Myriapoda

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Les myriapodes, ou millipèdes[réf. nécessaire] (Myriapoda, du grec μύριος murios, dix mille, et ποῦς pous, podos, pied), communément appelés « mille-pattes », sont des animaux au corps allongé et segmenté, pourvus de nombreuses pattes, formant un sous-embranchement des arthropodes.

Description[modifier | modifier le code]

Les myriapodes sont composés d'une tête suivie de nombreux anneaux semblables, portant chacun une ou deux paires de pattes. En France, ils sont représentés notamment par les scolopendres, les scutigères, les lithobies, les iules.

Les myriapodes sont des mandibulates qui peuvent posséder un grand nombre de segments postcéphaliques portant chacun une paire de pattes. Chez les diplopodes, les segments sont regroupés 2 à 2, formant des anneaux portant 2 paires de pattes.

Anatomie[modifier | modifier le code]

La tête comporte une paire d'antennes, des lèvres supérieures, 4 paires de mandibules, et deux paires de machoîre .

Les anneaux qui suivent la tête portent chacun soit une, soit deux paires de pattes, sans que le total dépasse ordinairement une centaine.

Dans le corps des myriapodes, tout est allongé et suit la périodicité des anneaux: le tube digestif est rectiligne, le cœur est formé de nombreuses chambres en série linéaire, le système nerveux est en corde à nœuds, etc.

L'appareil respiratoire se compose de trachées analogues à celles des insectes, et parfaitement métamérialisées[Quoi ?].

Les seuls organes sensoriels sont des poils tactiles, et des yeux simples ou ocelles.

Ils subissent de légères métamorphoses de la sortie de l'œuf à l'âge adulte.

Écologie[modifier | modifier le code]

Les myriapodes sont tous des animaux terrestres. On peut cependant les trouver grimpant aux arbres soit pour se faire chauffer au soleil pour élever leur température, soit pour se nourrir du feuillage. Les myriapodes sont répartis sur toute la terre. Les pays tropicaux abritent les plus grandes formes.

Toutes ces espèces vivent cachées pendant le jour, et sortent la nuit.

Classification[modifier | modifier le code]

Il y a quatre classes de myriapodes :

Phylogénie[modifier | modifier le code]

Les myriapodes forment un clade dont la monophylie est encore discutée. Les 4 classes qui le composent pourraient ne pas être apparentées.

On les divise classiquement en deux suivant qu'ils possèdent deux paires de pattes par anneaux (chilognathes ou diplopodes) ou une seule (chilopodes). C'est à ces derniers que se rapportent les espèces venimeuses, dont le régime est carnassier.

Les myriapodes ont longtemps été considérés comme proches des insectes partageant avec eux la présence d'appendices uniramés et de tubes de Malpighi. Les analyses de l'ARN ribosomique 18S ne confirment pas cette proximité.

Myriapodologie[modifier | modifier le code]

La myriapodologie est la science qui étudie les myriapodes.

Les Muséum de Londres, Chicago, Berlin, Vienne, et Saint-Pétersbourg ainsi que celui de France, réparti sur douze sites, sont très impliqués dans la connaissance de ces espèces. Ils ont recueilli des millions de spécimens de différents groupes (Pauropoda, Symphyla, Chilopoda (5 ordres) et Diplopoda (15-17 ordres)), représentatifs de tous les types d'écosystèmes terrestres. Conservés dans de l'alcool à 75° ou en préparations microscopiques sur lames, ils contribuent à améliorer le classement de ces organismes (aujourd'hui groupés en 5000 espèces de myriapodes rien qu'au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, réunis en 100 000 lots-échantillons comportant 1 million de spécimens au début du XXe siècle)[1].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]