Baie de Guanabara

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22° 47′ 26″ S 43° 09′ 20″ O / -22.790426, -43.15567

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La baie de Guanabara depuis l'espace (image de la NASA)

La baie de Guanabara est une baie du littoral brésilien de l'État de Rio de Janeiro, profonde d'une trentaine de kilomètres et large de presque autant.

Géographie[modifier | modifier le code]

La baie est la résultante d'une dépression tectonique datant du cénozoïque, entre deux blocs d'une faille géologique, la Serra dos Órgãos et divers massifs côtiers moindres.

Avec ses 380 km², elle représente, en superficie, la deuxième baie la plus importante du littoral brésilien après la baie de Tous les Saints à Bahia. À l'intérieur même de la baie se trouvent pas moins de 130 îles comme :

En considérant l'entrée de la baie comme une ligne imaginaire entre la pointe de Copacabana et la pointe d'Itaipu, celle-ci baptisé Boca da Barra, a une largeur minimale de 1 600 mètres entre les forteresses de São João, dans la ville de Rio de Janeiro, et de Santa Cruz, à Niterói. À peu près au milieu de ce passage se trouve une étendue rocheuse, l'île de Laje, utilisée comme point d'appui pour la défense de la baie, avec la présence du fort Tamadaré (anciennement Fort de la Laje).

La profondeur moyenne dans la baie est de 3 mètres environ, pour 17 mètres à son entrée. Au fond de la baie, à l'embouchure des fleuves qui s'y déversent, l'accumulation de sédiments a permis la constitution de mangroves, entourés de forêt atlantique.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entrée de la baie de Guanabara, avec à l'avant-plan le fort de Santa Cruz. À l'arrière-plan au centre, le Pain de Sucre.

Habitée par divers indigènes avant l'occupation portugaise, la baie fut découverte par une expédition portugaise (dont le commandement est attribué à Gaspar de Lemos), le 1er janvier de 1502[1]. Les explorateurs, confondant la baie avec l'embouchure d'un grand fleuve, la nommèrent rio de Janeiro (« fleuve de janvier » en français). Les indigènes, pour leur part, la nommaient, en tupi-guarani, Iguaá-Mbara (de iguaá = anse de fleuve, et mbará = mer).

En 1982, Robert F. Marx, un chercheur de trésors, prétendit avoir détecté des amphores antiques dans le fond de la baie[2]. Selon lui, une épave romaine pourrait s'y trouver. Cette hypothèse est sujette à controverses car Robert Marx a été interdit de plonger au Brésil, les autorités lui reprochant de s'adonner au trafic d'antiquités. Par ailleurs, ces mêmes autorités affirment qu'il ne peut avoir couvert le lieu de fouilles sans qu'elles en aient été averties[3]

Les reliefs qui l'entourent forment un abri naturel favorable à l'activité économique qui conduisit à l'implantation des villes de Rio de Janeiro et Niterói sur ses rivages.

Principal accès à la ville de Rio de Janeiro pendant des siècles, elle est petit à petit rattrapée par la croissance urbaine de la cité à partir de la seconde moitié XXe siècle.

Depuis 1974, le pont Presidente Costa e Silva, connu sous le nom de pont Rio-Niterói permet de faire la liaison entre les deux rives de la baie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Vue de la baie de Guanabara par Thomas Ender en 1817
  1. (pt) Baron de Rio Branco, Efemérides Brasileiras; article du 1er janvier 1502. Rio Branco attribue cette découverte à André Gonçalves
  2. Science et Vie N° 785, Février 1983, page 68
  3. . http://www.nytimes.com/1985/06/25/science/underwater-exploring-is-banned-in-brazil.html

Sources[modifier | modifier le code]