Statue du Christ Rédempteur

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Christ Rédempteur
Cristo Redentor Rio de Janeiro 4.jpg
Présentation
Période ou style Art sacré contemporain
Type Statue
Architecte Heitor da Silva Costa
Paul Landowski
Date de construction 1926-1931
Dimensions 38 m
Protection Monument historique (1973)
Géographie
Pays Drapeau : Brésil Brésil
État État de Rio de Janeiro
Localité Rio de Janeiro
Coordonnées 22° 57′ 06″ S 43° 12′ 39″ W / -22.951564, -43.21075322° 57′ 06″ Sud
       43° 12′ 39″ Ouest
/ -22.951564, -43.210753
  

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Christ Rédempteur

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Christ Rédempteur

Le Christ Rédempteur (en portugais : O Cristo Redentor) est le nom donné à la grande statue du Christ dominant la ville de Rio de Janeiro au Brésil, du haut du mont du Corcovado où elle se situe. De simple monument religieux à ses débuts, elle est devenue au fil des ans un des emblèmes reconnus internationalement de la ville, au même titre que le Pain de Sucre, la plage de Copacabana ou le carnaval de Rio.

Sommaire

[modifier] Présentation

Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l'un des endroits touristiques les plus fréquentés de Rio avec 600 000 visiteurs par an[1].

Établie au cœur du parc national de la forêt de Tijuca, à une altitude de 710 mètres, la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m²). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L'envergure entre les deux mains est de 28 mètres.

Ces dimensions font d'elle l'une des plus grandes statues du genre au monde. Seuls le Christ de la Concorde à Cochabamba en Bolivie, avec ses 40,44 m de haut (dont 34,20 pour le personnage et 6,24 pour le piédestal)[2] , La statue du Christ Roi a Swiebodzin (52,5m) et le Christ de Vung Tàu qui mesure 32 m, sont plus grands.

Le Christ Rédempteur possède à sa base une chapelle dédiée à Nossa Senhora Aparecida, où sont célébrés mariages et baptêmes[3].

[modifier] Historique

La construction a commencé en 1926 et s'est terminée en 1931.

[modifier] Le site

La vue qu'offre le site exerça une fascination sur les premiers colons portugais, qui le baptisèrent mont Pináculo da Tentação (Pinacle de la Tentation) au XVIe siècle, avant de le rebaptiser Corcovado (« Bossu » en portugais) un siècle plus tard. La route qui mène à son sommet est construite en 1824. La ligne de chemin de fer du Corcovado, au départ de la gare de Cosme Velho, est quant à elle inaugurée le 9 octobre 1884 par l'empereur Pierre II du Brésil. Longue de Modèle:Formanutm:3824 mètres[4], elle est la première du pays à être construite à des fins exclusivement touristiques[5]. Le train, plus ancien que la statue elle-même, transportera pendant les cinq années de travaux les pièces nécessaires à sa construction[4]. En 1910, la ligne est la première du Brésil à être électrifiée[4], et les anciens trains à vapeur sont remplacés par des machines électriques[3].

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[modifier] Un premier projet

L'idée de construire un monument religieux au sommet du Corcovado est suggérée une première fois en 1859 par le père lazariste Pedro Maria Boss. À son arrivée à Rio, il est séduit par l'endroit et demande à la princesse Isabelle du Brésil de lui octroyer les moyens nécessaires à la mise en œuvre de son dessein, mais bien qu'en accord avec la morale catholique de la monarchie d'alors, le projet reste sans suite. La République est ensuite proclamée, le principe de séparation de l'Église et de l'État adopté[3].

[modifier] Le choix

Il faudra attendre 1921 pour que l'idée soit reprise, dans le cadre des commémorations du centenaire de l'Indépendance du Brésil l'année suivante. L'Église souhaite à cette occasion réaffirmer son influence dans le pays. La première idée est de réaliser une statue du Christ en bronze, et de l'exposer au sommet du Pain de Sucre. L'assemblée chargée de discuter du projet émet des doutes et fait d'autres propositions, notamment en proposant deux autres endroits possibles : le mont de Santo Antônio et le Corcovado. Ce dernier est finalement choisi, en raison de sa plus grande élévation[3].

[modifier] L'équipe

Le projet sélectionné en 1923 après concours est celui de l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa. Il se rend en Europe afin d'exécuter la maquette définitive et d'étudier les problèmes liés à la construction. Il y rencontre le sculpteur français Paul Landowski, à qui il confie la réalisation du projet. Entre temps, une campagne de collecte de fonds est menée, essentiellement auprès de donateurs catholiques, mais les dons tardent à arriver. Par ailleurs, la maquette fait l'objet de diverses modifications, expliquant un certain retard pris dans les travaux[3].

[modifier] La réalisation

La statue de nos jours

La première pierre est en effet posée le 4 avril 1922, mais les travaux ne débutent réellement qu'en 1926. En 1928, une commission technique examine le projet. L'armature métallique est remplacée par une structure en béton armé réalisée par l'ingénieur français Albert Caquot et la statue est redessinée pour prendre la forme d'une croix. Plusieurs matériaux sont envisagés pour le revêtement, avant que le choix ne se porte sur la stéatite, roche tendre mais très résistante et qui ne se fissure pas sous l'effet des variations de température[3].

[modifier] L'inauguration

La cérémonie d'inauguration a finalement lieu le 12 octobre 1931, en présence du cardinal Dom Sebastião Leme et du chef du gouvernement provisoire, Getúlio Vargas. À l'initiative du journaliste Francisco de Assis Chateaubriand, le scientifique italien Guglielmo Marconi est invité à procéder à la première illumination du monument depuis Naples, d'où il émet un signal électrique vers une station de réception à Dorchester en Angleterre, qui le redirige vers une antenne située dans le quartier Jacarepaguá de Rio. Le mauvais temps empêche la manœuvre, et l'illumination est déclenchée localement, sans entamer le brio de la cérémonie[3]. Le système d'éclairage sera remplacé deux fois par la suite, en 1932 puis en 2000.

Le discours de consécration du monument, prononcé par le cardinal Dom Sebastião Leme, ne laisse pas de doute sur les objectifs d'un tel monument : évangélisation et reprise du pouvoir de l'Église dans un État républicain. « Que cette image sacrée soit le symbole de votre lieu de vie, de votre protection, de votre prédilection, de votre bénédiction qui rayonne sur le Brésil et les Brésiliens ». Ce jour-là, l'épiscopat brésilien et plus de cinq cents prêtres demandent la béatification du petit français Guy de Fontgalland[6], mort en 1925 à l'âge de onze ans.

Le monument fait l'objet d'un certain mécontentement de la part d'autres organisations religieuses, notamment protestantes, dès 1923. Mais au fil du temps, il finit par faire l'unanimité, représentant moins un symbole religieux qu'une icône de la ville[3].

[modifier] Travaux suivants

Passé sous la responsabilité du l'Institut du Patrimoine Historique et Artistique National en 1937, le monument subit des travaux en 1980 à l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II, puis de nouveau en 1990. D'autres travaux d'aménagement importants sont réalisés en 2003, avec la mise en service d'un escalier mécanique et d'un ascenseur panoramique, facilitant l'accès au monument[3]. De nouveaux travaux de restauration nécessitant l'installation d'un échafaudage autour de la statue ont été réalisés en 2010.

[modifier] De nos jours

Le Christ Rédempteur est protégé par des droits commerciaux détenus par la Mitre Archiépiscopale de Rio de Janeiro (Mitra Arquiepiscopal do Rio de Janeiro). Il se situe sur le domaine public, géré par l'Institut Brésilien de l'Environnement et Ressources Naturelles Renouvelables (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis).

Le 7 juillet 2007, ce monument a été choisi comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par plus de 100 millions d'internautes, suite d'un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés à Lisbonne. L'UNESCO a rappelé dans un communiqué qu'elle n'a aucun rapport avec cet événement[7].

Le 22 décembre 2009 l´artiste Locative-Art franco-italien Gaspare Di Caro, grâce à sa technique de projection d'image relevée au GPS, donne un visage à la statue du Christ Rédempteur.

Le 16 avril 2010, des vandales non identifiés ont souillé la statue de tags et de graffitis. Cet acte qualifié de "crime contre la nation" par le maire de la ville, a suscité un vif émoi parmi les Brésiliens[8].

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[modifier] Références culturelles

[modifier] Chanson

Le monument est le thème principal ou est cité dans les chansons suivantes :

  • Alagados, des Paralamas do Sucesso (E a cidade que tem braços abertos/No cartão postal)
  • Corcovado, de Tom Jobim (Da janela vê-se o Corcovado/O Redentor, que lindo)
  • Expresso 2222, de Gilberto Gil (O Cristo é como quem foi visto subindo ao céu)
  • Las Muchachas de Copacabana, de Chico Buarque (Corcovado em Mar del Plata/Tem)
  • Os Passistas, de Caetano Veloso (O Corcovado e o Redentor daqui)
  • Paralelas, de Belchior (No Corcovado/Quem abre os braços sou eu)
  • Samba do Avião, de Tom Jobim (Cristo Redentor/Braços abertos sobre a Guanabara)
  • Samba do Grande Amor, de Chico Buarque (Fiz promessa até/Pra Oxumaré/De subir a pé o Redentor)
  • Subúrbio, de Chico Buarque (Lá tem Jesus/E está de costas)
  • Um Trem para as Estrelas, de Cazuza (São 7 horas da manhã/Vejo Cristo da janela [...] Estranho o teu Cristo, Rio/Que olha tão longe, além/Com os braços sempre abertos/Mas sem proteger ninguém)
  • O País do Futuro, Camisa de Vênus (...mas muita fé em Jesus Cristo/Quem sabe ele se zanga, desce lá do Corcovado/Passa o cajado nessa corja, Deus também fica retado)
  • Realidade Virtual, Engenheiros do Hawaii (A neblina encobre o Cristo e a lagoa se ilumina)
  • Redentor, Zélia Duncan (Você sabia, meu amor, que da minha janela/ eu vejo o Cristo Redentor, ele tá sempre lá em cima)
  • Braços cruzados, Zélia Duncan (Cristo Redentor, eu vi seus braços cruzados)
  • Rio de Janeiro, Diante do Trono (Rio de Janeiro, que o Cristo vivo e verdadeiro estenda os braços sobre nós)

[modifier] Cinéma

[modifier] Littérature

  • Jean-Paul Delfino, Corcovado, éditions Métailié, Paris, avril 2005. Histoire d'un jeune docker français ayant fui au Brésil et qui se retrouve à collaborer à la construction du Christ Rédempteur.

[modifier] Télévision

  • Life After People : Dans le premier épisode de la saison 2, la statue perd d'abord ses mains, puis tout le reste tombe et s'écroule quelques années plus tard.

[modifier] Vue panoramique

Vue à 180 degrés depuis le site du Christ Rédempteur. Il est possible de voir le Pain de Sucre et la Baie de Guanabara.

[modifier] Répliques


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[modifier] Notes et références

  1. Ulyssemag.com
  2. Know Bolivia
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Le Christ Rédempteur, 70 ans d'histoire
  4. a, b et c Site officiel du Christ Rédempteur
  5. Le train du Corcovado
  6. Un collège de Copacabana porte toujours son nom, Guido de Fontgalland
  7. Unesco.org
  8. http://www.laprovence.com/article/insolites/la-statue-du-christ-de-rio-couverte-de-graffiti
  9. Taubate-sp.com.br
  10. Camboriu Balneario.com
  11. Robson Pirès blog
  12. Sous la protection du Christ-Roi Courrier international, le 2 décembre 2010.

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

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