Stade Maracanã

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Stade Maracanã
Stadium.svg
Maracanã Stadium in Rio de Janeiro.jpg
Généralités
Surnom(s)
O Maior do Mundo, Templo do Futebol, Maraca
Nom complet
Estádio Jornalista Mário Filho
Adresse
Rue Professor Eurico Rabelo, s/nº, portão 18, Maracanã,
Rio de Janeiro, Drapeau du Brésil Brésil
Coordonnées
Construction et ouverture
Début construction
Ouverture
Rénovation
1999 à 2000, 2005 à 2007, 2010 à 2013
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Administration
Superintendência de Desportos do Estado do Rio de Janeiro
Équipement
Surface
Pelouse naturelle
Capacité
78 838[1]
(74 738 pendant la CM 2014[2])
Affluence record
Dimensions
105 m × 68 m

Géolocalisation sur la carte : Rio de Janeiro

(Voir situation sur carte : Rio de Janeiro)
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Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
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Le stade Maracanã (en portugais : Estádio do Maracanã) est un stade de football situé à Rio de Janeiro au Brésil. Son nom officiel est depuis 1966 Estádio Jornalista Mário Filho, en hommage au journaliste sportif et écrivain Mário Filho.

Inauguré le 16 juin 1950 pour la Coupe du monde de 1950, l’Estadio Municipal est dès sa construction appelé du nom du quartier Maracanã où il a été construit. Si sa capacité initiale est de plus de 200 000 places, un record mondial à l'époque, elle a été depuis progressivement réduite à 78 838 places en vue de la Coupe du monde 2014 et les Jeux olympiques d'été de 2016.

Appartenant à l'État de Rio de Janeiro, le stade accueille les plus grands événements sportifs ou musicaux. Outre le match décisif de la Coupe du monde 1950 et la finale de celle de 2014, le stade Maracanã est utilisé par les grands clubs de Rio pour leurs matchs de prestige, en championnat brésilien ou en Copa Libertadores. Flamengo et Fluminense, qui s'affrontent lors d'un célèbre derby appelé Fla-Flu, mais aussi Botafogo et Vasco da Gama, jouent parfois dans ce stade.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1939, Jules Rimet, le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), est à Rio de Janeiro et examine la candidature du Brésil pour la Coupe du monde de football de 1942[3]. Cette édition ne voit pas le jour à cause de la Seconde Guerre mondiale et, après le conflit, l'Europe étant « en ruines », le Brésil obtient l'organisation de la Coupe du monde de football de 1949, qui est finalement décalée à 1950[3].

Ni le Brésil ni sa capitale d'alors, Rio de Janeiro, ne dispose d'un stade d'une taille suffisante pour accueillir une finale de Coupe du monde[3],[4]. Mais les différentes autorités brésiliennes se déchirent sur le projet d'un grand stade à Rio, au point qu'en 1947 la possibilité de sa construction paraît compromise. Le journaliste Mário Filho va contribuer à la résolution de cette situation de crise grâce au retentissement des articles qu'il signe dans le Jornal dos Sports (en)[3]. Les différentes parties concernées, notamment le gouvernement de Rio et le Ministère des sports, s'accordent finalement. Le quartier Maracanã de Rio, plus central, est privilégié à celui de Jacarepaguá[3].

La première pierre du chantier est posée le 20 janvier 1948, mais le chantier ne débute véritablement qu'en août[5], ce qui rend les délais très serrés pour construire un tel bâtiment[3]. Des milliers d'ouvriers y travaillent[notes 1]. La majeure partie du chantier est achevée fin 1949. La capacité inaugurale du stade est de 183 254 places[3] (220 000 places en comptant les places debout d'après la FIFA[4]), bien au-dessus des 155 000 requises par la FIFA[3] et des 150 000 du Hampden Park de Glasgow, jusqu'alors le plus grand stade au monde[4]. Monument titanesque construit en un temps record, le Maracanã devient un outil de promotion politique pour le régime en place[3]. À la mort de Mario Filho en 1966, le stade est baptisé officiellement en son honneur[3].

L'inauguration est célébrée lors du match d'ouverture de la Coupe du monde[4]. Le Brésil, promis à la victoire, y joue cinq de ses six matchs[4]. Le match décisif du tournoi oppose le Brésil à l'Uruguay. Le Brésil, qui n'avait besoin que d'un match nul pour devenir champion du monde et qui menait 1-0, est finalement battu 2-1. L'Uruguay emporte la victoire et le trophée, à la stupeur des 199 854 spectateurs présents[6] (174 000 officiellement[4]). Cette défaite, restée célèbre comme le « Maracanaço » (que l'on pourrait traduire par le « coup de Maracana »)[4], est vécue comme un drame national et marque la mémoire du pays[7]. Certaines sources indiquent que le stade a été peint en bleu et blanc, couleur de l'Uruguay, à la suite d'un pari entre les deux équipes[8],[9], mais cette information paraît incertaine car à cette époque, la sélection brésilienne joue en blanc et bleu, alors que les Uruguayens jouent en bleu et noir.

Buste de Garrincha au Maracanã.

Par la suite le stade accueille régulièrement l'équipe nationale et les grands clubs de la ville. Sur sa pelouse évoluèrent certains des plus grands joueurs de l'histoire du football, parmi lesquels les Brésiliens Pelé, Rivelino, Garrincha, Ademir, Zico, Gérson, Tostão, Jair, les Uruguayens Obdulio Varela et Juan Alberto Schiaffino, l'Argentin Diego Maradona, le Portugais Eusébio, etc. Le 19 novembre 1969, Pelé y inscrit lors du match opposant Santos FC et Vasco de Gama le 1000e but de sa carrière, à la suite duquel le terrain est envahi[4]. Le stade connaît un autre événement populaire le 20 janvier 1983, quand la présentation de la dépouille de Garrincha, footballeur vedette du Brésil des années 1950-1960, attire au Maracanã des milliers de Brésiliens[4].

En 1989, les Brésiliens affrontent en finale de la Copa América les Uruguayens. Un but de Romário permet au Brésil de prendre une revanche symbolique, 39 ans après la Coupe du monde[4].

La capacité est réduite dans les années 1990 à moins de 80 000 places assises (environ 100 000 si l'on compte les places debout). En 2000, le Maracanã accueille la finale de la première édition de la Coupe du monde des clubs, qui oppose deux clubs brésiliens : Vasco da Gama et Corinthians, vainqueur aux tirs au but devant 73 000 spectateurs[10].

Après que le Brésil ait obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2014, et par conséquence celle de la Coupe des confédérations 2013, le Maracanã est de nouveau modernisé. Malgré des travaux en cours, il est rouvert officiellement le 2 juin 2013 lors d'un match entre le Brésil et l'Angleterre[11]. La nette victoire des Brésiliens en finale du tournoi de 2013, face à l'Espagne, championne du monde en titre (3-0), laisse espérer au pays une issue heureuse pour le Mondial de 2014[12]. Un an plus tard il a été prévu, par superstition, que les Auriverdes ne puissent jouer que la finale au Maracanã[7]. Défaits en demi-finale par l'Allemagne, ils voient leur vainqueur remporter la finale au Maracanã face à l'Argentine, rival historique (1-0 a. p.).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Architecture du stade[modifier | modifier le code]

Le stade a une forme ovale, pour une superficie de presque 200 000 m2 et une capacité initiale de 220 000 spectateurs, ce qui en fait l'un des stades les plus grands au monde[4]. Il est intégré dès sa construction dans un complexe sportif conçu par une équipe d'architectes brésiliens composée de Miguel Feldman, Waldir Ramos, Raphael Galvão, Oscar Valdetaro, Orlando Azevedo, Antônio Dias Carneiro et Pedro Paulo Bernardes Bastos[13]. Le chantier s'est ouvert en 1948 sous la direction de l'ingénieur Paulo Pinheiro Guedes[4] et le stade de football est inauguré seulement deux ans plus tard, juste à temps pour accueillir la Coupe du monde de 1950. La première phase de travaux ne s'achève cependant qu'en 1954[14].

En 1999, le stade fait l'objet d'une vague de travaux pour pouvoir accueillir la Coupe du monde des clubs de la FIFA. La capacité est alors réduite de 140 000 à 103 000 places. Le projet de la rénovation pour la Coupe du monde de 2014 et les Jeux olympiques de 2016 est plus lourd, afin de s'aligner sur les règles de la FIFA, mais il se veut respectueux de la structure originale du stade. La façade, classée par l'Institut national du patrimoine artistique et historique (IPHAN), est conservée. L'anneau inférieur du stade est par contre démoli et remplacé par un nouvel anneau, tandis qu'un nouveau toit est construit[4].

À l'issue des travaux de 2010-2013, qui a nécessité le concours de 21 000 ouvriers[15] et dont le coût (plus de 300 millions d'euros pour un stade rénové cinq ans plus tôt) est sujet à polémique[7], la capacité officielle du stade est réduite à 78 838 places, toutes assises[11],[1],[16]. Le Maracanã reste cependant le plus grand stade du Brésil et l'un des plus grands d'Amérique du Sud[17]. Pour les matchs de la Coupe du monde, la FIFA réduit la capacité du stade à 74 738 places[2].

Complexe sportif[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du complexe sportif du Maracanã.

Outre le stade, le complexe sportif inclut d'autres équipements : un gymnase principalement dévolu au basket-ball, un stade couvert de 11 800 places, un stade nautique dont la version actuelle fait suite à la démolition du futuriste « El ventilador » en 1972, une piste d'entrainement pour l'athlétisme, ainsi qu'un musée du football.

Le stade couvert, situé côté sud, est connu comme le Ginásio do Maracanãzinho (en français : « Petit Maracanã »). Il doit accueillir les compétitions de volley-ball lors des Jeux olympiques de 2016.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le complexe est desservi par la ligne 2 du métro de Rio de Janeiro, à la station Maracanã située à proximité.

La réception des deux Coupes du monde, en 1950 et 2014, a été l'occasion d'opération de « ré-urbanisation » des favelas (les bidonvilles brésiliens) entourant le stade. Entre 2011 et 2014, des centaines de familles du quartier Vila metro-mangueira sont déplacés, et pendant le tournoi la vente ambulante est interdite aux abords du stade[7].

Depuis 2013, le Maracanã et ses alentours sont gérés par un consortium privé choisi par l'État de Rio, composé autour du géant brésilien du BTP Organização Odebrecht[18]. Cette décision, qui fait polémique, est annulée en mai 2013 par la juge Gisele Guida de Faria, une action « invalidée » peu après par la présidente du tribunal de l’État de Rio[19].

Événements accueillis[modifier | modifier le code]

Clubs résidents[modifier | modifier le code]

Supporteurs de Flamengo au Maracanã

Le Maracanã ne dispose d'aucun club résident. Toutefois les grands clubs de Rio de Janeiro y évoluent régulièrement, lors du championnat brésilien ou en Copa Libertadores, notamment lors des derbys de l'État de Rio. Le plus célèbre d'entre eux, connu comme le Fla-Flu, oppose le CR Flamengo et le Fluminense FC[4].

Le 22 janvier 2006, après six mois de fermeture pour travaux, le Stade Maracaña rouvre ses portes à l'occasion d'une victoire de Botafogo sur Vasco de Gama (5-3).

Compétitions internationales[modifier | modifier le code]

En 1950 et 2014, le stade Maracanã a accueilli quinze matchs de phase finale de Coupe du monde de football.

Par ailleurs, le stade reçoit les événements suivants :

Matchs de Coupe du monde disputés au Maracanã
Date Heure (UTC-3) Équipe 1 Équipe 2 Résultat Buteurs Tour Affluence
24 juin 1950 15:00 Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil Drapeau : Mexique Mexique 4 - 0 Ademir 31' et 79', Jair 65', Baltazar 71' 1er tour 81 000
25 juin 1950 15:00 Drapeau : Angleterre Angleterre Drapeau : Chili Chili 2 - 0 Mortensen 27', Mannion 51' 1er tour 30 000
29 juin 1950 15:00 Drapeau : Espagne Espagne Drapeau : Chili Chili 2 - 0 Basora 17', Zarra 30' 1er tour 20 000
1er juillet 1950 15:00 Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 2 - 0 Ademir 4', Zizinho 89' 1er tour 142 000
2 juillet 1950 15:00 Drapeau : Espagne Espagne Drapeau : Angleterre Angleterre 1 - 0 Zarra 49' 1er tour 74 000
3 juillet 1950 15:00 Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil Drapeau : Suède Suède 7 - 1 Ademir 17', 37', 51' et 59', Chico 39' et 87', Maneca 65' ; Andersson 57' (pen) Tour final 138 000
13 juillet 1950 15:00 Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil Drapeau : Espagne Espagne 6 - 1 Ademir 15' et 57', Jair 21', Chico 29' et 55', Zizinho 61' ; Igoa 70' Tour final 152 000
16 juillet 1950 15:00 Drapeau : Uruguay Uruguay Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil 2 - 1 Schiaffino 66', Ghiggia 79' ; Friaça 47' Tour final 199 854
16 juin 2014 19:00 Drapeau : Argentine Argentine Drapeau : Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine 2 - 1 Kolašinac CSC 3', Messi 65' ; Ibišević 84' 1er tour, groupe F 74 738
19 juin 2014 16:00 Drapeau : Espagne Espagne Drapeau : Chili Chili 0 - 2 Vargas 20', Charles Aranguiz 43' 1er tour, groupe B 74 101
22 juin 2014 13:00 Drapeau : Belgique Belgique Drapeau : Russie Russie 1 - 0 Origi 88' 1er tour, groupe H 73 819
25 juin 2014 17:00 Drapeau : Équateur Équateur Drapeau : France France 0 - 0 1er tour, groupe E 73 749
28 juin 2014 17:00 Drapeau : Colombie Colombie Drapeau : Uruguay Uruguay 2 - 0 J. Rodríguez 28' et 50' Huitièmes de finale 73 804
4 juillet 2014 13:00 Drapeau : France France Drapeau : Allemagne Allemagne 0 - 1 Hummels 13' Quarts de finale 74 240
13 juillet 2014 16:00 Drapeau : Allemagne Allemagne Drapeau : Argentine Argentine 1 - 0 Götze 113' Finale 74 738

Concerts et événements non-sportifs[modifier | modifier le code]

Des concerts géants ont aussi lieu avec des artistes tels que Paul McCartney, The Police, Rush, The Black Eyed Peas, Run–D.M.C., Information Society, Joe Cocker, Jimmy Cliff, Colin Hay, Deee-Lite, Bon Jovi, New Kids on the Block, Santana, Queensrÿche, George Michael, Lisa Stansfield, A-ha, Madonna[4], Sting, Sepultura, Happy Mondays, Faith No More, Judas Priest, Prince, The Rolling Stones[4], INXS, Megadeth, Billy Idol, Tina Turner, Guns N' Roses, Kiss, Frank Sinatra[4].

Le 14 juin 1993, A-ha entre au Livre Guinness des records en tant que groupe ayant réuni le plus de spectateurs à un concert payant en se produisant devant plus de 199 000 personnes au Maracanã [20].

Le pape Jean-Paul II y a également célébré deux messes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. La FIFA évoque « plus de 10 000 ouvriers »[4], l'article d'Eurosport 1 500 s'activant « jour et nuit »[3].

Références

  1. a et b (pt) « Maracanã », O Estado de S. Paulo,‎ 15 septembre 2012 (consulté le 27 novembre 2014)
  2. a et b « Les stades de la Coupe du monde 2014 : Estadio Do Maracana - Rio de Janeiro », FIFA.com,‎ 18 janvier 2012 (consulté le 27 novembre 2014)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Laurent Vergne, « Maracana : la folle histoire de la naissance du Maracana, ce Colisée des temps modernes », sur eurosport.fr,‎ 25 juin 2014 (consulté le 26 juin 2014).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s « Estádio do Maracanã », FIFA.com (consulté le 24 novembre 2014)
  5. (es) « Del Maracaná de ayer que dejó tristeza sin fin al de hoy con clima de saudade », Mundo Deportivo,‎ 12 juillet 2014 (consulté le 1er décembre 2014)
  6. (en) Best Attendances in Brazil, RSSSF Brasil
  7. a, b, c et d « Coupe du monde : comme si le Maracana n'était qu'un stade.... », L'Obs,‎ 11 juin 2014 (consulté le 1er décembre 2014)
  8. « Maracana : 250 000 places dans l'ancien stade géant », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi,‎ 30 mars 2014 (consulté le 26 novembre 2014)
  9. Rémi Baldy, « Le Maracanã, la vraie star de la Coupe du monde », L'Express.fr,‎ 16 juin 2014
  10. (en) « FIFA Club World Championship 2000 », RSSSF
  11. a et b « Le mythique stade Maracanã de Rio a rouvert officiellement ses portes », Le Monde,‎ 3 juin 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  12. « Brésil-Espagne (3-0), finale de la Coupe des confédérations 2013 », eurosport.fr,‎ 1er juillet 2013
  13. (pt) « Estádio do Maracanã », sur artrio.art.br (consulté le 24 novembre 2014)
  14. « Maracana : grandeur et décadence », sur www.toutlemondesenfoot.fr,‎ 4 janvier 2014 (consulté le 26 novembre 2014)
  15. « Le mythique stade Maracana renaît pour le Mondial », 20 minutes,‎ 28 avril 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  16. (pt) « Novo Maracanã: em três cores, cadeiras são retráteis e certificadas », sur copa2014.gov.br, Gouvernement du Brésil,‎ 27 avril 2013 (consulté le 27 novembre 2014)
  17. (pt) « Maracanã fica mais moderno sem abrir mão de sua história », Estado de S. Paulo (consulté le 22 septembre 2012)
  18. « Le Maracana géré par un consortium privé », L'Équipe.fr,‎ 9 mai 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  19. Nicolas Guillermin, « Le Maracana confisqué au peuple brésilien », L'Humanité,‎ 17 mai 2013 (consulté le 1er décembre 2014)
  20. Jet 8 février 1988 - Vol. 73, n. 19, p.60. ISSN 0021-5996

Lien externe[modifier | modifier le code]

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