Barra da Tijuca

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tijuca.
Barra da Tijuca
Vue aérienne de Barra
Vue aérienne de Barra
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
État Rio de Janeiro
Ville Rio de Janeiro
Démographie
Population 300 823 hab. (2010)
Densité 6 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 22° 59′ 58″ S 43° 21′ 59″ O / -22.999484, -43.36629922° 59′ 58″ Sud 43° 21′ 59″ Ouest / -22.999484, -43.366299  
Superficie 4 815 ha = 48,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Brésil

Voir sur la carte administrative du Brésil
City locator 14.svg
Barra da Tijuca

Géolocalisation sur la carte : Rio de Janeiro

Voir la carte administrative de Rio de Janeiro
City locator 14.svg
Barra da Tijuca

Géolocalisation sur la carte : Rio de Janeiro

Voir la carte topographique de Rio de Janeiro
City locator 14.svg
Barra da Tijuca

Barra da Tijuca est un quartier de la région homonyme de la zone ouest de la ville de Rio de Janeiro, plus communément appelé Barra.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le quartier Barra da Tijuca est né il y a environ 40 ans, au milieu de nulle part, au bord de plages immenses. La Barra possède 18 kilomètres de plage et 3 grands lacs.

Plages[modifier | modifier le code]

La plage

Avec une eau turquoise et des vagues puissantes, la plage de Barra, la plus grande de la ville, est l'une des plus recherchées par les pratiquants de surf, de planche à voile et de bodyboard[réf. nécessaire].

Les nombreux cafés, kiosques et restaurants renommés attirent sans cesse un nombre toujours plus élevé de visiteurs. Des immeubles imposants se disposent tout le long de la plage, et sont habités par des familles de classes aisées et moyennes.

Il s'agit d'une plage particulièrement attractive pour la pratique des sports nautiques, soit la pêche maritime, le kitesurf, le bodyboard, le windsurf et le stand up paddle. Il y a également une piste cyclable le long de la plage. D'autres activités sportives sont habituelles, comme le football de plage, le footvolley, le beach-volley, le slackline, la course, et le frescobol.

Il existe aussi la plage Praia da Reserva qui, avec plus de quatre kilomètres de sable blanc, est la plus grande aire protégée de cette région, assurant la conservation d'espèces permanentes et d'écosystèmes. La plage est également protégée des intérêts du secteur immobilier privé.

Démographie[modifier | modifier le code]

Barra est un quartier relativement neuf, ayant un indice de développement humain moyen (IDH=0,942)[réf. nécessaire]. Le taux d'alphabétisation des adultes est de 99,38 %, le second plus élevé de Rio de Janeiro[réf. nécessaire].

Les données démographiques indiquent que la région a grandi de 44 %, soit de 124 000 nouveaux habitants, dans les années 1990. La plus forte augmentation a eu lieu durant la deuxième moitié de cette décennie, avec un taux relatif de 26 %, soit 45 700 nouveaux résidents.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Moyens de transport[modifier | modifier le code]

Le quartier possède quatre principales voies de communication :

  • la Avenida das Americas (principale voie du quartier, qui continue jusqu'au Recreio dos Bandeirantes et qui s'étend sur 40 kilomètres);
  • la Avenida Armando Lombardi (continuation de la Avenida das Americas);
  • la Avenida Ayrton Senna (qui relie Barra au quartier de Jacarepaguá et à la Linha Amarela);
  • et la Avenida Sernambetiba (qui suit tout le littoral).

En juin 2010, la construction de la ligne 4 du métro de Rio de Janeiro a commencé. Elle reliera Ipanema au quartier Barra da Tijuca. Il s'agit d'un projet réalisé en vue des Jeux olympiques d'été de 2016, dont les compétitions sportives seront basées en grande partie dans la région de la Barra da Tijuca. Le terminal aura le nom de station Jardim Oceanico[1].

Américanisation et controverse[modifier | modifier le code]

Tandis que la ville de Rio de Janeiro, dans sa partie plus ancienne et aristocratique (centre, zone sud), possède une architecture plutôt basée sur le modèle européen, la Barra da Tijuca est fortement influencée par celle de l'Amérique du Nord, surtout l’architecture pratiquée dans les villes de Miami, Las Vegas et Los Angeles. La langue anglaise y est aussi fortement valorisée. Le quartier est remplis d'établissements comportant des mots anglais dans leurs noms (ex : Barra Business Center, Barra Prime Office, o Barra Space Center, etc.).

En dehors de l'architecture du quartier, d'autres indices démontrent la survalorisation de la culture et du mode de vie américain[réf. nécessaire] : la surconsommation, le culte aux voitures et autoroutes, la présence de nombreux shopping centers et grandes surfaces, de chaînes américaines de fast food, ainsi que des condominiums et des appartements luxueux dotés de grosses infrastructures de loisirs.

Pour ceux qui habitent dans les condominiums, il est possible de vivre une vie presque complète sans aller ailleurs. Les habitants d'autres parties de la ville, surtout ceux issus de la zone sud[réf. nécessaire], accusent souvent le quartier et ses habitants d'être trop isolés culturellement de la réalité socio-économique brésilienne. Ils critiquent leur façon de vivre et les considèrent comme des « émergents » avides de signes extérieurs de réussite sociale.

La façade du New York City Center, signe de l'américanisation du quartier.
Vue du quartier, qui ressemble à ceux de Miami.
La consommation est devenue l'une des caractéristiques du quartier.

Culture[modifier | modifier le code]

Une salle de concert a été construite[Quand ?] à Barra : l'architecture de celle-ci est inspirée de la Cité de la musique, à Paris. En effet, c'est le même architecte, Christian de Portzamparc, qui est l'auteur du concept original « Cité de la Musique ».

Cidade da Musica.

Criminalité[modifier | modifier le code]

La croissance démesurée a entraîné une augmentation de la criminalité dans le quartier (notamment dans les moyens de transports)[réf. nécessaire].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (pt) « Metrô consome 30% do financiamento para o Rio », sur folha.uol.com.br

Liens externes[modifier | modifier le code]