Équitation aux Jeux olympiques

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Équitation aux Jeux olympiques

alt=Description de l'image Equestrian pictogram.svg. Description de l'image Olympic rings.svg.
Généralités
1re apparition Paris, 1900
Organisateur(s) CIO
Éditions 24e en 2012
Périodicité Tous les 4 ans
Disciplines Saut d'obstaclesDressageConcours complet (6 épreuves au total en 2012)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition à venir voir :
Équitation aux Jeux olympiques d'été de 2016

L'équitation est inscrite au programme olympique depuis les Jeux olympiques de 1900 à Paris avec trois épreuves de sauts. Depuis 1912, ce sport a toujours été présent lors des Jeux olympiques. Cette année-là, les épreuves de dressage et de concours complet font leur apparition pour la première fois, celles de voltige ne furent disputées que lors des seuls Jeux de 1920.

Jusqu'en Jeux de 1952, seuls les cavaliers masculins étaient autorisés à participer aux compétitions. Aujourd'hui, la particularité de ce sport réside dans la mixité des cavaliers dans chaque épreuve.

L'équitation et le Pentathlon moderne sont les deux seuls sports olympiques où concourent des animaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jeux antiques[modifier | modifier le code]

Sur un fond beige, deux cavaliers de profil, imprimés sur calque noir, se livrent à une course effrénée; le cavalier en tête brandit une cravache alors que le second a déjà posé sa badine sur le flan de son cheval; les deux chevaux galopent la tête haute.
Course de chevaux à cru telle qu'elle est pratiquée aux jeux antiques.

La présence de disciplines équestres aux jeux olympiques remonte à l’antiquité. C’est lors de la 25e Olympiade en 680 av. J.-C. que la course de char à quatre chevaux a été introduite aux jeux, ouvrant ensuite la voix à d’autres types de courses. Les courses de chevaux se déclinent en effet en plusieurs types d’épreuves qui sont fonction de l’âge des chevaux mais également de celles des meneurs. Les épreuves sont également variées : course de char à quatre chevaux, à deux chevaux, course de mules attelées, courses à cru au trot et au galop[1].

Le tethrippon est une course à quatre chevaux spectaculaire où les quadriges doivent effectuer douze fois le tour des bornes, ce qui représente près de 14 km. L'apene est une course originale à deux mules dans lequel le bige réalise 7 km avec un cocher assis. Ce type de course ne se s'est déroulé qu'entre 500 et 444 av. J.-C.. Réputées dangereuses, peu de participants s'y risquent. Elles sont alors remplacées en 408 av. J.-C. par la synoris, qui est une course de char à deux chevaux. Dans les courses montées, le keles est destiné aux tout jeunes jockeys qui doivent réaliser le plus rapidement possible une seule fois le tour de la borne. La kalpè s'effectue au trot et est réservée aux juments. La particularité de l'épreuve se situe dans le fait que le cavalier doit descendre de sa monture peu avant l'arrivée et parcourir les derniers mètres à pieds en tenant le cheval par les rênes[1],[2].

Jeux olympiques de 1900[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc représentant un cavalier en uniforme militaire sautant une barrière entourée de fanions; on remarque sa position très assise au-dessus de l'obstacle.
Cavalier franchissant une barrière sur l'épreuve de saut d'obstacles.

Le cheval fait son apparition aux jeux de 1900 avec une compétition de polo, considéré par le CIO comme séparé des autres sports équestres, et le concours hippique. Les Jeux de 1900 se déroulant dans le cadre des Concours Internationaux d'Exercices physiques et de Sports associés à l'Exposition universelle de 1900[3], le programme désiré par le comité préparatoire des concours hippiques est des plus ambitieux. Après des propositions de carroussels, de fantasia et de compétition d'attelage, le concours se résume finalement à cinq épreuves : une épreuve de saut d'obstacles, une épreuve de saut en largeur, une épreuve de saut en hauteur, un concours de cheval de selle et un concours d'attelage à quatre. Le programme se partage donc entre épreuves sportives et concours de modèles et allures. Ces derniers sont à l'époque très prisés et sérieusement dotés. Le concours consiste en un défilé de chevaux et de voitures soumis à la notation d'un jury. C'est l'occasion pour les propriétaires de défiler en grande tenue et de faire admirer leurs animaux, pour le plus grand plaisir des spectateurs. L’épreuve de sauts d’obstacles se déroule quant à elle sur un parcours de 850 m composé de 22 obstacles. Les difficultés rencontrées sont un double, un triple et une « banquette irlandaise[Note 1] » inédite en compétition. Le saut en largeur consiste à franchir une rivière sans toucher le ruban rouge déposé de l’autre côté de l’obstacle et à mesurer la longueur du saut. Le saut en hauteur, activité familière à l’époque, clôture les épreuves sportives[4]. C’est l’unique fois dans l’histoire des jeux où des épreuves de saut en largeur et de saut en hauteur ont lieu[4],[5].

Jeux olympiques de 1912[modifier | modifier le code]

Après l’édition de 1900, il faut attendre les Jeux olympiques d'été de 1912 pour voir réapparaître les sports équestres parmi les épreuves présentes aux jeux. C’est lors de ces jeux que les trois disciplines du dressage, du saut d’obstacles et du complet deviennent épreuves olympiques[6].

Jeux de l’entre-deux-guerres (1920-1936)[modifier | modifier le code]

Henryk Leliwa-Roycewicz sur son cheval Arlekin III, médaille d'argent par équipe en concours complet d'équitation en 1936.

Sur la période de l’entre-deux-guerres, soit les cinq éditions des jeux comprises entre 1920 et 1936, les sports équestres se caractérisent par l’omniprésence des cavaliers militaires sur les différentes épreuves. L’équitation sportive est en effet une pratique militaire exclusivement masculine qui permet dans une époque de motorisation de la cavalerie, d’offrir un nouveau débouché aux officiers et aux chevaux[7].

Jeux de l’après-guerre (1948-1952)[modifier | modifier le code]

Les jeux de l’après-guerre marquent un tournant dans l’évolution des sports équestres.

Les jeux de 1948 sont encore très marqués par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale. Au niveau des chevaux, cela se traduit par une baisse importante de la qualité des animaux concurrents, un très grand nombre de chevaux de selle ayant disparu dans le conflit mondial[8]. La France et l'Allemagne sont particulièrement touchées. L'exemple des chevaux trakehners est ainsi particulièrement représentative. Alors que la race a vu trois de ses représentants obtenir une médaille d'or aux jeux de 1936, la plupart des chevaux trakehners a été déportée en Russie[8] et seuls un millier de specimens, soit moins de 5 % du nombre total, ont réussi à trouver refuge à l'ouest[9]. Dans la discipline du dressage, on voit ainsi apparaître sur les rectangles des chevaux lourds et puissants, au modèle très différent de leur prédécesseurs, mais dont le style s'impose rapidement, générant par là-même un nouveau mode de jugement[8].

Les jeux de 1952 officialisent la nouvelle orientation qu’ont prise les sports équestres. Ces jeux marquent en effet l’ouverture de la discipline aux civils mais également aux femmes. Ces deux principaux changement dans les règles d’accessibilité aux jeux olympiques n’est en fait que la traduction de l’évolution des sports équestres débutée dès les années 1920-1930 avec la démilitarisation de la discipline et l’augmentation progressive de la pratique par les civils, hommes comme femmes[7].

Domination de certaines nations (1956-1996)[modifier | modifier le code]

Cette longue période de quarante années, correspondant à onze éditions des jeux, se caractérise par la domination de certaines nations dans le domaine des sports équestres. En saut d'obstacles, plusieurs pays médaillés lors des précédentes éditions des jeux n'apparaissent plus du tout au tableau d'honneur. C'est ainsi le cas de la Tchécoslovaquie, du Japon, de la Pologne et du Mexique. Lors de jeux de 1956 et de 1960, l'Italie domine nettement la discipline. Elle fait ensuite place à l'Allemagne, très régulièrement sur les podiums sur près de quarante ans, devant les États-Unis et la France. En concours complet, la Suède et les Pays-Bas cèdent la place aux pays anglo-saxons, les États-Unis tout d'abord mais également la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui se partagent successivement les premières marches du podium. En dressage, enfin, l'Allemagne tient le haut de l'affiche après les années de domination de la discipline par le Suède jusqu'en 1956. A partir de 1992, les Pays-Bas s'annoncent cependant comme de vrais challengers[10].

Mondialisation des sports équestres (2000-2012)[modifier | modifier le code]

Le chinois Alex Hua Tian en concours complet lors des jeux de 2008.

A partir des années 2000, une nouvelle donne semble se profiler dans la participation et les classements des disciplines équestres aux jeux olympiques.

Il s’agit premièrement de l’arrivée de nouvelles nations qui se lancent dans la pratique des disciplines équestres à un niveau olympique. C'est par exemple le cas de la Chine, qui a l'approche des jeux de 2008 s'est donnée les moyens de participer à l'échéance avec des entraineurs renommés, des stages appropriés et également d'un fond d'investissement pour permettre l'achat de chevaux de ce niveau[11]. Ces nouveaux cavaliers bousculent également progressivement les classements. Ainsi aux jeux de 2000 à Sydney, la médaille de bronze en saut d'obstacles a été remportée en individuel par un cavalier de l'Arabie saoudite, Khaled Al-Eid[10].

Le second phénomène s’observe au niveau des classements nationaux par discipline. Il n’existe plus d’ordre préétabli avec des nations dominant certaines disciplines.

Disciplines[modifier | modifier le code]

L’équitation aux Jeux olympiques est représentée dans trois disciplines équestres disputées à titre individuel et par équipes : le saut d'obstacles, le dressage, et le concours complet.

La demande de faire entrer de nouvelles disciplines équestres aux jeux olympiques est régulièrement examinée par le Comité international olympique; le reining et l'endurance en sont des exemples. Mais dans un contexte de réduction du nombre d'épreuves, la question du maintien des trois disciplines existantes se pose avant tout. Les sports trop couteux et peu médiatiques sont en effet visés. En 2002, le CIO a d'ailleurs proposé de supprimer le concours complet des épreuves olympiques. La discipline est parvenue à se sauver mais les impératifs économiques peuvent revenir menacer les trois disciplines[12].

Saut d’obstacles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saut d’obstacles.

Le saut d’obstacles consiste, comme son nom l’indique, au franchissement de plusieurs obstacles mobiles dans un ordre préétabli et ce le plus rapidement possible. Les barres renversées, les refus et le temps minimum dépassé constituent autant de pénalités affectant le résultat du couple[13].

Dressage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dressage (discipline olympique).

La discipline du dressage consiste à éprouver le couple cavalier-cheval dans l’exécution enchainée de plusieurs mouvements et ainsi mettre en évidence d’un côté la légèreté et la soumission du cheval et de l’autre la parfaite maitrise du cavalier. L’ensemble des mouvements constitue une « reprise » qui s’exécute sur une carrière délimitée de 60 m par 20 m, nommé « rectangle », sur laquelle des lettres ont été disposées afin de servir de repères[14].

Concours complet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Concours complet d’équitation.

Le concours complet est une discipline composée de trois épreuves bien distinctes qui combinent plusieurs disciplines : le dressage, le cross et le saut d’obstacles. Cette pluralité de disciplines nécessite de fait un cavalier et un cheval très polyvalents[15].

Tableau des différentes disciplines équestres présentes aux jeux olympiques modernes[modifier | modifier le code]

Épreuves 96 00 04 08 12 20 24 28 32 36 48 52 56 60 64 68 72 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12

Total

Saut d'obstacles individuel 24
Saut d'obstacles par équipes 23
Dressage individuel 23
Dressage par équipes 19
Concours complet individuel 23
Concours complet par équipes 23
Voltige individuelle 1
Voltige par équipes 1
Saut en hauteur 1
Saut en longueur 1
Total 0 3 0 0 5 7 5 6 6 6 6 6 6 5 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 6 139

Sites[modifier | modifier le code]

Par deux fois, les épreuves équestres se sont tenues dans un autre lieu que le reste des Jeux. La première fois durant les Jeux de 1956 à Melbourne, en raison des lois australiennes de quarantaine les épreuves sont annulées. Lors d'une réunion du comité olympique, il est décidé d'organiser plusieurs mois avant les Jeux de Melbourne, des épreuves olympiques équestres spéciales à Stockholm avec leurs propre cérémonie d'ouverture et de clôture[16]. Cela explique que la Suisse, bien qu'elle ait officiellement boycottée ces Jeux en raison de l'invasion de la Hongrie par l'URSS, réussit tout de même à remporter une médaille due à sa participation aux épreuves équestres plusieurs mois avant[16],[17]. La seconde fois, les épreuves équestres des jeux olympiques de 2008 ont eu lieu à Hong Kong au lieu de Pékin. La décision a été prise, en 2005, lorsqu'un groupe international de vétérinaires refuse de certifier la capitale chinoise comme exempt de maladies équines. Une fois la compétition terminée, cela aurait obligé une longue quarantaine pour les chevaux lors du retour dans leur pays d'origine. Hong Kong était un cadre idéal puisque disposant d'installations de qualité tel qu'une clinique vétérinaire équine et l'un des rares laboratoires anti-dopage du monde[18]

Épreuves[modifier | modifier le code]

L'équitation est le seul sport olympique où les animaux sont en compétition avec les humains, mais aussi l'un des rares sports dans lesquels les deux sexes s’affrontent[19], les autres étant certaines épreuves de voile et le double mixte du badminton[20],[21]. Les règles pour les trois disciplines équestres sont édictées par Fédération Équestre Internationale[22].

Saut d’obstacles[modifier | modifier le code]

La compétition se déroule sur quatre jours avec quatre parcours différents, alternant les qualifications pour le classement individuel et le classement par équipe. Le premier jour compte ainsi pour la médaille individuelle, les jours deux et trois pour les deux classements individuels et par équipe, et le quatrième jour est la finale pour la compétition individuelle. Une équipe est constituée d’un maximum de quatre couples. Le classement par équipe est constitué par l’addition des scores des trois meilleurs couples par pays. Le classement individuel s’établit lors du quatrième jour en deux rounds. Le second round n’est accessible qu’aux vingt premières places du premier round. Les médailles sont distribuées par l’addition des pénalités des deux épreuves avec la possibilité d’un « barrage » chronométré pour départager des ex-æquos[22].

Dressage[modifier | modifier le code]

Le dressage se divise en trois épreuves constituées de trois différentes reprises : le Grand Prix, le Grand Prix Spécial et le Grand Prix Libre en musique. Les deux premières épreuves permettent d’établir le classement par équipe où les trois meilleurs scores sont additionnés ; l’équipe étant composée d’un maximum de quatre cavaliers. Le classement individuel est établi sur le résultat seul de la Reprise Libre en musique où seuls les 18 meilleurs couples peuvent participer[22].

Concours complet[modifier | modifier le code]

La compétition se déroule sur trois jours consécutifs dans l’ordre suivant : dressage, cross et saut d’obstacles. Pour constituer une équipe, un pays doit pouvoir aligner un minimum de trois couples qualifiés et un maximum de cinq couples, où seuls les trois meilleurs scores seront retenus. Le classement par équipe s’obtient par l’issu des trois jours en additionnant les pénalités des trois meilleurs couples par nation. Le titre individuel est décerné à l’issu d’un second tour de saut d’obstacles réalisé par les 25 meilleurs couples[22].

Nations présentes[modifier | modifier le code]

Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Drapeau de l'Allemagne Allemagne 21 10 11 42
2 Drapeau de la Suède Suède 17 10 14 41
3 Drapeau de la France France 12 12 11 35
4 Allemagne de l'Ouest Allemagne de l’Ouest 11 5 9 25
5 Drapeau des États-Unis États-Unis 11 20 18 49
6 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 10 10 2 22
7 Drapeau de l'Italie Italie 7 9 7 23
8 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 6 9 12 27
9 Drapeau de l'URSS Union soviétique 6 5 4 15
10 Drapeau de l'Allemagne de l'Est Allemagne de l'Est 5 5 4 14
11 Drapeau de l'Australie Australie 5 3 2 10
12 Drapeau de la Suisse Suisse 4 10 8 22
13 Drapeau de la Belgique Belgique 4 2 6 12
14 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4 2 4 10
15 Drapeau du Mexique Mexique 2 1 4 7
16 Drapeau du Canada Canada 2 2 2 6
17 Drapeau de la Pologne Pologne 1 3 2 6
18 Drapeau de l'Espagne Espagne 1 2 1 4
19 Drapeau de l'Autriche Autriche 1 1 1 3
20 Drapeau du Brésil Brésil 1 0 2 3
21 Drapeau du Japon Japon 1 0 0 1
Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 1 0 0 1
23 Drapeau du Danemark Danemark 0 4 2 6
24 Drapeau de la Suisse Suisse 0 2 0 2
25 Roumanie Roumanie 0 1 1 2
26 Drapeau de l’Argentine Argentine 0 1 0 1
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 0 1 0 1
Drapeau de la Norvège Norvège 0 1 0 1
29 Drapeau du Portugal Portugal 0 0 3 3
30 Drapeau de la Hongrie Hongrie 0 0 1 1
Flag of Saudi Arabia.svg Arabie saoudite 0 0 1 1
Total 127 125 126 378

Légendes olympiques[modifier | modifier le code]

La très grande majorité des cavaliers ne font qu’une participation aux jeux olympiques dans leur carrière[23], mais l’équitation étant un sport pouvant se pratiquer à haut niveau quelque soit l’âge[24], certains cavaliers ont multiplié leur participation aux jeux[23], devenant au fil des éditions des légendes olympiques, que ce soit en termes de parcours, de médailles ou de participation.

Les parcours de Piero et de Raimondo D'Inzeo sont ainsi notables car ils sont les premiers sportifs à avoir participé à huit jeux olympiques de 1948 à 1976. Au cours de leur carrière, ils ont également gagné six médailles olympiques chacun en saut d'obstacles, leur meilleure performance étant aux Jeux olympiques d'été de 1960, où les deux frères obtiennent les deux premières places[25]. Cette longévité est depuis battue par le canadien Ian Millar qui détient le record du plus grand nombre de participation aux jeux olympiques d’été avec dix participations en 2012[26].

Reiner Klimke (Allemagne), Isabell Werth (Allemagne) et Anky van Grunsven (Pays-Bas) sont les trois seuls athlètes à avoir gagné en tout 8 médailles[27].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La banquette irlandaise est une sorte de talus gazonné qui sert d’obstacle.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Durand, La compétition en Grèce antique: agon, généalogie, évolution, interprétation, Harmattan,‎ 1999, 209 p. (ISBN 9782738477583, lire en ligne), p. 152-155
  2. Nathalie Calvo Platero et Théo Antikas, « Les J.O. et la Grèce antique », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 18-19
  3. Patrick Clastres et Paul Dietschy, Sport, Société et culture XIXe à nos jours, Hachette Éducation,‎ 2006, 256 p. (ISBN 9782011818874, lire en ligne)
  4. a et b André Drevon, « L'équitation », dans Les Jeux olympiques oubliés : Paris 1900, CNRS éditions,‎ 2000, 218 p. (ISBN 9782271058386), p. 54-57
  5. Bryant 2008, p. 21
  6. Nathalie Faron, Le Cheval, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2002, 45 p. (ISBN 9782877471893), p. 35
  7. a et b Michaël Attali et Jean Saint-Martin, « Équestres », dans Dictionnaire culturel du sport, Armand Colin,‎ 2010, 584 p. (ISBN 9782200257095)
  8. a, b et c Michel Henriquet, « Le dressage français au fil des siècles », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 96
  9. Elwyn Hartley Edwards, « Trakehner », dans Les chevaux, Editions de Borée,‎ 2006, 272 p. (ISBN 9782844944498), p. 76-77
  10. a et b Virginie Bruneau, « Les nations qui montent... », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 35
  11. Vincent Lasseret, « Objectif Pékin », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 114
  12. Vincent Lasseret, « Un avenir à construire », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 113
  13. Julie Deutsch, Débuter l'équitation, Editions Artemis,‎ 2006, 128 p. (ISBN 9782844163400), p. 105
  14. Elwyn Hartley Edwards, « Le dressage », dans Les chevaux, Éditions de Borée,‎ 2006, 272 p. (ISBN 9782844944498), p. 70-71
  15. Julie Deutsch, Débuter l'équitation, Editions Artemis,‎ 2006, 128 p. (ISBN 9782844163400), p. 106
  16. a et b (en) Kubatko, Justin, « 1956 Stockholm Equestrian Games », Olympics at Sports-Reference.com, Sports Reference, LLC (consulté le November 11, 2009)
  17. (en) « Three countries boycott the Games in Melbourne », CBC Sports, Canadian Broadcasting Corporation,‎ August 7, 2009 (consulté le November 18, 2009)
  18. (en) Bradsher, Keith, « Haze, Humidity and Horses », The New York Times,‎ August 3, 2008 (lire en ligne)
  19. N. Mirande, « Hommes-Femmes : mode d'emploi », Cheval magazine Hors série, no 9,‎ 2004, p. 16
  20. (en) « Sailing: Inside This Sport », NBC Beijing 2008, NBC Universal (consulté le November 9, 2009)
  21. (en) « Badminton: Inside this Sport », NBC Beijing 2008, NBC Universal (consulté le November 9, 2009)
  22. a, b, c et d (en) « FEI Regulations for Equestrian Events at the Olympic Games » [PDF],‎ 25 juillet 2011 (consulté le 20 septembre 2014)
  23. a et b « Fédération équestre internationale », sur Olympic.org (consulté le 20 septembre 2014)
  24. Farid Achache et François-Damien Bourgery, « Londres 2012 : Qui sont les seniors des JO ? », sur Radio France internationale,‎ 7 août 2012
  25. (en) Bill Mallon et Jeroen Heijmans, Historical Dictionary of the Olympic Movement, Scarecrow Press,‎ 2011, 622 p. (ISBN 9780810875227, lire en ligne), p. 100
  26. (en) « Summer of champions », sur Guinness World Records (consulté le 20 septembre 2014)
  27. (en) Kubatko, Justin, « Equestrianism », Olympics at Sports-Reference.com, Sports Reference LLC (consulté le October 21, 2009)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jennifer O. Bryant, Olympic Equestrian : A Century of International Horse Sport, Eclipse Press,‎ 2008, 270 p. (ISBN 9781581501797)