Barra da Tijuca

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Barra da Tijuca
Vue aérienne de Barra
Vue aérienne de Barra
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
État Rio de Janeiro
Ville Rio de Janeiro
Démographie
Population 300 823 hab. (2010)
Densité 6 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 22° 59′ 58″ S 43° 21′ 59″ O / -22.999484, -43.366299 ()22° 59′ 58″ Sud 43° 21′ 59″ Ouest / -22.999484, -43.366299 ()  
Superficie 4 815 ha = 48,15 km2
Localisation

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Barra da Tijuca

Barra da Tijuca est un quartier de la région homonyme de la zone ouest de la ville de Rio de Janeiro, plus communément appelé Barra.


Présentation[modifier | modifier le code]

Le quartier est né à peine 40 ans, au milieu de nulle part, en bordure de plages immenses. La Barra possède 18 kilomètres de plage et 3 grands lacs. Elle possède quatre principales voies de communication: la Avenida das Americas (principale voie du quartier, qui continue jusqu'au Recreio dos Bandeirantes et qui s'étend sur 40 kilomètres); la Avenida Armando Lombardi (continuation de la Avenida das Americas); la Avenida Ayrton Senna (qui relie Barra au quartier de Jacarepaguá et à la Linha Amarela); la Avenida Sernambetiba (qui suit tout le littoral).

Barra est reconnue comme un quartier relativement neuf, ayant un Indice de Développement Humain moyen (IDH=0,942). Le taux d'alphabétisation des adultes est de 99,38 %, le second plus élevé de Rio de Janeiro.

Les données démographiques indiquent que la région a grandi de 44 %, soit 124 000 nouveaux habitants, dans la décennie de 1990. La plus grande augmentation a eu lieu dans la deuxième moitié de cette décennie, avec un taux relatif de 26 %, soit 45 700 nouveaux résidents.

En juin 2010, la construction de la ligne 4 du Métro de Rio de Janeiro a commencé. Elle reliera Ipanema au quartier Barra da Tijuca. Il s'agit d'un projet en vue des Jeux olympiques d'été de 2016, dont les compétitions sportives seront basés en grande partie dans la région de la Barra da Tijuca. Le terminal aura le nom de station Jardim Oceanico[1].

Plages[modifier | modifier le code]

Avec une eau turquoise et des vagues spéciales, la plage de Barra, la plus grande de la ville, est l'une des plus recherchées par les pratiquants de surf, de planche à voile et de bodyboard. Avec beaucoup de cafés, de kioskes et de restaurants renommées, la plage de Barra attire sans cesse un nombre toujours plus élevé de visiteurs, vis-à-vis des « grandes » plages comme Copacabana ou Ipanema. Des immeubles de grande hauteur se disposent tout au long de la plage, et sont habitées par des familles de classes aisées et moyennes. Il s'agit d'une plage particulièrement attractive pour la pratique des sports nautiques, soit la pêche maritime, le kitesurf, le bodyboard, le windsurf et le Stand up paddle. Il y a encore une piste cyclable le long de la plage. D'autres activités sportifs sont habituelles, comme le Football de plage, le Footvolley, le Beach-volley, le slackline, la course, et le Frescobol.

Il y a aussi la Praia da Reserva, un paysage paradisiaque, avec plus de quatre kilomètres d'une plage de sables blancs, la plus grande aire protégée de cette région, qui assure des espèces permanentes et la conservation d'écosystèmes. Il s'agit aussi d'une aire protégée des intérêts du secteur immobilier privé.

La Plage.

Américanisation et controverse[modifier | modifier le code]

Tandis que la ville du Rio de Janeiro, dans sa partie plus ancienne et aristocratique (centre, Zone Sud), possède une architecture plutôt basée sur le modèle Européen, la Barra da Tijuca est fortement influencé par celle de l'Amérique du Nord, surtout laquelle pratiqué dans les villes de Miami, Las Vegas et Los Angeles. La langue anglaise y est aussi fortement valorisée. Le quartier est plein d'établissements qui s'appellent, par exemple Barra Business Center, Barra Prime Office, o Barra Space Center, o Alfa Business, o Advanced Office, Barra Tower Offices, Barra Trade, Blue Center, Brookfield Place, Corporate Executive Offices, Dimension Office & Park, Via Comfort Working, etc. En dehors de la architecture du quartier, il y a d'autres indicatifs qui démontrent la survalorisation de la culture et de la manière de vivre américaine: la consommation exagérée, le culte aux voitures et autoroutes, la présence de nombreux shopping centers et grands surfaces, des chaînes de fast food américaines, et des condominiums et des appartements luxueux avec des grosses infrastructures de loisirs. Pour ceux qui habitent dans les condominiums, c'est possible de vivre une vie près que complète sans aller ailleurs. Souvent, les habitants d'autres parties de la ville, surtout ceux qui sont issus de la zone sud, accusent le quartier et ses habitants d'être trop isolée culturellement de la réalité socio-économique brésilienne en général. Ils critiquent leur façon de vivre et les traitent souvent comme des "émergents" avides de signes extérieurs de réussite sociale.

La façade du New York City Center: signe de la américanisation du quartier.
Vue du quartier, qui ressemble à ceux de Miami.
La consommation est devenue l'un des marqueurs du quartier.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Une salle de concert a été construite à Barra, l'architecture de celle-ci est inspirée de la Cité de la musique, à Paris. En effet, c'est le même architecte, Christian de Portzamparc, qui est l'auteur du concept original Cité de la Musique.

Cidade da Musica.

La croissance démesurée a entraîné une augmentation de la criminalité dans le quartier (notamment dans les moyens de transports).

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www1.folha.uol.com.br/poder/2013/09/1345442-metro-consome-30-do-financiamento-para-o-rio.shtml

Liens externes[modifier | modifier le code]