Conservatisme

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie).

Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s'oppose au progressisme ainsi qu'au courant réactionnaire, en ce que les conservateurs tendent à rester au statu quo politique, bien qu'ils puissent accepter les réformes, alors que les réactionnaires prônent l'immobilisme total, voire le retour aux valeurs d'antan[réf. nécessaire]. Les cultures ayant chacune des valeurs différentes, les conservateurs selon leur culture ont des buts différents. Mais tous les conservateurs promeuvent la défense (statu quo) ou le retour à des valeurs établies (statu quo ante). Pour Michael Freeden, le conservatisme croit seulement en un changement limité de ce qui est naturel ou organique ; aussi, pour lui, l'ordre social est indépendant de la volonté humaine[1].

Le terme vient de « conserver » ; du latin conservare, « maintenir, observer (une loi, une coutume) » composé de servare « préserver, garder ». Bien que ce ne soit pas une idéologie en soi, le conservatisme est une philosophie politique dont les idées à défendre[Quoi ?] sont en grande partie liées à leur contexte d'existence. Il est défini en partie par l'accent mis sur la tradition comme source de sagesse, bien au-delà de ce qui peut être démontré ou explicitement établi. Il se fonde sur la conservation d'un ordre préétabli, selon les conventions, chacun à sa place.

Développement de la pensée[modifier | modifier le code]

Le conservatisme n'a pas produit ni ne tend à produire des traités de système comme le Léviathan de Thomas Hobbes ou le Two Treatises of Government de John Locke. À cause de cela, ce que veut dire « être conservateur » a souvent été l'objet d'un débat, embourbé par l'association de nombreux (et souvent antinomiques) partis politiques et idéologies. L'érudit R. J. White déclara ainsi :

« Mettre le conservatisme en bouteille et l'étiqueter est comme essayer de liquéfier l'atmosphère… La difficulté vient de la nature de la chose. Le conservatisme est moins une doctrine politique qu'une habitude de l'esprit, une manière de ressentir, un mode de vie. »[2]

Bien que la pensée politique, depuis ses tout débuts, contienne de nombreux traits que l'on pourrait qualifier rétrospectivement de conservateurs, ce n'est qu'au siècle des Lumières, en particulier dans les réactions aux évènements entourant la Révolution française de 1789, que le conservatisme commença à se révéler comme une attitude distincte ou une manière de penser. Beaucoup suggèrent une naissance plus précoce d'une disposition conservatrice, dans les suites de la Réforme, spécialement dans les œuvres du théologien anglican Richard Hooker promouvant la modération dans l'équilibre politique des intérêts vers les buts d'harmonie sociale et de bien commun. Mais ce n'est qu'à partir de la polémique d'Edmund Burke — Réflexions sur la Révolution de France — que le conservatisme gagna une réelle influence.

Edmund Burke (1729-1797)

L'homme d'État anglo-irlandais Edmund Burke, qui combattit avec tant de rage la Révolution française, sympathisa d'abord avec certaines revendications de la Révolution américaine. Cette tradition conservatrice classique insiste souvent sur le fait que le conservatisme n'a pas d'idéologie, dans le sens d'un programme utopique. Burke développa ses idées en réaction à l'idée « des Lumières » d'une société guidée par une raison abstraite. Même s'il n'a pas utilisé le terme, il anticipa la critique du modernisme, qui fut pour la première fois utilisée à la fin du XIXe siècle par le religieux conservateur néerlandais Abraham Kuyper. Burke était en conflit avec les Lumières, et plaidait à la place pour les valeurs de la tradition.

Certains hommes, plaidait Burke, ont moins de raison que d'autres, et donc certains hommes mettraient en place de pires gouvernements que d'autres s'ils se fondaient sur la raison. Pour Burke, la mise en place d'un gouvernement ne peut s'appuyer sur des abstractions comme la « Raison », mais sur le développement historique de l'État et des autres institutions importantes de la société comme la famille ou l'Église.

« We are afraid to put men to live and trade each on his own private stock of reason, because we suspect that this stock in each man is small, and that the individuals would do better to avail themselves of the general bank and capital of nations and ages. Many of our men of speculation, instead of exploding general prejudices, employ their sagacity to discover the latent wisdom which prevails in them. If they find what they seek, and they seldom fail, they think it more wise to continue the prejudice, with the reason involved, than to cast away the coat of prejudice, and to leave nothing but naked reason; because prejudice, with its reason, has a motive to give action to that reason, and an affection which will give it permanence. »

Burke argumentait que la tradition est une base plus solide que les choses purement abstraites (comme la « Raison »). La tradition se forme avec la sagesse de plusieurs générations et les aléas du temps, alors que la « Raison » peut n'être que le masque des préférences d'un seul homme, et qu'elle représente au mieux la sagesse non testée d'une génération. Toute valeur ou institution existante qui est passée au travers de l'influence correctrice des expériences passées doit être respectée.

Cependant, les conservateurs ne rejettent pas le changement ; comme Burke l'a écrit, « Un État qui n’a pas les moyens d’effectuer des changements n’a pas les moyens de se maintenir[3] ». Cependant, ils insistent pour que le changement soit organique, plutôt que révolutionnaire : une tentative de modifier la toile complexe des interactions humaines qui forme la société humaine, dans le but de mettre en pratique une doctrine ou une théorie, court le risque de se voir passer sous la dure loi de l'effet pervers. Burke recommanda la vigilance contre la possibilité d'aléas moraux. Pour les conservateurs, la société est quelque chose d'enraciné et d'organique : tenter de l'enlever ou de la modifier pour les plans d'un quelconque idéologue, c'est s'attirer de grands désastres non prédits.

Les conservateurs prônent fortement le droit à la propriété. Carl B. Cone, dans Burke and the Nature of Politics[4], souligna que ce point de vue, exprimé comme une philosophie, servait également les intérêts des gens impliqués

« As Burke had declared… this law… encroached upon property rights… . To the eighteenth century Whig, nothing was more sacred than the rights of property, … the protest could not be entirely frank, and it masked personal interests behind lofty principles. These principles were not hypocritically pronounced, but they did not reveal the financial interests of Rockingham, Burke, and other persons who opposed the East India legislation as members of parliament, as holders of East India stock… »

Benjamin Disraeli (1804-1881)

Benjamin Disraeli, lui-même un membre du parti conservateur en Angleterre, écrivit en 1845 qu’« un gouvernement conservateur est une hypocrisie organisée[5] ». Il fit ce commentaire lorsque le parti conservateur se fut divisé en deux groupes, selon que ses membres avaient ou non profité personnellement de l'abolition des Corn Laws[6].

À la fin de la période napoléonienne, le Congrès de Vienne marqua le début d'une réaction conservatrice en Europe pour contenir les forces libérales et nationalistes relâchées par la Révolution française. Les historiens Will et Ariel Durant décrivent la philosophie conservatrice de cette époque comme « défendre la nécessité de la religion, la sagesse de la tradition, l'autorité de la famille, les avantages d'une monarchie légitime, et le besoin constant de maintenir les digues politiques, morales et économiques contre la mer toujours houleuse de l'ignorance populaire, de la cupidité, de la violence, du barbarisme et de la fertilité[7] ». Le Vicomte Louis de Bonald détermina les principes du conservatisme français dans la Théorie du pouvoir politique et religieux en 1796 : « monarchie absolue, aristocratie héréditaire, autorité patriarcale dans la famille, et la souveraineté morale et religieuse des papes sur tous les rois de la Chrétienté[8]. » Avec Louis de Bonald, Joseph de Maistre fut le porte-parole le plus influent du conservatisme contre-révolutionnaire, avec une emphase sur la monarchie comme sauvegarde de l'ordre dans la société ; le mouvement légitimiste est l'incarnation politique de cette pensée conservatrice de l'époque.

Aspects du conservatisme[modifier | modifier le code]

Comme toute philosophie politique, le conservatisme s'intéresse non seulement au fonctionnement des institutions politiques mais également à tous les autres aspects de la vie humaine.

Aspects culturel et social[modifier | modifier le code]

Le conservatisme culturel est une philosophie qui encourage la préservation de l'héritage d'une nation ou d'une culture. La culture en question peut être aussi large que la culture occidentale ou la civilisation chinoise ou être restreinte comme celle du Tibet. Les conservateurs culturels essayent d'adapter des normes transmises par le passé. Les normes peuvent être romantiques, comme les mouvements contre le système métrique qui demandent la sauvegarde du système de poids et de mesures au Royaume-Uni ou au Canada. Elles peuvent être institutionnelles : en Occident, cela inclut aussi bien la chevalerie et le féodalisme que le capitalisme, la laïcité et l'État de droit.

Selon une branche du conservatisme culturel appelée conservatisme social, les normes peuvent être également morales. Par exemple dans certaines cultures, des pratiques telles que l'homosexualité sont jugées mauvaises. Dans d'autres cultures, les femmes qui montrent leur visage ou leurs membres en public sont considérées comme immorales, et les conservateurs dans ces cultures soutiennent souvent des lois interdisant de telles pratiques. D'autres conservateurs tiennent une approche plus positive, en soutenant des lois du bon samaritain - des lois requérant de la charité - si leur culture considère ses actes comme moraux.

Les conservateurs culturels argumentent souvent que les vieilles institutions se sont adaptées à des lieux ou des cultures particuliers et qu'il faudrait donc laisser perdurer. Selon qu'ils soient plus ou moins universalisants (ou sceptiques), les conservateurs culturels peuvent ou ne peuvent pas accepter des cultures qui diffèrent de la leur. De nombreux conservateurs croient en une moralité universelle, mais d'autres admettent que des codes moraux peuvent différer d'une nation à une autre, et qu'ils ne devraient essayer de supporter leurs codes moraux que dans leur propre culture. C'est ainsi qu'un conservateur culturel peut douter que les larges idéaux français soient appropriés en Allemagne.

Aspect religieux[modifier | modifier le code]

Les conservateurs religieux cherchent à préserver les enseignements de certaines religions particulières, quelquefois en proclamant la valeur de ces enseignements, d'autres fois en cherchant à donner force de loi à ces enseignements. Le conservatisme religieux peut encourager, ou être encouragé par, des coutumes séculières. Dans d'autres lieux ou à d'autres époques, le conservatisme religieux peut se trouver lui-même en désaccord avec la culture dans laquelle se trouvent les croyants. Dans certaines cultures, il y a des conflits entre deux ou plusieurs groupes de conservateurs religieux, chacun déclarant que leur vue est correcte et que celles de leurs opposants sont fausses.

Des gouvernements conservateurs influencés par des conservateurs religieux peuvent promouvoir par de larges campagnes le retour à des valeurs traditionnelles. Un exemple moderne est la campagne «Back to Basics» du Premier Ministre britannique John Major. Dans l'Union Européenne, une campagne conservatrice tenta de spécifier certaines valeurs du conservatisme dans la Constitution européenne avortée, notamment l'appel du pape Jean-Paul II à y inclure une référence à Dieu et au christianisme mais cet appel fut rejeté en bloc par la République française et son président Jacques Chirac.

Aspect fiscal[modifier | modifier le code]

Le conservatisme fiscal est une philosophie économique de prudence dans les dépenses gouvernementales et la dette publique. Edmund Burke, dans ses Réflexions sur la Révolution de France, articula ses principes:

…[I]t is to the property of the citizen, and not to the demands of the creditor of the state, that the first and original faith of civil society is pledged. The claim of the citizen is prior in time, paramount in title, superior in equity. The fortunes of individuals, whether possessed by acquisition or by descent or in virtue of a participation in the goods of some community, were no part of the creditor's security, expressed or implied…[T]he public, whether represented by a monarch or by a senate, can pledge nothing but the public estate; and it can have no public estate except in what it derives from a just and proportioned imposition upon the citizens at large.

En d'autres termes, un gouvernement n'a pas le droit de s'endetter de manière importante pour ensuite en jeter le fardeau sur le dos du contribuable ; le droit du contribuable de ne pas être surtaxé de manière oppressive est plus important que de rembourser les emprunts qu'un gouvernement a pu contracter imprudemment.

Aspect environnemental[modifier | modifier le code]

La philosophie politique conservatrice promeut la conservation de l'environnement. Russell Kirk écrivit dans The Conservative Mind :

« Le spectacle contemporain que donnent à voir les forêts éteintes et les terres érodées, le pétrole gaspillé et le minage impitoyable, les dettes nationales accrues avec imprudence avant de finir par être répudiées, ainsi que la révision continuelle du droit positif, sont autant de preuves de ce qu’une époque sans vénération se fait à elle-même et à ses successeurs[9]. »

Conservatisme de gauche[modifier | modifier le code]

La gauche a parfois pu se caractériser par son conservatisme : ainsi Marcel Gauchet note en 2008 que toute la gauche européenne est dans l'incapacité de se renouveler intellectuellement[10]. Ce conservatisme est jugé particulièrement alarmant pour le Parti Socialiste français, piégé par son « héritage mitterrandien » dont les leaders « donnent l'impression de ne pas mesurer le décalage qui se creuse entre leurs discours et la réalité[10]. »

Michel Winock estime que cette difficulté à se réformer provient du « surmoi marxiste » affectant le Parti Socialiste[11].

Influence et interaction[modifier | modifier le code]

Patriotisme[modifier | modifier le code]

Politique économique[modifier | modifier le code]

Politiques régionales[modifier | modifier le code]

Il existe dans le monde un certain nombre de partis s'appelant « Parti conservateur ». On peut citer en Grande-Bretagne le parti Tory, le Parti conservateur du Canada au Canada.

De même, aux États-Unis, le débat politique oppose les progressistes dont une partie se retrouve au sein du Parti démocrate, aux conservateurs le plus souvent membres du Parti républicain.

Autres utilisations du mot[modifier | modifier le code]

Le terme de « conservatisme » a souvent une connotation péjorative ou polémique. De nombreux mouvements ont déjà été taxés de « conservatisme », parfois en refusant cette qualification : les démocrates chrétiens, les libéraux

De manière réciproque, une partie de la droite (notamment sa frange libérale) a tenté de s'approprier le thème de la modernité et de retourner contre la gauche l'accusation de conservatisme : le terme a pu être utilisé contre les syndicats, les altermondialistes, les socialistes, etc.

Conservatisme dans différents pays[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Les théories politiques de Russell Kirk sont parmi celles qui influencent le plus le conservatisme américain.

L'ouvrage The Conservative Mind de Russell Kirk en 1953 a exercé une influence décisive dans la formation des différentes composantes du conservatisme américain d’après-guerre[12]. Bien que Trilling, Hartz et Bell qualifient les « nouveaux conservateurs » dont Russell Kirk, Francis Wilson et Peter Viereck, de conservateurs perdus dans une quête étrange et futile[13]. Toutefois, le conservatisme américain est l'héritier du mouvement historique issue du Moyen Âge à la Révolution française[14], de Edmund Burke à Alexis de Tocqueville, en passant par Thomas Carlyle, Samuel Coleridge, Friedrich von Gentz, Schumpeter, donc de source anglaise et du conservatisme européen. Également influencé par la « révolution conservatrice » des années 70 et 80. Le premier des conservateurs américains plus ou moins admis est John C. Calhoun, un fédéraliste, et nationaliste jeffersonien. Le deuxième président des États-Unis John Adams est également une référence.

Aux États-Unis, le mot « liberal » est presque équivalent « d'homme de gauche » dans l'opinion publique lorsqu'il est employé par opposition aux « conservateurs » défavorables au « big Government » et au laxisme ou permissif de la gauche démocrate américaine[15]. Le conservatisme américain s'oppose alors au libéralisme progressiste et au relativisme.

Les théoriciens du conservatisme américains sont nombreux et divers. Pour n’en citer que quelques-uns parmi ceux reconnus comme « grands penseurs conservateurs », on évoque des penseurs tel que Russell Kirk, Leo Strauss[16] ou des hommes politiques américains comme Daniel Patrick Moynihan. La diversité de leurs écrits ne peut se comprendre qu'en fonction du contexte historique avec lequel ils étaient en interaction.

Clarence Thomas est l'un des juges les plus conservateurs de la Cour suprême des États-Unis.

Il faut également bien distinguer le néo-conservatisme (Irving Kristol) qui est un courant des libéraux (au sens anglo-saxon) qui sont passés à droite avec les conservateurs américains, même si l’évolution du néo-conservatisme tend à se reprocher avec celle du conservatisme américain[17].

Certains revendiquent une part de conservatisme, c'est notamment le cas d'Hannah Arendt qui explique dans son essai La crise de l'éducation que c'est « pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice »[18]. Le conservatisme dans l'éducation est alors la condition des révolutions futures.

Le conservatisme américain est aujourd'hui dominé par Allan Bloom ou des juristes comme Clarence Thomas.

Japon[modifier | modifier le code]

Au Japon, le conservatisme est représenté avant tout par le Parti libéral-démocrate (Japon), qui domine la vie politique depuis 1955. L'un de ses principaux penseurs est Yasuoka Masahiro (1898-1983).

Psychologie[modifier | modifier le code]

Selon une étude de l'Université américaine de l'Arkansas, une alcoolémie plus élevée tendrait à faire évoluer les positions politiques vers davantage de conservatisme politique[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Ashworth, p. 6, Liberalism and the emergence of IR in Ashworth[Qui ?], 1999, "Creating International Studies".
  2. (en) « To put conservatism in a bottle with a label is like trying to liquefy the atmosphere… The difficulty arises from the nature of the thing. For conservatism is less a political doctrine than a habit of mind, a mode of feeling, a way of living. » Dans l'introduction de The Conservative Tradition, ed. R.J. White (Londres : Nicholas Kaye, 1950)
  3. Réflexions sur la Révolution de France, Edmund Burke
  4. (en) Carl B. Cone, Burke and the Nature of Politics, University of Kentucky Press, 1957 ASIN B0006AV4NG
  5. Speech in the House of Commons, 3 mars 1845
  6. Speech on Agricultural Interests, March 17, 1845
  7. (en)« defending the necessity of religion, the wisdom of tradition, the authority of the family, the advantages of legitimate monarchy, and the constant need to maintain political, moral, and economic dikes against the ever-swelling sea of popular ignorance, cupidity, violence, barbarism, and fertility. » Will et Ariel Durant, The Age of Napoleon, Simon et Schuster, 1975 (ISBN 0-671-21988-X)
  8. (en) « absolute monarchy, hereditary aristocracy, patriarchal authority in the family, and the moral and religious sovereignty of the popes over all the kings of Christendom. » Ibidem
  9. (en) « The modern spectacle of vanished forests and eroded lands, wasted petroleum and ruthless mining, national debts recklessly increased until they are repudiated, and continual revision of positive law, is evidence of what an age without veneration does to itself and its successors. »
  10. a et b Michel Winock, La Droite, hier et aujourd'hui, Perrin, 2012, p. 207
  11. Michel Winock, La Droite, hier et aujourd'hui, Perrin, 2012, p.211
  12. Nicolas Kessler, Russell Kirk et les premiers pas du « New conservatism » (Chapitre I), Le Conservatisme Américain, PUF, Que sais-je ?[réf. incomplète]
  13. Librement adapté de la conférence d'Aurélie Godet, « Conservatism in American Political Culture: the Example of Irving Kristol », 14/12/2006, à l'ENS LSH Le conservatisme et la culture politique américaine
  14. Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution en France, Paris, Hachette, coll. Pluriel, 1989.
  15. Philippe Raynaud, Libéralisme, Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, « Quadrige dicos poche », 2006
  16. Leo Strauss, Droit naturel et histoire (1953), trad. Paris, Plon, 1954. Eric Voegelin, La nouvelle science du politique. Une introduction, Paris, Le Seuil, coll. L’ordre philosophique,2000.
  17. Alain Frachon et Daniel Vernet, L’Amérique messianique. Les guerres des néo-conservateurs, Le Seuil, La couleur des idées, 2004. Immanuel Wallerstein, in nº Spécial de la revue Genèses, « Libéralisme, socialisme, conservatisme », nº 9.
  18. Hannah Arendt, La Crise de la culture, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 1972 (ISBN 2-07-032503-2), p.241
  19. L'alcool favorise les idées de droite, slate, 27 mars 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Russell Kirk The Conservative Mind: From Burke to Eliot, Regnery, 1995 (ISBN 0-89526-724-1) (7e édition).
    • Une version condensée (toujours en anglais) de ce livre peut être trouvée sur le site du Alabama Policy Institute : [1]
  • Nicolas Kessler Le conservatisme américain, Coll. Que sais-je? no 3364, PUF, 1998 (ISBN 978-2130491057)
  • Etienne Balibar, « Schmitt : une lecture « conservatrice » de Hobbes », Droits n° 38, 2003, pp. 149-157.
  • Philippe Bénéton, « Conservatisme » in Philippe Raynaud et Stéphane Rials, Dictionnaire de philosophie politique, P.U.F., 2ème éd., 1998 ; Le conservatisme, Paris, P.U.F., Que sais-je ? n° 2410, 1988.
  • Albert O. Hirschmann, Deux siècles de rhétorique réactionnaire, trad., Paris, Fayard, 1991.
  • Anatol Lieven, Le nouveau nationalisme américain, Paris, J. C Lattès, 2005.
  • Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme, et démocratie (1942), trad., Paris, Payot, 1951, rééd., 1984.
  • Alain Frachon et Daniel Vernet, L’Amérique messianique. Les guerres des néo-conservateurs, Le Seuil, La couleur des idées, 2004.
  • Immanuel Wallerstein, in n° Spécial de la revue Genèses, « Libéralisme, socialisme, conservatisme », n° 9.
  • Olivier Nay, « La pensée conservatrice après la Révolution » in Histoire des idées politiques, Paris, Armand Colin, 2007, p. 329-362.
  • Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution en France, Paris, Hachette, coll. Pluriel, 1989.
  • Russell Kirk, The Conservative Mind, Chicago, 1953 ; The Portable Conservative Reader, New York, 1982.
  • Irving Kristol, Réflexions d’un néo-conservateur (1983), trad., Paris, 1987.
  • Leo Strauss, Droit naturel et histoire (1953), trad. Paris, Plon, 1954.
  • Éric Voegelin, La nouvelle science du politique. Une introduction, Paris, Le Seuil, coll. L’ordre philosophique, 2000.
  • Eddy Dufourmont, Confucianisme et conservatisme au Japon : La trajectoire intellectuelle de Yasuoka Masahiro (1898-1983), Presses Universitaires de Bordeaux, 2014.