.html.