Rocinha

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22° 59′ 19″ S 43° 14′ 48″ O / -22.98861, -43.24667

La favela Rocinha, à Rio de Janeiro en 2010.

Rocinha est la plus grosse favela de la ville de Rio de Janeiro. Elle s'étend sur 143,72 ha. En 2010, selon le recensement réalisé par l'IBGE, la favela accueillait 69 356 habitants dans 24 543 logements[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Elle se situe entre les quartiers aisés de São Conrado et Gávea. Le revenu moyen des habitants est inférieur à 690 reais par mois[2].

Comme souvent dans ces quartiers défavorisés, elle était en proie à des luttes entre gangs de trafiquants (Amigos Dos Amigos ou Comando Vermelho) pour pouvoir prendre le contrôle de la favela. Cependant, suite à une importante opération policière et militaire survenue le 13 novembre 2011, la favela a été pacifiée et les trafiquants en ont été expulsés. Il a depuis été installé une UPP (Unité de Police Pacificatrice), censée empêcher le retour des trafiquants ou encore l'installation d'une milice. Elle marque également surtout le retour de l'État et des services publics dans un lieu auparavant totalement abandonné par les pouvoirs publics.

Tio Lino a l'âme d'un sauveteur. Après avoir veillé sur les baigneurs de Copacabana, l'ancien maître-nageur s'occupe désormais des jeunes de la Rocinha. Dans cette « ville dans la ville » gangrenée par le trafic de cocaïne, son association « Mundo da arte » incite les adolescents à rêver d'un autre futur, à travers la pratique de la sculpture, du théâtre, de la capoeira... En 2012, « Mundo da arte » donne une chance à 150 jeunes. Toute la semaine, Tio Lino les accueille après les cours, pourvu qu'ils tournent le dos aux trafics[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://portalgeo.rio.rj.gov.br/bairroscariocas/index_bairro.htm
  2. Francisco Alves Filho et Eliane Lobato, « Rio paralysé par la guerre des favelas », dans Courrier international n° 703 du 22-04-2004, [lire en ligne]
  3. GEO N°404 d'octobre 2012 p.24