24 Heures du Mans

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47° 56′ 30″ N 0° 13′ 30″ E / 47.9417, 0.225 ()

24 Heures du Mans

Logo de l'épreuve
Généralités
Sport Compétition automobile
Création 1923
Organisateur(s) Automobile Club de l'Ouest
Éditions 82
Périodicité Annuelle
Lieu Circuit des 24 Heures
Nations Mondiale
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Audi (12 titres)
Plus titré(s) Drapeau : Allemagne Porsche (16 titres)
Meilleure nation Drapeau : Allemagne Allemagne (32 titres)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la compétition à venir voir :
24 Heures du Mans 2014

Les 24 Heures du Mans est une course automobile d'une durée de 24 heures, se déroulant en juin sur un circuit routier, au sud de la ville du Mans, dans le département de la Sarthe en France. Cette épreuve existe depuis 1923.

L'affiche annonçant l'édition de 1923

Historique[modifier | modifier le code]

En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest, en particulier par son secrétaire général Georges Durand, œuvre à la réalisation d'une compétition dont le caractère devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance. Pendant l'épreuve, des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit.

La première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près de la ville du Mans. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. Aujourd'hui, les « 24 Heures du Mans » ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport et Sport-Prototypes.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Organisation de la course[modifier | modifier le code]

Quand Le Mans se met à l'heure de la course, ce ne sont pas seulement 24 heures mais une semaine complète d'événements. Tout commence avec le pesage des véhicules, sur les quinconces des Jacobins. Les essais et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. Le vendredi, s'ensuivent le Classic British Welcome[1] à Saint-Saturnin, une commune proche de la ville, et, en fin de journée, la fameuse parade des pilotes qui présente l'ensemble des équipages engagés pour la course dans le centre ville, avec l'inauguration d'une nouvelle plaque de bronze avec les empreintes des vainqueurs de l'année précédente.

Le samedi et tout au long du week-end de la compétition, les animations sont nombreuses, tels la fête foraine, les concerts, le village, et bien sûr la course.

Les directeurs de course[modifier | modifier le code]

Le circuit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Circuit des 24 Heures.
Le circuit automobile de la Sarthe.
Plaque en bronze avec les empreintes et signatures des pilotes vainqueurs de l'édition 1992.

La piste, mesurant 13,629 km, emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudières, longue de presque 6 km où les prototypes maintenaient une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute. Cette portion du circuit a été divisée en trois lignes droites par l'installation de deux chicanes en 1990. Ces chicanes ont pour but de limiter la recherche de la vitesse maximale par des réductions d'appuis aérodynamiques trop importants et de limiter par conséquence les différences de vitesse entre concurrents. L'envol de certains véhicules était dû à la géométrie de la piste avec un changement de plan qui pouvait créer un décrochage aérodynamique suivant leurs configurations et réglages aérodynamiques. La bosse a été aplanie pour l'édition 2001.

Le record de la plus haute vitesse moyenne sur un tour en course appartient à Loïc Duval sur Peugeot 908 HDi FAP avec un temps de 3 min 19,074 s, soit 246,463 km/h de moyenne, réalisé lors de l'édition 2010[2]. Le record homologué de vitesse sur le circuit est de 405 km/h dans la ligne droite des Hunaudières et appartient à Roger Dorchy sur WM P88 à moteur Peugeot lors des 24 Heures du Mans 1988[Note 1].

Différents styles de départ[modifier | modifier le code]

  • Départ arrêté en ligne : 1923 à 1924
  • Départ arrêté en épi dit « Le Mans » : 1925 à 1969
  • Départ arrêté en épi avec pilote à bord : 1970
  • Départ lancé : depuis 1971

Le départ des voitures dans le style « Le Mans », bien que le plus spectaculaire, les pilotes s'élançant en courant vers leurs voitures placées en épi sur le côté opposé, fut remis en cause en 1968 à la suite de l'accident de Willy Mairesse dû probablement à une portière mal fermée de sa Ford GT40. En effet, pour gagner du temps, les pilotes s'élancent et rognent sur les règles de sécurité, ce qui fait que le premier pilote du relais n'attache pas toujours son harnais. L'année suivante, pour marquer son opposition à ce type de départ, Jacky Ickx traverse la piste en marchant et s'élance en dernier. Cela ne l'empêchera pas de finir premier. En 1970, le départ est légèrement amélioré avec les pilotes déjà à bord des voitures. L'année suivante, le départ voiture arrêtée est définitivement abandonné.

Depuis 1949, le départ est donné par une personnalité, différente chaque année, et non plus par un membre de l'ACO. On peut nommer entre autres deux présidents de la République française : en 1949, Vincent Auriol et en 1972, Georges Pompidou ; des personnalités du monde du cinéma : en 1971, Steve McQueen, en 1996, Alain Delon et en 2003, Luc Besson ou dans le monde sportif : en 1978, Raymond Poulidor, en 1982, Luigi Chinetti, en 2000, Jacky Ickx, en 2009, par le président de Ferrari Luca di Montezemolo, en 2011, par le président de la FIA Jean Todt. En 2008, le départ a même été donné depuis la station spatiale internationale[3].

Accidents[modifier | modifier le code]

Avec les vitesses élevées qui sont associées au Mans, la piste a vu un certain nombre d'accidents ; certains ont été mortels pour les pilotes mais aussi pour les spectateurs. Le pire moment dans l'histoire du Mans est l'accident survenu durant l'édition du 11 juin 1955[4] au cours de laquelle 82 spectateurs, ainsi que le pilote Pierre Levegh, sont tués par l'envol de la Mercedes-Benz 300 SLR de ce dernier. Ce carnage provoque un choc dans le monde des sports automobiles qui conduit à la suppression de beaucoup de courses principales et mineures en 1955, telles que les Grands Prix de France, d'Allemagne et de Suisse, ce dernier pays bannissant jusqu'en 2007, toute compétition motorisée sur circuit sur son territoire. Cet accident a apporté de nouvelles règlementations sur la sécurité des pilotes et des spectateurs dans toutes les catégories de sports motorisés. Cependant, malgré l'accident, les organisateurs décident de laisser la course continuer pour éviter que le public venu très nombreux (environ 250 000 personnes) ne s’en aille et ne bloque les routes d'accès au circuit ce qui aurait aussi bloqué les ambulances évacuant les blessés. L'équipe Mercedes retira ses deux autres voitures durant la nuit et repartit discrètement vers l'Allemagne.

En 1986, Jo Gartner se tue au volant d’une Porsche 962C qui s'est brisée sur les barrières de la ligne droite de Mulsanne. Il y a eu un autre décès en 1997, celui de Sébastien Enjolras sur WR lors des essais préliminaires suite à l'envol de sa voiture qui est retombée sur le rail de sécurité. Le dernier accident mortel en date a eu lieu le 22 juin 2013, après seulement 10 minutes de courses, Allan Simonsen est décédé suite à la perte de contrôle de son Aston Martin dans le virage rapide du Tertre Rouge. Inconscient après le choc, il est décédé dans l'hélicoptère le menant à l'hôpital.

Au cours de l'édition 1999, les Mercedes-Benz ont été victimes d'une série d'accidents qui auraient pu avoir des suites plus graves. La CLR Mercedes-Benz de 1999 souffrait d’une instabilité aérodynamique qui provoquait l'envol de ces voitures sous certaines conditions. Après une première alerte le jour des qualifications, où la CLR numéro 4 conduite par Mark Webber décolle de l'avant et s'immobilise le long des rails, Mercedes déclare avoir résolu le problème. Cependant, lors du « warm up » quelques heures avant la course, la même voiture réparée avec le même pilote reprend un envol et se retrouve sur le toit, puis un nouvel accident se produit en course. La CLR numéro 5 de Peter Dumbreck s’envole à plusieurs mètres de hauteur en tournoyant, passe au-dessus des rails de sécurité et va s’échouer dans les bois plusieurs mètres plus loin. Aucun conducteur n'est sérieusement blessé dans ces trois accidents, mais Mercedes-Benz retire rapidement la voiture restante en course et, par la suite, arrête son programme de développement de voitures de sports prototype.

Catégories[modifier | modifier le code]

Les voitures qui participent à cette épreuve sont réparties en plusieurs catégories (« LM » signifie « Le Mans » ; « LM P »; « Le Mans Prototype » ; « GTE »; « Grand tourisme Endurance » ; « Pro », « professionnel » ; « Am », « amateur ») :

Prototypes 
  • LM P1 (anciennement LMP900), divisée en deux catégories, en 2014 :
    • LMP-H (Hybride) ;
    • LMP-L (Light, à moteur thermique uniquement) ;
  • LM P2 (anciennement LMP675).
Grand Tourisme 
  • LM GTE (anciennement GT2) divisée en deux classes :
    • GTE Pro ;
    • GTE Am.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Saison Vainqueurs Formule / Championnat
Pilotes Voiture
1923 Drapeau : France André Lagache / Drapeau : France René Léonard Chenard et Walcker Sport 3.0 / Coupe Rudge-Whitworth
1924 Drapeau : Canada John Duff / Drapeau : Royaume-Uni Frank Clement Bentley 3 Litre Sport 3.0
1925 Drapeau : France Gérard de Courcelles / Drapeau : France André Rossignol Lorraine-Dietrich B3-6 5.0
1926 Drapeau : France Robert Bloch / Drapeau : France André Rossignol Lorraine-Dietrich B3-6 5.0
1927 Drapeau : Royaume-Uni Dudley Benjafield / Drapeau : Royaume-Uni Sammy Davis Bentley 3 Litre Super Sport 5.0
1928 Drapeau : Royaume-Uni Woolf Barnato / Drapeau : Royaume-Uni Bernard Rubin Bentley 4½ Litre 5.0
1929 Drapeau : Royaume-Uni Woolf Barnato / Drapeau : Royaume-Uni Henry Birkin Bentley Speed Six 8.0
1930 Drapeau : Royaume-Uni Woolf Barnato / Drapeau : Royaume-Uni Glen Kidston Bentley Speed Six 8.0
1931 Drapeau : Royaume-Uni Francis Curzon Howe / Drapeau : Royaume-Uni Henry Birkin Alfa Romeo 8C 2300 3.0
1932 Drapeau : France Raymond Sommer / Drapeau : Italie Luigi Chinetti Alfa Romeo 8C 2300 3.0
1933 Drapeau : France Raymond Sommer / Drapeau : Italie Tazio Nuvolari Alfa Romeo 8C 2300 3.0
1934 Drapeau : France Philippe Étancelin / Drapeau : Italie Luigi Chinetti Alfa Romeo 8C 2300 3.0
1935 Drapeau : Royaume-Uni Johnny Hindmarsh / Drapeau : Royaume-Uni Luis Fontés Lagonda M45R Rapide 5.0
1936 Pas de course (grèves dans l'industrie automobile)
1937 Drapeau : France Jean-Pierre Wimille / Drapeau : France Robert Benoist Bugatti Type 57G Tank 5.0
1938 Drapeau : France Eugène Chaboud / Drapeau : France Jean Trémoulet Delahaye 135CS 5.0
1939 Drapeau : France Jean-Pierre Wimille / Drapeau : France Pierre Veyron Bugatti Type 57S Tank 8.0
1940-1948 Pas de course (Seconde Guerre mondiale puis reconstruction de la France)
1949 Drapeau : Royaume-Uni Peter Mitchell-Thomson / États-Unis Luigi Chinetti Ferrari 166MM S 2.0
1950 Drapeau : France Louis Rosier / Drapeau : France Jean-Louis Rosier Talbot-Lago T26 Grand Sport S 5.0
1951 Drapeau : Royaume-Uni Peter Walker / Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead Jaguar XK-120C S 5.0
1952 Drapeau : Allemagne Hermann Lang / Drapeau : Allemagne Fritz Riess Mercedes-Benz W194 S 3.0
1953 Drapeau : Royaume-Uni Tony Rolt / Drapeau : Royaume-Uni Duncan Hamilton Jaguar C-Type S 5.0 / WSC
1954 Drapeau : Argentine José Froilán González / Drapeau : France Maurice Trintignant Ferrari 375 Plus S 5.0 / WSC
1955 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn / Drapeau : Royaume-Uni Ivor Bueb Jaguar Type D S 5.0 / WSC
1956 Drapeau : Royaume-Uni Ron Flockhart / Drapeau : Royaume-Uni Ninian Sanderson Jaguar Type D S 5.0
1957 Drapeau : Royaume-Uni Ron Flockhart / Drapeau : Royaume-Uni Ivor Bueb Jaguar Type D S 5.0 / WSC
1958 Drapeau : Belgique Olivier Gendebien / États-Unis Phil Hill Ferrari 250 TR58 S 3.0 / WSC
1959 États-Unis Carroll Shelby / Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori Aston Martin DBR1 S 3.0 / WSC
1960 Drapeau : Belgique Olivier Gendebien / Drapeau : Belgique Paul Frère Ferrari 250 TR59/60 S 3.0 / WSC
1961 Drapeau : Belgique Olivier Gendebien / Drapeau : États-Unis Phil Hill Ferrari 250 TRI/61 S 3.0 / WSC
1962 Drapeau : Belgique Olivier Gendebien / Drapeau : États-Unis Phil Hill Ferrari 330 TRI/LM Spyder E +3.0 / WSC
1963 Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti / Drapeau : Italie Lorenzo Bandini Ferrari 250 P P 3.0 / WSC
1964 Drapeau : France Jean Guichet / Drapeau : Italie Nino Vaccarella Ferrari 275 P P 5.0 / WSC
1965 Drapeau : Autriche Jochen Rindt / Drapeau : États-Unis Masten Gregory Ferrari 250 LM P 5.0 / WSC
1966 Drapeau : Nouvelle-Zélande Bruce McLaren / Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Amon Ford GT40 Mk. II P +5.0 / WSC
1967 Drapeau : États-Unis Dan Gurney / Drapeau : États-Unis A.J. Foyt Ford GT40 Mk. IV P +5.0 / WSC
1968 Drapeau : Mexique Pedro Rodríguez / Drapeau : Belgique Lucien Bianchi Ford GT40 Mk. I S 5.0 / WSC
1969 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : Royaume-Uni Jackie Oliver Ford GT40 Mk. I P 5.0 / WSC
1970 Drapeau : Allemagne Hans Herrmann / Drapeau : Royaume-Uni Richard Attwood Porsche 917K S 5.0 / WSC
1971 Drapeau : Autriche Helmut Marko / Drapeau : Pays-Bas Gijs van Lennep Porsche 917K S 5.0 / WSC
1972 Drapeau : France Henri Pescarolo / Drapeau : Royaume-Uni Graham Hill Matra Simca MS670 S 3.0 / WSC
1973 Drapeau : France Henri Pescarolo / Drapeau : France Gérard Larrousse Matra Simca MS670B S 3.0 / WSC
1974 Drapeau : France Henri Pescarolo / Drapeau : France Gérard Larrousse Matra Simca MS670C S 3.0 / WSC
1975 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell Mirage GR8 Ford/Cosworth S 3.0
1976 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : Pays-Bas Gijs van Lennep Porsche 936 Groupe 6 3.0
1977 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : États-Unis Hurley Haywood / Drapeau : Allemagne Jürgen Barth Porsche 936 Groupe 6 3.0
1978 Drapeau : France Jean-Pierre Jaussaud / Drapeau : France Didier Pironi Renault Alpine A442B Groupe 6 +2.0
1979 Drapeau : États-Unis Bill Whittington / Drapeau : Allemagne Klaus Ludwig / Drapeau : États-Unis Don Whittington Porsche 935 K3 Groupe 5
1980 Drapeau : France Jean-Pierre Jaussaud / Drapeau : France Jean Rondeau Rondeau M379B Ford/Cosworth Groupe 6 +2.0
1981 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell Porsche 936 S +2.0
1982 Drapeau : Belgique Jacky Ickx / Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell Porsche 956 C
1983 Drapeau : Australie Vern Schuppan / Drapeau : États-Unis Hurley Haywood / Drapeau : États-Unis Al Holbert Porsche 956 C
1984 Drapeau : France Henri Pescarolo / Drapeau : Allemagne Klaus Ludwig Porsche 956 C1
1985 Drapeau : Italie Paolo Barilla / Drapeau : Allemagne Klaus Ludwig / Drapeau : Allemagne John Winter Porsche 956 C1
1986 Drapeau : Allemagne Hans-Joachim Stuck / Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell / Drapeau : États-Unis Al Holbert Porsche 962C C1
1987 Drapeau : Allemagne Hans-Joachim Stuck / Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell / Drapeau : États-Unis Al Holbert Porsche 962C C1
1988 Drapeau : Pays-Bas Jan Lammers / Drapeau : Royaume-Uni Johnny Dumfries / Drapeau : Royaume-Uni Andy Wallace Jaguar XJR-9LM C1
1989 Drapeau : Allemagne Jochen Mass / Drapeau : Allemagne Manuel Reuter / Drapeau : Suède Stanley Dickens Sauber C9 Mercedes-Benz C1
1990 Drapeau : Danemark John Nielsen / Drapeau : États-Unis Price Cobb / Drapeau : Royaume-Uni Martin Brundle Jaguar XJR-12 C1
1991 Drapeau : Allemagne Volker Weidler / Drapeau : Royaume-Uni Johnny Herbert / Drapeau : France Bertrand Gachot Mazda 787B C2
1992 Drapeau : Royaume-Uni Derek Warwick / Drapeau : France Yannick Dalmas / Drapeau : Royaume-Uni Mark Blundell Peugeot 905 Evo 1B C1
1993 Drapeau : Australie Geoff Brabham / Drapeau : France Christophe Bouchut / Drapeau : France Eric Hélary Peugeot 905 Evo 1B C1
1994 Drapeau : États-Unis Hurley Haywood / Drapeau : France Yannick Dalmas / Drapeau : Italie Mauro Baldi Porsche Dauer 962 Le Mans GT1
1995 Drapeau : Finlande Jyrki Järvilehto / Drapeau : France Yannick Dalmas / Drapeau : Japon Masanori Sekiya McLaren F1 GTR BMW GT1
1996 Drapeau : États-Unis Davy Jones / Drapeau : Allemagne Manuel Reuter / Drapeau : Autriche Alexander Wurz Porsche WSC-95 TWR LMP1
1997 Drapeau : Italie Michele Alboreto / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Suède Stefan Johansson Porsche WSC-95 TWR LMP
1998 Drapeau : France Laurent Aïello / Drapeau : Monaco Stéphane Ortelli / Drapeau : Royaume-Uni Allan McNish Porsche 911 GT1-98 GT1
1999 Drapeau : Italie Pierluigi Martini / Drapeau : France Yannick Dalmas / Drapeau : Allemagne Joachim Winkelhock BMW V12 LMR LMP
2000 Drapeau : Italie Emanuele Pirro / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Allemagne Frank Biela Audi R8 LMP900
2001 Drapeau : Italie Emanuele Pirro / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Allemagne Frank Biela Audi R8 LMP900
2002 Drapeau : Italie Emanuele Pirro / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Allemagne Frank Biela Audi R8 LMP900
2003 Drapeau : Italie Rinaldo Capello / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Royaume-Uni Guy Smith Bentley Speed 8 LMGTP
2004 Drapeau : Italie Rinaldo Capello / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Japon Seiji Ara Audi R8 LMP1
2005 Drapeau : Finlande Jyrki Järvilehto / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Allemagne Marco Werner Audi R8 LMP1
2006 Drapeau : Italie Emanuele Pirro / Drapeau : Allemagne Frank Biela / Drapeau : Allemagne Marco Werner Audi R10 TDI LMP1
2007 Drapeau : Italie Emanuele Pirro / Drapeau : Allemagne Frank Biela / Drapeau : Allemagne Marco Werner Audi R10 TDI LMP1
2008 Drapeau : Italie Rinaldo Capello / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Royaume-Uni Allan McNish Audi R10 TDI LMP1
2009 Drapeau : Australie David Brabham / Drapeau : Espagne Marc Gené / Drapeau : Autriche Alexander Wurz Peugeot 908 HDi FAP LMP1
2010 Drapeau : Allemagne Timo Bernhard / Drapeau : France Romain Dumas / Drapeau : Allemagne Mike Rockenfeller Audi R15+ TDI LMP1
2011 Drapeau : Allemagne André Lotterer / Drapeau : France Benoît Tréluyer / Drapeau : Suisse Marcel Fässler Audi R18 TDI LMP1 / ILMC
2012 Drapeau : Allemagne André Lotterer / Drapeau : France Benoît Tréluyer / Drapeau : Suisse Marcel Fässler Audi R18 e-tron quattro LMP1 / FIA WEC
2013 Drapeau : France Loïc Duval / Drapeau : Danemark Tom Kristensen / Drapeau : Royaume-Uni Allan McNish Audi R18 e-tron quattro LMP1 / FIA WEC

Records et statistiques[modifier | modifier le code]

Numéros vainqueurs[modifier | modifier le code]

  • Le numéro le plus souvent premier est le « 1 », dix fois victorieux en 81 éditions devant le « 2 » sept fois gagnant et le « 3 » le « 4 » et le « 7 », tous six fois victorieux[5].
  • Jusqu'à 2013, les seuls numéros à avoir gagné deux années de suite étaient le « 7 » et le « 1 ». À chaque fois le numéro était attribué au même concurrent, voire à la même voiture (même châssis) Porsche 956 n°7 en 1984 et 1985, et TWR Porsche n°7 en 1996 et 1997 avec le Joest Racing, Audi n°1 en 2001 et 2002.
  • En 2010, le numéro 9 est devenu le troisième numéro à gagner deux années de suite. Cependant, ce numéro n'a pas été porté par la même voiture (Peugeot 908 HDi FAP en 2009 et Audi R15+ en 2010).
  • Les numéros furent longtemps attribués par ordre décroissant de la cylindrée des voitures, mais ce n'est plus le cas, des « tranches de numérotation » sont réservées aux catégories : 1 à 24 pour les LM P1, 25 à 49 pour les LM P2 et 50 à 99 pour les LM GTE. Il est donc de moins en moins probable que les « gros » numéros sortent.
  • Depuis 2006, des Aston Martin GT1 portent les numéros « 007 », « 008 » ou « 009 » en référence à l'agent « 007 » très attaché à cette marque, malgré l'existence des numéros 7, 8 ou 9 en LMP1[6].
  • Le plus gros numéro porté au Mans est le 203 de 1987 à 1990
  • Le fameux numéro 13 fut au départ en 1923 et 1925 puis absent jusqu'à ce que le constructeur manceau Yves Courage (et lui seul) le reprenne 13 fois de 1983 à 2007. Il réapparaît cependant en 2009 sur la Lola-Aston Martin du Speedy Racing Team Sebah et depuis les 24 Heures du Mans 2010 sur la Lola B10/60-Rebellion de la même équipe devenue le team Rebellion Racing.
Numéro Année Constructeur Victoires
1 1929
1939
1967
1982
1986
1992
2001
2002
2007
2012
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
Drapeau : France Bugatti
Drapeau : États-Unis Ford
Drapeau : Allemagne Porsche
Drapeau : Allemagne Porsche
Drapeau : France Peugeot
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
10
2 1937
1966
1978
1988
2008
2011
2013
Drapeau : France Bugatti
Drapeau : États-Unis Ford
Drapeau : France Renault Alpine
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
7
3 1927
1957
1983
1990
1993
2005
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : Allemagne Porsche
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : France Peugeot
Drapeau : Allemagne Audi
6
4 1928
1930
1935
1954
1956
1977
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
Drapeau : Royaume-Uni Lagonda
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : Allemagne Porsche
6
5 1925
1950
1959
2004
Drapeau : France Lorraine-Dietrich
Drapeau : France Talbot-Lago
Drapeau : Royaume-Uni Aston Martin
Drapeau : Allemagne Audi
4
6 1926
1955
1962
1969
Drapeau : France Lorraine-Dietrich
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : États-Unis Ford
4
7 1974
1984
1985
1996
1997
2003
Drapeau : France Matra Simca
Drapeau : Allemagne Porsche
Drapeau : Allemagne Porsche
Drapeau : Allemagne TWR Porsche
Drapeau : Allemagne TWR Porsche
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
6
8 1924
1932
2000
2006
Drapeau : Royaume-Uni Bentley
Drapeau : Italie Alfa Romeo
Drapeau : Allemagne Audi
Drapeau : Allemagne Audi
4
9 1923
1934
1968
2009
2010
Drapeau : France Chenard et Walcker
Drapeau : Italie Alfa Romeo
Drapeau : États-Unis Ford
Drapeau : France Peugeot
Drapeau : Allemagne Audi
5
10 1961 Drapeau : Italie Ferrari 1
11 1933
1960
1973
1975
1981
Drapeau : Italie Alfa Romeo
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : France Matra Simca
Drapeau : Royaume-Uni Mirage
Drapeau : Allemagne Porsche
5
14 1958 Drapeau : Italie Ferrari 1
15 1938
1972
1999
Drapeau : France Delahaye
Drapeau : France Matra Simca
Drapeau : Allemagne BMW
3
16 1931
1980
Drapeau : Italie Alfa Romeo
Drapeau : France Rondeau
2
17 1987 Drapeau : Allemagne Porsche 1
18 1953 Drapeau : Royaume-Uni Jaguar 1
20 1951
1964
1976
Drapeau : Royaume-Uni Jaguar
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : Allemagne Porsche
3
21 1952
1963
1965
Drapeau : Allemagne Mercedes-Benz
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : Italie Ferrari
3
22 1949
1971
Drapeau : Italie Ferrari
Drapeau : Allemagne Porsche
2
23 1970 Drapeau : Allemagne Porsche 1
26 1998 Drapeau : Allemagne Porsche 1
36 1994 Drapeau : Allemagne Dauer Porsche 1
41 1979 Drapeau : Allemagne Porsche 1
55 1991 Drapeau : Japon Mazda 1
59 1995 Drapeau : Royaume-Uni McLaren 1
63 1989 Drapeau : Suisse Sauber-Mercedes 1

Galerie[modifier | modifier le code]

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Divers[modifier | modifier le code]

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  • Dès la deuxième édition, il fut décidé que l'épreuve se déroulerait lors du deuxième week-end de juin, en raison des performances des phares de l'époque. Cette organisation du deuxième week-end de juin a subi des modifications ultérieures, dues davantage à des circonstances extérieures. En 1968, l'épreuve s'est tenue en septembre en raison des événements de mai. En 1998, l'épreuve a eu lieu le premier week-end de juin afin de ne pas se superposer à la Coupe du monde de football organisée en France. Depuis 1998, l'organisation a été assouplie, la course a lieu soit le deuxième, soit le troisième week-end de juin.
  • De 1924 à 1928, les véhicules devaient effectuer un certain nombre de tours (20 en 1924) avec la capote fermée.
  • En 1926, trois La Lorraine B3-6 aux trois premières places des 24 Heures du Mans avec pour chacune une moyenne supérieure à 100 km/h. Ce fut la première fois que cette moyenne fut franchie.
  • En 1930, première participation féminine : Mmes Mareuse et Siko, 7e sur Bugatti 1 496 cm³.
  • En 1931, l'Alfa Romeo 8C des anglais Lord Earl Howe et Sir Henry Birkin parcourut pour la première fois plus de 3 000 km en 24 heures.
  • Lors de sa victoire en 1950, Louis Rosier disputa pratiquement toute la course en solitaire, ne laissant son fils piloter que durant deux tours. En 1952, Levegh disputant seul la course sur une Talbot-Lago, faillit battre les Mercedes d'usine, abandonnant lors de la dernière heure sur une casse mécanique provoquée par un rétrogradage raté alors qu'il occupait la tête de la course. C'est à la suite de cet exploit que l'écurie Mercedes lui avait proposé un volant d'usine lors de la tragique édition de 1955, l'associant à des pilotes aussi prestigieux que Juan Manuel Fangio, Stirling Moss et Karl Kling.
  • En 1953, c'est la limite des 4 000 km en 24 heures qui fut franchie par quatre voitures dont trois Jaguar XK120 C.
  • L'édition 1955 fut endeuillée par un grave accident ayant causé 92 morts : 83 sur le site (dont un gendarme sur la piste) et 9 autres dans les jours qui suivirent. Des débris (moteur, train avant et capot) de la Mercedes 300 SLR de Pierre Levegh furent catapultés dans les tribunes de la ligne droite des stands à la suite d'une collision avec l'Austin-Healey de Lance Macklin. La course se poursuivit normalement (à l'exception du retrait volontaire de l'écurie Mercedes). Toutefois cet accident provoqua un important émoi médiatique et eut des conséquences notables sur l'histoire du sport automobile, en entraînant l'interdiction des courses automobiles sur circuit sur le territoire Suisse pendant plus de cinquante ans, et en incitant la firme Mercedes-Benz (dont le retour sportif avait été mal accepté en France, le succès des flèches d'argent d'avant-guerre étant encore associé à la période hitlérienne) à ne plus participer à des compétitions automobiles de haut niveau pendant une trentaine d'années. La course fut par ailleurs remportée par Mike Hawthorn, dont la responsabilité semblait engagée dans l'accident, ce qui déclencha une polémique médiatique contre le pilote britannique. La question des responsabilités de Macklin ou de Hawthorn ne fut jamais clairement élucidée.
  • En 1966, la moyenne de 200 km/h pendant 24 heures fut battue par deux Ford MkII. Les deux machines franchirent la ligne d'arrivée en même temps, selon les ordres du team manager qui souhaitait avoir une double-victoire au Mans pour le constructeur américain. Mais le règlement de l'épreuve stipulant que la première place revenait à l'équipage et à la voiture ayant parcouru la plus grande distance durant 24 heures, la victoire fut attribuée à la voiture n°2 car elle s'était qualifiée en 4e position, soit deux rangs plus loin que sa consoeur, et avait donc parcouru une distance légèrement plus importante pendant ces 24 heures.
  • L'année suivante, c'est la limite des 5 000 km en 24 heures qui fut franchie par trois voitures : une Ford Mk IV et deux Ferrari 330 P4.
  • Jusqu'en 1970, la procédure de départ (reproduite dans de nombreuses autres épreuves d'endurance) imposait aux pilotes de traverser la piste en courant pour rejoindre leur voiture, stationnées en épi sur la ligne de départ. Cette tradition rendait spectaculaire le départ des courses automobiles, mais fut la cause de nombreux accidents, certains pilotes préférant ne pas boucler leur harnais de sécurité afin de figurer parmi les mieux placés à l'issue des premiers tours. Lors de l'édition 1969, Jacky Ickx boycotta cette procédure[8] en traversant la piste en marchant, cela afin de s'élancer délibérément dernier. Cela ne l'empêcha pas de remporter (avec Jackie Oliver) à l'arrachée la course, devant la Porsche 908 de Hans Herrmann et Gérard Larrousse. Ce geste de protestation fut concomitant à un changement du règlement technique de la FIA, qui permettait aux constructeurs d'aligner des prototypes de 5 litres de cylindrée, surpuissants (leurs performances étaient supérieures à celles des F1 de la même époque), mais dont l'engagement exigeait une réflexion approfondie et commune à l'ensemble des sports mécaniques, sur le degré de professionnalisme avec lequel la sécurité des pilotes et des spectateurs était prise en compte. L'impact du geste de Ickx fut d'autant plus légitime que, cette même année, le départ de la course fut précisément le théâtre d'un accident coûtant la vie au pilote britannique John Woolfe, qui pilotait la toute nouvelle Porsche 917, voiture emblématique de cette époque.
  • L'édition 1970 a servi de sujet et de cadre au tournage du film Le Mans avec Steve McQueen. Cette même année marque aussi la première apparition d'un moteur japonais au Mans (un birotor Mazda monté sur la Chevron B16 N°48).
  • Le record absolu de l'épreuve (en termes de distance parcourue) fut longtemps celui réalisé au cours de l'édition 1971 par Helmut Marko et Gijs van Lennep, avec 5 335,313 km (soit 222,304 km/h de moyenne) sur une Porsche 917. Il demeura difficile à battre du fait de la modification du tracé l'année suivante (contournement de la section de Maison-Blanche) et l'installation de chicanes (pour des raisons de sécurité) dans la ligne des droites des Hunaudières en 1990.
  • Record battu en 2010 par l'Audi R15 Plus TDi n°9 qui parcourt 5 410,71 km en accomplissant 397 tours soit exactement le même nombre de tours que la Porsche 917 en 1971.
  • Jean Rondeau est le seul pilote à s'être à ce jour imposé au Mans (victoire en 1980, associé à Jean-Pierre Jaussaud) sur une voiture de sa conception (Groupe VI : Distance parcourue : 4 608 km à la moyenne de 192 km/h).
  • En 1985, l'écurie privée Joest alignant une Porsche 956 « client » réussit l'exploit de devancer, à « la régulière », les voitures engagées par l'usine.
  • En 1992 et 1993, Peugeot remporte l'épreuve avec sa 905 au terme d'une lutte avec Toyota. Première et troisième en 1992, la marque réalise un triplé historique en 1993, ce fut la dernière victoire d'une écurie française avant que Peugeot réalise un doublé avec ses 908 en 2009.
  • L'édition 1999 fut marquée par l'envol des deux Mercedes CLR du team AMG, au niveau de la courbe rapide précédant le virage d'Indianapolis et de la ligne droite des Hunaudières suite à un manque de stabilisateurs pour la première et à une perte de l'un des stabilisateurs lors d'une touchette avec une Porsche 911 GT2 (ancienne appellation) pour la deuxième.
  • Parmi les pilotes les plus malchanceux ayant participé à l'épreuve figure certainement Bob Wollek (disparu en 2001) : quadruple vainqueur des 24 Heures de Daytona, vainqueur des 12 Heures de Sebring, il est monté sept fois sur le podium sans jamais figurer parmi les vainqueurs de l'épreuve mancelle.
  • Le 13 décembre 2005, Audi présente l'Audi R10, équipée d'un moteur Diesel TDI, qui effectue ses débuts au Mans à l'occasion de l'édition 2006. Aidée par sa faible consommation et son couple énorme, c'est une vitrine pour introduire en masse la technologie Diesel sur le premier marché automobile au monde, les États-Unis, au moment où la norme imposera une faible teneur en soufre.
  • La coutume veut que la piste soit envahie par les spectateurs lors du podium final. Les écuries automobiles retirent alors tout ce qui peut être pris par les fans comme souvenirs (panneaux indiquant le numéro et le nom de la voiture, etc.).
  • L'édition 2005 fut particulièrement chaude, un mécanicien d'une Aston Martin DBR-9 dut utiliser un extincteur pour refroidir l'habitacle de la voiture. En 2004, année également chaude, les thermomètres installés dans les Chevrolet Corvette affichaient 62 °C au moment du départ. En 2005, les ingénieurs américains ont utilisé des feuilles d'aluminium pour protéger les deux véhicules des rayons du soleil. Depuis l'édition 2009, la climatisation est obligatoire dans les voitures fermées.
  • Audi place pour la première fois un moteur Diesel sur le podium des 24 Heures avec ses deux R10 TDI qui finissent en première et troisième positions de l'édition 2006.
  • Quinze éditions consécutives (1994 à 2008) ont été remportées par une voiture disposant d'un moteur allemand (neuf fois Audi, quatre fois Porsche et deux fois BMW) ; la Bentley anglaise victorieuse en 2003 avait un moteur dérivé du moteur Audi de la R8 et la Mclaren de 1995 un moteur BMW.
  • Les quatorze dernières éditions furent remportées par des voitures équipées de pneus Michelin.
  • Fin juin 2011, Porsche annonce son retour aux 24 Heures du Mans pour 2014[9], tandis que Peugeot se retire.

Nombre de spectateurs par année[modifier | modifier le code]

année spectateurs année spectateurs année spectateurs année spectateurs année spectateurs
1955 300 000 1974 200 000 1987 180 000 2000 210 000 2013 245 000[10]
1962 300 000 1975 120 000 1988 280 000 2001 190 000 2014
1963 300 000 1976 150 000 1989 230 000 2002 200 000 2015
1964 350 000 1977 170 000 1990 240 000 2003 220 000 2016
1965 280 000 1978 180 000 1991 250 000 2004 200 000 2017
1966 350 000 1979 140 000 1992 180 000 2005 230 000 2018
1967 310 000 1980 160 000 1993 110 000 2006 240 000 2019
1968 300 000 1981 170 000 1994 140 000 2007 250 000 2020
1969 400 000 1982 250 000 1995 170 000 2008 258 500 2021
1970 300 000 1983 100 000 1996 170 000 2009 239 000 2022
1971 290 000 1984 150 000 1997 170 000 2010 238 150 2023
1972 280 000 1985 150 000 1998 190 000 2011 249 500[11] 2024
1973 250 000 1986 150 000 1999 200 000 2012 240 000[12] 2025

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le record de vitesse est en fait un peu plus important mais Peugeot, à des fins de communication, demanda à conserver 405 pour l'associer à la sortie de la Peugeot 405.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint Saturnin Classic British Welcome
  2. 24 Heures du Mans 2010 : Chiffres en stock… - Site officiel de l'équipe Oreca.
  3. « Une procédure de départ de la course extraordinaire », Le Mans Sarthe Wright, 14 juin 2008.
  4. Tragédie au 24 heures du Mans 1955 sur ina.fr
  5. Le guide Information presse - Media guide, édité par l'Automobile Club de l'Ouest, Département communication
  6. Base de données du palmarès des 24 Heures du Mans - Site officiel
  7. Une course de légende sur leMans.org
  8. Jacky Ickx sur la sécurité aux 24 Heures du Mans 1969 sur ina.fr
  9. Auto - 24 H du Mans : Porsche de retour en 2014 - L'Équipe, 30 juin 2011
  10. 245 000 spectateurs- Site officiel des 24 Heures, 23 juin 2013
  11. 249 500 spectateurs - Site officiel des 24 Heures, 12 juin 2011
  12. 240 000 spectateurs - Site officiel des 24 Heures, 17 juin 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]