Noix du Brésil
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources.
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
La noix bresilienne, noix d'Amazonie ou castanha-do-Pará (en portugais) est une noix d'un arbre sud-américain Bertholletia excelsa de la famille des Lecythidaceae. Elle pousse dans les régions sud-tropicales d'Amérique. Trois grands pays d'Amérique du Sud en ont fait aujourd'hui leur production principale, à savoir le Brésil, le Pérou et la Bolivie. Cette noix se sert surtout en apéritif et amuse-gueule (sous sa forme entière), mais aussi en huile alimentaire, et bénéficie de grandes propriétés nutritives et médicinales. Elle est particulièrement riche en sélénium. Cet élément semble bénéfique à petite dose, et n'est pas présent dans beaucoup d'aliments. On a pu montrer que la consommation de noix du Brésil diminuait la cancérogenèse mammaire chez des rats[1]. Par contre, les noix du Brésil ont l'inconvénient d'être très grasses, et de contenir un peu de baryum[réf. souhaitée], toxique à forte dose. En définitive la consommation occasionnelle de noix du Brésil serait bénéfique, à condition de ne pas dépasser une ou deux amandes par jour[réf. souhaitée] (aucun essai clinique n'étaye cette assertion).
Sommaire |
[modifier] Histoire
Les premières traces historiques de la noix d'Amazonie remontent à 1570. À cette époque, un colonel espagnol du nom de Juan Álvarez Maldonado, ayant entendu dire que cette noix avait de très bonnes vertus nutritives, avait décidé d'en faire la récolte pour nourrir ses troupes. En 1633, les premiers échanges commerciaux débutent entre le Brésil et les Pays-Bas. S'ensuivront de nombreux autres échanges avec les pays européens tout au long du XVIIIe siècle. En 1810, les échanges s'étendent aux États-Unis, le Brésil exportant par la même occasion deux autres produits bien connus : le cacao et la noix de cajou. Enfin en 1866, la rivière amazonienne est ouverte au commerce international. Dès lors, la production de la noix d'Amazonie devient très vite vitale pour le pays et ses petits producteurs. De nos jours, celle-ci reste d'ailleurs l'un des produits les plus importants de l'économie locale.
[modifier] Récolte
À l'intérieur de ces coques se trouvent des graines trigones aux arêtes vives, variant entre 15 et 30 graines selon la grosseur de l'enveloppe. Ces graines forment une nouvelle enveloppe autour de la noix d'Amazonie. Une graine peut ainsi contenir entre 12 et 18 noix. La noix est elle aussi protégée par une coquille de couleur grisâtre, un peu à la manière d'une amande, et mesure environ 5 cm de long. À l'intérieur se cache enfin une amande, d'un beau blanc porcelaine. Les fruits mûrissent en novembre, mais la récolte ne commence qu'au mois de janvier pour se terminer en mars. Celle-ci se fait sur des arbres sauvages, et comme autrefois, la récolte se fait toujours manuellement en ramassant les bogues tombées à terre. Celles-ci sont ensuite ouvertes à la machette sur place pour en retirer les noix, qui seront par la suite séchées au soleil. Pendant toute la durée de la récolte, les Amérindiens partent souvent avec leur famille car chacun contribue au ramassage des noix. Ceux-ci travaillent au plus près des noyers, construisant sur place leurs cabanes, car ils ne rentreront dans leur village qu'une fois tous les fruits ramassés[réf. nécessaire].
[modifier] Utilisation
[modifier] Quelques propriétés bénéfiques
Cette noix possède plusieurs propriétés médicinales. Entre autres, la noix d'Amazonie possède des vertus émollientes, analgésiques, diurétiques et antispasmodiques[réf. nécessaire]. Elle est préconisée pour soigner les maux d'estomac[réf. nécessaire].
[modifier] Alimentation
La noix d'Amazonie peut se déguster telle quelle, son goût rappelant celui de la noisette (et du foie gras). Elle peut également être grillée, à la manière de la cacahuète, additionnée de sel ou nature, est aussi souvent utilisée dans les desserts, notamment dans les crèmes glacées. Enfin, on peut aussi la retrouver en huile végétale.
| nutriments | valeur pour 100g |
|---|---|
| Eau | 5,9 g |
| Protéines | 13 g |
| Glucides disponibles | 3,5 g |
| Sucres | 2,8 g |
| Amidon | 0,7 g |
| Fibres | 8,3 g |
| Lipides | 66 g |
| Acides gras saturés | 16,1 g |
| Acides gras insaturés | 23,0 g |
| Acides gras polyinsaturés | 24,1 g |
| Calcium | 160 mg[2] |
| Fer | 2,43 mg[2] |
| Magnésium | 376 mg[2] |
| Phosphore | 725 mg[2] |
| Potassium | 659 mg[2] |
| Sodium | 3 mg[2] |
| Zinc | 4,06 mg[2] |
| Cuivre | 1,743 mg[2] |
| Manganèse | 1,223 mg[2] |
| Sélénium | 1,917 mg[2] |
| Vitamine E | 7 mg |
| Thiamine | 1 mg |
| Riboflavine | 0,08 mg |
| Niacine | 0,8 mg |
| Acide pantothénique | 0,24 mg |
| Vitamine B6 | 0,21 mg |
| Folate | 12 mg |
| Valeur énergétique | 2722KJoul |
La noix d'Amazonie est très nutritive : sa richesse en lipides, glucides et sa haute teneur en vitamines et minéraux en font un aliment diététique[réf. souhaitée].
Quant à l'huile de noix, celle-ci contient plus de 70 % d'acides gras insaturés, permettant ainsi de jouer un grand rôle dans la régulation du cholestérol. Celle-ci est donc à conseiller aux personnes souffrantes de hauts taux de cholestérol[réf. nécessaire].
[modifier] Anecdote
La Noix du Brésil est l'aliment qui possède la plus forte radioactivité naturelle ,soi par kg: 6600 picocuries = 178 becquerels ou désintégrations par seconde. C'est presque le double des bananes ( (3520 picocuries ou 95 becquerels par kg ) C'est que la concentration en potassium (Potassium 40) est presque le double ( 659 vs 358 mg par kilogrammes) et celle du carbone (carbone 14) est plus haute aussi (moins d'eau et plus de lipides, environ 10% de carbone pour la banane et 65% de carbone pour la Noix du Brésil ).
[modifier] Notes
- (en) Bioactivity of selenium from Brazil nut for cancer prevention and selenoenzyme maintenance
- Nuts, brazilnuts, dried, unblanched, USDA National Nutrient Database for Standard Reference, Release 21 (2008)