Steeve Briois

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Steeve Briois
Steeve Briois, élu maire d'Hénin-Baumont par le conseil municipal de la ville, le 30 mars 2014.
Steeve Briois, élu maire d'Hénin-Baumont par le conseil municipal de la ville, le 30 mars 2014.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le 1er juillet 2014
(5 mois et 18 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e Parlement européen
Groupe politique Non-inscrits
Maire d'Hénin-Beaumont
En fonction depuis le 30 mars 2014
Prédécesseur Eugène Binaisse
Secrétaire général du Front national
16 janvier 201130 novembre 2014
Prédécesseur Jean-François Jalkh
Successeur Nicolas Bay
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
En fonction depuis le 1998
Élection 15 mars 1998
21 mars 2004
21 mars 2010
Conseiller municipal de Hénin-Beaumont
Élection 18 juin 1995
18 mars 2001
16 mars 2008
5 juillet 2009
Biographie
Date de naissance 28 novembre 1972 (42 ans)
Lieu de naissance Seclin (France)
Nationalité Française

Steeve Briois, né le 28 novembre 1972 à Seclin (Nord), est un homme politique français, secrétaire général du Front national. Il est également conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 1998 et maire d'Hénin-Beaumont depuis 2014 et député européen après les élections européennes de juin 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Steeve Briois naît le 28 novembre 1972 à Seclin dans le département du Nord[1]. Il est petit-fils de mineur[1], fils d'un ouvrier de l'alimentaire et d'une comptable.

Il a été élève au lycée Fernand Darchicourt d'Hénin-Beaumont. Après l'obtention d'un BTS, il a débuté sa vie professionnelle en vendant des abonnements Numericable[1].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Steeve Briois adhère au Front national à l'âge de 16 ans en 1988[1] et milite pour le rétablissement de la peine de mort. Après en avoir gravi tous les échelons[1], il devient le responsable du parti dans sa commune d'Hénin-Beaumont, en 1994. En 1998, il rejoint le parti dissident de Bruno Mégret, avant de revenir au Front national quelque temps après[2].

Secrétaire départemental du Front national dans le Pas-de-Calais de février 2006 à janvier 2011, il est conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 1998[1] et conseiller municipal de la ville d'Hénin-Beaumont depuis 1995 (tête de liste FN, où il fait entrer deux élus, trois en mars 2001 et huit en juillet 2009)[réf. nécessaire]. Suppléant de Marine Le Pen dans la quatorzième circonscription du Pas-de-Calais aux élections législatives de 2007[réf. nécessaire] [style à revoir]. Lors du congrès du FN à Bordeaux qui s'est tenu en novembre 2007, Steeve Briois entre au bureau politique du FN. Il est élu 31e au comité central du FN. En janvier 2011, lors du congrès de Tours, à l'issue duquel Marine Le Pen succède à Jean-Marie Le Pen à la présidence du parti, il arrive en troisième position du vote des militants pour le comité central[réf. nécessaire]. Il est nommé secrétaire général du FN.

Élections municipales de 2008 : la défaite au second tour[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen et Steeve Briois lors du lancement de leur campagne pour l'élection municipale de 2008 à Hénin-Beaumont.

Steeve Briois dirige la liste soutenue par le Front national à Hénin-Beaumont, avec Marine Le Pen en 2e position. Au second tour, lors d'une triangulaire qui comporte deux listes de gauche, ils recueillent 28,83 % des voix : ils échouent ainsi dans leur tentative de remporter la mairie, mais font élire cinq conseillers municipaux[3].

Élection municipale partielle de 2009 : semi-défaite[modifier | modifier le code]

À la suite de l'invalidation du maire socialiste Gérard Dalongeville pour « détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme », une élection municipale partielle est organisée à Hénin-Beaumont les 28 juin et 5 juillet 2009. Lors de ce scrutin, et alors que le Front national paraît affaibli au niveau national, la liste du FN dirigée par Steeve Briois et Marine Le Pen profite de la division de la gauche et arrive largement en tête du 1er tour, avec 39,34 % des suffrages[4]. Mais entre les deux tours se met en place un « front républicain », qui va de l'extrême gauche à l'UMP, visant à empêcher la victoire du Front national[5]. Lors du second tour qui a lieu le 5 juillet 2009, le FN échoue face à la liste divers gauche menée par Daniel Duquenne, qui obtient 52,38 % des voix. Le FN obtient cependant un score historique avec 47,62 % des voix, pour une participation de 62,38 %[6]. Marine Le Pen, fraîchement réélue conseillère municipale, parle de « défaite qui a tout de même un petit goût de victoire », précisant qu'il ne lui a manqué que 265 voix pour gagner la mairie d'Hénin-Beaumont[7]. Le groupe FN compte désormais 8 membres au conseil municipal de la ville.

Secrétaire général du Front national[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection de Marine Le Pen comme présidente du Front National le 16 janvier 2011 au congrès de Tours, Steeve Briois est nommé secrétaire général du parti[1]. Peu avant (décembre 2010), il avait été violemment agressé ce qui avait entraîné quatre points de suture et une amnésie partielle[8].

Au cours des élections cantonales de 2011, il se présente comme titulaire dans le canton de Montigny-en-Gohelle. Arrivé en tête au premier tour avec 35,88 % des suffrages exprimés contre 31,20 % pour le conseiller sortant socialiste Jean-Marie Picque, il est battu au second tour, avec 44,74 % contre 55,26 % des suffrages exprimés pour Jean-Marc Picque.

En 2012, il participe à la campagne présidentielle de Marine Le Pen en tant que « chargé de la mobilisation militante »[réf. à confirmer][9] et se présente comme suppléant de Marine Le Pen à l'élection législative dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais. Il déclare sa candidature à l'élection municipale d'Hénin-Beaumont en vue du scrutin de 2014, où il est élu dès le 1er tour.

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Le 12 décembre 2013, Steeve Briois obtient dans un premier temps l'interdiction du livre Le Front national des villes et le Front national des champs d'Octave Nitkowski pour atteinte à la vie privée. Ce livre évoque l'homosexualité de Steeve Briois (ni confirmée ni démentie par l'intéressé, mais confirmée par certains médias)[10],[11]. La cour d'appel de Paris infirme ce jugement le 19 décembre 2013, en autorisant les mentions concernant l'évocation de l'orientation sexuelle de Steeve Briois, considérant que l'information concernant une « personne politique de premier plan » prévalait sur le respect de sa vie privée[12].

Élection municipale de 2014 : victoire au premier tour[modifier | modifier le code]

Steeve Briois présente son programme en présence de ses colistiers, dont Marine Le Pen, le 14 mars 2014 (autres vidéos).

Le 23 mars 2014, la liste conduite par Steeve Briois remporte 50,26 % des voix au premier tour, avec une participation de 64,59 %[13],[14],[15]. La liste du maire sortant Eugène Binaisse (PS-PCF-EELV) recueille 32,04 %, celle de Gérard Dalongeville (divers gauche) 9,77 %, celle de Georges Bouquillon (MRC) 4,05 % et celle de Jean-Marc Legrand (UMP) 3,88 %[13].

Cette « performance » est très largement relayée dans les médias, non seulement parce que la liste est élue dès le premier tour, mais aussi parce que le bassin minier est une terre traditionnellement à gauche[1]. La victoire est expliquée par un long travail sur le terrain, l'implication dans la commune de Marine Le Pen, et les affaires à répétition subies par la commune[1].

Steeve Briois est élu maire le 30 mars, lors de la première réunion du nouveau conseil municipal.

Député européen[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014, il est élu député dans la circonscription nord-ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Qui est Steeve Briois, le maire FN d'Hénin-Beaumont », sur http://www.directmatin.fr/, Direct Matin,‎ 24 mars 2014
  2. Jacques Trentesaux, « Municipales à Hénin-Beaumont: la garde rapprochée de Marine Le Pen », sur L'EXPRESS.fr,‎ 2 novembre 2011 (consulté le 26 mars 2014)
  3. Élections municipales de 2008 - Ville d'Hénin-Beaumont, ministère de l'intérieur, consulté le 2 avril 2014
  4. « Hénin-Beaumont : le FN obtient 39,34 % des voix au premier tour », Le Monde, 28 juin 2009
  5. « L'UMP et le PS appellent à faire barrage au FN à Hénin-Beaumont », Le Monde, 29 juin 2009
  6. « Hénin-Beaumont : victoire de la gauche », Le Figaro, 5 juillet 2009
  7. « "Un petit goût de victoire" malgré la défaite, pour Marine Le Pen », Le Monde, 6 juillet 2009
  8. « SteevE Briois agressé mardi à Hénin-Beaumont », sur 20minutes.fr,‎ 2 décembre 2010 (consulté le 26 mars 2014)
  9. Présentation de l’équipe de campagne présidentielle sur le site de campagne marinelepen2012.fr.
  10. Deux cadres du FN font interdire un livre pour "atteinte à la vie privée", metronews.fr, consulté le 25 mars 2014
  11. A Hénin-Beaumont Steeve Briois symbole de la poussée du FN, lefigaro.fr, consulté le 25 mars 2014
  12. La justice interdit un livre sur le FN mais autorise l'outing de politiques "de premier plan", huffingtonpost.fr, consulté le 25 mars 2014
  13. a et b « Résultats du 1er tour pour la commune d'Hénin-Beaumont », sur http://elections.interieur.gouv.fr/, Ministère de l'Intérieur
  14. « Municipales 2014 : ces villes où le FN arrive en tête », Le Figaro,‎ 23 mars 2014
  15. Laure Equy et Dominique Albertini, « Municipales : le FN à la fête et le PS à la peine », sur http://www.liberation.fr/, Libération,‎ 23 mars 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]

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