Grand Prix automobile de Saint-Marin 1994

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Grand Prix de Saint-Marin 1994

Tracé de la course

Drapeau Autodromo Enzo e Dino Ferrari

Données de la course
Nombre de tours 58
Longueur du circuit 4,933 km
Distance de course 286,114 km
Résultats
Vainqueur Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher,
Benetton-Ford,
1 h 28 min 28 s 648
(vitesse moyenne : 198,234 km/h)
Pole position Drapeau du Brésil Ayrton Senna,
Williams-Renault,
1 min 21 s 548 (vitesse moyenne : 222,495 km/h)
Record du tour en course Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill,
Williams-Renault,
1 min 24 s 335 (vitesse moyenne : 215,142 km/h)

Le Grand Prix automobile de Saint-Marin 1994 (14° Gran Premio di San Marino), disputé sur le circuit Enzo e Dino Ferrari à Imola, en Italie le est la quatorzième édition du Grand Prix, la 551e course du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950, la troisième manche du championnat 1994 et la première course européenne de la saison.

Le week-end de la course fut marqué par les décès du pilote autrichien Roland Ratzenberger et du triple champion du monde Ayrton Senna ainsi que par de nombreux accidents et blessures. Il fut décrit par le commentateur de la BBC, Murray Walker, comme « le jour de Grand Prix le plus sombre » dont il se souvient[1].

Michael Schumacher remporta finalement le Grand Prix devant Nicola Larini qui marqua les premiers points de sa carrière et signa son unique podium tandis que Mika Häkkinen termina troisième. Lors de la conférence de presse d'après-course, Schumacher déclara qu’il ne pouvait se sentir ni satisfait, ni heureux du fait des évènements tragiques du week-end.

Cette course mena à des reconsidérations sur la sécurité dans le sport automobile. La Grand Prix Drivers’ Association fut rétablie après douze ans de mise en sommeil, de nombreux circuits furent redessinés et le design des voitures modifié. La réglementation technique a été modifiée en 1995 pour que les monoplaces soient moins rapides, notamment en courbe[2].

Senna eut des funérailles nationales au Brésil (3 jours de deuil furent décrétés) où près de 500 000 personnes s’alignèrent dans la rue pour voir passer son cercueil. Des juges italiens inculpèrent six personnes pour homicide involontaire ayant entraîné la mort d'Ayrton Senna. Ces inculpés, dont Frank Williams et Patrick Head, propriétaires de l'écurie Williams furent tous acquittés. L’affaire dura onze ans du fait d’un appel et du retrait du verdict original qui acquittait les accusés.

Résumé du week-end de course[modifier | modifier le code]

Qualifications[modifier | modifier le code]

Essais qualificatifs du vendredi[modifier | modifier le code]

Photo de Rubens Barrichello, premier accidenté du Grand Prix
Rubens Barrichello, premier accidenté du Grand Prix

Le vendredi 29 avril, durant la première séance d'essais qualificatifs[3], la Jordan de Rubens Barrichello décolle sur un vibreur à la Varianta Bassa à 225 km/h[4]. Le pilote percute le haut d’une barrière de pneus, sa monoplace fait plusieurs tonneaux avant d’atterrir renversée. Barrichello, inconscient, est soigné par les équipes médicales sur place avant d'être conduit dans un centre médical. Il revint sur le circuit le lendemain malgré un nez cassé et un bras dans le plâtre qui le forcèrent à rester assis pour le reste du week-end[5]. Dix ans plus tard, Damon Hill, qui conduisait alors pour l’écurie Williams-Renault, décrivit son sentiment après l’accident : « Nous avons continué les qualifications rassurés car nos voitures étaient solides comme des tanks : nous pouvions être secoués mais pas blessés »[6].

Essais qualificatifs du samedi[modifier | modifier le code]

Carte du tracé du circuit d'Imola montrant la Villeneuve curva, lieu de l'accident de Ratzenberger
La Villeneuve curva, lieu de l'accident de Ratzenberger
Roland Ratzenberger sur la Simtek le jour de son accident mortel.
Roland Ratzenberger sur la Simtek le jour de son accident mortel.

Vingt minutes après le début de la séance finale de qualification, Roland Ratzenberger, dont c'est la première saison en Formule 1, escalade le vibreur au niveau de la chicane Acque Minerali. Le choc a vraisemblablement endommagé son aileron avant mais, plutôt que de rentrer aux stands pour vérifier l'état de sa monoplace, il enchaîne un nouveau tour rapide et ne parvient pas à négocier la Villeneuve curva. Sa Simtek percute quasiment de face le mur : si la cellule de survie reste globalement intacte, la force de l'impact provoque une fracture du crâne fatale. À 310 km/h, la fissure de son aileron avant rendait impossible le contrôle de sa Formule 1[7].

La séance de qualification est alors stoppée et les quarante minutes restantes sont finalement annulées[6],[4]. Cette mort fait du Grand Prix la première course fatale depuis le Grand Prix automobile du Canada 1982, qui avait vu le décès du pilote Riccardo Paletti. Le professeur Sid Watkins, à la tête de l'équipe médicale sur les circuits de Formule 1, rappelle dans ses mémoires qu'Ayrton Senna pleura sur son épaule à l'annonce de la mort de Ratzenberger[4]. Watkins tente alors de persuader Senna de ne pas courir le lendemain, lui disant qu'il était triple champion du monde, le plus rapide et qu'il ferait mieux de « se mettre à la pêche ». Senna lui rétorquera qu'il n'a pas le contrôle sur certaines choses et qu'il doit continuer[4].

Senna obtient la pole position, Michael Schumacher se qualifie à la deuxième place, Gerhard Berger à la troisième, et le coéquipier de Senna, Damon Hill en quatrième position. Ratzenberger, a réalisé un temps qui lui aurait permis de partir de la vingt-sixième et dernière place de la grille de départ.

Course[modifier | modifier le code]

Premier départ[modifier | modifier le code]

Photo de Ayrton Senna, dont la mort durant la course changea durablement la Formule 1
La mort du triple champion du monde Ayrton Senna durant la course changea durablement la Formule 1

Au départ, la Benetton de J.J. Lehto cala sur la grille, Pedro Lamy sur Lotus-Mugen, loin sur la grille et gêné par les monoplaces présentes devant lui ne le vit pas et percuta l'arrière de la monoplace, faisant voler des pneus et des morceaux de carrosserie en l'air. Des débris passèrent par-dessus les clôtures censées assurer la sécurité des spectateurs : neuf d'entre eux furent légèrement blessés[8].

La voiture de sécurité intervint et les pilotes rescapés conservèrent leurs places à vitesse réduite derrière elle. Le fait de rouler derrière la voiture de sécurité à une vitesse lente conduisit les pneus à se refroidir. Lors du briefing d'avant-course, Ayrton Senna et Gerhard Berger avaient exprimé leurs inquiétudes concernant ce problème[8]. Une fois le circuit nettoyé, la voiture de sécurité se retira et la course reprit. Un tour (le 6e) après la relance de l'épreuve, alors que Senna était en tête de la course, précédant Michael Schumacher, sa voiture sortit de la piste à pleine vitesse dans la longue courbe de Tamburello. Bien qu'il ait décéléré de 306 km/h à 211 km/h, le pilote percuta le mur. La cause de cet accident mortel est très probablement la rupture de la colonne de direction de la Williams-Renault FW16 du Brésilien. Elle avait été réduite à la demande du pilote pour améliorer son confort de conduite, et une mauvaise soudure serait à l'origine de ce bris fatal rendant la monoplace incontrôlable à fond de 6e rapport dans cette courbe ultra-rapide.

À 14 h 17, le drapeau rouge fut agité et la course stoppée. Sid Watkins arriva sur le lieu de l'accident pour s'occuper de Senna. Les Formule 1 ralentirent puis retournèrent aux stands pour que les commissaires de course et l'équipe médicale puissent accéder au lieu de l'accident en toute sécurité. Par erreur, l'équipe Larrousse autorisa Érik Comas à quitter les stands[9]. Les commissaires réussirent à lui intimer l'ordre de ralentir alors qu'il approchait du lieu de l'accident presque à pleine vitesse. Comas évita toutes les personnes présentes sur le circuit mais fut exclu de la course. Les images diffusées par la RAI montrant Senna en train d'être soigné étaient si explicites quant à son état que la BBC décida de les remplacer par ses propres images de la ligne des stands[10]. Senna enfin extrait de l'épave de la Williams fut transporté en hélicoptère à l'hôpital Maggiore, près de Bologne où son décès fut prononcé. Trente-sept minutes après l'accident, à 14 h 55 la course redémarra.

Deuxième départ[modifier | modifier le code]

Les résultats de la course furent déterminés par les résultats du premier et du deuxième départ. Gerhard Berger prit la première position mais Schumacher restait premier sur la totalité de la course. Au douzième tour, soit quatre tours après le second départ, Schumacher reprit la tête de la course, Berger étant contraint à l'abandon. Après l'arrêt aux stands de Schumacher, Larini prit la tête de la course mais l'ordre fut restauré dès que ce dernier s'arrêta lui-même aux stands[11].

À dix tours de la fin, la roue arrière droite de la Minardi de Michele Alboreto se détacha lors de sa sortie de la ligne des stands. Deux mécaniciens de Ferrari et deux de Lotus furent touchés et hospitalisés[12].

Michael Schumacher gagna finalement la course devant Nicola Larini et Mika Häkkinen. Il obtint donc après les trois premières courses du championnat du monde de Formule 1 1994 le maximum possible de 30 points. Larini monta pour sa seule fois de sa carrière sur le podium et inscrit à cette occasion ses premiers points. En hommage aux deux pilotes décédés, Roland Ratzenberger et Ayrton Senna, il n'y eut pas d'ouverture de champagne lors de la cérémonie de remise des trophées.

Après la course[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ayrton Senna.
Image du tracé du circuit, qui a été modifié après les deux accidents fatals de 1994
Le tracé du circuit a été changé après les deux accidents fatals de 1994

À 18 h 40, heure locale, deux heures et vingt minutes après que Schumacher eut franchi la ligne d'arrivée, le docteur Maria Theresa Fiandri annonça officiellement le décès d'Ayrton Senna. La cause de la mort, établie par autopsie, incrimine une partie de la suspension de la voiture qui s'est détachée et a transpercé le casque du pilote pour se ficher dans son crâne[13].

À la suite de la course, le tracé du circuit, dont la dernière modification datait de 1981[14], sera fortement modifié notamment au niveau de Tamburello, lieu d'autres graves accidents (Gerhard Berger en 1989 et Nelson Piquet en 1987). Ce virage rapide sera transformé en une chicane plus lente.

Les accidents de 1994, Barrichello, Ratzenberger et Senna à Imola, mais aussi Damon Hill qui part en tonneaux au GP du Portugal, Yannick Dalmas qui décolle sur un vibreur à Monza ou encore Karl Wendlinger qui heurte les barrières de protection avec la tête à Monaco ont conforté la FIA dans son intention de réduire les performances des monoplaces en changeant le règlement technique concernant le design des Formule 1. Les intentions principales de la nouvelle réglementation sont de rendre les monoplaces encore plus sûres et moins rapides notamment en courbe. Ainsi, la cylindrée des monoplaces est réduite de 3 500 centimètres cubes à 3 000 centimètres cubes (cette réduction de cylindrée n'est toutefois pas directement liée aux accidents d'Imola), le poids des voitures est augmenté pour passer de 515 à 595 kilogrammes, la surface des appendices aérodynamiques réduite et surtout un patin en jabroc de 5 centimètres devient obligatoire sous le fond plat afin de réduire l'effet d'aspiration du sol. Les monoplaces devront être équipées de structures de protection déformables intégrées à la coque autour du cockpit dont les dimensions seront accrues pour permettre au pilote de s'extraire de la monoplace en 5 secondes sans démonter le volant. Un appuie-tête de protection de 75 millimètres d'épaisseur et de 400 centimètres carrés de surface devra également être mis en place[15].

Les problèmes soulevés par Senna et Berger lors du briefing des pilotes le matin de la course ont mené à la reformation de la Grand Prix Drivers' Association (fondée en 1961 mais dissoute en 1982) lors de la course suivante (le Grand Prix de Monaco). En réactivant le GPDA, il s'agissait pour les pilotes de s'impliquer à nouveau dans les questions de sécurité. Ensuite, en hommage aux pilotes disparus, il fut convenu de laisser vides les deux premières places de la grille de départ et d'y dessiner les drapeaux brésiliens ou autrichiens, et d'observer avant le départ une minute de silence.

Senna eut des funérailles nationales à São Paulo (Brésil), le . Près de 500 000 personnes étaient alignées dans les rues pour voir passer le cercueil[1]. Alain Prost, l'ancien rival de Senna, était l'un de ceux qui le portaient[16]. Une grande partie de la communauté de la Formule 1 s'y rendit, même si le président de la FIA, Max Mosley, assista pour sa part à l'enterrement de Ratzenberger qui eut lieu le à Salzbourg (Autriche)[17]. Il déclara y être allé parce que tout le monde était allé à celui de Senna mais qu'il pensait qu'il était important d'aller à celui-ci[18].

Des procureurs italiens ont engagé des procédures judiciaires contre six personnes en relation avec la mort de Senna. Il s'agissait de Frank Williams, Patrick Head et Adrian Newey de Williams ; Fedrico Bendinelli, représentant de l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari ; Giorgio Poggi, directeur du circuit et Roland Bruynserarde, directeur de course et sanctionnèrent le circuit[4]. Le verdict a été rendu le , innocentant les six accusés des charges d'homicide[19].

À la suite de la décision de la cour, un appel a été déposé par le procureur d'État contre Patrick Head et Adrian Newey. Le , l'appel blanchit Head et Newey de toutes charges du fait qu'aucune preuve ne les incriminait (des données de la boîte noire de Senna ont été perdues du fait de l'accident et 1,6 seconde de la vidéo de la caméra embarquée de Senna sont indisponibles du fait que le diffuseur a changé de plan juste avant l'accident), en vertu de l'article 530 du code pénal italien[20]. Le résultat de cet appel a été annulé en janvier 2003 par la cour de cassation invoquant une mauvaise interprétation de l'article 530[21]. Ce n'est que le que Head et Newey ont été définitivement acquittés[22].

Qualifications[modifier | modifier le code]

Grille de départ[23]
Pos. no Pilote Écurie Temps Écart
1 2 Drapeau du Brésil Ayrton Senna Williams-Renault 1 min 21 s 548
2 5 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Ford 1 min 21 s 885 + 0 s 337
3 28 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 1 min 22 s 113 + 0 s 565
4 0 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 22 s 168 + 0 s 620
5 6 Drapeau de la Finlande Jyrki Järvilehto Benetton-Ford 1 min 22 s 717 + 1 s 169
6 27 Drapeau de l'Italie Nicola Larini Ferrari 1 min 22 s 841 + 1 s 293
7 30 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Mercedes 1 min 23 s 119 + 1 s 571
8 7 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Peugeot 1 min 23 s 140 + 1 s 592
9 3 Drapeau du Japon Ukyo Katayama Tyrrell-Yamaha 1 min 23 s 322 + 1 s 774
10 29 Drapeau de l'Autriche Karl Wendlinger Sauber-Mercedes 1 min 23 s 347 + 1 s 799
11 10 Drapeau de l'Italie Gianni Morbidelli Arrows-Ford 1 min 23 s 663 + 2 s 115
12 4 Drapeau du Royaume-Uni Mark Blundell Tyrrell-Yamaha 1 min 23 s 703 + 2 s 155
13 8 Drapeau du Royaume-Uni Martin Brundle McLaren-Peugeot 1 min 23 s 858 + 2 s 310
14 23 Drapeau de l'Italie Pierluigi Martini Minardi-Ford 1 min 24 s 078 + 2 s 530
15 24 Drapeau de l'Italie Michele Alboreto Minardi-Ford 1 min 24 s 276 + 2 s 728
16 9 Drapeau du Brésil Christian Fittipaldi Arrows-Ford 1 min 24 s 472 + 2 s 924
17 25 Drapeau de la France Éric Bernard Ligier-Renault 1 min 24 s 678 + 3 s 130
18 20 Drapeau de la France Érik Comas Larrousse-Ford 1 min 24 s 852 + 3 s 304
19 26 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Renault 1 min 24 s 996 + 3 s 448
20 12 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Lotus-Mugen-Honda 1 min 25 s 114 + 3 s 566
21 15 Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris Jordan-Hart 1 min 25 s 234 + 3 s 686
22 11 Drapeau du Portugal Pedro Lamy Lotus-Mugen-Honda 1 min 25 s 295 + 3 s 747
23 19 Drapeau : Monaco Olivier Beretta Larrousse-Ford 1 min 25 s 991 + 4 s 443
24 31 Drapeau de l'Australie David Brabham Simtek-Ford 1 min 26 s 817 + 5 s 269
25 34 Drapeau de la France Bertrand Gachot Pacific-Ilmor 1 min 27 s 143 + 5 s 595
26 32 Drapeau de l'Autriche Roland Ratzenberger Simtek-Ford 1 min 27 s 584 + 6 s 036
27 33 Drapeau de la France Paul Belmondo Pacific-Ilmor 1 min 27 s 881 + 6 s 333
28 14 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Hart Pas de temps

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Classement de la course[24]
Pos. no Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 5 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Ford 58 1 h 28 min 28 s 642 (198,234 km/h) 2 10
2 27 Drapeau de l'Italie Nicola Larini Ferrari 58 + 54 s 942 6 6
3 7 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Peugeot 58 + 1 min 10 s 679 8 4
4 29 Drapeau de l'Autriche Karl Wendlinger Sauber-Mercedes 58 + 1 min 13 s 658 10 3
5 3 Drapeau du Japon Ukyo Katayama Tyrrell-Yamaha 57 + 1 tour 9 2
6 0 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 57 + 1 tour 4 1
7 30 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Mercedes 57 + 1 tour 7
8 8 Drapeau du Royaume-Uni Martin Brundle McLaren-Peugeot 57 + 1 tour 13
9 4 Drapeau du Royaume-Uni Mark Blundell Tyrrell-Yamaha 56 + 2 tours 12
10 12 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Lotus-Mugen-Honda 56 + 2 tours 20
11 26 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Renault 56 + 2 tours 19
12 25 Drapeau de la France Éric Bernard Ligier-Renault 55 + 3 tours 17
13 9 Drapeau du Brésil Christian Fittipaldi Arrows-Ford 54 Sortie de piste 16
Abd. 15 Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris Jordan-Hart 49 Sortie de piste 21
Abd. 24 Drapeau de l'Italie Michele Alboreto Minardi-Ford 44 Roue 15
Abd. 10 Drapeau de l'Italie Gianni Morbidelli Arrows-Ford 40 Moteur 11
Abd. 23 Drapeau de l'Italie Pierluigi Martini Minardi-Ford 37 Sortie de piste 14
Abd. 31 Drapeau de l'Australie David Brabham Simtek-Ford 27 Sortie de piste 24
Abd. 34 Drapeau de la France Bertrand Gachot Pacific-Ilmor 23 Moteur 25
Abd. 19 Drapeau : Monaco Olivier Beretta Larrousse-Ford 17 Moteur 23
Abd. 28 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 16 Suspension 3
Abd. 2 Drapeau du Brésil Ayrton Senna Williams-Renault 5 Accident mortel 1
Abd. 20 Drapeau de la France Érik Comas Larrousse-Ford 5 Vibrations 18
Abd. 6 Drapeau de la Finlande Jyrki Järvilehto Benetton-Ford 0 Accident au départ 5
Abd. 11 Drapeau du Portugal Pedro Lamy Lotus-Mugen-Honda 0 Accident au départ 22
Np. 32 Drapeau de l'Autriche Roland Ratzenberger Simtek-Ford Accident mortel pendant les qualifications 26
Nq. 14 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Hart Accident durant les essais -
Nq. 33 Drapeau de la France Paul Belmondo Pacific-Ilmor -

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Ayrton Senna signe à Saint-Marin sa soixante-cinquième et dernière pole position de sa carrière[25], la troisième pour le compte de l'écurie Williams[26]. Cette pole position est la soixante-dixième de l'écurie Williams[27] et la quatre-vingt-onzième pour Renault en tant que motoriste[28].

Damon Hill signe quant à lui le cinquième meilleur tour en course de sa carrière[29], le soixante-dix-septième de son écurie[30] et le cinquante-neuvième de son motoriste[31].

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Ayrton Senna, parti de la pole position, conserve la tête de la course jusqu'au début du sixième tour où il est victime d'un accident mortel au virage du Tamburello. Michael Schumacher prend alors la tête de la course jusqu'au douzième tour où il effectue son premier arrêt aux stands. Gerhard Berger passe alors en tête jusqu'au quinzième tour où il est dépassé par Mika Häkkinen. Ce dernier cède la première place à Nicola Larini lors de son arrêt au dix-huitième tour. Le pilote Ferrari conserve la première place jusqu'au vingt-cinquième tour où Michael Schumacher prend la tête pour le restant de la course[32].

À noter[modifier | modifier le code]

Classements généraux à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

Pilotes[33]
Pos. Pilote Écurie Points
1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Ford 30
2 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 7
3 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Hart 7
4 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 6
5 Drapeau de l'Italie Nicola Larini Ferrari 6
6 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 4
7 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Peugeot 4
8 Drapeau de l'Autriche Karl Wendlinger Sauber-Mercedes 4
9 Drapeau du Japon Ukyo Katayama Tyrrell-Yamaha 4
10 Drapeau du Brésil Christian Fittipaldi Arrows-Ford 3
11 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Mercedes 2
12 Drapeau de la France Érik Comas Larrousse-Ford 1
Constructeurs[33]
Pos. Écurie Points
1 Drapeau du Royaume-Uni Benetton-Ford 30
2 Drapeau de l'Italie Ferrari 16
3 Drapeau de l’Irlande Jordan-Hart 7
4 Drapeau du Royaume-Uni Williams-Renault 7
5 Drapeau de la Suisse Sauber-Mercedes 6
6 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-Peugeot 4
7 Drapeau du Royaume-Uni Tyrrell-Yamaha 4
8 Drapeau du Royaume-Uni Arrows-Ford 3
9 Drapeau de la France Larrousse-Ford 1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Race ace Senna killed in car crash »,BBC News, 1er mai 1994
  2. Ainsi, la cylindrée des monoplaces est réduite de 3 500 à 3 000 cm3 (cette réduction de cylindrée n'est toutefois pas directement liée aux accidents d'Imola), le poids des voitures est augmenté pour passer de 515 à 595 kg, la surface des appendices aérodynamiques réduite et surtout un patin en jabroc de 5 centimètres devient obligatoire sous le fond plat afin de réduire l'effet de sol. Les nouveaux circuits, comme, par exemple, le circuit international de Sakhir (Bahreïn) incluront désormais dès leur conception de larges zones de ralentissement.
  3. (en) « Ayrton Senna: The Last Hours », Andrew Longmore, The Times, 31 octobre 1994
  4. a, b, c, d et e (en) Frank Williams, Maurice Hamilton, Macmillan, (ISBN 0-333-71716-3).
  5. (fr) « Ayrton Senna », Pierre Michaud, L'Humanité
  6. a et b (en) « Had Ayrton foreseen his death? » de Damon Hill, The Times, 17 avril 2004
  7. (en) (en) Brad Spurgeon, « 5 Years After Senna's Crash, Racing Is Safer — Some Say Too Safe : Imola Still Haunts Formula One », sur nytimes.com,‎ 30 avril 1999 (consulté le 20 avril 2013)
  8. a et b (en) « A tragic weekend », The Times, édité par News International, 19 avril 2004
  9. (en) Autosport, 5 mai 1994
  10. (en) « There's Something about Murray », Roger Horton Autosport, 2000
  11. (en) « Grand Prix Results: San Marino GP, 1994 », GP Encyclopedia, grandprix.com.
  12. (en) émission télévisée San Marino Grand Prix, commentée par Steve Rider, BBC, 1994.
  13. (en) « Williams Says Italy May Cite Steering In Senna's Death », Ian Thomsen, International Herald Tribune
  14. (en) « Autodromo Enzo e Dino Ferrari - Imola », gpracing.com.
  15. (en) « Preview of 1995 Formula1 Cars », Peter Wright, grandprix.com., 1995
  16. (en) « Open Warfare », gpracing.com.
  17. (en) « Track Topics », David Tremayne, Mark Skewis, Stuart Williams et Paul Fearnley, Motoring News, News Publications Ltd., 5 avril 1994
  18. (en) « Max went to Roland's funeral », f1racing.net., 23 avril 2004
  19. (en) « All six cleared in Senna trial », Senna Files, ayrton-senna.com., 16 décembre 1997
  20. (en) « Appeal absolves Head and Newey », Senna Files, ayrton-senna.com., 18 octobre 2006
  21. (en) « Senna death case back in court », BBC Sport, 28 janvier 2003
  22. (en) « Top designers acquitted on Senna », BBC Sport, 28 octobre 2006
  23. « Saint-Marin 1994 Grille de départ », sur statsf1.com (consulté le 25 août 2011)
  24. « Saint-Marin Classement », sur statsf1.com (consulté le 25 août 2011)
  25. Soixante-cinquième pole position de sa carrière pour Ayrton Senna au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  26. Troisième pole position d'Ayrton Senna pour Williams au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  27. Soixante-dixième pole position pour Williams au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  28. Quatre-vingt-onzième pole position pour Renault au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  29. Cinquième meilleur tour en course de sa carrière pour Damon Hill au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  30. Soixante-dixième meilleur tour en course de sa carrière pour Williams au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  31. Cinquante-neuvième meilleur tour en course pour Renault au GP de Saint-Marin, sur statsf1.com, consulté le 26 août 2011
  32. Tour par tour, dans Sport Auto n° 389, juin 1994, p.69
  33. a et b « Saint-Marin 1994 Championnat », sur statsf1.com (consulté le 25 août 2011)
Course précédente :
Grand Prix du Pacifique 1994
FIA Championnat du monde de Formule 1
Saison 1994
Course suivante :
Grand Prix de Monaco 1994

Course précédente :
Grand Prix de Saint-Marin 1993
Grand Prix de Saint-Marin Course suivante :
Grand Prix de Saint-Marin 1995


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