Combat urbain

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Soldats de la Wehrmacht fin 1942 dans une rue de Stalingrad. La ville fut transformée en champ de ruines pendant la bataille, et la 6e armée allemande du général Paulus dut capituler.

Le combat urbain est un combat se déroulant dans une ville ou un lieu urbanisé. Le combat urbain est indissociable de l'histoire des guerres. En effet, la ville est le centre du pouvoir. Sa conquête, comme sa défense, est donc un enjeu important.

Historique[modifier | modifier le code]

Bain de sang à Bazeille, ce tableau représente la bataille de Bazeilles en 1870.

Les sièges, ancêtres du combat urbain[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, les villes ne sont pas un enjeu essentiel. On peut cependant noter le siège d'Athènes lors de la guerre du Péloponnèse qui oppose Sparte et Athènes. L'historien Thucydide fait une description minutieuse du siège de Syracuse par les Athéniens dans son célèbre livre: la guerre du Péloponnèse. Mais une fois la ville prise, il n'y a pas de combat urbain.

Les seules traces de combats urbains que l'Antiquité nous offre sont celles de la reprise en main d'une ville après une révolte, comme celle de Rome sous Néron en 63 ou celle de Jérusalem en 67 durant la Première Guerre judéo-romaine.

Lors d'un siège d'une ville, les militaires, sont contraints d'appliquer certaine tactique en combat urbain, ils ne peuvent pas avancer à découvert, ils doivent protéger les civils, évacuer les blessés, etc. Lorsqu'une ville est en état de siège, l'électricité peut être coupée, les sources d'eau polluées, ce qui oblige les militaires à ne compter que sur leur propre matériel. Les combats urbains exigent une grande mobilité, ce qui demande à la défense très peu de véhicules mais en compensation, des armes antichars, de la DCA et beaucoup d'armes légères.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Spécificités liées au milieu[modifier | modifier le code]

Char Abrams durant la bataille de Falloujah en 2004.

Lors d'un combat urbain, il est important de défendre les points stratégiques d'une ville, voire de les détruire (destruction de pont, pour ralentir l'avancée des véhicules, destruction de réserves de carburant...). Il est important d'avancer bâtiment par bâtiment, car sortir dehors, c'est le risque de se faire abattre par des tireurs embusqués. Les chars ayant en général moins de mobilité, il faut employer des véhicules plus légers. L'utilisation de l'artillerie lourde utilisant des munitions non-guidées est pratiquement impossible pour le soutien rapproché des troupes, au risque de faire feu sur ses propres unités (difficulté à suivre la progression des troupes dans une ville en ruine...), ce qui a conduit depuis les années 1990 à la mise en service de munitions intelligentes d'un haut degré de précision et d'explosifs ayant un rayon d'action limité comme le DIME.

Défense de zone urbaine[modifier | modifier le code]

Ligne de défense anti-char bloquant la progression de tout véhicule, augmentant ainsi leur vulnérabilité face à l'artillerie.
Berlin, année zéro. Après la prise de la ville par l'armée rouge en mai, état des rues en juillet 1945; la guerre urbaine détruit les structures. En Allemagne, la nation est brisée, ses élites politiques ont disparu, ses hommes en armes démobilisés. Ne restent que les femmes allemandes pour retirer les décombres.


  1. Ligne de défense anti-char: permettant de limiter l'avancée de véhicules lourds ou de transports de gros effectif. On peut y trouver des fusils anti-chars, des lanceurs (roquettes, mortiers). Cette ligne est importante pour éviter la perte par le sol de positions stratégiques
  2. Défense anti-aérienne (ou canon de defense maritime pour une ville cotière): la surveillance de l'espace aérien permet de limiter la prise d'informations et la couverture des unités d'infanterie ennemies. Les hélicoptères, dangers certains pour les infanteries, compte parmi les véhicules aériens privilégiés car faciles à poser et aptes au surplace (pour la prise et la surveillance aérienne de positions).
  3. Tireurs embusqués: les tireurs isolés ont une double vocation. La prise d'informations (éclaireurs) et la couverture d'unités limitées en effectif (tirs de couverture, tirs-leurres, etc...). Rarement en équipe de plus de trois hommes, ces unités sont les unités les moins équipées mais aussi les plus difficiles à atteindre car officiant sur de longues distances. Des unités dangereuses souvent éliminées par bombardements et pilonnages.
  4. Mines: des armes défensives vicieuses et traîtres. Les mines permettent de limiter l'avancée de l'infanterie adverse et, sous certaines conditions, peuvent contenir les véhicules légers. Les équipes de déminage étant rares en temps de bataille urbaine, ce sont de vrais points noirs pour les unités de chaque camp.
  5. Pièges: ces dispositifs incluent les pièges "classiques" (mines, pièges à loup, C4, etc...) et les dispositifs non-conventionnels (engins explosifs improvisés, molotov, dispositifs incendiaires, flash, leurres, etc...). Ces engins ont pour vocation de déstabiliser les formations ennemis et participent à la première phase de guerre psychologique (la deuxième étant la prise de prisonniers de guerre, le vol et la destruction de matériel ennemi, etc...)

Tentative de putsch[modifier | modifier le code]

Lors d'une tentative de putsch, les forces de sécurité protégeant le chef d'État et les représentants du pouvoir (ministres, parlementaires, etc...) doivent faire face à des groupes militaires, lourdement armés (chars, obusiers, avions ...). Ils doivent, par tous les moyens possibles, évacuer les détenteurs du pouvoir et le plus vite possible en assurant leur sécurité. Manquant d'armement lourd, dans la plupart des cas, ils doivent agir le plus vite possible.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]