Forces armées brésiliennes

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Forces armées Brésiliennes
Forças Armadas Brasileiras
Sceau des Forces Armées Brésiliennes
Sceau des Forces Armées Brésiliennes
Branches COA of Brazilian Air Force.svg Force Aérienne
Coat of arms of the Brazilian Army.svg Armée de terre
COA Brazilian Navy.svg Marine brésilienne
Quartier-général Ministère de la Défense
Commandement
Président de la République Dilma Rousseff
Ministre de la Défense Celso Amorim
Chef d'état-major des armées Général José Carlos De Nardi
Main-d'œuvre
Âges militaires 18 ans pour le service militaire obligatoire
Actifs 371 199 (13e)
Réservistes 1,800,000
Paramilitaires 400 000
Budgets
Budget 33 milliards de dollars[1] (11e rang mondial)
Pourcentage du PNB 1.6%[1]
Industrie
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de l'Italie Italie
Exportations annuelles Drapeau de la Colombie Colombie
Drapeau de l’Argentine Argentine
Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Drapeau du Paraguay Paraguay
Drapeau de l'Uruguay Uruguay
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Drapeau de l'Équateur Équateur
Drapeau du Honduras Honduras
Drapeau de la Bolivie Bolivie
Drapeau du Chili Chili
Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau de l'Angola Angola
Drapeau du Suriname Suriname
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau de la Tunisie Tunisie
Drapeau du Pakistan Pakistan
Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe
Drapeau de la Libye Libye
Drapeau du Liban Liban
Drapeau de la Malaisie Malaisie
Articles annexes
Histoire Histoire militaire du Brésil

Les forces armées brésiliennes (portugais : Forças Armadas Brasileiras) sont composées d'une armée de terre, d'une force aérienne et d'une marine. Avec 327 000 membres et une réserve de 1 115 000 hommes et femmes, l'armée brésilienne est la plus importante force armée d'Amérique latine. A l’échelle mondiale, elle compte parmi  les 20 premières puissances militaires (14 ème)[2] et représente la deuxième armée la plus importante du continent Américain (derrière les Etats-Unis d'Amérique.) Sous contrôle du ministère de la Défense, elle est sous le commandement direct du président du Brésil.

Forces armées du Brésil[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Armée brésilienne est classée au 14e rang[3] des 20 armées les plus puissantes de la planète. En Amérique (nord et sud confondus), il s'agit de la seconde armée du continent (derrière les États-Unis.) Les forces armées brésiliennes reposent sur 3 grands piliers : l'armée de terre (Exército), la marine brésilienne (Marinha) (dont l'infanterie et l'aviation) et la force aérienne brésilienne (Força Aérea Brasileira, FAB). En 2009, le Brésil a signé avec la France l'accord militaire le plus important de son histoire dans le but d'améliorer et de rénover son industrie militaire.[4] Cet accord s'élève a plus de 8 milliards d'euros.

Depuis quelques années, et au vu de l'importance grandissante de son place sur la scène internationale, le Brésil s'est lancé dans l'acquisition de technologies militaires de pointe, avec l'objectif de devenir une puissance militaire a la hauteur de son nouveau rôle. En outre, il lui faut à la fois défendre son immense territoire - seize fois la France - contre les menaces terroristes et les trafics en tout genre, surveiller 8 500 km de côtes et 4,5 millions de km2 d'eaux territoriales, protéger ses richesses naturelles, notamment les gisements en eaux profondes - 22 000 personnes travaillent en permanence sur 109 plates-formes pétrolières, parfois très loin en haute mer -, et plus généralement se doter d'un instrument de dissuasion digne d'un grand acteur mondial.

C'est dans ce contexte qu'en 2009, le Brésil signe avec la France un accord militaire d'environ 8,5 milliards d´euros pour acheter de nouveaux sous-marins et hélicoptères. En septembre 2008, Brasilia a publié un plan de modernisation de la défense, où la France doit jouer un rôle crucial[5], comme par exemple en permettant à la marine brésilienne de se doter d'ici à 2020 d'un sous-marin d'attaque à propulsion nucléaire. Le partenariat militaire avec la France est formé sur 3 grands piliers :

La Marine : L'accord pour la construction de ce submersible et de quatre autres sous-marins de nouvelle génération à propulsion classique (diesel) de type Scorpène a été conclu pendant la visite de N.Sarkozy à Rio de Janeiro en 2009. La France a également fourni la coque et l'informatique d'un autre Scorpène à propulsion conventionnelle fabriqué par le groupe DCNS-Thales. À partir de cette technologie, le Brésil pourra construire le prototype d'un sous-marin nucléaire[6].

L'autre domaine de coopération militaire concerne les hélicoptères lourds. La France aidera le Brésil à fabriquer 51 Super Cougar à Itajuba, dans l'Etat de Minas Gerais, où le constructeur brésilien Helibras est installé depuis trente ans. Le montant total de ce marché dépasserait le milliard de dollars. Les appareils équiperont les armées de terre, de l'air et la marine.

Un troisième marché intéresse la France. En effet, Le Brésil doit renouveler d'ici à 2023 sa flotte aérienne militaire (entre 120 et 150 avions) en s'équipant notamment de 36 appareils de combat. Le 1er octobre, l'armée de l'air, qui était en négociation avec plusieurs pays pour l'acquisition de nouveaux engins aériens, a annoncé que son choix se portait sur trois avions de toute dernière génération : le F-18 Super Hornet de Boeing, le Gripen de Saab ou le Rafale français de Dassault.

Le pays sud-américain a aussi acheté 50 hélicoptères de transport EC-725 français qui seront assemblés au Brésil et 24 hélicoptères de combat Mi-35M russes. De même, en juin, il a signé avec l'Italie un accord portant sur 20 ans pour fabriquer sur le sol brésilien plus de 2.000 transports de troupes blindés.

De son côté, l'avionneur brésilien Embraer a développé l'avion de transport KC-390, destiné à remplacer l'Hercule C-130 américain. Le troisième constructeur aéronautique mondial prévoit de vendre 700 appareils de ce type, dont une centaine en Amérique du sud et au Brésil.

Par ailleurs, les forces aériennes brésiliennes possèdent plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 et Embraer EMB 314, les Lockheed C-130 Hercules et les AMX International . En 2001, le ministère de la défense de la République française vend son porte-avions Foch aux Brésiliens. Il est rebaptisé São Paulo lors de la transaction.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cadets, Academia Militar das Agulhas Negras.

Les forces armées brésiliennes sont intervenues dans de nombreux conflits internes, révoltes, coups d'états et guerres avec des États étrangers :

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le Brésil sera le seul pays d'Amérique latine à envoyer des forces terrestres se battre contre les forces de l'Axe Rome-Berlin-Tōkyō. 25 000 militaires participeront à la campagne d'Italie.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Puisque les États Américains sont alliés mutuellement (Pacte de Bogotá, traité interaméricain d'assistance mutuelle), le Brésil ne se trouve face à aucune vraie menace extérieure. Ses capacités militaires sont en conséquence presque inutilisées. En 1964, le maréchal Castelo Branco crée le Centre d'instruction de la guerre dans la jungle qui servira de base d'entraînement aux techniques de la contre-insurrection, alors même que n'existe aucune guérilla ni mouvement armé de gauche à cette époque au Brésil. Le général français Paul Aussaresses y apprendra des cours de «guerre de jungle». À partir de 1973, le centre a formé de nombreux officiers chiliens, argentins, uruguayens, etc., mais aussi français, pendant les années 1970[7].

Rôle[modifier | modifier le code]

Les militaires brésiliens sont aussi employés en temps de paix aux missions de protection en cas de catastrophes, au service de sauvetage, ainsi qu'à des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). Le Brésil assure le commandement de la mission de Paix MINUSTAH en Haïti de 6 000 hommes dont 1 200 Brésiliens, depuis le 1er juin 2004. Carlos Alberto Teixeira, professeur à l'Ecole de guerre navale, souligne que « aucune menace classique ou conventionnelle » ne pèse sur le Brésil qui « n'a aucun contentieux frontalier » avec ses dix voisins tout au long de ses 17.000 km de frontières terrestres.

En 2011, environ la moitié de l'équipement militaire est considéré comme obsolète[8]. C'est la raison pour laquelle le gouvernement brésilien a décidé d'adopter une stratégie de renforcement de sa puissance militaire, ceci pour plusieurs raisons : posséder une armée digne d'un acteur international majeur (en 2011, le pays était devenu la 6 ème puissance économique devant le Royaume-Uni),[9] protéger ses frontières et ses intérêts en cas de menace(s) extérieure(s), et conserver son leadership régional, d'autant que depuis quelques années, les pays d'Amérique Latine semblent être entrés dans une nouvelle course aux armements[10]. Les dépenses militaires dans la région ont en effet atteint près de 40 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 36 % en cinq ans[11].

L'experte en relations internationales, Sabrina Medeiros, estime que le Brésil « doit consolider son pouvoir de dissuasion pour être à la hauteur de son nouveau rôle ». Carlos Alberto Teixeira précise que « cela exige la définition d'une stratégie nouvelle », « dont le premier pas a été la stratégie nationale de défense adoptée en 2008 », ajoute-t-il.

Organisation[modifier | modifier le code]

Il existe un service militaire pour les hommes à partir de 18 ans, d'une durée de neuf à douze mois. Le budget de la défense en 2009 s'élevait à 27,12 milliards de dollars américains soit environ 2,8 % du produit intérieur brut du Brésil, une valeur plutôt supérieure à la moyenne mondiale (La Chine a pour exemple un budget équivalant à 1,6 % de son PIB).

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée de terre brésilienne.

Force aérienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Force aérienne brésilienne.

Avec 50 000 militaires et plus de 1000, aéronefs dont une centaine d'avions de combat, la Força Aéra Brasileira doit assurer le contrôle et la défense de l'espace aérien brésilien. Le transport du président du Brésil est assuré par une section spécial aérienne formée par la force aérienne.

Marine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marine brésilienne.

La marine brésilienne dispose de 210 navires et de 48 500 marins, organisées autour d'une unité d'infanterie de marine et d'une force aéronavale (à l'aide du NAe São Paulo).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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