Panama
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République du Panama[1]
República de Panamá
Drapeau du Panama. |
Armoiries du Panama. |
| Devise nationale | Pro Mundi Beneficio (Pour le bénéfice du monde) |
|---|---|
| Hymne national | Hymne de l’isthme |
| Forme de l'État | République |
|---|---|
| Président | Ricardo Martinelli |
| Langues officielles | Espagnol |
| Capitale | Panama
|
| Plus grande ville | Panama |
|---|---|
| Superficie totale | 75 420 km2 (classé 115e) |
| Superficie en eau | 2,9 % |
| Fuseau horaire | UTC - 5 |
| Indépendance | De la Colombie |
|---|---|
| Déclarée | 3 novembre 1903 |
| Gentilé | Panaméen, Panaméenne |
|---|---|
| Population totale (2011) | 3 460 462[2] hab. (classé 131e) |
| Densité | 46 hab./km2 |
| PIB nominal (2011) | 30,6 milliards de USD[2] (71e) |
|---|---|
| PIB (PPA) (2011) | 50,25 milliards de USD[2] (85e) |
| IDH (2011) | |
| Monnaie | Balboa (PAB) |
| Code ISO 3166-1 | PAN, PA |
|---|---|
| Domaine Internet | .pa |
| Indicatif téléphonique | +507 |
Le Panama, officiellement la République du Panama[1] (en espagnol : Panamá et República de Panamá), est un pays de 75 640 km2 situé à l’extrémité sud de l’Amérique centrale, sur l’isthme de Panama. Il est limitrophe du Costa Rica et de la Colombie, dont il faisait autrefois partie. Le pays est peuplé de 3 460 462 habitants en 2011.
Le canal du même nom, canal de Panama autrefois américain, est aujourd'hui une source majeure de financement pour l'État panaméen. Une des spécificités du pays au niveau politique est qu'il ait renoncé à avoir une armée puissante[4] au profit de la protection de son environnement ; c'est aussi le pays dont la plus grande proportion est protégée par des parcs naturels nationaux.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Prise de Panama (1671) Les fortifications et le nombre de défenseurs de la ville sont plus nombreux que les troupes pirates. Ce désavantage n’empêcha pas l’équipage de s’emparer de la ville et de piller les ressources de celle-ci. Le butin de Morgan se serait élevé à plus de 120 000 euros. La ville mise à feu et à sang par les flibustiers obligea les Espagnols et les survivants de cette ville à s’établir quelques milles plus loin. À la fin de la prise de Panama, Henry Morgan déserte son équipage avec une majeure partie du butin[5].
Dès le début du XVIe siècle, l’isthme fut colonisé par l’empire espagnol qui y ouvrit de grandes routes marchandes pour l’or et l’argent du Pérou. Par conséquent, cet emplacement était très bien gardé et fortifié contre les possibles attaques des flibustiers, pirates et autres menaces d'envergure. l'Espagne et l'Angleterre n'avaient pas une bonne relation puisque l'Espagne avait une majeure partie du Nouveau Monde les empires européens comme l'Angleterre voulaient prendre des territoires espagnols. C'est pour cela que les deux empires ont fait un traité afin de réduire considérablement les hostilités dans leurs colonies du Nouveau Monde. Ce traité se nomme : Le traité de Madrid (1670) ou le traité de Godolphin. Comprise dans la vice-royauté du Pérou puis rattachée à celle de Nouvelle-Grenade, la région fit partie de la Grande Colombie après la séparation de l’Espagne en 1821[6].
Un groupe d’indépendantistes discrètement soutenus par les États-Unis déclara l’indépendance du Panama de la Colombie le 3 novembre 1903 et la souveraineté des États-Unis sur le canal de Panama (dont la construction fut commencée en 1881 sous l’impulsion de Ferdinand de Lesseps et qui fut inauguré en 1914), par un accord à perpétuité signé la même année.
Cette construction donna lieu, en France, à un scandale politico-financier.
De nombreux troubles sociaux et politiques agitèrent cette république qui connut des régimes plus ou moins autoritaires.
Le général Omar Torrijos renégocia en 1978 l’accord sur la zone du canal (Traités de Torrijos-Carter). À sa mort en 1981, le général Manuel Noriega, commandant la garde nationale (qui fut à une période rémunéré par la CIA[7]), s’est mis, dans les faits, à contrôler le pouvoir en accentuant le caractère populiste, nationaliste et très anti-américain de sa politique. En juillet 1987, les États-Unis ont tenté d’obtenir l’extradition de Noriega, pour trafic de drogue, puis ont soumis le pays à des sanctions économiques. Noriega, en dépit d’une opposition civile vigoureuse, s’est maintenu au pouvoir avec l’aide du Japon intéressé par la construction d’un nouveau canal, jusqu’à l’opération Just Cause lancée en décembre 1989 par l’armée américaine pour le capturer. Il est ensuite remplacé par Guillermo Endara, son concurrent à l'élection présidentielle de 1989, que Noriega avait annulée.
La Zone du canal de Panama fut rendue au Panama le 31 décembre 1999, suite aux Traités de Torrijos-Carter. Depuis le 22 octobre 2006, les Panaméens ont décidé d’agrandir le canal, pour faire face à la hausse du trafic et rester compétitifs sur le transbordement.
Politique [modifier]
Le Panama est une république parlementaire. Le vote est accordé à tous les citoyens de plus de dix-huit ans[8]. Il n’est pas obligatoire de voter.
Le Président de la République, les membres du parlement ainsi que les vice-présidents sont élus par le suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. La dernière élection s’est déroulée le 3 mai 2009. C’est le candidat conservateur Ricardo Martinelli qui a remporté l'élection présidentielle.
Ricardo Martinelli, né le 11 mars 1952 à Panama, est un homme d'affaires et homme politique panaméen, élu président de la République le 3 mai 2009. Candidat à la présidence de la République en 2004, il termine dernier des quatre candidats, avec 5 % des votes. S'étant présenté à celle de mai 2009, il triomphe avec 61 % des voix face à Balbina Herrera (ministre de Torrijos). Membre du Parti du changement démocratique (Cambio Democrático), il a succédé à Martín Torrijos comme président du Panama le 1er juillet 2009.
Les membres du gouvernement sont nommés par le Président. Le parlement est monocaméral. Il est composé de l'Assemblée Nationale.
Pour ce qui est de l'autorité judiciaire, dix juges composent la Cour Suprême de Justice pour une période, cette fois, de dix ans. Le pouvoir législatif n’est exercé que par une seule chambre, renouvelée tous les cinq ans. Elle compte 72 sièges. La division du pays est en 9 provinces, 3 territoires (autonomes) indiens et 74 municipalités.
Provinces [modifier]
Le Panama est divisé en neuf provinces et cinq comarques (territoires autonomes indigènes).
Les neuf provinces sont : Bocas del Toro, Chiriquí, Coclé, Colón, Darién, Herrera, Los Santos, Panama et Veraguas.
Les cinq comarques sont : Emberá, Kuna de Wargandí, Kuna de Madugandí, Ngöbe-Buglé et Kuna Yala (San Blas).
Géographie [modifier]
Le Panama est un pays d’Amérique centrale, entouré par la mer des Caraïbes, l’océan Pacifique, la Colombie et le Costa Rica.
Le Panama est traversé par le canal de Panama. Ce pays a une superficie d'environ 75 420 km2[2], ce qui est comparable à un peu moins du dixième de la superficie du Chili, ou bien à 0,15 fois celle de la France. Le Panama, par sa situation dans l’isthme reliant l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud, occupe une situation stratégique.
Un canal interocéanique long de 79,6 km et composé de trois jeux d’écluses (celle de Miraflores comporte deux chambres inversées, celle de Pedro Miguel se compose d’une seule chambre, celle de Gatún comporte trois chambres dénivelées), traverse le pays et permet d’aller par bateau de la mer des Caraïbes (océan Atlantique) à l’océan Pacifique et inversement, sans contourner l’Amérique du Sud par le sud du Chili. Ce canal offre un gain de temps considérable pour les transporteurs maritimes (le trajet dure de huit à dix heures).
La construction du canal a débuté en 1881. Le projet est alors une initiative française après le succès du canal de Suez. En 1888, les travaux s’arrêtent en raison des problèmes financiers de la Compagnie universelle qui exploite le canal. Ce n’est qu’en 1914, après reprise des travaux en 1904, que le canal peut ouvrir. Le premier navire à passer le canal est alors le SS Ancon.
Les États-Unis exploitèrent ensuite les droits du canal (sur dix miles) avec le traité de Panama, et ce, malgré l’indépendance du Panama signée avec la Colombie en 1903. En effet les travaux avaient repris grâce à la pression américaine qui avait aussi contribué à la révolte du Panama envers cette même Colombie.
En 1978, le Panama a repris le contrôle de la concession grâce aux multiples interventions du général au pouvoir, Omar Torrijos.
Frontières terrestres [modifier]
- 330 km avec le Costa Rica
- 225 km avec la Colombie
Économie [modifier]
Le Panama possède la plus puissante économie d'Amérique centrale. Le pays doit principalement son essor économique au Canal de Panama. La ville de Panama est le plus important centre financier d'Amérique centrale. D'autre part, la taxation y étant faible, le Panama est classé comme un paradis fiscal par d'autres pays. Le PIB par habitant, de 13 000 dollars (estimation 2010)[2], est également le plus élevé de la région. Le pourcentage du PIB consacré à l'investissement était de 26,8 %[2] du PIB en 2010. Celui consacré à l'éducation était de 3,8 %[2] en 2008 et le pourcentage du PIB consacré à la défense était de 1 %[2] du PIB dans les dépenses militaires en 2008.
Les services occupent une grande place dans l’économie du Panama. Les principales activités sont les services financiers, le commerce et le tourisme. Pour ce qui est des principaux produits du secteur primaire du Panama ils sont ; les bananes et autres fruits, le riz, le maïs, le café, le sucre de canne, le bétail, les légumes, le bois de construction et les crevettes. Ce pays contient des ressources naturelles limitées telles que le cuivre et l’or. Chaque année, il y a 1 050,6 milliers de tonnes de bananes produites au Panama. En 2008, 29,96 % des terres du Panama constituent des terres arables agricoles. Puis, 7,36 % des terres panaméennes sont des terres arables. Tandis que le secteur secondaire du Panama est caractérisé par l’industrie. Les industries les plus prospères sont celles où l’on retrouve les matériaux de construction ; tel que le ciment et la fabrication de meubles, ainsi que la préparation des aliments, de produits laitiers, le raffinage du sucre, la fabrication de vêtements, les produits pétroliers, les produits chimiques, les papiers et tout autre produit de papier puis l’impression. La restitution de la zone du canal, contrôlée par les États-Unis jusqu’en 1999, a encouragé le lancement de nouveaux projets. Panama fait partie des pavillons de complaisance.
Le 22 octobre 2006, les Panaméens ont décidé par référendum de rester compétitifs dans le trafic de marchandises. D’après l’ACP (organisme qui gère le canal) les retombées économiques générées seront énormes. Cet agrandissement à un jeu de trois écluses s’imposait car le trafic de conteneurs est en constante augmentation, de plus les deux canaux ne pouvaient plus absorber le flux incessant de navires. Cet élargissement va permettre aux bateaux à fort tirant d’eau et à grand tonnage de ne plus faire de détour et donc de gagner du temps, cet élargissement permettra un gain de temps énorme, ce qui permettra d’engranger plus de profit. Du côté panaméen, cela va engendrer la création de près de quarante mille emplois directs et indirects et permettre à la population de ce pays, dont 40 % vit sous le seuil de pauvreté, de profiter de la manne économique. Cela peut aussi influer sur la région où les investisseurs pourront trouver des conditions avantageuses à leur installation, de trouver des taux d’impositions faibles et pourquoi pas profiter d’une zone franche comme on en trouve à la frontière sud des États-Unis. De plus, un troisième élargissement est déjà prévu pour faire face à la hausse du trafic et pour rester compétitif.
La monnaie est le balboa. Seules les pièces circulent, la monnaie papier est le dollar des États-Unis.
En 2011, la part des principaux secteurs d’activités dans le PIB est de :
- secteur agricole : 4,3 % du PIB ;
- secteur industriel : 16,6 % du PIB ;
- secteur des services : 79,1 % du PIB[2].
Les principales productions du Panama sont (agriculture) : bananes, riz, maïs, café, sucre de canne, légumes ; animaux de ferme ; crevettes[9]
Les principaux partenaires du Panama pour ce qui est des exportations sont : États-Unis 45,9 %, Suède 8,1 %, Benelux 5,3 %, Costa Rica 5,1 %[9]
Démographie [modifier]
Le pays compte 3 410 676 habitants en 2010 dont environ 850 000 habitent la capitale même.
En 2010, le taux de croissance annuelle était de 1,463 %[2], le taux de natalité était de 19,17 pour 1 000 habitants et le taux de mortalité était de 4,62 décès pour 1 000 habitants[2].
Origines des populations :
- noirs plus communément appelés "Congos" originaires d'Afrique ;
- indigènes, indiens ;
- blancs, anciens colons, originaires d'Espagne.
Les premiers et derniers se sont beaucoup mélangés et ont contribué au métissage de la population, alors que les deuxièmes ne se mélangent pas ou très rarement.
Culture [modifier]
L’espagnol est l'unique langue officielle du pays, legs de la colonisation espagnole, mais une partie importante de la population maîtrise également l’anglais, du fait des liens très étroits, tant politiques qu'économiques, entretenus avec les États-Unis. Les Espagnols ont converti les indigènes et les esclaves africains et leurs descendants au catholicisme, aujourd’hui encore très présent. Cependant des restes de religion indigène ou africaine existent toujours. Le Panama compte de nombreuses danses d’origine africaine.
Les Panaméens font une semaine de carnaval qui se termine la veille du mercredi des Cendres premier jour de carême.
Divers [modifier]
Le Panama a pour codes :
- MP, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- .pa, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
- PA selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- PA selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- PAN, selon la liste des codes pays du CIO
- PAN, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, alpha-3
- PAN, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays),
- PM selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
Notes et références [modifier]
- La graphie du nom du pays varie en français : on trouve aussi les noms Panamá et République du Panamá, mais aussi République de Panamá (Robert des noms propres).
- (en) CIA World Factbook
- (en) Statistiques du PNUD
- Congreso Decide Abolir Ejército En Panamá
- Guttman, Robert [s.d.]. « Henry Morgan: The Pirate Who Invaded Panama in 1671 », dans Military History magazine, http://www.historynet.com/henry-morgan-the-pirate-who-invaded-panama-in-1671.htm (consulter le 18 septembre)
- Université de Laval [s.d]. Panama http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/panama.htm (consulté le 18 septembre)
- Larry Collins, Les Aigles Noirs, Robert Laffont, 1993, 505 p. (ISBN 2-221-06833-5)
- Constitution de la République du Panamà, Titre IV Droits politiques, Chapitre I De la citoyenneté, Article 131, Sont citoyens de la République tous les Panaméens de plus de dix-huit ans sans distinction de sexe
- http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=PAN
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Garibay, David, Médina-Nicolas, Lucile, Vieillard-Baron, Alain, [s.d.]. « PANAMÁ », dans Universalis, http://www.universalis-edu.com.proxy.cegepat.qc.ca/encyclopedie/panama/ (consulter le 18 septembre)
- Guttman, Robert [s.d.]. « Henry Morgan: The Pirate Who Invaded Panama in 1671 », dans Military History magazine, http://www.historynet.com/henry-morgan-the-pirate-who-invaded-panama-in-1671.htm (consulter le 18 septembre)
- Larousse [s.d.]. « Panamá », dans l’encyclopédie du Petit Larousse, www.larousse.fr/encyclopedie/pays/Panamá/136914 (consulter le 18 septembre)
- Tugault, Frédérique (1986). « Le Panamá », dans Repère, http://repere2.sdm.qc.ca/ipac20/ipac.jsp?session=13FG9Y7777550.42412&profile=main--2frc&source=~!horizon&view=subscriptionsummary&uri=full=3100025~!75315~!2&ri=12&aspect=subtab45&menu=search&ipp=20&spp=20&staffonly=&term=Panam%C3%83%C2%A1+--+Histoire.&index=PSUBJ&uindex=&aspect=subtab45&menu=search&ri=12 (consulter le 18 septembre)
- Mellander, Gustavo A., The United States in Panamanian Politics:The Intriguing Formative Years. Danville, Ill.: Interstate Publishers, 1971, OCLC 138568
- Mellander, Gustavo A.; Nelly Maldonado Mellander (1999). Charles Edward Magoon: The Panama Years. Río Piedras, Puerto Rico: Editorial Plaza Mayor. ISBN 1-56328-155-4. OCLC 42970390.
- François Trotet, Le Panama Paris, Éditions Karthala, 1991. 189 p.
- Interex, Présentation : Panama, En ligne, consultée le 5 janvier 2011
- Université de Laval [s.d]. Panama http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/panama.htm (consulté le 18 septembre)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (es) Site officiel de la Présidence du Panama
- (fr) (en) (pt) (es) Site officiel touristique du Panama
- (es) (fr) Site de l'ambassade du Panama en France
- (es) Emisoras de radio de Panamá