Maison de Hénin-Liétard

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Maison de Hénin-Liétard
d'Alsace de Hénin-Liétard
de Hennin
Image illustrative de l'article Maison de Hénin-Liétard
Armes
Blasonnement De gueules, à la bande d'or[1].
Devise « Seul contre tous. »[2]
Lignées - Probablement issue de la Maison de Lorraine ;
- Alliée aux Lannoy, Croÿ-Arenberg, Mancini, Riquet de Caraman, Bonnin de La Bonninière de Beaumont
Branches Aînée, des seigneurs de Dion-le-Val et Wavrans
Cadette, des comtes de Boussu
Période XIe siècle-XVIIIe siècle
Pays ou province d’origine Alsace
Flag of Lorraine.svg Duché de Lorraine
Allégeance Flag of Lorraine.svg Duché de Lorraine
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Badge de l'armée des princes Armée des princes
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Flag of the Netherlands.svg Royaume des Pays-Bas
Fiefs tenus Boussu
Principauté de Chimay
Demeures Château de Chimay
Charges Chambellan impérial
Chambellan de Napoléon Ier
Pair des Cent-Jours
Fonction(s) militaire(s) Maréchal de camp, Colonel à l'armée de Condé
Récompense(s) civile(s) Ordre de Malte
Ordre de la Toison d'or
Légion d'honneur
Récompense(s) militaire(s) Ordre royal et militaire de Saint-Louis

La Maison de Hénin est une ancienne famille de la noblesse française, qui doit son nom à la ville de Hénin-Liétard, aujourd'hui Hénin-Beaumont, dont ils furent seigneurs.

Généralités[modifier | modifier le code]

Origine de la Maison de Hénin-Liétard[modifier | modifier le code]

Hénin-Liétard, petit bourg de France en Artois, avec titre de comté, à deux lieues de Lens et trois de Douai, a donné son nom à une famille que les historiens et les généalogistes s'accordent à faire descendre de Simon Ier de Lorraine, deuxième fils de Thierry d'Alsace, duc de Lorraine, et de Gertrude, comtesse de Flandre. C'est le sentiment émis par Pierre le Boucq dans l'histoire de la vicomté de Sebourg, par Carpentier dans celle du Cambrésis, et rapporté par Charles d'Hozier (1640-1732), juge d'armes de France, dans les preuves de Jacques-Antoine Hénin-Liétard, marquis de Saint-Fal et de Élincourt, en Champagne, pour être reçu page du roi.

Ce sentiment est appuyé sur une tradition constante, sur plusieurs titres et monuments irrécusables, tels que des inscriptions de tombes et de mausolées, sur une généalogie authentique dressée par les rois d'armes de la chambre héraldique de l'empereur, le 28 avril 1786, signée et scellée par le chancelier impérial, comte Hirsenger ; et enfin sur un diplôme de l'empereur Charles VI, en date du 26 avril 1740, par lequel il accorde au haut et bien né seigneur comte d'Alsace, avec la clef d'or, le rang de Chambellan impérial, en considération de sa forte, ancienne et bien méritée famille et de son extraction des anciens comtes d'Alsace (dont est issue en ligne directe la maison régnante d'Autriche). Ces patentes, munies du sceau impérial, sont adressées à François, comte d'Alsace, Hénin-Liétard, seigneur de Dion-le-Val, de Wavrans, chef de la branche ainée. Les mêmes lettres patentes de chambellan avec la clef d'or furent adressées en 1758 à Jean d'Alsace, fils aîné de François, lieutenant-colonel au service de l'empereur germanique.

Issue de la Maison d'Alsace, devenue Maison de Lorraine et donc probablement des Girardides, la Maison de Hénin-Liétard est une des plus anciennes familles d'Europe.

Nom de la Maison de Hénin-Liétard[modifier | modifier le code]

Simon d'Alsace, second fils de Thierry, mentionné ci-dessus, épousa Marguerite, dame et comtesse de Hénin-Liétard. De cette union naquit le premier, v 1170, entre Baudouin 1° d'Alsace, fils de Simon et de Marguerite de Henin-Liétard, lequel quitta le nom d'Alsace pour prendre celui de Hénin qu'il avait porté auparavant et que portait sa mère, ce qui le fit seigneur de Henin-Liétard, Quincy, et Cuviller, soeur de Bauduin de Sebourg. - Et Isabeau de Hainaut ou de Bavière, dame de Sebourg. Le troisième, entre Bauduin II d'Alsace, seigneur de Henin, Sebourg, Qincy, etc., né du mariage précédent (lequel vendit Henin-Liétard pour aller aux croisades),, - et Mahaut de Fontaine, fille de Wauthier ... [Histoire de la Société Historique et Littéraire de Tournai, tome 5&6, 1855, tome 6 page 36] Cela explique qu'il n'y a plus de lien entre la terre de Hénin-Liétard, située entre Lens et Douai, et la maison de ce nom depuis le XIIIe siècle.

Cependant différentes branches agnatiques et même cognatiques de cette famille ont tenté de reprendre dès le XVIIe siècle environ ce nom primitif d'Alsace.

Cela n'a cependant jamais accordé, ni prouvé ni même reconnu par différents maîtres d'armes dont d'Hoziers ; ces derniers ont tenu très officiellement le droit de vérifier les armes héraldiques des nobles maisons sur plusieurs siècles consécutifs ; vous trouverez plusieurs de leurs ouvrages où ils avaient commencé la généalogie de Hennin-Liétard tout en réclamant de fournir des preuves à ce sujet.

Or les membres de la maison de Hennin-Liétard n'ont alors jamais répondu à ces demandes successives, ni produit de quelconques documents prouvant leur droit à porter ce nom "d'Alsace" ; finalement, dans un dernier ouvrage, ils ont été interdits de se prévaloir de ce nom "d'Alsace", ce qui n'enlève toutefois rien à leur noblesse.

Le problème ici provient de la source utilisée : François Aubert (qui s'est fait appeler François Aubert de La Chenaye-des-Bois ; sur l'auteur de cette source lire : E. de Séréville & F. de Saint-Simon dans leur "Dictionnaire de la Noblesse française", Paris, 1976, T. 1, p. 1014.

Du même auteur, de 1863 à 1876, à Paris, chez Schlesinger, a été faite une réédition en 19 volumes in-4° dans laquelle les familles pouvaient elles-mêmes compléter leurs propres notices, soit une édition ne comportant bien-sûr aucune Table de noms de terre ou d'alliance !!!

Voir surtout : Revue nobiliaire de L. Sandret (1865, pp. 546 à548, et 1866, pp. 39 à 44) chez Gallica, où Louis Sandret a publié une lettre de François Aubert dans laquelle celui-ci se reconnaît lui-même être vénal.

Branches de la Maison de Hénin-Liétard[modifier | modifier le code]

La souche se divisa en deux branches à la mort de Jean de Hénin-Liétard, qui mourut vers l'an 1280, laissant plusieurs enfants.

  1. Baudouin, qui fut la tige de la branche aînée, celle des seigneurs de Dion-le-Val et de Wavrans ;
  2. Jean, gentilhomme de la chambre de l'Empereur, qui fut institué héritier de la seigneurie de Bosusu par son cousin germain Jean (et pour qui l'empereur Charles Quint érigea cette seigneurie en comté en 1555), fils de Baudouin le Borgne.

Branche des seigneurs de Boussu et princes de Chimay[modifier | modifier le code]

Mausolée de Jean de Henin-Liétard, comte de Boussu, et d'Anne de Bourgogne son épouse (Boussu, XVIe siècle).

De Jean est issue la branche des comtes de Boussu, princes de Chimay et grands d'Espagne de première classe, alliée aux Riquet de Caraman.

Cette branche s'éteignit au début du XIXe siècle avec deux frères :

Les princes de Chimay et d'Hénin avaient une sœur, Marie Anne Gabrielle Josèphe Xavier de Hénin-Liétard (29 mars 1728 - Lunéville6 messidor an VIII : 25 juin 1800 - Hôtel de Caraman, no 100, rue Saint-Dominique, Paris), femme de Victor Maurice, marquis Riquet de Caraman, dont elle eut plusieurs enfants institués héritiers par leur oncle maternel en 1804. Joseph de Caraman, l'aîné, eut en partage la terre de Chimay et obtint du roi des Pays-Bas d'être incorporé à la noblesse de ce royaume avec le titre de prince de Chimay le 21 septembre 1824.

Branche des seigneurs de Dion-le-Val[modifier | modifier le code]

La branche issue de Baudouin, branche des seigneurs de Dion-le-Val est la seule subsistante aujourd'hui. Elle fut illustrée par :

  • Jean-François-Joseph d'Alsace-Hénin-Liétard (né le 23 mai 1733 à Dion-le-Val dans le Brabant et mort le 4 avril 1797 à Nancy en Lorraine), qui fut un chambellan de l'empereur Joseph II ;
  • Pierre-Simon, fils du précédent, fut colonel à l'armée de Condé avant de se ralliers à Napoléon Ier qui le nomma comte d'Alsace et de l'Empire et en fit son chambellan ;
  • Charles-Louis-Albert, marquis d'Alsace de Hénin-Liétard, fils du précédent, releva en 1814 le titre de prince d'Hénin ; Charles X, le 2 mars 1828, rendit une ordonnance par laquelle il l'autorisait à porter le titre de prince d'Hénin, et à le transmettre à ses descendants, tel qu'il avait été concédé par l'empereur d'Allemagne à la maison d'Alsace le 16 octobre 1736.

Titres[modifier | modifier le code]

Branche aînée 
Branche cadette 

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Armoiries
Orn ext prince SERG Toison d'or.svg
Blason gueules-bande or.svg

De gueules, à la bande d'or.[1],[2]

Manteau de gueules, doublé d'hermine, sommé de la couronne de prince du Saint-Empire ;
Supports 
deux griffons colletés d'un collier de perles auquel est suspendue une croix de Lorraine.
Blason à dessiner.svg
  • On trouve aussi :
    • Écartelé: aux 1 et 4, d'azur, à la bande d'or, acc. en chef d'une fleur-de-lis du même, défaillante à dextre, et en pointe de trois roses d'argent (Riquetti) ; aux 2 et 3, de gueules, à la bande d'or (Alsace).[2]
    • Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à trois fasces de gueules (Croÿ) ; au 2, de gueules, à trois fleurs-de-néflier d'or, percées du champ, barbées de sinople (Arenberg) ; au 3, contre-écartelé: a. et d. d'azur à trois fleurs-de-lis d'or (France); b. d'hermine plein (Bretagne); c. de gueules plein (Albret). Sur le tout de gueules, à la bande d'or (Alsace).[2] Supports : deux griffons d'or.
Orn ext prince SERG Toison d'or.svg
Blason Chimay-Hénin-Liétard.svg
Armes de Philippe Louis de Hénin-Liétard (16461688), comte de Boussu (de), 10e Prince de Chimay (1685),

Écartelé de Chimay et d'Hénin-Liétard.[4]

Blason Antonin Claude Dominique Just de Noailles (1777-1846).svg Armes de Pierre-Simon, comte d'Alsace et de l'Empire

De gueules à la bande d'or, au franc-quartier des comtes officiers de la maison de l'empereur[5],[6] brochant au 9° de l'écu[7].

Devise[modifier | modifier le code]

  • Seul contre tous
  • On trouve, pour les seigneurs de Boussu : Je y seray Bossut

Membres notables de la famille[modifier | modifier le code]

Galerie de portraits[modifier | modifier le code]

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Châteaux, seigneuries, terres[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

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Terres[modifier | modifier le code]

Chapelle funéraire des seigneurs de Boussu[modifier | modifier le code]

La chapelle funéraire des seigneurs de Boussu jouxtant l'église Saint-Géry de Boussu-Centre dont les premières pierres furent posées au XIIe siècle et qui fut remaniée au début du XVIe siècle. Celle-ci renferme une crypte et divers mausolées de style Renaissance constituant un des plus beaux ensemble de ce style en Belgique. On remarquera particulièrement le mausolée de Jean de Hennin-Liétard, premier comte de Boussu et le gisant maniériste en albâtre attribués au grand sculpteur montois Jacques Du Brœucq (1505?-1584) ainsi que le transi en pierre blanche d'Avesnes représentant un cadavre décharné rongé par les vers, appelé dans la région « l'homme à moulons », ou encore les différents bas-reliefs d'École tournaisienne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Borel d'Hauterive, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe et de la diplomatie, vol. 4, Bureau de la Publ.,‎ 1846 (lire en ligne)
  • François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes et l'état des grandes terres du royaume ... : On a joint à ce dictionnaire le tableau généalogique et historique des maisons souveraines de l'Europe et une notice des familles étrangères, les plus anciennes, les plus nobles et les plus illustrés, vol. 1, Schlesinger frères,‎ 1863 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Borel d'Hauterive, Annuaire de la pairie et de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe et de la diplomatie, vol. 4, Bureau de la Publ.,‎ 1846 (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  3. Surnommé "le prince des nains" ou "le nain des princes" à cause de sa petite taille
  4. www.heraldique-europeenne.org
  5. PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  6. Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com
  7. Charles Jean Marie Alquier sur roglo.eu
  8. « roglo.eu », Pierre de Hénin-Liétard (consulté le 7 novembre 2010)
  9. « http://www.heraldique-europeenne.org », Armorial des Chevaliers de la Toison d'or (consulté le 7 novembre 2010)
  10. « roglo.eu », Charles Louis Antoine de Hénin-Liétard (consulté le 13 novembre 2010)
  11. P. de Montjouvent, Les Riquet de Caraman

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]