État de São Paulo

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21° 50′ S 49° 12′ O / -21.829722222222, -49.2075 ()

São Paulo
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Carte de l'État de São Paulo (en rouge)à l'intérieur du Brésil.
Carte de l'État de São Paulo (en rouge)
à l'intérieur du Brésil.
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Capitale São Paulo
Plus grande ville São Paulo
Région Sud-Est
Gouverneur Geraldo Alckmin (PSDB)
IDH 0,889 — élevé (2000)
Fuseau horaire UTC-3
ISO 3166-2 BR-SP
Démographie
Population 40 442 795 hab. (2005)
Densité 163 hab./km2
Rang classé 1er
Géographie
Superficie 248 808,8 km2
Rang classé 12e

L'État de São Paulo (SP) est un des États fédérés du Brésil, situé au sud-est du pays. Bordé par l'océan Atlantique à l'Est, il a pour États limitrophes le Minas Gerais (N et NE), l'État de Rio de Janeiro (NE), l'État du Paraná (S) et le Mato Grosso do Sul (O). Sa superficie atteint 248 808 km2 et il compte environ 41 millions d'habitants. Il possède 645 municipalités[1]. Sa capitale est la ville de São Paulo. État le plus riche et le plus peuplé du Brésil, il fournit le tiers du revenu national sur 3 % du territoire et regroupe 22 % de la population[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon une recherche génétique (DNA autosome), la composition total de la population de l'État de São Paulo est 79 % européenne, 14 % africaine et 7 % indigène[3].

Comme tous les États du Sud du Brésil, l'État de São Paulo a été peuplé en grande partie par des émigrants européens, essentiellement Italiens (60 %), Portugais et Allemands, et par des Japonais et des Arabes du Proche-Orient.

Avec 15 millions de représentants, le groupe ethnique le plus nombreux à São Paulo est constitué des descendants d'Italiens. C'est de loin la plus grande concentration d'Italiens en dehors de l'Italie. La communauté espagnole est aussi importante avec 7 millions de descendants d'Espagnols. La population arabe, principalement chrétienne de descendance libanaise ou syrienne, est de 5 millions[réf. nécessaire] et les descendants d'Allemands sont environ 2 millions.

La population afro-brésilienne de São Paulo a augmenté durant les dernières décennies à cause de la forte migration venant du Nord-Est du Brésil.

Plus de dix pour cent de la population a une ascendance asiatique, principalement japonaise. São Paulo regroupe la plus grande population japonaise en dehors du Japon avec plus d'un million de Japonais à peine mélangés avec la population locale. Des Chinois et des Coréens sont également présents.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ses villes les plus peuplées (données officielles de 2007) sont São Paulo (10 886 518), Guarulhos (1 236 192), Campinas (1 039 297), São Bernardo do Campo (781 390), Osasco (701 012), Santo André (667 891), São José dos Campos (594 948), Sorocaba (559 157), Ribeirão Preto (547 417), Santos (418 288), Mauá (402 643), São José do Rio Preto (402 770), Diadema (386 779), Carapicuíba (379 566), Mogi das Cruzes (362 991), Piracicaba (358 108), Bauru (347 601) et Jundiaí (342 983).

L'État a une altitude relativement élevée puisque 85 % de son territoire se situe entre 300 et 900 mètres. Les rios Tietê, Paranapanema,Grande, Turvo, Pardo, do Peixe, Paraíba do Sul et Piracicaba sont ses principales rivières (voir liste des rivières de São Paulo) et son climat varié est tropical (Nord), tropical d'altitude (Est - Vallée do Paraíba), et subtropical (Sud- région d'Apiaí, Itapeva) et la température moyenne annuelle est de 20 °C. L'été, les températures maxima et moyenne, sont respectivement de 33 et 27 °C. L'hiver, les températures moyenne et minima sont respectivement de 14 et 5 °C. L'État de São Paulo a atteint un niveau record de basses températures, et en 1918, où la température atteint -7,6 °C dans la région de l'avenue Paulista et à des températures beaucoup plus faible dans les quartiers résidentiels, tels que Santo Amaro district, qui a enregistré -9,8 °C le jour même.

Économie[modifier | modifier le code]

L'État de São Paulo représente environ 1/3 du PIB brésilien. État le plus riche du Brésil, il possède une économie diversifiée mêlant agriculture, industrie et services. L'agriculture repose essentiellement sur la culture de la canne à sucre (destinée principalement à produire de l'éthanol) et du café. Les principales industries sont les industries mécaniques (notamment la construction automobile et l'aviation), les industries agroalimentaires (production de sucre, d'alcool et de jus d'orange), les industries textiles. Le secteur tertiaire fait de l'État de São Paulo un leader de l'économie brésilienne spécialement dans le secteur financier (dans la ville de São Paulo).

La production d'éthanol dans cet État a eu comme effet de faire radicalement augmenter le coût de production du maïs, du lait, du sucre et de la viande. Elle a entraîné également une hausse du prix de la terre (entre 2001 et 2006, la valeur moyenne de l'hectare a augmenté de 113 % dans l'État de São Paulo, principal producteur d'éthanol, selon une étude de l'Institut d'économie agricole, et de 160 % à Ribeirão Preto[4]). Les producteurs d'éthanol comme Archer Daniels Midland ou le conglomérat Cosan, propriété du milliardaire pauliste Rubens Ometto Silveira Mello (pt), ont suscité les critiques de chercheurs qui craignent une éventuelle famine en raison d'une hausse probable du prix de la nourriture et de la monoculture, ce qui oblige les producteurs à importer les aliments essentiels[4],[5]. Le Mouvement des sans-terre est présent dans l'État, ayant notamment obtenu en 2007 l'expropriation par le gouvernement Lula da Silva de 1 780 hectares appartenant à la fazenda da Barra[4], dans la région de Riberao Preto, à 300 km de Sao Paulo.

L'histoire économique pauliste commence avec le cycle du café, qui continue jusqu'à la grande crise de 1929. La décadence de la culture du café provoque le transfert des capitaux vers l'industrie, qui se développe grâce à un marché consommateur et à la main-d'œuvre disponible, et ce, pour remplacer les importations.

L'accroissement le plus significatif de l'industrie a eu lieu durant le mandat du président Juscelino Kubitschek avec l'industrie automobile dans la région du Grand ABC (São André, São Bernardo et São Caetano).

Découverte et occupation[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, le littoral pauliste fut visité par des navigateurs portugais et espagnols, mais ce n'est qu'en 1532, qu'apparaît le premier peuplement : São Vicente dans la Baixada Santista par Martim Afonso de Sousa.

La recherche de métaux précieux amena les Portugais à dépasser la Serra do Mar, par l'ancien chemin indigène de Peabiru et en 1554 sur le plateau situé après la Serra do Mar, le jésuite espagnol José de Anchieta fonda la vila de São Paulo de Piratininga.

Déjà, à cette époque, le futur territoire pauliste était divisé administrativement en deux capitaineries : São Vicente, avec la Baixada Santista et le plateau de São Paulo, et la capitainerie de Santo Amaro avec l'actuelle vallée du Paraíba et le littoral nord.

Jusqu'à la fin du XVIe siècle, naissent d'autres vilas comme Santo André et Santana de Parnaíba, garantissant ainsi la sécurité et la survie de la vila de São Paulo.

Les Bandeiras[modifier | modifier le code]

De climat plus froid que les capitaineries du Nord-Est, ce qui rend plus difficile la culture de la canne à sucre et sans indication de présence de métaux précieux, la principale activité économique de São Vicente sont les bandeiras, expéditions paulistes qui partaient de São Paulo et de Santana de Paraiba pour parcourir les terres inconnues à la recherche d'or, de pierres précieuses et d'Indiens pour l'esclavage.

Deux des principaux bandeirantes furent Antônio Raposo Tavares et Fernão Dias Pais qui se dirigèrent vers le Sud arrivant à l'actuel Rio Grande do Sul et vers l'Ouest parcourant les futurs États de Goiás et Mato Grosso, agrandissant le territoire brésilien et anéantissant des dizaines de milliers d'Indiens.

Le territoire pauliste a été augmenté d'une manière sensible par la fondation de cités comme Jundiaí et Sorocaba, pour servir de point d'appui pour les bandeiras et par l'occupation de la Vallée du Paraíba.

En 1681, fut formée la capitainerie de São Paulo comprenant l'immense territoire qui s'étend des États de São Paulo, Minas Gerais (sauf la vallée du Rio São Francisco), Paraná, Santa Catarina, Rio Grande do Sul, Goiás et Mato Grosso.

Le cycle de l'or et la décadence de la Capitainerie[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIe siècle, des bandeirantes paulistes découvrirent de l'or dans la région du Rio das Mortes, à la proximité de l'actuel São João del-Rei.

Cette découverte d'immenses gisements d'or provoqua une course vers le Minas Gerais, comme on appelait, à l'époque, les nombreux dépôts d'or trouvés par les explorateurs venant de São Paulo et d'autres endroits de la colonie.

Comme découvreurs des mines, les Paulistes voulaient l'exclusivité de l'exploitation de l'or, cependant ils furent vaincus en 1710 dans la Guerre des Emboabas et ils perdirent ainsi le contrôle des Mines. L'or extrait des Mines Générales va être écoulé par Rio de Janeiro.

En compensation, la «Vila» de São Paulo devint Cité en 1710.

Tout au long du XVIIIe siècle, l'exode en direction du Minas Gerais, la décadence économique de la Capitainerie et, la perte de nombreux territoires menèrent à son annexion par la capitainerie do Rio de Janeiro.

La restauration et la Province de São Paulo[modifier | modifier le code]

En 1765, la Capitainerie de São Paulo fut réinstallée. Cette réinstallation se fait avec un tiers de la superficie originale, avec seulement les États actuels de São Paulo et du Paraná.

Ainsi, on fonda dans l'Est pauliste, les vilas de Campinas, Itu et Piracicaba, où, rapidement, se développa la canne à sucre. Le sucre était transporté par le port de Santos et atteignit son apogée au début du XIXe siècle.

La capitainerie gagne un poids politique à l'époque de l'indépendance grâce à la figure de José Bonifácio de Andrada e Silva qui était né à Santos. Le 13 septembre 1822, l'indépendance du Brésil fut proclamée sur les marges de la rivière Ipiranga, à São Paulo, par Pierre Ier.

En 1824, la capitainerie fut transformée en Province.

Le cycle du café[modifier | modifier le code]

La culture du café dans l'État de São Paulo,vers 1900.

La première fazenda de café de São Paulo fut fondée dès 1817 dans la vallée du Paraíba et, après l'indépendance, la culture du café se renforça dans ces terres, enrichissant rapidement les cités comme Guaratinguetá, Bananal, Lorena et Pindamonhangaba.

Dans les fermes de café de la vallée du Paraiba, une main-d'œuvre d'esclaves était utilisée à grande échelle et les grains étaient écoulés par Rio de Janeiro. La vallée s'enrichit rapidement créant une oligarchie rurale mais le reste de la province continua à dépendre de la canne à sucre et du commerce, dont le développement fut favorisé dans la capitale de l'État par la fondation de la faculté de Droit en 1827.

Cependant, l'appauvrissement des sols de la vallée du Paraíba et l'interdiction du trafic d'esclaves en 1850 provoquèrent une décadence de la culture du café à partir de 1860. La vallée se vida économiquement et la culture du café se déplaça vers l'ouest pauliste, d'abord dans la région de Campinas et Itu où elle se substitua à la culture de la canne à sucre. Le déplacement du café vers l'ouest de la province provoqua de grands changements[6]. L'interdiction du commerce des esclaves obligea à trouver de nouvelles formes de main-d'œuvre. Les gouvernements impériaux et provinciaux commencèrent à encourager l'immigration européenne.

On construisit le premier chemin de fer pauliste pour écouler les grains par le port de Santos. Ce chemin de fer, le São Paulo Railway, qui relie Santos à Jundiai passant par São Paulo, fut construit avec des capitaux anglais et ceux du vicomte de Mauá. Actuellement, il fait partir du réseau de transport suburbain du Grand São Paulo. La dernière ville avant la descente de 800 mètres de la Serra, Paranapiacaba, avec ses maisons en bois et sa copie de Big Ben importés d'Angleterre a été classée comme monument historique.

São Paulo commença à se transformer en important entrepôt intermédiaire. Le café progressa peu à peu passant par Campinas, Rio Claro, Jaú, São Carlos, Porto Ferreira et, en 1870, il atteignit la région la plus propice à sa culture : les terres rouges et fertiles du Nord-est de São Paulo près de Ribeirão Preto et Franca où apparaîtront les plus grandes et plus productives fermes de café du monde.

À la recherche de nouvelles terres pour le café, les explorateurs arrivèrent au quadrilatère alors inconnu situé entre les Serras de Botucatu, et les rios Paraná, Tietê et Paranapanrma, où ils fondèrent des cités comme Bauru, Marília, Araçatuba et Presidente Prudente à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1853, les limites actuelles de l'État sont fixées avec la séparation du Paraná. Le Sud pauliste, constitué par la vallée du Ribeira et la région d'Itapeva, n'attira pas le café et souffrit des litiges sur les limites entre São Paulo et le Paraná. Les deux régions restèrent en marge du développement du reste de la Province devenant, encore actuellement, les régions les plus pauvres de l'État. La banane, le fruit de la passion et le chuchu sont les cultures principales de la vallée du Ribeira.

L'enrichissement dû au café et l'arrivée constante d'immigrants italiens, portugais, espagnols et arabes ainsi que le développement d'un réseau de chemin de fer firent la prospérité de l'État de São Paulo.

À noter que « petit déjeuner » se dit « café du matin » [café da manhã] en portugais du Brésil, preuve de la grande influence qu'ont eue les barons du café dans le pays.

La République du «café-au-lait»[modifier | modifier le code]

C'est à São Paulo, que la bourgeoisie du café de l'Ouest pauliste commença les premiers mouvements républicains. Désirant la fin de l'esclavage, une plus grande participation politique et une plus grande autonomie des provinces, des représentants de l'élite du café fondèrent à Itu le Parti Républicain Pauliste (PRP) en 1873.

Avec la proclamation de la République en 1889, la bourgeoisie pauliste arriva au pouvoir politique, consolidant ce pouvoir avec l'élection en 1894 de Prudente José de Morais e Barros à la présidence de la République.

Pour protéger les pouvoirs et les privilèges des hommes du café, un système politique se met en place pour consolider la Première République jusqu'en 1930. Cet accord politique du café-au-lait qui est un accord entre São Paulo (le café) et Minas Gerais (le lait) qui était l'État le plus peuplé à l'époque prévoit l'alternance entre les deux États pour la présidence.

Une grande croissance de la cité de São Paulo est due au café, à une stabilité politique relative et à une immigration constante. L'élite construisit de nouveaux quartiers et investit ses bénéfices en activités bancaires et industrielles. Les immigrants s'établirent dans des quartiers comme Brás et Mooca et y formèrent une classe ouvrière. L'ancienne «vila» du plateau rapidement se transforma en grand centre industriel et commercial.

L’industrialisation et la transformation en métropole[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, le café commença à souffrir de l'excès d'offre et de la concurrence d'autres pays. Le gouvernement plaça les cultures sous contrôle pour éviter une crise sociale. L'exode rural des anciens immigrants employés dans la culture du café offrit à São Paulo une main-d'œuvre abondante qui permit son industrialisation.

Cette reconversion partielle de l'économie pauliste ne fut pas sans d'importantes secousses sociales. Des mouvements sociaux opposés à la domination de l'élite du café pauliste et des mouvements artistiques comme « la Semaine de 1922 » propagèrent de nouvelles idées sociales et économiques. L'immigration externe commença à diminuer et des grèves anarchistes et communistes éclatèrent à São Paulo tandis que des empires industriels comme celui de Matarazzo se formèrent.

À partir de 1930, l'économie du café souffrit beaucoup de la crise de 1929. L'effondrement des prix extérieurs du grain et la révolution de 1930 retirèrent le pouvoir des mains des Paulistes. Deux ans plus tard, en 1932, São Paulo combattit Getúlio Vargas durant la Révolution Constitutionnaliste, dans une tentative de récupérer le pouvoir perdu, mais fut battu militairement. La crise du café augmenta et l'exode rural vers la ville de São Paulo s'amplifia.

La Seconde Guerre mondiale interrompit les importations et l'industrie pauliste commença un mouvement de substitution des importations, produisant dans l'État les marchandises avant cela importées. Ce mouvement continua sous le gouvernement de Juscelino Kubitschek, qui lança les bases de l'industrie de l'automobile dans la région du Grand ABC.

Osasco, L'une des grandes villes de la Région Métropolitaine de São Paulo.

Pour obtenir la main-d'œuvre nécessaire, l'État accueillit des millions de personnes du NE venant principalement des États de Bahia, Ceará, Pernambouc et Paraíba pour prendre la place, comme ouvriers, des immigrants qui font maintenant partie de la classe moyenne pauliste. Ces nouveaux venus s'installèrent dans la périphérie de São Paulo et les villes voisines comme Osasco et Guarulhos. Cette augmentation rapide de la population provoqua une transformation en métropole où São Paulo fut rejoint territorialement par les villes voisines pour former la Région métropolitaine de São Paulo.

En 1960, la cité de São Paulo devint la plus grande ville du Brésil et le principal pôle économique du pays, devançant Rio de Janeiro.

Tout au long de l'état de São Paulo, il y a plus de 578 collèges reconnus par la MEC[7].

Industrialisation de l'intérieur de l'État et abandon économique[modifier | modifier le code]

Durant les décades de 1960 et 1970, le gouvernement de l'État encouragea divers travaux pour aider l'économie de l'intérieur vidé depuis la chute du café en 1930.

L'ouverture et la duplication de la Via Dutra (BR-116) participa à l'industrialisation de la vallée du Paraíba autour de l'industrie aéronautique de São José dos Campos.

Vers l'Ouest, l'implantation de l'aéroport International de Viracopos, la création de l'Unicamp (Université de Campinas), l'ouverture de routes comme la Via Anhanguera et l'emploi de techniques modernes de production, spécialement de la canne à sucre et de son sous-produit l'alcool combustible entraînèrent un nouveau progrès des régions de Campinas, Sorocaba et Ribeirão Preto.

Cette récupération économique de l'intérieur pauliste s'intensifia à partir des années 1980 quand de nombreux problèmes urbains comme la violence, la pollution et l'occupation désordonnée affligeaient la Région Métropolitaine de São Paulo. Entre 1989 et 2000, une grande partie des investissements fut réalisée en dehors de la capitale notamment sur l'axe entre Campinas, Ribeirão Preto et São José dos Campos. La région métropolitaine devient un pôle de services et de finances.

Actuellement, São Paulo possède le principal pôle économique, politique et industriel de l'Amérique du Sud ; il est le plus grand marché de consommation du Brésil.

Éducation[modifier | modifier le code]

Municipalités de l'État de São Paulo[modifier | modifier le code]

voir Liste des villes de l'État de São Paulo

Transport[modifier | modifier le code]

São Paulo est l'État qui a le plus grand système de transport de l'Amérique latine composé de routes, de chemins de fer, du transport fluvial, des aéroports, des ports fluviaux et de mer. La ville de São Paulo possède un métro et un système de trains de banlieue.

Voir : Métro de São Paulo, Aéroport de Sao Paulo

Division administrative[modifier | modifier le code]

Depuis 1970, par des lois successives de l'État ont été créées et modifiées les régions administratives en vue de centraliser l'activité des secrétariats d'État qui sont les ministères des États.

Voir la liste des régions administratives de l'État de São Paulo

Gouvernement et politique[modifier | modifier le code]

Palais de Bandeirantes (en portugais:Palácio dos Bandeirantes) est le siège du gouvernement de l'État.

Le gouverneur de l'État est Geraldo Alckmin (PSDB) depuis le 1er janvier 2011.

Comme d'autres régions du Brésil, la politique de São Paulo est entre les mains du Partido dos Trabalhadores (PT) et du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB). Ces deux partis ont pris naissance à São Paulo.

Parmi les politiciens locaux nous avons : José Serra (PSDB), Geraldo Alckmin (PSDB), José Anibal (PSDB), Antonio Palocci (PT), Eduardo Suplicy (PT), Aloísio Mercadante (PT), Marta Suplicy (PT), Romeu Tuma (Parti du front libéral).

Les deux derniers présidents brésiliens Fernando Henrique Cardoso (PSDB) et Luiz Inácio Lula da Silva (PT), habitent à São Paulo.

Une série d'attaques a fait 170 morts (dont 38 membres des forces de l'ordre) entre la nuit du 12 mai et le 16 mai 2006 à São Paulo et dans sa région[8]. Ces attaques visaient la police de l'État ainsi que des casernes de pompiers. Elles ont été attribuées au crime organisé, en particulier au "Premier commando de la capitale" (PCC). Elles constitueraient des représailles au transfèrement de plusieurs prisonniers vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité. Elles ont d'ailleurs été accompagnées de plusieurs mutineries. Entre le 11 et le 15 juillet 2006, 106 attentats ont été perpétrés contre des tribunaux, des supermarchés, des banques, des autobus et des commissariats de l'État[9] : ces actes de violence sont de nouveaux attribués au PCC.

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Liste des gouverneurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 1991 Orestes Quércia PMDB  
1991 1995 Luiz Antônio Fleury Filho indépendant  
1995 2001 Mário Covas PSDB  
2001 2006 Geraldo Alckmin PSDB  
2006 2007 Cláudio Lembo PFL  
2007 2010 José Serra PSDB  
2010 2010 Alberto Goldman PSDB  
2011 2014 Geraldo Alckmin PSDB  

Sénateurs fédéraux[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IBGE Cidades
  2. Alain Rouquié, Le Brésil au XXe siècle. Naissance d'un nouveau grand, Fayard, 2006, p. 37.
  3. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ajhb.20474/abstract
  4. a, b et c Au Brésil, la fièvre de l'éthanol fait flamber le prix de la terre, Le Figaro, 21 juin 2007
  5. Philippe Revelli, « Quand le Brésil joue le « pétrole vert » contre la réforme agraire », Le Monde diplomatique, avril 2009
  6. Pour plus de précisions sur ce déplacement de la culture du café, voir Pierre Monbeig, Pionniers et planteurs de São Paulo, Paris, Armand Colin, 1952, qui constitue l'ouvrage de référence sur le sujet.
  7. Faculdades reconhecidas pelo MEC
  8. « La police de São Paulo, victime de violentes attaques menées par le crime organisé » dans Le Monde, 14 mai 2006 ; Chantal Rayes, « Les policiers de São Paulo en état de guerre », dans Libération, 16 mai 2006 ; Auriane Boudin, « La violence stoppée après 115 morts », dans « L'Express, 17/05/2006 » ; « Les violences à São Paulo ont fait 170 morts, selon un nouveau bilan » dans Le Monde, 19/05/2006
  9. Charlotte ROTMAN, La «guerre urbaine» reprend à São Paulo dans du 15/04/2006, Libération [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]